Transcription, Audience virtuelle du 12 janvier 2021

Volume : 2
Endroit : Région de la Capitale-Nationale, en mode virtuelle
Date : 12 janvier 2021
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Prière de noter que la Loi sur les langues officielles exige que toutes publications gouvernementales soient disponibles dans les deux langues officielles.

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Toutefois, la publication susmentionnée est un compte rendu textuel des délibérations et, en tant que tel, est transcrite dans l'une ou l'autre des deux langues officielles, compte tenu de la langue utilisée par le participant à l'audience.

Les participants et l'endroit

Région de la Capitale-Nationale, en mode virtuelle

Participants :


Table des matières

PHASE I - Présentation par le titulaire

828 - Présentation par la Société Radio-Canada / Canadian Broadcasting Corporation (la Société) en vue de renouveler les licences de radiodiffusion pour ses divers services de programmation audio et audiovisuels de langue française et de langue anglaise


Engagements

1128 - Engagement

1656 - Engagement

1757 - Engagement


Transcription

Gatineau (Québec)

--- Upon commencing on Tuesday, January 12th, 2021 at 10:01 a.m./ L’audience débute le mardi 12 janvier 2021 à 10 h 01

809 THE CHAIRPERSON: Good morning.

810 Merci beaucoup, Madame la secrétaire.

811 Et bon matin. Good morning to everyone. Welcome to day 2 of our proceeding.

812 Good morning, Madam Tait and your colleagues. Without further comment, I will turn the floor over to my colleague, Vice-Chair of Broadcasting, Madam Simard.

813 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci beaucoup, Monsieur le Président.

814 Alors bonjour, Madame Tait, bonjour, Monsieur Bissonnette, Mrs. Williams, Monsieur Galipeau, Mr. Mooney, Monsieur Dubé et toutes vos équipes qui sont avec nous aujourd'hui.

815 Alors bonjour, et comme le Président le disait, bienvenue à cette deuxième journée d’audience.

816 Madame Tait, aujourd'hui, nous allons discuter des services de l’information et de tous les sujets connexes en lien avec la vie démocratique.

817 Alors, in the current proceeding, 53 percent of the 10,000 interventions and more received from individuals mention the importance of the public broadcaster, and most of the comments are related to access to news and information.

818 Despite the increasing use of digital and online platforms to get access to news, Canadians still view television and radio news to be important. Many Canadians have expressed various positive comments regarding CBC/Radio Canada's news and information programming, but as you already know, many of them have also expressed some concerns regarding CBC/Radio Canada's news and information.

819 Alors, les services de l’information de Radio-Canada/CBC seront disséqués aujourd'hui en quatre temps. Alors, les quatre parties sont les suivantes :

820 Premièrement, nous aborderons l’étendue et la pertinence de votre offre de service de l’information à desservir les communautés locales, régionales et nationales sur l’ensemble de vos plateformes à la lumière, bien sûr, des conditions de licence et des règles du Conseil, du CRTC.

821 Deuxièmement, nous traiterons de l’impact du service maintenant en ligne, des services en ligne, toujours évidemment avec la suite des services de l’information.

822 Troisièmement, nous aborderons votre proposition d’approche règlementaire ainsi que les différentes propositions que nous avons reçues et qui se trouvent sur le dossier public.

823 Et quatrièmement, vous serez invités à faire valoir votre position relativement à des allégations de manquements au niveau de la programmation des nouvelles et des normes de pratique journalistique, notamment en matière de reportage sur les questions raciales.

824 Alors, c'est le programme pour les prochaines heures.

825 Avez-vous des questions avant qu’on commence?

826 Mme TAIT: Non, je ne crois pas. C'est très complet comme agenda.

827 CONSEILLÈRE SIMARD: Oui, ça l’est.

828 Alors, sans plus attendre, nous commencerons avec la première partie. Comme je le disais il y a quelques secondes, quelques minutes, nous allons parler de l’étendue et de la pertinence de la programmation locale, régionale, nationale, internationale du service de l’information de Radio-Canada/CBC, et ce, sur l’ensemble de vos plateformes.

829 Et donc, cette première partie-là se divise elle-même en quatre parties. Alors, au début, on va parler de questions générales pour bien comprendre vos services, alors il s’agit, donc, pour… donc, de poser des questions au niveau vraiment de la compréhension de vos services, puis par la suite nous plongerons au niveau des conditions actuelles de licence et autres sujets.

830 Alors, pour commencer, au niveau des questions d’ordre général, hier, vous faisiez mention, donc, de cet écosystème des nouvelles de Radio-Canada/CBC. Pourriez-vous, donc, pour mettre la table, nous dire comment vous faites vos choix pour la programmation de nouvelles locales, régionales, nationales et internationales sur vos plateformes, donc autant traditionnelles qu’en ligne. Alors, vos choix, vous les faites comment, et évidemment, j’imagine vous avez en tête la pertinence, n'est-ce pas, pour les Canadiens.

831 Alors, je vous écoute.

832 Mme TAIT: Mais avant de commencer, j’aimerais quand même, parce qu’on plonge directement dans les… un sujet très, très important et qui est au cœur… c'est vraiment au cœur de tout ce qu’on fait, l’information et les nouvelles, alors j’aimerais quand même annoncer les autres participants dans nos équipes.

833 Par exemple, je vois que… j’espère qu’ils sont là, mais Luce Julien, notre directrice générale de l’information Radio-Canada. Voilà, Luce.

834 CONSEILLÈRE SIMARD: Bonjour, Madame Julien.

835 Mme TAIT: Et Susan Marjetti…

836 CONSEILLÈRE SIMARD: Bonjour.

837 MS. TAIT: -- general manager of News, Current Affairs and Local at CBC, and Brodie Fenlon, editor-in-chief and Executive Director of Daily News CBC.

838 Et si jamais on a besoin d’autres membres de notre équipe, on peut les annoncer comme Barb and Michel should feel free to pull other members of the team.

839 But let us start with the ecosystem and how -- how we make our choices, not just choices in terms of local, regional and national, but how do we represent the entire reality of a very, very broad public and very, very specific community interest across the country.

840 So perhaps I'll start with Barb and then -- and then we'll go to Radio Canada with Michel.

841 Barb?

842 MS. WILLIAMS: Thank you, Catherine, and good morning. It's a -- it's a huge question, and vastly important one to us.

843 Let me start with something you referenced right off the top, Commissioner, which is the news-gathering ecosystem that underpins our entire news organization.

844 And yes, we refer to it as an ecosystem. We refer to our news-gathering spine. And what we mean by that is that we have a vast number of people, I think we said, you know, about over 1,800 in our opening remarks yesterday, that participate in the gathering of news and current affairs and local information for our audiences across the country, and everybody is participating in that. A very, very few people are dedicated to only one piece of the -- of the process.

845 Our journalists are all involved every day in feeding the whole beast, if you will. They are feeding online, they are feeding radio and yes, of course, they are continuing to feed television.

846 And one of the themes we will come back to, I'm sure, over and over again is the huge opportunity that this ecosystem presents to be sure that we can cover vast amounts of information and then feed it out to the audiences that need it when, where and how they want it.

847 It also is complex, then, though, to -- really to divide up and be distinctive about what allocates to television, what allocates to radio and what allocates to online. And we hear that theme recurring over and over again.

848 I think what we acknowledge, though, to your question about the broad sense of allocation of decision-making, we know that we have to follow the news. We have to be wherever it is, and it doesn't necessarily roll out every day in an equal measure of certain amounts in each region or certain amounts national or certain amounts local. And even then, we have to be responsive to what's relevant to our audiences what's happening in the United States or happening around the world. So we are making decisions all the time. It's not a one size fits all. Sometimes, some audiences need more of something than another. Sometimes more of our coverage is related to a particular news story in a particular region, or in a particular part of the country. Sometimes we understand that people in the east really need to understand what's going on in the west. We saw a lot of that in COVID. Sometimes we need to appreciate that all of Canada has eyes to south of the border and what was unfolding there.

849 Some parts of the country really gravitate to online in a huge way. Other parts of the country are still much more attached to their television, six o'clock newscast. So, it's an ongoing dynamic decision-making process that is making those decisions of allocation of resources across the country, including the north, every single day.

850 COMMISSIONEER SIMARD : Thank you. Michel, si tu as quelque chose à ajouter?

851 MR. BISSONNETTE: Oui. Je pensais que oui… bien, merci de poser la question, Madame la conseillère. Vous savez, l’information fait partie intrinsèque de notre écosystème, notre marque de commerce qu’est Radio-Canada et l’une des plus grandes fiertés qu’on peut avoir est assurément l’indépendance des salles de nouvelles. Parce que cette indépendance-là fait la force d’un diffuseur public et c’est toute la différence entre un diffuseur public et un diffuseur d’État et en ce sens-là, on peut être fiers et comme l’expliquait si bien Madame Williams, l’actualité dicte la majorité des choix. Quand il y a eu les attentats au Capitole la semaine dernière, bien ce n’était pas prévu pour être la première nouvelle de notre bulletin de nouvelles, mais c’est devenu la première nouvelle de notre bulletin de nouvelles.

852 Et encore une fois, ça ne peut pas être des quotas qui dirigent des choix éditoriaux, mais bien l’actualité parce qu’on s’adapte à ce que les Canadiens ont besoin d’entendre partout, que ce soit sur le plan local, que ce soit sur le plan national ou encore international. Donc, selon les questions qui vont venir plus précises, je pourrai inviter Madame Julien, qui est la directrice générale de l’information et également Monsieur Jean-François Rioux, qui s’occupe de notre force journalistique qui est déployée dans chacune des régions au pays.

853 COMMISSIONEER SIMARD: Parfait. On peut peut-être déjà plonger, c’est-à-dire au niveau de la collecte des nouvelles, Madame Tait y faisait… ou peut-être Mrs. Williams y faisait référence. Donc, quand on parle de régions, comment cette collecte-là se fait sur le terrain?

854 MR. BISSONNETTE : Si vous voulez parler des régions, je vais inviter Monsieur Jean-François Rioux, directeur général des régions, à répondre à la question pour Radio-Canada.

855 COMMISSIONEER SIMARD: Merci.

856 MR. RIOUX : Merci Michel, merci Madame la conseillère pour la question.

857 Écoutez, chaque station – on a 13 stations à travers le pays, des stations média, donc des stations qui regroupent télévision, radio et bien sûr le numérique – chaque station média a sa propre ligne éditoriale, dans ce sens qu’il y a une direction d’information où un chef, un rédacteur en chef, il y a des affectateurs, toutes les décisions sont prises localement.

858 À ça s’ajoute nos bureaux journalistiques, qu’on va retrouver en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve, dans le nord, dans le Grand Nord ou en Abitibi-Témiscamingue; là aussi, elles sont reliées soit à une station où elles ont leur propre liberté d’affectation. Je pense entre autres à la station en Abitibi-Témiscamingue, Rouyn-Noranda; chaque jour, les décisions sont prises à Rouyn pour l’Abitibi-Témiscamingue, qui présente des informations à la radio et sur le numérique aussi. Depuis quelques temps, sur téléphone portable avec une nouvelle expérience mise en place, le Vidéojournal, qui est un court résumé de l’actualité de quelques minutes qui se retrouvent uniquement… d’abord sur téléphone portable et qui se retrouve par la suite sur le site internet de la station.

859 Alors, tous les jours, c’est comme ça qu’on fonctionne à travers le pays, d’un océan à l’autre.

860 COMMISSIONEER SIMARD: Parfait. Donc, autant pour la collecte que pour les décisions éditoriales, c’est ça?

861 MR. RIOUX: Tout à fait, Madame la conseillère.

862 COMMISSIONEER SIMARD: Parfait. Pour ce qui est des décisions concernant les nouvelles nationales, où sont prises les décisions éditoriales?

863 MR. BISSONNETTE: Madame Julien, je vous inviterais à répondre à la question.

864 MS. JULIEN: Bonjour Madame. Alors, concernant, donc, toutes les émissions nationales, que ce soit à la radio, que ce soit à la télé ou encore sur les plateformes numériques, je dirais… - et aussi sur ICI RDI – la tête du réseau, effectivement, est à Montréal. Donc, les décisions se prennent à Montréal, mais je dirais aussi, se prennent par les affectateurs le matin et bien sûr, les rédacteurs en chef.

865 Mais par ailleurs, chaque émission – que ce soit le Téléjournal, que ce soit 24 heures en 60 minutes, que ce soit L’heure du monde, par exemple, notre excellente émission radio nationale – donc chaque émission, quand même, est libre de faire ses choix éditoriaux en fonction, bien sûr, comme le disait Michel tout à l’heure, des grandes priorités de la journée. Et je pense à l’exemple du Capitole la semaine dernière, de ce qui s’est passé aux États-Unis est tellement un bon exemple parce qu’on s’attendait à ce que la question du couvre-feu, par exemple, ouvre les bulletins de nouvelles; eh bien non, ça a été finalement mis en second.

866 Alors oui, toutes les décisions se prennent donc dans les émissions, mais à la tête du réseau.

867 COMMISSIONEER SIMARD: Parfait, merci.

868 MS. TAIT: Could I -- excuse me, Commissioner, I'd just like to make sure that we -- that it's -- the CBC gets a chance to ---

869 COMMISSIONER SIMARD: Of course. That was my question.

870 MS. TAIT: Okay. Just to -- because I failed to introduce a couple of really important people on our team, that when I realised that Jean-François Rioux was going to be invited, I thought, oh-oh, I need to introduce Johnny Michel, our senior managing director of British Columbia and Alberta from CBC and also Mervin Brass, our senior managing director of CBC north.

871 And so this idea of what I would call a really decentralized decision-making editorial thing that you've heard from Radio-Canada, I think, Barb, if you want to talk a little bit about how it happens at CBC, you'll see that it's a -- in this we are symmetrical.

872 MS. WILLIAMS: Sure. Thank you, Catherine. Although I will acknowledge the one lack of symmetry that just may be important for the Commission to understand, we have chosen at CBC to have Susan Marjetti as the general manager of news. She oversees all of news, news, network news, local news, current affairs everywhere in the country as the general manager. Brodie Fenlon, we have separated out distinctly as the editor in chief, and he is responsible for the editorial decision making at CBC and responsible for the journalistic standards and practices.

873 As Catherine said, we then sort of further divided things up into regions, and so we have two of our regional directors, senior managing directors here today that Catherine introduced you to, Johnny and Mervin, who can each give more specific examples of what happens in their own regions as they serve their own audiences. But to that first sort of question about where the editorial decision making really sits and how does that decision making process unfold, let me throw it to our editor in chief, to Brodie Fenlon.

874 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

875 MR. FENLON: Good morning, Commissioner. I'll pick up on my colleague Luce's comments, which is it's very independent, and so it happens -- decision making happens locally in local newsrooms. And even within those newsrooms, they are made in individual programs, what stories will each team chase for their audience.

876 Likewise, at the network national level, we have a newsroom with a number of programs, national programs. They too make their own decisions. And we have a central assignment desk at the network that liaises and coordinates closely with the assignment desks in each of the local markets.

877 At the -- so, so we leverage the entire system obviously. And on top of that, we have network reporters and producers and people who provide audio visual to us who are designated to provide that to the network, but they are embedded within the local markets.

878 COMMISSIONER SIMARD: Thank you, Mr. Fenlon.

879 Est-ce qu’il y a de la sous-traitance au niveau des journalistes ou l’ensemble? Donc on disait 1 800 gens, donc, j’imagine journalistes qui travaillent au sein de CBC/Radio-Canada, c’est ce que j’ai compris, corrigez-moi si je suis dans l’erreur. Est-ce que donc… est-ce qu’il y a en plus de la sous-traitance ou ça se résume à ces 1 800 journalistes-là pour, donc, offrir les services de l’information?

880 MS. WILLIAMS: Est-ce que je peux demander à Michel de répondre ou Luce?

881 MR. BISSONNETTE: Oui. Le 1 800 auquel vous faites référence est davantage pour CBC, le chiffre est un peu plus grand au total pour Radio-Canada et CBC. Mais non, il n’y a pas de sous-traitant; on peut avoir des employés qui sont contractuels, il peut y avoir des employés qui sont temporaires pour pouvoir couvrir pendant des périodes de pointe comme on a pu l’avoir avec la COVID ou quand il y a une campagne électorale ou quand il y a davantage de besoins de ressources sur le terrain. Mais nous ne sous-traitons jamais notre service, notre travail en information.

882 COMMISSIONEER SIMARD: Parfait, excellent, je vous remercie.

883 Ça m’amène à l’autre question d’ordre général; on a parlé donc tout à l’heure des symétries ou des asymétries. Je notais un petit détail, mais je voulais le confirmer avec vous au niveau des titres. Donc pour Mme Julien, je vois qu’au niveau de son titre, c’est DG information, comparativement à Mme Marjetti et M. Fenlon, où on réfère à « News, current affairs and local ». Alors est-ce que, au niveau des marchés francophones, anglophones, il y a des différences ? Basés sur les différences au niveau des titres d’emplois ou pas du tout ?

884 M. BISSONNETTE : La différence est essentiellement que Mme Marjetti chapeaute les activités dans les stations locales et l’information, alors que dans la structure, du côté de Radio-Canada, Mme Luce Julien dirige l’information. Donc tout ce qu’on a en information, que ce soit sur la radio, la télévision ou le numérique, sur un point de vue national. Et M. Rioux, s’occupe des équipes journalistiques qui sont sur le terrain, dans chacune des régions au pays.

885 CONSEILLÈRE SIMARD : Je le comprends. Mais le fait que dans le titre, par exemple, de Mme Julien, peut-être d’autres membres de cette équipe-là, on ne fait pas référence, comme à CBC, à « région » ou « local », ou un qualificatif comme celui-là, il n’y a pas de différence nécessairement ? L’approche est la même si je comprends bien, entre CBC et Radio-Canada ?

886 M. BISSONNETTE : La seule différence c’est que les forces journalistiques dans les régions relèvent de M. Rioux, alors que les forces journalistiques sur le plan national relèvent de Mme Julien. Mais les émissions d’affaires publiques sont également sous Mme Julien.

887 CONSEILLÈRE SIMARD : Parfait. Excellent. Merci. Maintenant au niveau donc, on… Pour clore sur ces asymétries et… Symétries et asymétries, mais également au niveau des synergies possibles à l’intérieur même des services de l’information, dans quelle mesure est-ce qu’il y a, ou qu’il n’y a pas cette synergie-là entre les services de l’information de CBC et de Radio-Canada ?

888 M. BISSONNETTE : Mais d’une part, il y a beaucoup de synergie. Notamment quand on arrive dans les stations locales, où on peut très souvent voir à Calgary ou à Vancouver, où l’équipe francophone va prendre les images de l’équipe anglophone pour pouvoir couvrir le topo et faire ainsi l’histoire. On se partage énormément de matériel. Également quand il s’agit de pouvoir faire les campagnes électorales, il y a beaucoup de collaboration entre les équipes pour faire du journalisme d’enquête. Mais j’inviterais Mme Julien à répondre davantage à la question et j’imagine par la suite, que ma collègue Mme Williams, voudra faire de même du côté de CBC.

889 Mme JULIEN : Merci Michel. Oui, il y a beaucoup de synergie, je vous dirais. Beaucoup, beaucoup de collaboration, notamment dans les collines parlementaires. Je pense notamment à Ottawa, je pense aussi à Québec, mais dans à peu près toutes les collines parlementaires au pays, il y a énormément de collaboration entre les reporters de CBC et les reporters de Radio-Canada. Et évidemment aussi, tous nos correspondants internationaux. On travaille très étroitement dans les affectations. Même les affectateurs du réseau national, ici à Radio-Canada, on informe toujours nos collègues de CBC.

890 Si on se déploie en Haïti, peu importe où on se déploie, on sait exactement où sont les reporters de CBC, où sont les reporters de Radio-Canada. Ce n’est pas rare non plus que certains de nos reporters, évidemment envoient des images. Ça c’est sûr. Ça, ça va de soi, l’envoi d’images. Si par exemple le reporter, je pense à Beyrouth notamment. Quand on est allés, je pense qu’on a été les premiers, Radio-Canada, quand il y a eu l’explosion à Beyrouth. On a envoyé notre correspondante, Marie-Ève Bédard, sur le terrain. On a envoyé des images, Etc. Donc il y a une collaboration vraiment très, très étroite, qui est fondamentale. Notre bureau à Pékin, notre bureau à Moscou aussi. Nos reporters travaillent très étroitement.

891 Alors parfois on travaille avec eux, même sur le terrain, pour des raisons de sécurité. Parfois c’est l’envoi d’images, d’autres fois aussi des reporters peuvent faire des converses. Des converses, même des reportages. C’est peut-être un peu plus exceptionnel, mais des reportages aussi, des converses pour le réseau anglais. Et on se tient vraiment au courant tout le temps, tout le temps. J’ai oublié le bureau de Washington, où évidemment, nos équipes travaillent très, très étroitement. J’espère que ça répond précisément à votre question.

892 CONSEILLÈRE SIMARD : Peut-être une petite précision avant de passer du côté anglophone. RDI, évidemment tout ça est intimement lié, n’est-ce pas ?

893 Mme JULIEN : Oui. Bien c'est-à-dire que ICI et RDI, bien sûr qu’un pourcentage important de notre couverture touche à l’international. Les reporters comme tels, les correspondants à l’étranger relèvent de ce… Notre jargon c’est, la cueillette d’ICI télé, mais nos correspondants travaillent à la fois pour la radio, à la fois pour la télé et de plus en plus pour le numérique. Vous remarquerez que ce n’est pas rare que nos reporters signent, par exemple, des papiers sur le numérique et on va voir un reportage plus approfondi à la radio, à l’heure du monde ou encore au Téléjournal de Radio-Canada. Alors oui, bien sûr ils collaborent aussi à ICI RDI, soit par le biais des reportages ou encore par le biais de converses.

894 CONSEILLÈRE SIMARD : Vous devancez une question que j’avais, alors je vais la poser tout de suite pour que vos collègues anglophones puissent également y répondre. Lorsque vous embauchez des journalistes maintenant, est-ce qu’effectivement, vous pouvez confirmer que ce sont des journalistes multiplateformes à ce stade-ci ? Qui vont faire autant maintenant, pas tant de la radio, mais de l’audio, et pas tant de la télé que de l’audiovisuel ? Est-ce que, à ce stade-ci, on peut s’exprimer en ces termes-là ?

895 Mme JULIEN : Tellement.

896 CONSEILLÈRE SIMARD : Parfait.

897 Mme JULIEN : Votre question est tellement pertinente. C’est sûr qu’il y a eu une évolution, au fil des années. Je pense notamment à l’arrivée, RDI ça fait 25 ans. Lorsque RDI est arrivé, nos correspondants, nos reporters n’étaient pas habitués, par exemple, à faire des converses en direct. Alors constamment le métier a évolué, puis aujourd’hui c’est impensable d’embaucher un journaliste qui n’est pas capable d’écrire, qui n’est pas capable de faire de converses, il n’est pas capable de faire des reportages aussi. Et je vous dirais que ça été quand même, pour les générations de journalistes un peu plus âgés, un apprentissage, parce qu’on embauchait pour la…

898 C’est un métier différent; écrire un papier pour le web n’est pas tout à fait le même métier que faire un reportage à la télé par exemple. Mais aujourd’hui, il est clair que nos journalistes, tous nos jeunes journalistes… Mais jeunes… Je ne dirai pas ça, ce n’est pas vrai. Plusieurs de nos journalistes, et il y en a même parmi les plus âgés, qui écrivent des papiers extraordinaires. Alors ça va de soi, franchement ça va de soi.

899 CONSEILLÈRE SIMARD : Parfait. Puis en ligne, juste une précision, j’ai oublié où j’ai lu ça, mais que les nouvelles seraient disponibles, notamment sur ICI Tou télé et Gem en anglais. Alors que moi, ma compréhension, c’est qu’il n’y a pas du tout de nouvelles qui est diffusé sur ICI Tou.tv. Je ne suis pas en train de dire que c’est dans votre soumission à vous, mais dans l’ensemble de la documentation. Puis vous m’excuserez, on en a lu beaucoup alors j’ai juste besoin de cette clarification-là pour le dossier public.

900 Mme JULIEN : Les nouvelles sont sur… Ah, Michel, tu veux y aller ?

901 M. BISSONNETTE : Non, non, vas-y.

902 Mme JULIEN : Alors les nouvelles sont sur Radio-Canada.ca, mais nos émissions d’affaires publiques par exemple, Enquête, Découverte, La semaine verte, L’épicerie, La facture, on peut les retrouver aussi sur ICI tou.tv.

903 CONSEILLÈRE SIMARD : Bien sûr. Parfait, je vous remercie, Madame Julien.

904 M. BISSONNETTE : Peut-être juste pour préciser, le signal d’ICI télé peut être accédé, on peut y accéder via Tou.tv. Donc on peut aller sur Tou.tv pour avoir le signal d’ICI télé. Donc bien entendu, on va pouvoir regarder en direct les bulletins de nouvelles, mais les bulletins de nouvelles ne sont pas en rattrapage, uniquement les émissions d’affaires publiques.

905 CONSEILLÈRE SIMARD : Parfait. Merci.

906 So I don’t know if it’s Ms. Williams or Ms. Marjetti or Mr. Fenlon who’d like to provide us with some information, like, similar information for the English market.

907 MS. WILLIAMS: Thank you. I will pass onto Brodie Fenlon to continue answering your questions on this.

908 Thank you.

909 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

910 MR. FENLON: Thank you.

911 I will pick up on the skills and how we hire, and then maybe work my way backwards through your questions.

912 So I agree with Luce; we look for multi-platform journalists who can file to at least two and be trained up to do three, and infact we do four if you count what we do on social media.

913 And I had the privilege of teaching journalism for a year recently and theseare the skills that are coming out of journalism schools as well. You must be able to do multiple things to meet the needs of an integrated multiplatform newsroom, which we have.

914 We work closely with our colleagues on the French side. Luce and I are in regular contact with each other, and she gave some examples of integrated newsrooms. So certainly, with our foreign bureaus we share resources and news, and the same thing happens in our local stations.

915 And perhaps I could throw to my colleague, Johnny Michel, who could give you an example, if you’d like, about how an integrated newsroom works with -- where there are French and English sides of the house in the same building.

916 COMMISSIONER SIMARD: Of course, yes. Please.

917 MR. MICHEL: Good. Thank you, Brodie.

918 Good morning, Madam Vice-Chair, Mr. Chair, Commissioners, and CRTC staff. Greetings from the West Coast.

919 I’m thrilled to be able to give you a little bit more information about how we work and how individual TV stations from somebody who is in the trenches, at it were.

920 Very similar as you’ve heard from our colleagues at CBC/Radio Canada. We all work for the same company. We live and work in the same buildings -- at least we used to before COVID-19. And we collaborate on a daily basis, on an hourly basis, on a minute-by-minute basis.

921 The assignment desk, in particular in Vancouver, and that’s very similar across the country in most of our locations, has representatives from both sides of CBC and CBC/Radio-Canada. They’re involved in the morning assignment meeting, so that we can have a better understanding as to the stories that we are covering, what is important for the day in terms of connecting to the community. And then we look at our shared resources so that we’re able to deploy those resources in the effort to do the news gathering for the day.

922 Now there are some, you know, differentiations with the editorial approach between CBC sometimes and Radio-Canada depending on the audiences. They understand their audiences. They understand the needs of their audiences better than anybody else. But predominantly for the news of the day, the agenda stories, there’s a lot of cooperation throughout the day.

923 There’s also a lot of cooperation on the technical side. Those resources that we have within the buildings, we look at them. They are CBC/Radio-Canada resources, and we share those resources to the end of -- ensuring that our news gathering is complete on both sides. So that collaboration happens every day, every minute of the day.

924 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

925 MR. MICHEL: You’re welcome.

926 COMMISSIONER SIMARD: Is there something else that you want to add for the English market?

927 MS. MARJETTI: It’s Susan; I think that this is a fundamental difference between now and the last time we came before the CRTC, which is, you know, this ecosystem is of course radio, TV and digital but it’s local, regional, national.

928 And so we are working together like never before. And you’ll see that with the recent provincial election in British Columbia or the snowstorm last January in Newfoundland where it’s our local teams, our regional teams, and our national teams all working together to cover not just radio, not just TV, not just digital but all three.

929 And that’s a fundamental difference in terms of when we are hiring. It’s skills but it’s also the way you think; it’s still an ideas business. Journalism is still an ideas business, and that perspective is so important.

930 So we’re looking for how people look at the world, and we’re looking for that range of perspectives, right at our story meeting tables, right at our editorial tables.

931 We can teach, you know, skills in terms of radio or TV or digital. Just before we went live today, I was watching a reporter in Ontario, Mike Crawley, file for News Network on next steps in Ontario dealing with increasing numbers around COVID. Well, Mike came to us as a print reporter. He learned radio. He was just on television. Tonight, you know, he’ll be filing for digital as well. So by the end of the day, he’ll have filed for radio, TV, and digital.

932 We are all working together like never before and we’re all working cross-platforms like never before.

933 COMMISSIONER SIMARD: Thank you, Ms. Marjetti.

934 La dernière question, pour cette première partie ou sous-partie des questions d’ordre général qui concernent les installations et fonctionnements internes, concerne les émetteurs de rediffusion.

935 Donc, il y a eu une vague de fermeture et ça, ç’a été discuté lors de l’audience précédente. J’étais curieuse de savoir depuis, quel était l’état de la situation concernant donc vos émetteurs de rediffusion pour la télé, la radio; et surtout quels sont vos plans pour les prochaines années en cette matière?

936 MS. TAIT: I am not sure who wants to take that one? I can do it but, Michel, vas-y, vas-y.

937 MR. BISSONNETTE: I was thinking that maybe Bev can take this question.

938 MS. TAIT: Great idea; Bev.

939 MS. BEV KIRSHENBLATT: So happy to.

940 With respect to your question about television transmitters, you’re absolutely right.

941 A number of years ago, we shut down a number of television re-transmitters. So in terms of television coverage, we have 27 television transmitters and we can -- and they are all originating stations, whether Radio-Canada or CBC. And we -- so people can receive that either over the air within the transmitter service or via BDU. And that continues to be the case today and what we’re proposing to do going forward.

942 With respect to radio stations, we do have a number of re-transmitters, and we have made changes to that to adjust for signal quality and coverage over the licence term.

943 So I wondered if there was a specific question with respect to radio?

944 COMMISSIONER SIMARD: It’s more like what are your plans for the future, I would say, in this regard.

945 MS. BEV KIRSHENBLATT: So in terms of radio coverage, and I actually -- perhaps Susan, in terms of coverage of radio? And on the -- I think we’d need to introduce, as well, an additional colleague on the Radio-Canada side.

946 COMMISSIONER SIMARD: Of course. Merci.

947 MS. TAIT: But I should -- if I can just, from a kind of higher level, just say it is our intention to maintain our over-the-air transmitters and re-transmitters just to be very, very clear. These transmitters remain critical to the delivery of service to those people who do not have access to broadband because of delivery or penetration of those services.

948 So we do -- certainly, for this licence term and I can’t imagine -- if the Government of Canada is able to deploy the broadband strategy quickly, maybe we will be in a different situation five years from now. But for certainly this licence term, we absolutely are committed to maintaining those over-the-air transmitters.

949 But perhaps -- is that sufficient to your question, Vice-Chair? I have a feeling that was what you wanted to know.

950 COMMISSIONER SIMARD: That’s exactly the type -- the kind of clarification that I was looking for. Thank you very much, Ms. Tait.

951 Alors, ceci clos la première sous-partie donc de cette grande première partie. Ça nous amène maintenant à examiner de plus près les conditions de licence actuelle.

952 So the good news is that CBC/Radio-Canada has been in compliance with its conditions of licence relating to local programming. Those conditions of licence are French language television stations, in each market, broadcast at least five hours of local programming per week.

953 English language television stations broadcast at least 14 hours of local programming each week in metropolitan markets and at least seven hours, each week, in non-metropolitan markets. Of these 14 hours, at least one hour a week must be devoted to non-news local programming.

954 There are some, I guess, exceptions to this general rule. For CFYK-TV Yellowknife, the CRTC imposes a condition of licence requiring the broadcast of at least five hours of local programming each week.

955 CBC/Radio-Canada radio stations have no requirement but broadcast a minimum number of hours of local programming or news per region. With the exception of CBEF Windsor, which must broadcast at least 15 hours of local programming each week.

956 And finally, CBC/Radio-Canada Online Services may be operated as exempt undertakings under the Exception order for digital media broadcasting.

957 So I guess also it is important to remind that -- you have exceeded of course your conditions of licence. I forgot who said that yesterday. I think maybe it’s the President, the CBC/Radio-Canada President, Ms. Tait, who said that you have exceeded the conditions of licence.

958 So for the English language services, you have exceeded your condition of licence by 22.4 hours per service. And for the French language service, this amount is 18.5 hours, so I guess this gives a quick overview of the conditions of licence and what is going on on the field.

959 So I guess that this leads us to our first question, which refers to the internet -- internal measures that you use to ensure that the results expected by the CRTC are met. So what are your internal measures?

960 And maybe, also, it would be helpful to have an idea of how you determine whether you are making your conditions of licence for local programming.

961 MS. TAIT: Well, again, as the question was posed in English, we'll start with English services and then go to French services.

962 Barb, do you want to take that and then work with your team?

963 MS. WILLIAMS: Sure. Let me start and see if the beginning of my answer, anyway, starts to address what you're -- what you're after, Commissioner.

964 Certainly in terms of being sure that we live up to the condition of licence to broadcast on television our committed number of local TV hours, we track that every single week. We have a regulatory team that sticks very close to our logs and we are very sure all the time that we are meeting that condition. And if, for any reason, we are out of step for any week or any particular situation, we are quick to address it and be sure that we get back on track.

965 I think the larger point that you made, actually, though, is that we tend to exceed our conditions, not just kind of walk a razor-thin line of living up to them. And I think what that really speaks to is the enormous commitment that we have to be serving local audiences across all of our platforms and being sure that we use the power of radio, the power of digital along with that, you know, traditional power of television to be serving each audience with what they need, where they need it, when they want it.

966 And to go back to sort of this recurring theme, not every region uses and accesses platforms the same ways. We find Alberta, you know, really depends on radio and digital in a bigger way than TV. We find PEI still relies on that 6 o'clock television newscast in a profound way.

967 We clearly know that the north -- radio is phenomenally important in the north in addition to being sure we serve in their own languages outside of English.

968 So it's a constant effort, but there's no risk, ever, that we don't meet a condition of licence without having a very clear reason as to why.

969 COMISSIONER SIMARD: Thank you.

970 Mme TAIT: Michel, est-ce que tu veux rajouter quelque chose ou c'est à peu près la même chose, hein?

971 M. BISSONNETTE: Essentiellement. Je vous dirais peut-être, Madame la Vice-présidente, quand on a eu des coupures il y a de ça quelques années, on a fait la décision à CBC/Radio-Canada de maintenir les activités dans toutes nos stations locales et c'est assurément la meilleure décision stratégique qu’on a pu prendre parce qu’on se retrouve aujourd'hui où notre proximité entre la marque CBC ou la marque Radio-Canada et chacune des communautés fait toute notre force parce que les gens savent qu’en venant soit sur nos plateformes radio, soit à la télévision, soit sur le numérique, qu’ils vont avoir accès à une information locale, une information régionale, nationale et internationale, et c’est cet équilibre-là qui fait la force de chacune de nos stations.

972 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Je vous remercie.

973 Nous abord… je pensais aborder cette question-là un peu plus tard, mais puisque vous l’abordez vous-même, j’ai compris qu’il y avait également une nouvelle vague de coupures qui a été annoncée à l’automne concernant, donc, les services de l’information. Est-ce qu’il s’agit de coupures qui concernent seulement Radio-Canada ou CBC également? Et quel sera l’impact là de ces coupures-là?

974 M. BISSONNETTE: Y’a pas de… je vais peut-être laisser Mme Williams répondre parce que y’a pas de vague de coupures du côté de Radio-Canada en information.

975 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Excellent.

976 MS. TAIT: If I just may start to provide some context to the Vice-Chair.

977 The -- just to be very clear, we actually have not had this conversation as yet. The CBC/Radio Canada faces financial challenges each and every year due to a fixed Parliamentary appropriation and pressures, financial pressures, on its advertising revenue and revenues tied to specialty services, subscription revenue.

978 As a result of that, we manage our budgets and our allocations, and I'm sure we'll have an opportunity to talk further about this, with this -- with opening the books every year with a net -- let's call it a deficit or a negative position.

979 So I would not describe a wave of cuts. These were minor operational adjustments. Not minor in the sense that every person is cut very, very painful, but they were adjustments to managing our ongoing pressures.

980 Barb, I don't know if you want to add anything to that.

981 MS. WILLIAMS: No, that's right.

982 And I will give Susan the opportunity to speak more specifically to it, but we made sure in the cuts that we did need to make this fall that we didn't impact the output of service on any of our platforms to any of our communities.

983 I don't know, Susan, if you want to add anything more specific than that.

984 MS. MARJETTI: Just to say that it's always very difficult to make cuts, and we tried to approach it as best we could. There were a lot of retirements that helped us reach some of those -- some of those goals.

985 COMMISSIONER SIMARD: So those cuts were just for CBC. That's what I'm understanding; right?

986 MS. TAIT: Just to be clear, you know, there's a timing issue as well. Over the year, Radio Canada may also have had some reductions in different parts of the -- of its business. It's just, again, it's timing.

987 We are also -- we're managing COVID, so we had to, you know, respond to that and try to protect as many people in our workforce as possible.

988 But it's -- it goes to both sides of the house. It just happens at different times.

989 COMMISSIONER SIMARD: I see. Good. Thank you very much.

990 We just talked about -- a few minutes ago about the fact that CBC/Radio Canada has exceeded its conditions of licence. At the same time -- and we talked also about the actual hours, like the fact that you double or you have tripled the time on air compared to the conditions of licence. But at the same time, I have noted a decrease in the total of hours in the English and French language stations.

991 So for the English language stations, we are talking about a total of 12.3 hours less per week per service average, and for the French language stations, the information I have is 4.6 hours less per week per service average.

992 So could you explain this reduction in actual hours of local programming for the English and the French markets?

993 MS. WILLIAMS: I'm sorry. Just to be clear, you're talking about what happened in the past or our proposal in the future?

994 COMMISSIONER SIMARD: No, it's more like -- we're talking about the current conditions of licence at this stage, so it's more a question about the actual decrease in terms of local programming.

995 So can you explain this reduction of -- for the English language stations we're talking about 12.3 hours less per week per service average.

996 MS. WILLIAMS: I'm sorry. I'm struggling to reconcile those numbers. Maybe I'm misunderstanding them.

997 MS. TAIT: Perhaps Bev -- yeah, Bev could help us out here.

998 MS. KIRSHENBLATT: Actually, it would be helpful -- I guess the challenge that I'm having is we measure local programming in each -- for each station, so I'm just wondering, is this number looking across all of CBC local stations, is it in large markets, is it in small markets. I'm just trying to understand the math.

999 COMMISSIONER SIMARD: Yeah. So the -- what I'm going to do is ask for some clarification later on when we have a chance with a break, and I'll get back to you with this question.

1000 MS. KIRSHENBLATT: Thank you.

1001 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

1002 And maybe on this, I would be interested to get your views about this -- their current conditions of licence. I know that we are going to talk about your proposal, but -- but of course, like -- how could I say -- like yesterday there was a mention about this -- the importance to have a firm floor, you know.

1003 So I guess the question is what do you think about this approach to have, you know, this floor but at the same time, in practice, you're exceeding your -- je vais le dire en français. Ça va être plus clair parce que je l’ai préparé en français.

1004 Alors on a parlé hier d’un plancher ferme pour s’assurer, effectivement, qu’il y a un minimum qui est assuré au niveau de la programmation locale.

1005 Par ailleurs, dans les faits, vous excédez de beaucoup les heures de diffusion. Alors j’étais curieuse de vous entendre globalement sur cette approche-là d’avoir un plancher plutôt que d’avoir un plafond, par exemple, ou de viser vers le haut et avoir un objectif plus… à atteindre, mais qui regarde plutôt vers… vers le haut plutôt que vers le bas.

1006 MS. TAIT: I think the idea, if I -- I'll just start and then I'll invite Michel and Barb to comment. But I think the idea of the floor was to reassure the Commission and the Canadian public that we weren't abandoning the traditional platform. And it isn't a -- you know, this is -- I wouldn't suggest that we're running our business through mathematics; however, the thought was that by providing that floor there was a protection, a safeguard, and aspirationally that's why we put an expectatoni with even more hours on the upside as it were.

1007 So the aspiration is more, always, but the floor was there to protect, to -- pour vraiment sauvgegarder, en fait. C’est ça l’idée du plancher.

1008 I don't know; do other people want to say anything? No?

1009 MR. BISSONNETTE: Just ---

1010 COMMISSIONER SIMARD: So ---

1011 MR. BISSONNETTE: Oh.

1012 COMMISSIONER SIMARD: So in your views, Mrs. Tait, the -- a firm floor is sufficient.

1013 MS. TAIT: Bev, do you want to add? So Bev was waving her hand.

1014 Mme KIRSHENBLATT: Et je vais reprendre en anglais pour être plus claire. Merci.

1015 I think the way that we have approached floors, which may be different than the way you're calculating numbers, is that to ensure that in each individual market there is a guaranteed number of hours. So perhaps maybe once we hear how you've calculated those numbers, our -- we were looking on a market-by‑market basis rather than overall in terms of this type of programming throughout Canada. And maybe once we have how you've seen the calculations we can consider your question a bit more and understand.

1016 COMMISSIONER SIMARD: Good. Thank you very much. My next question refers to our policy framework for local and community television that has been adopted and published in 2016, which is after your last renewal.

1017 So I guess I can give you more detail about the policy if it is required. If it not -- if it is not, my question for you is how do you ensure that CBC Radio-Canada's local programming is locally reflected? Because as you may know, in this policy there is this component, like to be locally reflected in addition to be relevant.

1018 MS. TAIT: Barb, would you like to start with that? I -- this is a subject that's near and dear to our hearts, so I'm others, Susan and Luce may have a -- or Jean François plutôt, might have things to say. But go ahead, Barb.

1019 MS. WILLIAMS: Yes, and at any point, Bev, if you want to jump in and provide the more technical language around all this, I'm happy to share the floor.

1020 It's very important to us, actually, that we understand the size and range of community that our stations provide to, and that we understand that being regional as opposed to local is often critical to us in terms of being able to truly serve all Canadians, 'cause not all Canadians have their own local television stations. So we are very regional in nature.

1021 And we also really, really endorse the concept that what's important is that we are relevant to the people that we're talking to, not necessarily that we are reflective in that narrow definition of the word. So we really appreciate that our communities that we are talking to all the time on all of our platforms are looking for a range of content. They're looking sometimes for that very drilled down, very specific piece of information about their own community, and if you're in a northern B.C. community you need to get that from CBC even if your own community doesn't have its own station. So you may need to -- you will hope that the television news will include you.

1022 We know -- so sometimes being very local in nature is critical. Sometimes being more regional in the information - I mean, COVID is just an endless example of all this - sometimes being regional is critical. But often, what I need to know is what's relevant to me. Whether it actually happened in my community or it happened in my region or it happened across the country or around the world, it's relevant to me.

1023 So we are really interested in keeping the flexibility to respect what our audiences want, the audience first, and use the power of each of the platforms to more specifically deliver what that audience needs, be it very local in nature or more regional or more broadly relevant.

1024 COMMISSIONER SIMARD: Thank you. So -- yes, oui?

1025 M. BISSONNETTE: Peut-être juste vous ajouter, je partage le même point de vue que Mme Williams, parce que vous savez, la nature même de nos stations, encore plus à l’extérieur du Québec, c’est des stations qui sont régionales et non pas locales. Donc elles couvrent l’ensemble d’une province et, dans ce sens-là, la réalité francophone hors-Québec est un enjeu fort important pour la notion d’être relevant versus réflexion locale.

1026 Et j’inviterais, si vous me permettez, Monsieur Rioux à vous donner quelques précisions sur la réalité hors-Québec avec nos stations.

1027 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci.

1028 M. RIOUX: Merci, Michel.

1029 Merci pour la question, Madame la conseillère.

1030 Effectivement, il est évident que la notion de pertinence est fondamentale pour nous. Je vous donnerai des petits exemples très simples. Par exemple, en Saskatchewan, on a développé, il y a plusieurs années, une forme de journalisme, la Fureteuse fransaskoise qui se promène dans tous les coins de la province et qui va chercher des témoignages des gens sur leur quotidien, sur des… comment je pourrais dire… leur façon de développer des sujets d’intérêts pour d’autres fransaskois à travers la province. Évidemment, ça c’est pertinent pour l’ensemble des fransaskois.

1031 Sur un point de vue local, ben, c’est sur qu’on pourrait… dans une définition de reflet local, on pourrait peut-être pas le faire de la même façon; il ne compterait pas dans la définition qu’on connait.

1032 Ou que ce soit, par exemple, en Acadie, Moncton, et notre centre de production numéro un, mais on a des bureaux dans le nord de la province. On a des bureaux en Nouvelle-Écosse, l’Île du Prince-Édouard et à Terre-Neuve. Dernièrement, il y avait un truc, si je me souviens bien, d’une dame seule à Terre-Neuve qui nous racontait son histoire durant cette période de Noël, durant la pandémie. Ce sujet-là ne pourrait pas compter dans un contexte de reflet local.

1033 Mais au niveau de la pertinence pour les gens, ben, évidemment que pour nous c’est la mission numéro un. Alors des exemples comme ça, on en a plusieurs. Mais c’est cette différence-là du côté des régions hors-Québec, et je pourrai dire la même chose pour les régions du Québec quand on parle de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Gaspésie ou de la Côte-Nord, c’est un petit peu la même réalité.

1034 J’espère que ça répond à votre question et…

1035 MS. TAIT: I think -- I think that -- oh, pardon. I think ---

1036 MR. RIOUX: Sorry.

1037 MS. TAIT: Excuse-moi. Actually, I think Barb raised her hand, Michel, si tu permets.

1038 MR. BISSONNETTE: Bien sûr.

1039 MS. TAIT: Go ahead, Barb.

1040 MS. WILLIAMS: Sorry, I'm going to jump in here. Is that okay?

1041 I wonder if it might be a great opportunity, actually, to hear a little bit from Mervin Brass, who is our Senior Managing Director of the North, because his territory is so vast and serving so many communities and has this ongoing challenge of locally reflective and relevance.

1042 So Mervin, let me pass it over to you.

1043 MR. BRASS: Thank you, Barb.

1044 COMMISSIONER SIMARD: Good morning, Mr. Brass.

1045 MR. BRASS: Good morning, ma'am. I'm really honoured and privileged to be here this morning. It's a huge responsibility looking after the North and I'm quite proud of the work that we do here as a team.

1046 First of all, we broadcast in several different Indigenous languages. In the Northwest Territories, we serve the Dene languages with South and North Slavey Chipewyan, Gwich'in as well as Inuvialuktun. In Iqaluit, we serve Inuktitut, in those languages there. And that, to me, is right into the heart of local programming when we can offer that type of information in their language.

1047 As well as in television, we have Inuktitut program, Igaalaq, that reaches the far north, something that I’m really proud of, and quite a few people tell me this when I go to Iqaluit, is that everything stops at 6:00 p.m. People stop what they're doing, they go inside and they listen and watch Igalaaq and they listen to the Inuktitut programming there.

1048 And the only other place I can think of where that happens is Newfoundland where people actually stop doing what they're doing to go in and, you know, tune in to their favourite show. It's a lifeline. It's a support.

1049 So that's a small example of what we do there.

1050 If you have any further questions, I'd be happy to respond now.

1051 COMMISSIONER SIMARD: Thank you. Thank you very much.

1052 M. BISSONNETTE: Et peut-être juste en complément, Madame la Vice-présidente, nous avons, bien sûr, nous aussi, trois vidéojournalistes qui couvrent le Nord, mais je n’ai plus le numéro exact du document, je pense que c'est Q31, mais on vous a fourni le déploiement de nos ressources journalistiques dans chacune des régions qui vous démontre que le contenu local n’est pas fait depuis Montréal ou depuis Toronto, mais il est fait avec des gens qui sont enracinés dans la station, enracinés dans leur communauté, et encore une fois la différence peut-être par rapport à d’autres diffuseurs, c’est que le mandat de ces stations est davantage régional que local.

1053 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. C'est ce que je retiens, c'est-à-dire que je retiens que vous, vous avez présentement cette offre-là locale, en même temps vous avez votre approche régionale. Ce que j’entends – et corrigez-moi si je suis dans l’erreur –, c’est qu’on parle d’un cercle et d’un carré là, peut-être, mais en même temps, il peut y avoir, j’imagine, une intersection commune pour parler, donc, de programmation locale, pertinente et avec reflet. Est-ce que ça résume un peu la situation?

1054 M. BISSONNETTE: Ben, ça résume un peu la situation, mais je pense que quand M. Rioux vous a dit que les décisions éditoriales se prenaient dans chacune des stations, on répond également sur cette décision éditoriale là et la liberté de pouvoir offrir aux gens de la région ou des localités une information qui est la plus pertinente pour eux.

1055 COMMISSIONER SIMARD: Good. Thank you. Merci.

1056 And I guess according to what has just been said, is there any need for some adjustments regarding CBC/Radio Canada's local programming, I guess, to comply with this policy that was adopted in 2016?

1057 Alors, à la lumière de votre réalité et, bien sûr, de cette politique-là – encore une fois j’ai fait la… j’ai lancé l’invitation tout à l'heure, je pourrais vous donner plus d’informations sur le contenu, mais je pense que vous comprenez bien les facteurs et critères de cette politique –, est-ce que ça va avec votre offre de service de l’information actuelle?

1058 Mme TAIT: Je pense que je vais demander à Bev pour préciser, mais j’ai l’impression que nous sommes entièrement d'accord.

1059 MS. KIRSHENBLATT: Yes.

1060 So with respect to local programming, which is what we -- what we currently have an obligation to do local programming, the Commission has always recognized that our local programming is bigger than the transmitter, historically. So that's an important element to us given our -- how we serve Canadians and how we can ensure that we're relevant to the audiences that we serve.

1061 In terms of your question about locally reflective news, I think what you've heard from both Barb and Michel and their teams is in order to serve our audience with respect to the news element, we're looking for a bit of a broader definition that would allow us to be relevant and allow editorial decisions that are made at the station level to serve those communities.

1062 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

1063 THE CHAIRPERSON: Excusez-moi, Madame Simard.

1064 Would this be a good time to take our morning break or would you like to finish this line of questioning?

1065 COMMISSIONER SIMARD: I have one more question for this ---

1066 THE CHAIRPERSON: Okay. Let's do that, and then -- and then we'll take a morning break.

1067 Allons-y, s'il vous plait.

1068 COMMISSIONER SIMARD: Thank you. Merci, Monsieur le Président.

1069 Alors, I guess like at this point -- actually, they are two questions.

1070 The first one is that certain intervenors expressed concern over the amount and the relevance of the local content provided to them, particularly those in small markets, including rural and remote areas.

1071 What is the CBC/SRC doing to ensure that Canadians from all the regions are able to access locally relevant and reflective programming?

1072 I think you have just answered this question, but just to be sure, like you have the opportunity to add any more information you want on the record. But if you think that your answer is complete, we can move to the next and the last question.

1073 MS. TAIT: Well, I would just -- thank you. And I'll let Barb and Michel jump in if they have something more to put on the record, but I did -- I want to just say that one of the really amazing gifts of technology has been this ability to have what we call pop-up bureaus. And these are very -- you know, one reporter with a cell phone often.

1074 I remember visiting Edmonton and I saw our reporter heading out in the station wagon going to cover a small town in the community and able to be there and do a story, record video, audio and write a text.

1075 So the pop-up bureau model with -- is really powerful for the realities of this country and for both English and French markets.

1076 But maybe Barb and Michel, I don't know if you have anything else you'd like to put on the -- oui. Oh, les deux.

1077 Okay. Barb first.

1078 MS. WILLIAMS: Thank you.

1079 You make the point, Catherine, that I wanted to make, and I will ask Johnny to give us a little bit more with some specific examples of pop-up bureaus that they have done in his western region.

1080 They are an opportunity to essentially put a -- put a TV station of a radio station into a market for a period of time in a way that the old bricks and mortar, you know, station model would never have allowed for.

1081 So Johnny, maybe you could give us a couple of examples.

1082 MR. MICHEL: Sure. Thank you, Barb.

1083 And thank you for the question, Madam Vice-Chair.

1084 I think I will just reiterate, the pop-up strategy has been incredibly successful for us because technology allows us now to be able to go into a community and be able to report without having the capital expenditure that the old days brick and mortar kind of operation really was required.

1085 We've done a number of them, and we do them across the country. And this has been integral to our strategy in terms of listening and reporting on and producing stories from communities that we normally don't get to, under-represented voices. And this is an endeavour that we look at each and every day in terms of our editorial agenda.

1086 You know, in B.C. we have a bureau system. We have five bureaus across the province, and that, really, is very helpful in terms of being able to bring a B.C. perspective and cover many of the regions even though we don't cover the entire province. But the bureau system, just like some of other areas in other provinces, is very helpful.

1087 In Alberta in particular, it's a bit more challenging, and that's where the pop-up strategy has been incredibly helpful for us.

1088 One of the most recent ones that we've done was we established what we believe is the first indigenous pop-up bureau in Canada on the Tsuut'ina Reserve on the southern edge of Calgary.

1089 And what was unique about is we hired a lady called Livia Manywounds. She's a Tsuut'ina resident. And she had studied journalism about a decade ago and then she moved on to do other things.

1090 So we were able to engage with her and get her to head this bureau. And we paired her with a mentor, a national reporter whose name is Erin Collins, to help her along.

1091 And this lasted for -- for a few months, five months, and she reported on a wide range of stories from that pop-up bureau; you know, very exclusive political and economic enterprise stories, celebrations of the residents and the culture. And as part of that we did an editorial board with the Tsuut’ina Elders that helped to teach our staff on the cultural and protocols of approaching Indigenous stories and people.

1092 This was a very particular great pop-up, and our relationship with Livia continues to this day, even though this was done last year before COVID and she still reports to us periodically and that relationship, that connection that we’ve established is now ongoing.

1093 We’ve done the same in Lethbridge, Medicine Hat, because these are, again, locations that, you know, we may not get to unless there’s a big story. We’ve been able to put pop-ups there that lasted anywhere between, you know, a month to three months. And, again, when we go in there, we try to find a connection with the community so that the work is ongoing, so that when we leave that coverage can continue and that relationships that we established can continue.

1094 One of the ones that we’re thinking about doing in the next month is in Red Deer. As you know, Red Deer is the third-largest city in Alberta; sits between Calgary and Edmonton; does not have a TV station; does not really have an all-news radio station. And there’s 100,000 people that live in Red Deer, and it’s very central to the economic story; it’s very central to the Western perspective that’s coming out of Alberta. And it’s easy to drive from Edmonton or Calgary, but what is not easy is for us to really hear that perspective and establish this connection. So we just, actually yesterday, we made the deal, we hired a resident from Red Deer, a VJ. She will be a reporter and she will be able to shoot and edit, and she’s going to be there until the end of this fiscal. And we will look at bringing these stories to, again, when we talk about locally relevant, regionally relevant; that’s the kind of stories that are incredibly important to the narrative from the West, in particular, but that’s the kind of work that goes across the country.

1095 So we look forward to doing these pilots and, you know, we do this through investments that we may be able to get because Catherine and Barb and Susan are able to shift some dollars around to make those available. A lot of times we look at, in terms of us, a priority. We say that’s a priority because that’s the audience we want to serve, that’s our mandate, and we find the money. Just like any budget, it’s all about a list of priorities.

1096 And then what we learn from the pilots is something that we then take into consideration on whether that should be part of our long-term plan as we move forward to ensure that there’s now ongoing funding because that story becomes so important to our coverage and our connection to it.

1097 So I’ll stop there, Madam Vice-Chair. If you need any more examples, we have lots of them.

1098 Thank you.

1099 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much for those examples.

1100 Over to you, Mr. Chairman.

1101 THE CHAIRPERSON: Thank you, Madam Simard.

1102 Sorry; just had to find the mute button.

1103 Let us take, then, a 15-minute break, returning at 11:25.

1104 Madam Secretary?

1105 THE SECRETARY: Perfect, thank you.

1106 THE CHAIRPERSON: Thank you.

--- Upon recessing at 11:13 a.m./

L’audience est suspendue à 11h13

--- Upon resuming at 11:27 a.m.

L’audience est reprise à 11h27

1107 LE PRÉSIDENT: Merci, Madame la secrétaire.

1108 I will turn the floor back to Madam Simard.

1109 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much, Mr. Chairman.

1110 So I had a chance to get a confirmation during the break regarding the hours that we were talking earlier, so it's the total for the whole licence term, so the total of 12.3 hours less per week per service average on the English language stations and 4.6 hours less per week per service average on the French language stations.

1111 So with this information in mind, do you want to complete the answer that you were providing earlier?

1112 MS. TAIT: Bev, does that help you understand what the context is?

1113 MS. KIRSHENBLATT: So just so that I -- sorry.

1114 I'm a bit wrapped up. I'm sorry.

1115 Just to clarify with respect to the information, so the 12 hours per -- on average across the licence term, so over eight years, exceeded either -- you're looking at seven-hour markets and 14-hour markets. Is that -- would that -- is that correct?

1116 COMMISSIONER SIMARD: The information I got was yes, since 2013.

1117 MS. KIRSHENBLATT: Right.

1118 COMMISSIONER SIMARD: And for the total of the English language stations.

1119 MS. KIRSHENBLATT: Okay. And with respect to the French language stations, the 4.6 hours across all of the stations ---

1120 COMMISSIONER SIMARD: Yes.

1121 MS. KIRSHENBLATT: --- 4.6 per -- I guess some years were lower, some years are higher in both these cases that they're just exceeded. Thank you.

1122 COMMISSIONER SIMARD: Yes.

1123 MS. KIRSHENBLATT: So the second clarification is, could you repeat the initial question?

1124 COMMISSIONER SIMARD: Of course.

1125 MS. KIRSHENBLATT: Thank you.

1126 COMMISSIONER SIMARD: Of course.

1127 So we're talking about this decreasing, and actually, the question was just would you like -- could you please explain this reduction in both markets. So do you have any explanation about those decreases?

1128 UNDERTAKING / ENGAGEMENT

1129 MS. TAIT: I'm seeing some perplexed looks on my colleagues' faces, so what I would suggest is rather than get bogged down in this that we take an undertaking to come back to you on it with some clarification just so we understand the numbers and we don't say something that we regret later, if you -- with your permission.

1130 COMMISSIONER SIMARD: Of course.

1131 MS. TAIT: That would be terrific. Thank you.

1132 COMMISSIONER SIMARD: Yes, please.

1133 So at the end, like yesterday, we will -- we will summarize the list of undertakings.

1134 MS. KIRSHENBLATT: Thank you.

1135 And sorry if I'm just being slow on this. With respect to reduction, you're looking forward, so you're saying going forward given, or going back?

1136 COMMISSIONER SIMARD: No, back, back meaning right now ---

1137 MS. KIRSHENBLATT: Okay.

1138 COMMISSIONER SIMARD: --- because the licence is still valid.

1139 So the last questions I had regarding the discussions we had about local programming was -- actually, we will get back to the discussion we had yesterday about how do you measure success.

1140 So in this case regarding local programming, regarding programming that is locally relevant and reflective programming, how do you measure success?

1141 MS. TAIT: We have a number of measures, and Claude talked about the public perception survey that we do globally, but also I'm -- I'll invite Barb and Michel to talk a little bit about how we connect with local communities and measure success throughout the year.

1142 On peut commencer avec Michel cette fois?

1143 M. BISSONNETTE: Oui, bien sûr. Merci, Catherine.

1144 Madame la Vice-présidente, je pense que c’était votre président qui disait hier, si on veut avoir des résultats, il faut avoir des mesures d’appréciation, et c'est tout à fait le cas. La réalité du côté francophone est différente selon si le marché est hors Québec ou au Québec.

1145 Donc, comme vous le savez, pour ce qui est hors Québec, les marchés ne sont pas mesurés par Numeris parce que nous sommes le seul… la seule source d’informations bien souvent en français, ce qui fait donc qu’on occupe l’ensemble du marché pour la clientèle et on se bat contre des médias anglophones parce que la majorité des francophones hors Québec sont parfaitement bilingues, ils ont donc à choisir s’ils veulent écouter ou regarder leurs informations en français ou en anglais.

1146 Et vous savez également qu’il y a une des conditions de licence qui est la consultation qu’on doit faire auprès de chacun des marchés en minorité linguistique, et sincèrement, ce qui est parti d’une condition de licence est devenu un atout incroyable parce qu’on en profite vraiment pour se déplacer avec des gens de la radio, de la télévision, de l’information, et des régions, bien sûr, pour comprendre auprès des leaders d’opinion puis auprès de la clientèle quel est l’intérêt, les plus, les moins, qu’est-ce qu’on fait bien, qu’est-ce qu’on fait bien, qu’est-ce qu’on fait moins bien, et je peux vous assurer que, premièrement, 50 % du trafic sur radio-canada.ca origine des contenus régionaux, ce qui démontre notre ancrage dans les régions, et ça, c'est une source d’appréciation qui est importante, et les échos qu’on reçoit à l’extérieur du Québec sont toujours flatteurs par rapport à notre couverture et notre implication dans chacun des marchés.

1147 Quand on arrive du côté du Québec, bien, exceptionnellement, à cause de la COVID cette année, la radio ne sera pas mesurée en région, mais règle générale, nous pouvons avoir une lecture qui est bonne sur nos émissions du matin, nos émissions de retour à la maison, et également nos téléjournaux dans chacun des marchés, et ça nous permet de pouvoir ajuster notre programmation en fonction des résultats d’écoute.

1148 Et j’inviterais maintenant ma collègue, Madame Williams, à répondre pour CBC.

1149 MS. WILLIAMS: Thank you, Michel.

1150 And ultimately, I will throw to Susan for a little more complete of an answer, but essentially, you're right. We are measuring audience because that's one piece of measuring our success, and we measure each platform differently when it comes to understanding audience and how the audience has engaged with the platform, be it TV, radio or digital.

1151 We're also measuring, though, for the quality of what we offer and we're measuring for the relevancy of what we offer.

1152 But Susan, maybe I will throw it to you to expand a little bit more.

1153 MS. MARJETTI: Thank you, Barb, and thank you, Vice-Chair.

1154 I was just thinking, you know, in addition to the traditional measurement systems, it's the events we do. It's the town halls, it's the attendance, it's the response.

1155 And then there are, of course, the stories that we tell. They're not about popularity. I'm thinking of the Nova Scotia mass shootings and the incredible job that the team on the ground in a time of COVID did to provide coverage on that story on radio, on TV and digital.

1156 I mean, we will tell the stories that need telling.

1157 And so you know, success is when we are able to bring that news and information to Canadians on the ground across platforms and, you know, I think if you talk to the Nova Scotia team, they would say they felt tremendously supported by the network, by cross-country checkup which did a special on air on radio to help give them some time to regroup on the ground, by the coverage of our national television team in aiding and supporting.

1158 So it's -- you know, success, to me, is working together and working together across those platforms to deliver the news and information that Canadians need. And it's not always something through traditional measurement that you can always put a number on in terms of that qualitative value.

1159 And that's what we hear from Canadians. That's the response perhaps no one might ever see, which is the people who write us and reach out to us to say thank you for being there CBC.

1160 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much, Ms. Marjetti. Yeah, you raise a very good point. At the same time, for those who, I guess like numbers, what do you think of alternative measures, like -- and there was a discussion yesterday about that, surveys for example?

1161 MS. TAIT: I will ask ---

1162 COMMISSIONER SIMARD: Or who ---

1163 MS. TAIT: Sorry, I beg your pardon. Maybe I’ll ask Claude to talk a little bit about the public perception survey and the OLMC closed surveys that we do do. We do measure across the board, but maybe Claude, you could give a little bit more precision on the -- on the team that looks after that?

1164 MR. GALIPEAU: Thank you, Catherine.

1165 Good day, Madam Vice-Chair. We measure our impact in the regions in two ways at the moment. One is perception studies, and the other is digital engagement. Let me just very quickly speak to digital engagement.

1166 Prioritizing our local connections is one of our strategic pillars, and the key performance indicator we have for that pillar, which we report on regularly in our financial returns, as well as the corporate plan, is digital engagement with CBC News or Radio-Canada Info régions or CBC News Regions. And we do it with monthly average minutes per visitor.

1167 So we seek to follow and have targets about how many average minutes, let’s say 25 minutes per unique visitor averaged on a monthly basis over a period which may be trimestriel, maybe three months, maybe a half a year, or maybe annually. And that is part of our key performance indicators for our corporate strategy. So that would be the hard numbers on usage on our 42 regional websites, if we add CBC and Radio-Canada together.

1168 On the more qualitative side, we do on a regular basis, mission and mandate surveys. The most recent one that we have reported on was in spring 2020, and it was published in our annual report. And we have -- we report on do Canadians agree that we reflect the regions of Canada? And in the most recent report we had a score of 90 percent of Canadians agree or strongly agree that we reflect the regions of Canada.

1169 So in terms of metrics we have, we look at quantitative, achalandage, engagement, and we look at qualitative perception amongst Canadians that is a statistical panel report.

1170 COMMISSIONER SIMARD: Merci, Mr. Galipeau.

1171 My last question for this part is in a very different line of thinking. Some intervenors indicated that CBC Radio-Canada should not focus on local news programming, but rather CBC Radio-Canada should focus on national and international news that are beyond financial capacities of commercial services. Could you please comment on this -- on their proposals?

1172 MS. TAIT: Well, we would -- I would point back to the -- thank you, Vice-Chair. I would point back to the Broadcasting Act and say that very clearly it is stated that, you know, the broadest range of service, but also the broadest range of news. And our -- as I think Claude pointed out, one of our pillars in our current strategic plan and certainly in many strategic plans before that, local and the proximity of our relationship with Canadians on the ground is fundamental to what we do.

1173 And in fact, if I may, in a changing world, where we have global where we have global entertainment and news pouring in over our borders, never before has it been so, so important to have that local connection in news. Because it’s what distinguishes us from almost every other type of news gathering organization.

1174 And to me it’s -- it starts very, very much, and you’ve heard it from all the teams, it starts with local. I don’t know if anybody else would like to add to that. I see Barb is reaching for her clicker.

1175 MS. WILLIAMS: I would. You’ve said it all very well, Catherine. I would only add that there are local communities in Canada that would not be served if we weren’t there doing local. Because our colleagues in the private sector, although they clearly do local news in many specific markets, do not have the capacity, the mandate, or the financial interest in covering all communities where Canadians live. So our commitment to local that expands beyond those major markets is critical to serving all Canadians.

1176 M. BISSONNETTE: Et si je peux ajouter, Madame la vice-présidente, je ne peux même pas imaginer, si tel était le cas, quel serait l’impact pour les francophones hors Québec.

1177 J’aimerais vous rappeler que sans Radio-Canada, le vivre en français à l’extérieur du Québec serait très difficile. Nous sommes le point d’ancrage entre le milieu associatif, la communauté francophone. Et d’arrêter de pouvoir couvrir l’information locale c’est comme aux antipodes complets de notre mandat, qui est celui de pouvoir répondre aux besoins des Canadiens.

1178 COMMISSIONER SIMARD: Merci. Thank you.

1179 In the following minutes we are going to talk about the effectiveness of the current conditions of licence in the context of the Covid-19 pandemic.

1180 So yesterday you -- you mentioned briefly the decisions you had to make regard -- at the beginning of the pandemic, this contingency plan, if I recall correctly. So with this in mind, could you tell us -- could you please give us more details about what led to those cancellations? So we are clearly referring to the fact that -- the announcement to -- sorry.

1181 MS. TAIT: Temporarily shut down?

1182 COMMISSIONER SIMARD: Thank you. And how long did the cancellations last? And what were, of course, the effects on your programming choices, please?

1183 MS. TAIT: Thank you, Vice-Chair.

1184 As you heard yesterday, when the -- when the pandemic hit, and I think that’s the appropriate word, it hit, it hit all of us. It hit our news organization, it hit our entertainment organization, in English and in French. We really, like all organizations in the -- not only in the media sector, but really in every sector of the country, it was an extraordinary event and we had to take steps to -- as I described yesterday, to look after our people and then to focus on serving on -- serving Canadians.

1185 So I know that Barb and her team would very much like to take you through what happened and the decisions that were taken, and subsequently, how we were able to rectify the temporary shut down of those services. So maybe, Barb, you could start and then Susan.

1186 MS. WILLIAMS: Sure. Thank you, Catherine.

1187 And I won’t take much time here, because you did hear me speak yesterday about the bigger picture of what happened. So we have Susan and Brody here that can walk you through the excruciating details of what was a very, very difficult and challenging time, tough decision and determination to retrench and get things back on track as soon as possible.

1188 But let me hand it over to Susan to start to walk you through what happened back then in March.

1189 MS. MARJETTI: Thank you, Barb.

1190 And I will ask our editor in-Chief, Brody Fenlon, to pick up the story in terms of what we learned, and what’s changed. I really appreciate the opportunity to speak to this question. I know some Canadians were disappointed in us, and I'm very sorry about that.

1191 I want you to know that local was actually uppermost in our thoughts. That's the lens into everything we do as a national service. And we started from the place of feeling very strongly that local, in a time of a global pandemic, needed to hear from its public health officials, needed to hear from its elected officials, and in, you know, pledging to carry those livestreams, those news conferences. I'll give you an example on them: March 17th, we did 37 livestreams; the normal might be 8.

1192 So first off, we had -- as Catherine mentioned, we had just pivoted, like all organizations, in getting our teams working from home; and then secondly, we were carrying more live coverage, more breaking news than ever before; and third, our Toronto resources team, which is like air traffic control, it's where everything comes in and goes out, was critically short-staffed because some people had to self-isolate returning from holidays, because some people were sick, because some people were away. Normally, we might have, you know, a good 22 people in that department, in that area, and it's a highly-specialized skilled area, so you know, there was a critical shortfall.

1193 All of those things created this perfect storm. We were committed to radio being there 24/7. Radio is, as you know, deeply rooted. The largest portion of the radio schedule is of course devoted to local, and local gets to determine which specials it carries locally. We were committed to carrying those public health news', we were committed to carrying the elected officials, so that people on the ground in each of our communities could hear directly of what they most needed to know in terms of news and information about this global pandemic and about how that was affecting them in their communities.

1194 But this bottleneck happened, in terms of the Toronto resources team, both in terms of the influx of technical feeds and the just nature of COVID and so many people being off sick or on leave or working from home, and that's how the situation happened. And we felt that radio rooted locally, digital 24/7, and we were there on radio and digital.

1195 Television is a much heavier lift in terms of the production of TV. And we felt that if we could combine our resources locally and our resources nationally that we could continue, take some pressure off Toronto resources, keep our teams safe, that we could continue to serve Canadians from coast to coast to coast with a hybrid television show.

1196 Now, that show rolled out on CBC Television and it also rolled out on CBC News Network. So in Prince Edward Island, for example, you got to see Louise Martin do the top stories in Charlottetown, on the Island, as part of this national rolling local network spine that ran on CBC Television and on CBC News Network.

1197 That was about one week. The hybrid show went to air on March 18th. The very next week we began slowly ramping back up and getting our supper hours back on air. And that would take us through April, where again we were trying not to overburden our system, we were trying to keep our people safe, and we were trying to make sure that Canadians were well-served with the news and information they needed for what is not a local story, is not a national story, is not a global story, it is all three, and we were delivering that story on those three levels across all of our platforms but with this amalgamated offer of local/national for the television.

1198 We did learn a lot. And I'm going to ask now Brodie to talk a little bit about some of the things that we have put in place since then.

1199 MR. FENLON: Thank you, Susan.

1200 And just to pick up, again, it was all temporary. I mean, "temporary" was the important word here, but we did learn a lot.

1201 First and foremost, we had staffing and skills issues, as you heard. So we learned we needed more staff trained up on resource specialist skills, and they are specialists. We trained our local switcher/directors, for example, across the country to be able to do some of this work themselves, such as booking lines, working with intercom.

1202 We reassigned employees who we had identified have resource skills training in the past. We took a number of our videographers and gave them the training and moved them, reassigned them into the resources desk. We implemented technology that allows some of this work to be done from home. And then on top of that, we found ways to alleviate the load. So just to give you some examples:

1203 For a short period of time, we reduced the number of live hits that were happening into the supper hour newscasts, just to take off that pressure. We implemented point-to‑point technology that allows a region to stream their local press conferences directly to social media, bypassing that desk. We invested in Skype servers and Zoom, so that also allows for less human interaction on the resources desks. Within days, we had launched, at our initiation, a pool with the private -- our private colleagues to help feed and shoot some of these press conferences. That pool continues to this day.

1204 I think it's fair to say we learned the importance of communicating in the middle of a crisis to stakeholders inside and out. We could've done better. And frankly, we've learned a lot about COVID, to be honest. I mean, we understand better how it spreads, how to keep our workforce safe, how to prevent quarantines.

1205 And I think back to that day, there was a lot of unknowns, and you do your best to prepare for every contingency, but this was a sudden, as you heard, simultaneous and instantaneous increase in really important things to do at the exact same time we had a staffing crunch.

1206 So I know it was serious, and we are in a much better place, we have learned a lot. And as much as you can predict the unpredictable, we are in a much better place. I couldn't imagine that happening again.

1207 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much. You just explained why this happened in the English language television services. So I'm curious to know why it was not the case for your French language television services.

1208 M. BISSONNETTE: Une des differences notable, Madame la vice-présidente, c’est qu’on n’a pas eu le problème de ressources humaines que CBC a eu. C’est-à-dire que nos gens étaient capables de pouvoir être sur place pour pouvoir gérer le trafic. Il y a eu, comme tout le monde, une explosion de signaux en direct qu’on devait faire, de points de presse, mais on a réussi à contrôler l’augmentation de volume sans avoir à cesser la diffusion et également la production de nos bulletins, en partie, est faite depuis Montréal, mais en partie également depuis Ottawa pour tout ce qui couvre l’ouest canadien, ce qui a enlevé un peu de pression sur le bureau de Montréal et ça nous a permis de pouvoir conserver les signaux.

1209 Et, par la suite, on a… parce que les points de presse se battaient entre eux-mêmes. Quand on a 10 provinces et des territoires, tous les premiers ministres voulaient être en points de presse et idéalement à 11h00 le matin. Donc on ne pouvait pas, sur RDI, couvrir tous les points de presse. On a donc fait rentrer des traducteurs simultanés et sur chacun des sites régionaux, on pouvait revoir les points de presse de chacun des premiers ministres et on faisait la traduction simultanée. Donc en plus des émissions de radio du matin qui relataient ce qui se passait, en plus des émissions de radio de l’après-midi, les gens pouvaient aller sur leur site de Radio-Canada.ca dans leur région et avoir un accès live au point de presse de leur premier ministre.

1210 COMMISSIONER SIMARD: Merci beaucoup.

1211 The next question, what factors were considered by CBC Radio-Canada in its decisions, decision, sorry, as to which services would continue to broadcast local programming?

1212 MS. TAIT: Just to be precise, are you speaking specifically of this situation?

1213 COMMISSIONER SIMARD: Yes.

1214 MS. TAIT: Okay. Yes, Barb, do you want to go through that?

1215 MS. WILLIAMS: I'm sorry, could you repeat the question? The translation didn't pick it up.

1216 COMMISSIONER SIMARD: Yes. What factors were considered by CBC Radio-Canada in its decision as to which services would continue to broadcast local programming?

1217 MS. WILLIAMS: Oh, I understand, thank you.

1218 So -- and, again, I may put this back over to Susan or Brodie, but we were in a situation -- it’s hard to understand when we’re now months away from it but where, as I think both Brodie and Susan said, things were happening fast and in the moment, and we were at this great risk, we felt, that if we didn’t start to make some choices, we were going to find ourselves just unable to continue to manage.

1219 So we -- just the way our system works and the way the Toronto Resources Centre has all the feeds coming in and out, it was obvious that some of our casts were going to be more at risk.

1220 What we didn’t want to be -- ever have happen was that the North would be compromised. But you may speak, Brodie, to just the decisions or Susan, to the decisions that were made in the moment.

1221 Suppertimes went down across the board. And then very smart editorial decisions were made to compensate for that in that first week, as Brodie described, while we figured how to start getting them back up.

1222 The flip side to your question is maybe how did we decide what went back up first. And in that regard, we really tried to respond most quickly, knowing we couldn’t do everything at once, respond most quickly where the TV shows themselves seemed to be most important to our audience and where we heard most loudly from our viewers, “Please give this back to me.” Some regions of the country were so satisfied with radio and news network and digital that we didn’t get the same demand to get the suppertime back up right away, so we put our efforts, as we rebuilt things, into serving those audiences that are most dependent on that traditional form of television.

1223 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

1224 MR. FENLON: I might just add, Commissioner, that in that moment of crisis, what we decided was that we would try to create a format change at the supper hour, so you would still see your local host but it would be an integrated local and national news offer. And everything else -- in fact, we did more local at that time than we’d ever done in the history of CBC, to be frank -- we prioritized, ensuring the preservation of our capacity to do live, in-the-moment programming.

1225 And we knew that people were not waiting, of course, for 6 o’clock to find out what was happening and what was being said by their local public health officials and politicians, so we made sure that we continued to provide those live press conferences in the moment, where thousands of Canadians actually listened to them. If that makes sense.

1226 COMMISSIONER SIMARD: Thank you, Mr. Fenlon.

1227 As a follow-up question; how did you attempt to make sure that the content available to Canadians on the local level continued, one, to reflect their communities, and second, to be relevant to their local needs and interests at that time?

1228 MR. FENLON: Well, I’ll start. I think I’ve just started to address that, which was we -- nothing changed, in terms of the journalism or the stories we were telling on radio, digital, and when it came to that television newscast at that hour in local markets, we combined, as best we could, local hosts and local stories into the national newscast. And, again, did that temporarily until we could bring them back on.

1229 I don’t know if anyone else wants to ---

1230 MS. WILLIAMS: Could I just jump in with a quick think and then I’ll go back to you, Susan?

1231 Just to be very specific about it; when we say we cancelled it, it doesn’t mean that someone sitting in Prince Edward Island turned on their TV at 6 o’clock and there was nothing there. Like, we weren’t -- we didn’t go to black at 6 o’clock because we didn’t have a local newscast.

1232 What Brodie’s describing is that we knew we were stuck, in terms of being able to do every single unique 6 o’clock newscast the way we traditionally had done. We knew we had to stop that briefly while we fixed a few problems and got re-staffed, and then put those back as quickly as we could.

1233 But in the interim, when someone in PEI turned on their TV at 6 o’clock, they still got a 6 o’clock roundup of what was going in with COVID, which was all that was on people’s minds at the time; they still saw their local anchor as part of that show; they still saw that local anchor speak to what was going on in their province at that time. They just shared the hour, if you will, with the local anchor from Nova Scotia, the local anchor from Newfoundland.

1234 So -- and we rolled that across the country so that nobody in the country turned on their TV at 6 o’clock and went, “Oh, my God, I don’t have a TV newscast. Of course I do. I still do; CBC is there for me on TV at 6 o’clock telling mew what’s going on in my market and my province.”

1235 But we did these sort of combined shows that just took less resources for a little bit because they were technically combined, even if the reporting was still very robust and very local. But we combined the resource crunch to provide this sort of different version of a it for a little bit until we could get back to the traditional way of doing things. Maybe that helps you picture a little bit what went on.

1236 COMMISSIONER SIMARD: Yes, thank you very much for the clarification.

1237 My last question for this segment is about the -- I guess the future or maybe the lessons learned; I think Mr. Fenlon just referred to that.

1238 So we are still in the middle of the pandemic. What measures has CBC/Radio Canada put in place to ensure that local, regional, and national services across all platforms are maintained despite the challenges brought on by the pandemic, or other potential crisis? And if you have concrete measures, are you willing to share them with the CRTC?

1239 MS. TAIT: I think that Brodie outlined, and Susan too, outlined the specific planning that went in, and measures that have been taken. We’re happy to share those in greater detail in an undertaking if the Commission would like more detail.

1240 If I could just pull back more broadly to say, however, that, you know, I think big lessons learned, as Susan said, about how to respond in a crisis. But I should say that no crisis -- no two crises are the same and we never know what the next one might present in terms of challenges.

1241 And one of the things, if I may, and I think it’s a point of interest, as the Commission may be aware, la nouvelle maison radio-canada, which we have been engaged in over the last couple of years and we’re looking forward to opening very shortly, is based on -- its entire broadcast system is based on internet protocol technology. And this IP technology changes. We will be leaders in North America, and really the world; we’ve had people from NHK come and visit us to see what it is we’ve been doing, and it speaks to our role as innovators.

1242 But what this IP-based technology allows is for redundancies in our systems. And perhaps as drastic as the COVID crisis has been, a cyber attack might be equally challenging for a broadcaster, and what this new IP-based technology will allow us to do is if Toronto were to shut down, Montreal could pick it up. It’s just a fantastic new system that will build, as I said, incredible redundancies in our system.

1243 So we are not just on this specific case of this COVID pandemic, and the actions that have been taken, but more broadly, as the nation’s public broadcaster, we are absolutely committed to ensuring maintaining our services whatever crisis might hit us in the future.

1244 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much, Mrs. President.

1245 So this ends our third subsection. And without any further ado we will talk about the fourth and last subsection of this first part, I guess, of this discussion.

1246 So it refers to the services; radio, national news, and international news. So the services for which there is no conditions of licence but nonetheless, we have some questions, and those questions refer for radio more -- they refer more to local programming, and after that, as I just mentioned, we will have a quick discussion about national and international news.

1247 So just to I guess set the table regarding radio, what type of local and regional radio/audio programming, other than news and information, is broadcast on your radio/audio services?

1248 MS. TAIT: Well, that's a big one. So ---

1249 COMMISSIONER SIMARD: Yeah.

1250 MS. TAIT: --- and you, you have a lot of enthusiastic people, so I will -- without further ado, I'll go to Barb and then to Michel, and they will share with their awesome audio teams.

1251 MS. WILLIAMS: Thanks, Catherine, and I'm just going to go straight to Susan, who's led radio for us for many years before taking on her new role heading up the entire news organisation, so there isn't a more passionate and educated person about CBC Radio than Susan. Over to you.

1252 MS. MARJETTI: Oh, thank you, Barb.

1253 Well, I look at radio, it's still -- it's intimate, it's imaginative, it's still portable in terms of mobile, and it's deeply rooted locally. And we do have quite a range. I mean, if you just look at our current affairs shows locally, which have both morning and afternoon drive weekdays, and Barb mentioned earlier we're number 1 in 20 of 27 markets in this country in terms of local morning radio. But those shows have a range. They do do the top stories of the day, but they also introduce you to people in the community making a difference to the top 40 under 40, to the heroes in this time of COVID. So, there is quite a range right there, to the people making music and art in the communities. You'll hear that, all part of those daily local shows.

1254 And then there is the daily -- well, Saturday, Sunday morning, so weekend morning daily, those shows are largely regional in scope, but also pay homage to the arts and entertainment in our local communities, and introduce us to the people making the difference. And then Saturdays at five, you have music, performance, arts and culture shows that air locally.

1255 So, the radio offer is news and current affairs, but it also encompasses music performance, arts and entertainment, and introduces you -- you know, if radio's done well, it's deeply rooted in the community and introduces you to people in the community who are making that community a better place to live. So, it's quite a range that we offer on CBC Radio One when it comes to local and regional content.

1256 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much. Est-ce qu’il y a quelque chose d’autre à ajouter pour le marché francophone?

1257 M. BISSONNETTE: Oui, tout à fait. Bien, c’est certain qu’au départ, il y a plusieurs de nos émissions nationales qui, elles, se déplacent dans chacune des régions, mais j’inviterais Jean-François Rioux à vous expliquer quelle couverture on fait sur la chaîne ICI Première pour l’ensemble des communautés. Jean-François?

1258 M. RIOUX: Merci Michel, merci Madame la vice-présidente.

1259 Effectivement, comme vous le savez, nous sommes présents, nous avons 13 stations plus des bureaux qui sont des bureaux radio numérique. Chaque station est effectivement en proximité, mais ce qui est important, c’est qu’il faut toujours se souvenir que le service est en heure de grande écoute, le service radio est toujours en heure de grande écoute, donc le matin, de 6h à 9h, ça, c'est pour je dirais la majorité des marchés, mais on fonctionne beaucoup aussi par asymétrie. Dans certains marchés, on commence à 5h30 parce qu’évidemment, les services commandent ce genre de réponse là – que ce soit pour les services météo, de circulation, majoritairement dans nos grands marchés. Il y a aussi le retour à la maison qui se fait dans tous les marchés maintenant de 15h à 16h; pendant une certaine période, on était de 15h30 à 16h, dans certains marchés, c’était de 16h à 18h. On a comme réarrangé tout ça pour nous assurer qu’on avait ce rendez-vous de trois heures en après-midi dans la majorité des marchés.

1260 En plus de ça, on a transformé il y a quelques années la présentation des bulletins d’information. Nos bulletins d’information maintenant sont faits… nous, dans notre jargon, on appelle ça nos bulletins intégrés. Mais en fait, ce que ce sont, ce sont essentiellement des bulletins qui sont présentés par des journalistes dans les stations et qui présentent un bulletin qui regroupe le national, l’international et bien sûr, le régional. Ce que ça nous donne comme flexibilité, c’est bien sûr – et je pense que tout le monde aime toujours ouvrir sa radio et entendre, à 9h, un journaliste qui dit « En direct de Régina, il fait -6 degrés »… peut-être plus -30 pour certaines périodes de l’année, mais -6 degrés « … voici ce qui se passe en Saskatchewan et dans le monde ». Et je pense que ça a été un virage important pour la radio pour devenir cette espèce d’accompagnateur durant toute la journée et toute la semaine parce que ça, on le fait sept jours par semaine au niveau du citoyen.

1261 J’ajouterais en terminant qu’qu’on a revu aussi une certaine façon de gérer nos samedis matins. On est allés beaucoup plus avec des samedis matins qui fonctionnent sur une base beaucoup plus régionale, beaucoup plus provinciale; par exemple, on a une émission le samedi matin pour l’Acadie, qui va toucher toutes les provinces de l’Acadie. On aura au Québec une émission du samedi matin en provenance de Montréal, en Ontario… la seule différence, c’est Ottawa/Gatineau et le reste de l’Ontario parce qu’Ottawa/Gatineau, évidemment, il y a des deux régions – il y a la région du Québec et celle de l’est ontarien – mais chacun avec son émission, beaucoup plus à tendance culturelle, qui est diffusée. Et pour l’Ouest canadien, on a une émission en provenance de Vancouver qui dessert toutes les provinces de l’Ouest canadien.

1262 Donc, on a beaucoup travaillé sur la proximité, mais aussi on revient un petit peu à ce qu’on disait un petit peu plus tôt sur la pertinence des contenus pour les auditoires qui, souvent, sont dans des territoires beaucoup plus grands qu’une seule proximité de ville.

1263 M. MICHEL BISSONNETTE : Et peut-être juste pour préciser, Madame la vice-présidente : le point de Jean-François est très bien résumé, mais quand l’émission de radio est produite localement, le bulletin de nouvelles est national et quand l’émission de radio est nationale, le bulletin de nouvelles à l’heure devient à ce moment-là un bulletin local. Donc, si vous entendez l’émission de Pénélope ou encore de Marie-Louise Arsenault en après-midi et à ce moment-là, à Windsor, vous allez avoir un bulletin d’information local, à Sudbury un bulletin local, à Toronto… dans chacun des marchés, c’est un bulletin local qui est diffusé de façon à conserver une proximité avec chacune des communautés.

1264 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci pour la précision. Maintenant…

1265 MS. TAIT: Oh, I'm sorry.

1266 COMMISSIONER SIMARD: Yes, I'm sorry.

1267 MS. TAIT: Sorry to interrupt. I saw Susan's hand shoot up a couple of times, so this is ---

1268 MS. MARJETTI: Oh, oh, thank you. Thank you, Catherine.

1269 Madam Vice-Chair, I just wanted to add, one of the most important things that I think we do locally and regionally on radio, which I believe was the point of your question, is our Monday to Friday daily midday noon shows, which are open-line programs. They bring people together, so that people can talk to one another. This is what it means to connect our communities and our regions, and I think that they are a critical -- in addition to all our news coverage, all our current affairs coverage, I think they are critical a part of that offer. Thank you.

1270 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much.

1271 One more time, after talking about passion, we will be talking about numbers. So, how do you determine the number of -- sorry, I'm sorry about that. I need a bit of water.

1272 So, sorry about that. How do you determine the number of hours of weekly local and regional programming to be broadcast in each of the markets served?

1273 MS. TAIT: Go ahead, Barb.

1274 MS. WILLIAMS: Sure. I mean, building a radio schedule is essentially what you're asking, how many of the hours each day get done from the local market ---

1275 COMMISSIONER SIMARD: Yes.

1276 MS. WILLIAMS: --- what are the hours each day that are network shows that the whole country can enjoy, like, you know, As it Happens, or The Current, or whatever, and what's the right portion of the schedule that goes to local, and goes to national, goes to shows, like, Unreserved or Reclaimed that speak to other specific communities. It's such a rich offering over the day, so how do you decide.

1277 I think, and I think I mentioned this yesterday, it's interesting that without any conditions of license, we've actually clearly found a perfect balance because radio, I think I can say, is adored by Canadians. It's a platform that we get such resounding positive feedback on all the time.

1278 But maybe, Susan, you want to talk a little bit more practically about how that schedule was built and what the sort of balancing act is between local and network programming.

1279 MS. MARJETTI: Oh my gosh, the radio schedule is older than I am. The intent, I believe, when it was designed, was to privilege and prioritise local. The two key points in the day are dominant by local, morning and afternoon drive, and that's still true even today in 2021 that morning sets off the day, the momentum for the radio schedule. So, the day begins with local.

1280 And then in terms of, you know, looking at the makeup of the schedule, it absolutely is a rich tapestry in terms of both news and current affairs, but also in terms of music performance, arts and entertainment.

1281 If I may, since we last came before you, of course, we've opened stations in Kitchener-Waterloo, a digital station in Hamilton. We opened in Kamloops, in London, Ontario.

1282 And you know, looking at the hours that those stations would be on air was, in part, an exercise in terms of intrinsically like having strong presence, strong rootedness on the ground and in those key time periods, and then it was also a question in terms of resources and working together.

1283 You know, every local station is a part of the region and is a part of the network, and it is a partnership in terms -- in terms of how we work.

1284 But when I look at the Radio One schedule, I think the most critical key point is that local owns weekday mornings, weekend mornings and afternoon drive as those key time periods for strong local content.

1285 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much, Mrs. Marjetti.

1286 For the smallest markets, so you just talk about -- more broadly about the criteria that you use to be sure that it is sufficient to -- that like the programming is sufficient to serve these communities. But for smallest markets, are there specific or different criteria, a different approach to be sure that it is sufficient to serve these communities?

1287 M. BISSONNETTE: Peut-être en réponse à votre question, vous savez, Madame la Vice-présidente, tous les matins de la semaine, nous produisons 20 émissions de radio différentes, tous les retours à la maison, nous produisons 17 émissions de radio différentes, et nous produisons 13 téléjournaux différents tous les jours pour répondre aux besoins francophones. Donc, notre premier critère, c’est toujours le besoin de l’auditoire, et au même titre que Mme Marjetti vous le précisait, les besoins de l’auditoire, c’est d’avoir de la radio locale au lever du matin et au retour à la maison et c'est pour ça qu’on a davantage de versions radio que de téléjournaux, parce que c'est important de pouvoir couvrir non pas une édition pour tout l’Ontario, mais de couvrir chacune des régions de l’Ontario notamment, et je vous le donne à titre d’exemple, et c’est ce qui fait la différence entre les 20 émissions de radio et les 13 éditions du téléjournal, c’est parce que justement on répond aux besoins des marchés qui sont plus petits, donc le téléjournal est davantage régional, mais l’émission de radio, elle, est locale. Et nous avons déposé pour chacune de nos stations un tableau que vous pouvez…auquel vous avez accès et qui vous donne le nombre exact d’heures de programmation locale qu’on produit.

1288 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Je vous remercie.

1289 MS. WILLIAMS: Perhaps if I -- if I could add one more example that might just sort of round out your understanding. I may throw back to Johnny Michel, who manages the western region, and have him talk about how some of those very small markets in his province, Prince George or Kamloops -- how those very small markets, how we ensure that they get the local coverage that they need and deserve.

1290 Can I throw that to you, Johnny?

1291 MR. MICHEL: Yeah, of course. Thank you, Barb.

1292 And thank you for the question, Madam Vice-Chair.

1293 B.C. is very interested -- interesting in a way that we have, as I mentioned earlier, the bureau system, as some other provinces have that as well, Ontario being another one.

1294 In B.C., I always say we produce 15 hours of programming and it's not even 9 o'clock in the morning. We have five morning shows that get produced in the province of B.C. from the five bureaus, and three afternoon shows.

1295 And the morning shows are produced in a -- in Prince George and Prince Rupert, for example. In Prince Rupert in particular, we have two people. That's the total amount of people that we have in Prince Rupert.

1296 There's a host and an associate producer to support the host, and then they connect with Prince George and they co-produce a morning show for a very vast geographical area for northern B.C. between Prince George and Prince Rupert.

1297 In Kamloops, the team is small as well. There are about four people, sometimes five on a good day when we have some additional support to come in and support them. And they do a morning show out of Kamloops as well.

1298 In Victoria, we have a bigger office. There are about 12 people. We do a morning and afternoon show out of Victoria.

1299 And in Kelowna, we do the same -- we do the same thing, a morning and afternoon show. And there's about 12, 13 people in Kelowna. And of course, Vancouver, we do a morning show.

1300 So these programs are very local in nature, very hyper-local in nature. They serve their communities.

1301 In the particular case of Prince George and Prince Rupert, it's a vast swath of northern B.C. that they cover, so they have a lot of -- a lot of area to cover.

1302 Kamloops do a smaller indication, and then Kelowna would cover southern -- southern part of B.C.

1303 So it varies in terms of the size, but all of them are there to make decisions and have local decision-makers, editorial leaders that make decisions every single day based on their understanding of the communities that they serve and understand on -- understanding of the issues that matter the most to their communities.

1304 And then that feeds into the overall coverage that we do collectively as part -- that's regionally relevant, information and news programming, and some of those stories surface and some of them become digital stories, some of them become TV stories depending on the interest and editorial decisions that folks in B.C. would make and, ultimately, some of them rise to the national level because these are the stories that have perhaps a national interest and they come from the smaller bureaus.

1305 And there's many, many examples of smaller stories that was just a -- an interview that may have been done on the snowbirds, for example, in Victoria and there was some tax implications that the Minister that was being interviewed mentioned to the snowbirds and that became a national story because so many Canadians go and spend time in the United States.

1306 And there's a sample of a small story, was just an interview on the afternoon show that became actually a national story and it -- I believe -- I don't want to misquote, but I believe it had hundreds of thousands of page views because there was just the wide interest across the country.

1307 Thank you.

1308 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much, Mr. Michel.

1309 So my next question refers to information we have regarding the minutes that -- the minutes of news per broadcast week for ICI Musique and Radio -- Radio Music. So there's a difference, a big difference.

1310 So ICI Musique is currently producing 48 minutes of news per broadcast week, whereas Radio Music is currently producing six hours of news per broadcast week, so I was curious to know the -- why is that, why this difference.

1311 M. BISSONNETTE: Caroline, est-ce que tu peux prendre la question?

1312 MS. TAIT: Maybe I should introduce Caroline. I don't think we've introduced her ---

1313 MR. BISSONNETTE: Sorry. Yes.

1314 MS. TAIT: --- as yet.

1315 C’est un grand plaisir to introduce Caroline Jamet qui est directrice générale de la Radio, de l’Audio et du Grand Montréal at Radio-Canada.

1316 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci, Madame la Présidente.

1317 Mme JAMET: Oui. Bonjour, Madame…

1318 CONSEILLÈRE SIMARD: Bonjour.

1319 Mme JAMET: …la Vice-présidente.

1320 Écoutez, c’est une question… en fait, si c’était possible, je vais vous revenir par rapport à vous voulez savoir la différence…

1321 CONSEILLÈRE SIMARD: Oui.

1322 Mme JAMET: …pourquoi, écoutez, je peux vous… en fait, au niveau du marché francophone, c’est une forme peut-être de contre-programmation, je vous dirais. Nous avons deux stations, une qui est parlée, donc ICI Première, et qui a des bulletins toute la journée, des bulletins à l’heure aussi, des bulletins aux demi-heures le matin par exemple, et au niveau d’ICI Musique, nous avons moins de bulletins parce que c’est plutôt une offre qui est musicale où on met en valeur les artistes canadiens, des artistes francophones, c’est notre priorité, et nous avons des bulletins le matin, nous avons des bulletins dans la journée, mais moins, puisque c’est une offre qui est plutôt musicale pour accompagner les Canadiens avec cette offre-là.

1323 COMMISSIONER SIMARD: Is it the same thing in the English market and maybe that’s why –- that could explain the difference? Maybe the -- let me clarify.

1324 So maybe the -– can I assume that in the English market, the approach is a bit different and that’s why there are six hours of news per broadcast week, on Radio Music?

1325 MS. WILLIAMS: Let me see if I can set this up a little bit because our music channel, CBC Music, is actually held by two different people, if you will.

1326 The music portion of it is overseen by Sally Catto, who oversees all of our entertainment programming, which includes music. So she oversees the music part.

1327 But because your question is specific to the news content that shows up on that station, I am going to actually go back to Susan because she oversees everything that is news. So Susan, I’m going to pass this question over to you, if I may.

1328 MS. MARJETTI: Well, we felt very strongly about ensuring that music lovers are absolutely passionate about their music. There’s no doubt about it, but that it’s also really important to have strong news presence. And so, you know, you will hear national newscasts on CBC Music, formerly known as CBC Radio Two, throughout the schedule.

1329 And you know we also have 150-200 music streams that are uninterrupted, where you would not hear news. But we felt very strongly that radio is still largely listened to in cars; that news and information -- especially, oh my gosh, especially in this time of COVID -- but in general was critical to make sure it was there throughout the CBC Music schedule.

1330 COMMISSIONER SIMARD: Thank you, Ms. Marjetti.

1331 And my last question regarding radio is about your future plans.

1332 Quel est votre plan pour le futur? Est-ce que c’est de conserver présentement la même approche ou avez-vous d’autres plans en tête, considérant évidemment les bouleversements technologiques, sociaux dont on parlait hier?

1333 Mme TAIT: Je vais inviter Michel d’abord pour répondre à cette question et puis ensuite, Barb.

1334 M. BISSONNETTE: Merci encore une fois pour la question.

1335 Vous savez, donc au niveau des conditions de licence, on demande le renouvellement des conditions telles quelles, autant pour ICI PREMIÈRE que pour ICI Musique, parce que je pense que notre radio parlée et notre radio musicale démontrent des résultats et une complicité avec les publics.

1336 Donc, on ne voit pas sur les chaînes linéaires de changement prévisible.

1337 Toutefois, dans nos plans pour le futur, vous comprendrez qu’avec le lancement, l’an dernier, de OHdio c’est qu’on voit le même mouvement qui s’est passé en télévision avec une consommation qui se faisait sur le numérique versus une consommation sur le linéaire. On veut donc investir beaucoup d’énergie pour s’assurer que la génération qui préfère consommer de manière numérique puisse trouver l’ensemble de notre programmation et des balados également sur notre plateforme.

1338 Donc, la plateforme sert pour faire du rattrapage, sert pour faire de l’écoute en direct et on ajoute à cela une programmation importante en balados, les balados pouvant venir de l’équipe d’information, pouvant être des listes de lectures musicales ou encore de pouvoir être carrément des balados d’information.

1339 Et la force de notre application c’est qu’en réunissant la force de la radio parlée et de la radio musicale sur une seule et même destination, il y a un effet de boule de neige qui se crée. Donc, des gens qui venaient pour pouvoir nous consommer au niveau de la musique découvrent nos émissions de radio parlée et vice versa. Et c’est ce qui crée l’engouement. C’est du moins le constat auquel on peut arriver après un an maintenant depuis son lancement.

1340 CONSEILLÈRE SIMARD: Et est-ce qu’on peut anticiper potentiellement, étant donné ces nouveaux véhicules-là, une redéfinition des radios traditionnelles par rapport justement aux nouvelles? Est-ce qu’on peut anticiper ça ou pas du tout à ce stade-ci?

1341 M. BISSONNETTE: Bien, je pense que ça peut être une façon de consommer qui est différente. Les gens ont moins de radio mais ils ont tous un téléphone. Donc maintenant, ils peuvent écouter le signal en direct depuis leur téléphone. Ce qui fait que pour tous ceux qui se déplacent en transport en commun ont maintenant accès à leur radio en temps réel.

1342 Donc, pour moi, c’est plus une question de plateforme où est-ce que ça va être consommé que nécessairement de choix de programmation. La radio est un médium de proximité par excellence. Les gens aiment la radio le matin, aiment la radio en après-midi, aiment -- selon l’heure de la journée, ils consomment différemment leur radio. Et en ce sens-là, je pense que c’est juste une façon de pouvoir élargir nos publics.

1343 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Merci.

1344 MS. TAIT: Barb, you might want to add something to that?

1345 MS. WILLIAMS: Thanks.

1346 I mean, I appreciate all that Michel is saying. I think we are continuing to see a huge demand for audio content, much of which we expect to continue to be in the live format that is radio, as we think of radio today. Although as Michel says, that’s now available on demand; even if it’s a particular morning show, you don’t have to listen to it in the morning. You can listen to it early in the afternoon, if that’s when you decide you want to get up and start your day.

1347 So we anticipate change in audio but only in increasing the opportunity to offer more audio content. We are so distinct in our audio content and, yes, that is about podcast and the leadership role that we mentioned yesterday.

1348 But it’s also we are distinct in what we do with our coverage of books and writers in radio. It’s our coverage of Indigenous content in radio. It’s our coverage of comedy in radio. And all of that is just we’re increasing and we’re doing more as the platforms allow for a greater range and a greater access to content.

1349 And then I think in music in particular we are seeing a huge opportunity with increasing the diversity of the music content that we offer, as we continue to really work hard to understand what it truly means to reflect contemporary Canada. And who are Canadians today; what is the music that they really love?

1350 And so we are building new shows that we’ll be rolling out over the next year that will really increase and enhance the range of content -- music content that we provide.

1351 So we see audio as a big piece of our future and an exciting piece of the way we reach Canadians.

1352 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much.

1353 LE PRÉSIDENT: Madame Simard…

1354 CONSEILLÈRE SIMARD: Oui?

1355 LE PRÉSIDENT: Pardon, excusez-moi.

1356 I was just wondering if -- I know based on your earlier outline, you have a couple of more or one more area of questioning, but can I suggest that this might be a good time to break?

1357 COMMISSIONER SIMARD: Yes, of course.

1358 THE CHAIRPERSON: For lunch and give people a bit of time to move around.

1359 And we will resume --

1360 Madame la secrétaire, if it’s appropriate, could we break now until 1:30?

1361 THE SECRETARY: Perfect, 1:30.

1362 LE PRÉSIDENT: Merci beaucoup.

1363 LA SECRÉTAIRE: Merci.

1364 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci.

--- La séance est suspendue à 12 h 34/

Upon recessing at 12:34

--- L'audience est reprise à 13h30/

Upon resuming at 1:30 p.m.

1365 THE SECRETARY: Welcome back. Mr. Chairman, we may begin.

1366 THE CHAIRPERSON: Merci, Madame la secrétaire. We'll resume with, I believe, Vice-Chair Simard still has some remaining questions in this area. So floor over to you, Madame Simard.

1367 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much, Mr. Chairman.

1368 Madame la Présidente, Madame Tait, j’aurais une question, une dernière question pour clore sur le sujet de la programmation locale.

1369 Alors nous avons discuté, ce matin, du fait que Radio-Canada/CBC surpasse les conditions de licence actuelle. Nous avons discuté de vos heures de programmation qui sont le double, peut-être même le triple des conditions de licence actuelle.

1370 Mais malgré ça, sur le dossier public, des Canadiens se sont exprimés pour dire qu’ils ne se sentent pas desservis par les services d’information de Radio-Canada/CBC.

1371 Alors ma question pour vous, comment remédier à cette situation?

1372 Mme TAIT: Merci, Madame la vice-présidente.

1373 Je vais commencer, mais je vais passer la parole à Michel et à Barb pour parler de comment on reflète la population et surtout les gens qui se sont… qui sont sous-représentés.

1374 Mais d’abord, il faut dire que refléter le Canada contemporain c’est un de nos piliers de notre stratégie et ça fait quelques années, en 2018, nous avons lancé notre plan sur la diversité et l’inclusion.

1375 Et je vais inviter Marco Dubé, notre vice-président, personnes et culture de parler… d’expliquer un peu ce qu’on a fait au départ et ensuite on peut parler de nos plans d’action qu’on a accélérés, amplifié toutes nos actions surtout sur la représentation dans nos contenus.

1376 Mais d’abord, Marco, peut-être que tu peux commencer et puis ensuite on peut parler plus directement sur la programmation?

1377 M. DUBÉ: Oui, absolument.

1378 Alors, ben, merci Catherine. Merci, Madame la vice-présidente. Écoutez, dans notre plan sur la diversité, puis comme le disait Catherine, pour répondre à l’objectif stratégique que nous avons de mieux refléter le Canada et de refléter adéquatement le Canada contemporain, donc on travaille sur vraiment trois fronts. Le premier est celui du contenu, et Michel et Barb vont pouvoir vous en parler avec leurs équipes. Il y a celui de la représentation et celui de la culture à l’interne. Donc je vais y aller quand même assez brièvement pour laisser une chance à tout le monde de parler.

1379 Mais sur la question de la représentation…

1380 CONSEILLÈRE SIMARD: Je vous interrompe deux petites minutes. Est-ce qu’il s’agit ici d’un plan qui concerne strictement les services de l’information ou c’est plus large que ça?

1381 M. DUBÉ: Ce don’t j’allais vous parler concerne l’ensemble de l’entreprise et pas simplement les services de l’information.

1382 CONSEILLÈRE SIMARD: Si vous me permettez, je garderais cette information pour plus tard, parce que ça viendra. Alors je le sais déjà.

1383 M. DUBÉ: Absolument.

1384 CONSEILLÈRE SIMARD: Alors si vous me permettez, on parle vraiment ici de programmation locale et la question vraiment précise c’est comment remédier à cette situation-là? Donc bien que vous respectiez les conditions de licence, plusieurs Canadiens se sont exprimés sur le dossier public pour dire qu’ils étaient mal desservis.

1385 Et en fait, peut-être pour orienter la discussion davantage, peut-être au niveau des mesures de qualité et de pertinence de la programmation locale sur toutes les plateformes, je sais que Ms. Williams referred to those measures earlier this morning. Ce que je me… elle les a mentionnées mais sans qu’on aille vraiment dans le détail. Alors peut-être cette information-là serait utile pour le dossier public. Oui?

1386 MS. TAIT: Just to be very clear, before we go -- we will answer your question. But just to be clear that when I passed the mic to Michel it was to talk about our strategy around employment. Understanding that most of our employees are, or a large number of them are working in news and in local news. And one of the ways we achieve reflection of all Canadians is through our workforce because oftentimes those are the people that -- that are on air or on -- or are creating the news stories or working on the news stories. So just so you understand the context of that, but then I think we can go to Barb and then to Michel pour mieux expliquer l’autre partie de votre question.

1387 CONSEILLÈRE SIMARD: Je vous remercie pour la précision. Merci beaucoup et merci pour votre compréhension. Évidemment, le temps et limité et là j’essaie d’aller à vraiment l’essentiel, donc les mesures de qualité et de pertinence de la… au sujet de la programmation locale sur toutes les plateformes.

1388 Mme TAIT: Très bien. Barb?

1389 MS. WILLIAMS: Thank you, and I will start the answer off and then I will hand to Susan, who may share with some other members of our team.

1390 I think what gets at the -- I hope what gets at the heart of our question is our need to be responsive all the time to what the audience is telling us, telling us what they like, telling us what they don't like. Telling us where they see themselves well reflected and feel their community is being listened to and pointing out to us where they feel their story or their community or their concern is being ignored.

1391 And we do measure that, as we've talked a couple of times over the past day‑and‑a‑half, in traditional audience metrics. There is a certain amount of confidence that if you have a large audience reliably listening or watching one of your programs that it is generally satisfying them, and that's why they come back day after day because news is such a -- there's such a regular rhythm to the experience that people have with news. Generally, you know, people are quite loyal to their news station, be that on radio or on television, and they tend to be loyal day in and day out. So if you've got them, you've got them.

1392 But we do acknowledge that particularly in our society that is changing as rapidly as it is, that we have to be -- work very hard every day to be sure that we're being inclusive and that communities and stories and people are not being forgotten, and we hear that because people reach out to us all the time. Social is quite a -- an incredible platform for people to engage in in what they feel we're doing well and not, as well as the relations function that we provide on an ongoing basis, as well, of course, the ombudsman where people think that maybe we've crossed the line with JSP. So we are paying attention all the time to all of those feedbacks, feedback loops if you will, about where we're hitting the mark and where we're not.

1393 But Susan, let me pass to you. You may want, with you or your team, to be more specific about some examples along this line.

1394 MS. MARJETTI: Thank you, Barb. I was just thinking about the newsroom, inclusive newsroom pilot projects that happened over the last months, over fall, in Montreal and Ottawa. And it was really an intent to, just picking up on what Barb was saying, to build on that how we look at stories and what is relevant to our local audiences.

1395 But you know, as Brodie mentioned earlier, when something major is happening on Parliament Hill and Washington or anywhere in this country across the land, it may well be put through that lens of what is relevant to our local audiences. Now, having said that, we're doing more local content than ever before, and we're doing it on radio and TV and digital, so we're doing more, we're just doing it in more ways and on more platforms.

1396 But I'm going to ask Johnny Michel to pick up here with a few examples in terms of the quality and the value of some of what we do in being locally relevant and locally meaningful.

1397 MR. MICHEL: Thank you, Susan. And pleased to answer the question, give some more context, Madam Vice-Chair.

1398 Reflecting a contemporary Canada is an obsession for all of us in this organisation. Starts with Catherine Tait all the way down. It's embedded in all of our objectives. It's something that we measure, something that we track, and it's something we talk about every single day with each and every decision we make. So it's incredibly critical, and we achieve that through a number of ways in terms of local programing to ensure that that reflection is there.

1399 You know, it's interesting, we talk about pop up earlier, you know, part of -- we're doing a pop up in the Filipino community in Calgary. Tomorrow, there's actually an editorial board with the Filipino community. Again, it's one of those examples where we connect with communities. It's the third largest ethnic community in terms of growth and certainly in Alberta and B.C., and I think across the country. These are the communities that where perhaps we don't connect with often enough, we don't hear their stories. We're doing one tomorrow.

1400 I was talking to my counterpart who runs the Quebec and Atlantic Canada, Meredith Dellandrea. She actually just finished. She sent me a note this morning. She said she is meeting in conversation with the members of the black community in Nova Scotia, obviously, doing that virtually. Again, it's a way how we connect with communities and segments of the population that we feel are not served.

1401 So editorial boards is something that is embedded in our DNA. And those are things we do on an ongoing basis, and we do it with the conversation around whose voice are we not hearing? Whose voice is not getting access to the CBC? Which community is not telling their stories? So, we do that on ongoing basis across the country in all of our locations, and that -- those conversations benefit all of our platforms, radio, television, online and everything else we cover.

1402 The other way we do it is through what we call partnerships. You know, we don't do sponsorships. I'm sure you've heard the term sponsorship. You know, TV stations, radio stations sponsor different events, and they get local exchange, and we don't do those things. We do partnerships. We partner with organisations that we find that their mandates are in line with our mandate. And we create programming around that, and we create relationships that we can advance our reach, and advance their cause, and be able for us to be able to reach again audiences that we normally don't talk to. I think pop ups is another way that I've talked about it.

1403 And then there's this, you know, cultural piece that is embedded in each and every conversation. I think as we start talking about diversity and inclusion and our numbers, I think all of us agree that this is a hill that has no top, that will continue to work harder and harder and harder to have representation inside the CBC, as I do within my own region, to ensure that the people that work inside the CBC represent the people that we are serving outside of the CBC. That's very, very critical. But that's in an ongoing process.

1404 And part of what we bring to the table, until we get to a place where we feel we have at least sufficient representation internally, we bring a lot of conversation and partnerships and discussions around who is missing, and whose voice should be included, what perspectives. You know, diversity comes in many forms, and diversity of thought is also a big part of that diversity. And so, we look for those things in our daily conversations and daily decisions when we decide what stories to cover and how to cover them. And training is a big part of that. And we have a very robust training at the CBC that I don't think you will find anywhere else.

1405 Sorry, am I, am I going too far?

1406 COMMISSIONER SIMARD: Okay. That's very helpful. Thank you very much. At this ---

1407 MR. MICHEL: All right.

1408 COMMISSIONER SIMARD: --- point, my ---

1409 MR. MICHEL: Thank you.

1410 COMMISSIONER SIMARD: --- question is are -- you just referred to -- you just mentioned the fact that there are track records.

1411 Donc, il y a des données qui existent. Alors, est-ce que c’est sous forme de rapport interne et si oui, est-ce que vous pouvez partager cette information-là avec le CRTC?

1412 MS. TAIT: Sorry, I'm not sure who's answering that question there.

1413 MR. MICHEL: I just wanted to understand the question. The translation kind of just jumped on top of -- if you don't mind asking the ---

1414 COMMISSIONER SIMARD: Of course.

1415 MR. MICHEL: --- question one more time in English, please, s'il vous plaît?

1416 COMMISSIONER SIMARD: Yes, of course. So, my question is basically are there any reports because I'm hearing that there are data, so are there any reports that could be shared with the CRTC regarding those measures?

1417 MS. WILLIAMS: Maybe I could try and help. I think we're talking about a couple of different things here all at once, and there may be some specific reports that we could be talking about with you, that we could be providing in the future that relate very specifically to some of the diversity initiatives that we have at the corporation overall, and that I know people are interested in better understanding how we report and track on our diversity metrics.

1418 It's a little bit different maybe from some of the things that Johnny's talking about, about the ongoing commitment to editorial boards, about paying attention to what audience relations is feeding to us, about looking carefully at what, you know, comes into the ombudsman, which clearly, we respond to each and every concern that comes in that way. Looking at, you know, on social media, if a topic is getting a lot of attention and we track with that thread and see what the -- what's underneath it. We don't have reports specifically around those kinds of measures, but those measures are absolutely helpful to us in the ongoing effort to ensure that we're reflecting back to the communities their expectations of us.

1419 So there are many different ways that we track our success and measure our commitment to local programming, but I don't think we have reports at this moment in time that we could share around those kinds of initiatives.

1420 MS. TAIT: Well, if I could just say, and I know Michel has something he'd like to add, but if I could just say the public perception report that we do, that we track on a quarterly basis, is probably the key measure, and I believe we offered to share that with you, where we ask Canadians, do they feel they see the regions reflected, and the results are at 90 percent. Clearly, there's -- if it's 90 percent, then 10 percent are feeling that they are not represented and those are probably among the people that have expressed a concern.

1421 Can we do better? I love the hill that never has a top that Johnny mentioned. Of course, we can do better, and we strive to do better each and every day.

1422 Michel?

1423 M. BISSONNETTE: Oui, merci Madame la vice-présidente. Je suis conscient du temps puis à quel point je vais donc essayer d’avoir une réponse qui est succincte.

1424 Donc, il y a deux --- par rapport à votre question sur les données, il y a deux réponses : celle que Catherine vient de vous donner et on joue toujours entre 84, 85, 90 % des gens qui considèrent que notre reflet régional est suffisant. Mais il y a aussi – parce que vous savez, c’est une condition de licence, donc on a le rapport des assemblées de consultations publiques qu’on fait dans tous les milieux minoritaires pour comprendre quel est le niveau de satisfaction et de dépréciation des services de Radio-Canada et ces rapports-là sont soumis au CRTC.

1425 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait.

1426 M. BISSONNETTE: Ceci étant dit, comment dire… quand on reçoit ces plaintes-là, il y a toujours deux catégories. Il y a une première catégorie qui est les gens qui n’ont pas accès à la haute vitesse et qui considèrent qu’ils n’ont pas tous les services de Radio-Canada. Ici, on en est fort conscients puis malheureusement, on n’a pas le contrôle sur le déploiement de la haute vitesse partout au pays, mais c’est pour ça que dans les engagements qu’on prend auprès du CRTC, on tient mordicus à maintenir une importance sur l’ensemble de nos plateformes linéaires de façon à ne pas échapper les gens qui pourraient vivre à l’extérieur des grands centres.

1427 L’autre élément, c’est les gens qui considèrent qu’on ne reflète pas assez leur communauté ou leur localité. Et ce qu’on a mis en place – parce qu’on ne peut pas multiplier les stations, vous le comprendrez – donc ce qu’on a mis en place, c’est des bureaux satellite, c’est-à-dire des vidéojournalistes qui sont présents dans chacune des communautés pour venir alimenter les bulletins de radio, les émissions de radio, les émissions de télévision, la plateforme numérique, pour couvrir le plus large possible. Est-ce qu’on pourrait faire mieux? La réponse va toujours être oui. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui aimerait qu’on soit encore plus présent dans sa communauté? La réponse va toujours être oui. Mais je peux vous dire parce que je suis là depuis maintenant près de cinq ans, la progression qu’on a faite dans les cinq dernières années pour vraiment déployer nos ressources journalistiques est impressionnante.

1428 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait, je vous remercie. Je pense que ça fait le tour de la question et c’est ce qui nous amène à la prochaine section. Je l’ai annoncée avant la pause de l’heure du lunch, ce sont les nouvelles nationales et internationales. Donc, je vais… sans le savoir probablement, vous avez fait un lien avec une des questions qui s’y trouvent, donc est-ce que vous pourriez confirmer… on a parlé du Nord ce matin, est-ce que vous pourriez nous confirmer s’il y a ou non des bureaux localisés dans le Nord?

1429 M. BISSONNETTE: Ben, du côté francophone, nous avons trois vidéojournalistes qui sont dans le Nord, et du côté de CBC, la couverture est plus grande parce que la deuxième langue étant très souvent l’anglais, c’est vraiment qui CBC qui chapeaute CBC North, donc j’inviterais Madame Williams à répondre davantage à votre question.

1430 CONSEILLÈRE SIMARD: Juste avant, j’ai oublié de préciser, pour ICI RDI et CBC News Network, alors pour la partie plus nouvelles nationales et internationales, est-ce que ceci existe? Est-ce que y’a un bureau… le bureau… s’il y a un bureau au Nord, est-ce qu’il y a une collaboration, j’imagine, pour la partie francophone avec ICI RDI?

1431 M. BISSONNETTE: Ah, tout à fait, mais j’inviterais M. Rioux, parce que sincèrement nos vidéojournalistes contribuent autant pour les antennes régionales que pour les antennes nationales, donc j’inviterais à M. Rioux à répondre à votre question.

1432 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Je vous remercie.

1433 Monsieur Rioux?

1434 M. RIOUX: Oui, Madame la Vice-présidente. Effectivement, on… et ça revient un petit peu au point précédent que vous avez soulevé, on nous avait posé la question : est-ce que vous pouvez améliorer votre service dans le Grand-Nord, ce qu’on a fait. On a maintenant des journalistes… vidéojournalistes au Yukon, Territoires du Nord-Ouest, et aussi au Nunavut depuis le printemps dernier. La pandémie nous a un petit peu ralentis dans son déploiement.

1435 Ceci étant dit, les journalistes qui sont présents dans… les vidéojournalistes qui sont présents dans ces trois territoires contribuent autant à l’antenne régionale qui est Colombie-Britannique, Grand-Nord, qu’aux antennes nationales, et on peut régulièrement entendre Matisse Harvey, par exemple, qui est la nouvelle journaliste au Nunavut, intervenir à l’émission de Jean-Sébastien en après-midi, L’heure du monde, ou on l’a vue aussi intervenir au RDI.

1436 Donc, notre rôle est essentiellement d’être le connecteur entre le réseau national de l’information, donc le RDI, le Réseau de l’information, et les salles régionales, et ces trois exemples-là sont de parfaits exemples d’intégration à l’intérieur de la programmation nationale.

1437 CONSEILLÈRE SIMARD: Excellent. Merci beaucoup.

1438 Maintenant…

1439 MS. WILLIAMS: I would like ---

1440 CONSEILLÈRE SIMARD: Oui?

1441 MS. TAIT: Because we're speaking about the north, could we -- it would very important to invite Barb and, of course, Merv to speak to that.

1442 It's the connection between how does the service in the north connect with CBC News Network, what is the relationship. We're trying to find the links between local and now national.

1443 MS. WILLIAMS: Thank you.

1444 So I will let Susan maybe give a top line, although I'm sure she'll want to include Merv to better describe the activities in the north.

1445 Susan?

1446 MS. MARJETTI: Yeah. Thank you very much, Barb. And I will absolutely turn to Mervin.

1447 And I should just say that Mervin is the Senior Managing Director of the North, and that is recent that we returned the north to regional status because of the language and culture and unique value of the north and because we want more stories from the north on our national airwaves on radio, TV and digital.

1448 And one of the first things that Mervin Brass did in his new job as Senior Managing Director of the North was announce this partnership with CBC News and Brodie Fenlon's team, which is to have and we are hiring for a new national reporter in the north and a new network producer in the north. And that intent is to get more stories from the north again across our platforms.

1449 I'm going to ask Mervin if he would now to pick up the story.

1450 MR. BRASS: Thank you, Susan.

1451 In the north, we work cooperatively and collaboratively with Radio Canada, the reporters that are based in the Yukon as well as the reporter that's based in Northwest Territories. We work together in such initiatives as the Arctic Winter Games where they're included with our planning.

1452 We give each other heads ups if we're going to be covering something so that we're not overlapping and that we're -- we're sharing information and resources as best as that we can.

1453 With the network, our relationship in the north is vastly improving. We have weekly meetings with our assignment producers and the network assignment producers just to ensure that both our -- both sides are aware of what's happening in the north as well as across the country where the north may, you know, want to get in on a story or project that's moving forward.

1454 COMMISSIONER SIMARD: Thank you. Thank you.

1455 Next question, I'm trying to see the differences between the English language and French language markets in terms of national and international news coverage.

1456 One of the big differences that has been raised on the record is the -- for the English market, the fact that CBC News Network would cover more American news than Canadian national news, so I would like to give you the opportunity to respond to that.

1457 MS. TAIT: Sorry. Go ahead, Barb. Just go straight. Go for it.

1458 MS. WILLIAMS: Sure. I thought I would just actually head straight to Brodie, who oversees News Network, and I'd think would be happy to talk about the importance of Canadian news on News Network.

1459 Brodie?

1460 MR. FENLON: Thank you, Commissioner.

1461 I think I would say two things. First of all, we know the American story's very much a Canadian story. Canadians are intensely interested in that story because it touches all facets of Canadian life, from border to health to our economy, to the fact that a number of Canadians work in the United States, vacation in the United States. So there is keen interest in the story.

1462 The differentiator for us, and we're quite proud of it, is that when we bring that story to Canadians from the United States, we endeavour at all points of the day to bringing it from our own journalists who are stationed there so that the story is told by Canadians for Canadians. And I would say that's a differentiator.

1463 We're quite proud of our foreign coverage. We have more boots on the ground in -- around the world than any other Canadian media outlet, and that applies to U.S. coverage as it does to other parts of the world.

1464 COMMISSIONER SIMARD: In your -- in your views, are there differences between the English market and French language markets in terms of national and international news coverage?

1465 MR. FENLON: I think there are differences certainly, but I'm best positioned to speak to the interests of the English markets I serve, and so I don't know if my colleague, Luce, has anything to say about the differences.

1466 There are certainly many stories that overlap and are similar, but we do go our own way in certain places.

1467 Luce?

1468 Mme JULIEN: Je dirais…

1469 Merci, merci Brodie.

1470 Je vous dirais d’abord que pour tout ce concerne les enjeux, la couverture américaine, vous savez, l’intérêt est manifeste, l’intérêt est très, très grand. On le voit vraiment dans même les questions qu’on reçoit du public, on fait des émissions spéciales, elles sont très, très… que ce soit sur le Réseau de l’information ou même on a fait une grande émission spéciale à ICI Télé de deux heures au début septembre justement précédant l’élection américaine et ç’a été vraiment un véritable succès. Donc, pour les États-Unis, je vous dirais que, de tout temps, le public francophone ou les citoyens canadiens, les citoyens anglophones ont toujours été intéressés.

1471 Maintenant, est-ce qu’il y a des différences de couverture? Parfois, oui, notamment on a un bureau à Paris, et donc, c'est certain qu’on couvre peut-être davantage tout… le réseau français couvre probablement davantage tout ce qui se déroule en France; par contre, mes collègues du réseau anglais sont à Londres et encore une fois on travaille très, très étroitement ensemble.

1472 Alors, pour le reste, je vous dirais que, vous savez, malgré la pandémie… parce que la couverture internationale là, c’est vraiment au cœur du mandat, de la mission du service public, et pour nous, c’est vraiment extrêmement important. Au cours de la dernière année, malgré la pandémie, on a visité environ une trentaine de pays, fait plus de mille reportages radio, télé, web sur l’international, alors ça fait vraiment partie du mandat et de notre mission de bien servir les Canadiens francophones sur l’information internationale.

1473 CONSEILLÈRE SIMARD: À votre avis, dans le futur immédiat, anticipez-vous le même type d’offres? Autrement dit, anticipez-vous des changements quant à la programmation de nouvelles nationales et internationales pour le marché francophone?

1474 Mme JULIEN: Écoutez, moi, je vous dirais que pour tout ce qui concerne à la fois la couverture nationale et internationale, je vous dirais que je ne vois pas de changements majeurs autres que de toujours se dire de bien servir les Canadiens et d’aller sur le terrain, que ce soit au Canada… le Canada, c'est un très, très grand pays, et c’est ça le défi pour nous, à la fois pour CBC et pour Radio-Canada, de couvrir l’ensemble des communautés dans ce grand territoire.

1475 Quant à l’international, ce qui est extraordinaire, c'est que oui, on a des bureaux à l’étranger et c’est fondamental, Washington, Paris, Moscou, Pékin, mais on a adopté vraiment une méthode beaucoup plus souple; on a beaucoup d’experts internationaux ici au réseau qui ont été correspondants à l’étranger. Alors, on les déploie selon la crise; je pense à Sophie Langlois qui va en Afrique très régulièrement, Jean-Michel Leprince qui est notre expert de toute la politique sud-américaine. Bref, cette souplesse-là de déployer nos envoyés spéciaux – je pense à la radio aussi, à Akli Aït Abdallah – et la technologie aussi est plus souple. Et ça aussi, ça nous aide vraiment à, je dirais, même mieux couvrir le monde. Parce que la planète est petite, hein – et d’une certaine façon, tout citoyen aujourd’hui s’intéresse à l’information locale, nationale et internationale, tout ça est interconnecté.

1476 MS. TAIT: If I may add to those comments, I think it's really important for those intervenors who feel we spend too much time on the United States. What is absolutely the heart and soul of CBC and Radio-Canada, and this they share, is to give a Canadian point of view on world events and the world including the United States. And so it's like a very uniquely Canadian point of view. And we saw it in spades just recently in the events that unfolded in Washington, and how that touched our own journalists on the ground, and, quite frankly, the very great challenges that our journalists face in a world that has not become all that friendly to journalists, and it's something that we care very, very much about.

1477 I don't know, Claude, you were waving papers. Did you want to say something about how we measure this matter?

1478 MR. GALIPEAU: Yes ---

1479 MS. TAIT: Or were you just waving your papers?

1480 MR. GALIPEAU: No, no, I wasn't just waving my papers. I was just trying to make a reference to in light of the question from the Vice-Chair about putting some data on the record.

1481 As the Vice-Chair may know and the Commissioners, we did file a content analysis for ICI Radio-Canada, and LDE, and also for CBC News Network, and covering the period of May and June of 2019. For the CBC side, so this would be CBC News Network, we found -- and this wasn't done by us. It was done by an external firm called Comex, Comex Research found that coverage of the U.S. topics was 14 percent overall, and this compared to 17 percent, for example, for CTV, which was one of the comparators. Local and regional coverage was 28 percent, provincial 7, and a national, not Ottawa, 8 percent, national Ottawa 15, national international 8 percent. And so -- and then the rest of the world was broken down. So, that's available in the final report from Comex on page 8 for CBC News Network.

1482 Et pour ICI RDI, c’est pour la même période, l’étude qui a été faite par le Centre d’études sur les médias et il a fait une analyse de ICI RDI comparativement à LCN et au niveau de la couverture américaine, on trouve pour ICI RDI 5,7 % pour la période comparé à 7,5 % pour LCN. Et bon, vous pouvez voir ça à l’étude, c’est à la page 4 de cette étude-là que nous avons soumise avec notre application.

1483 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci beaucoup, Monsieur Galipeau. Est-ce qu’il y a d’autres données à votre connaissance qui pourraient être utiles pour justement mesurer le succès quant à l’offre de nouvelles nationales et internationales ou on a fait le tour de la question?

1484 Mme TAIT: Je pense qu’on a fait le tour de la question, merci.

1485 CONSEILLÈRE SIMARD: Excellent, je vous remercie beaucoup.

1486 Et ma dernière question concernant les nouvelles nationales et internationales, toujours la même question; ça a déjà été discuté hier, mais les mesures alternatives. Alors, on a fait par exemple référence à un sondage fait par tierces parties, alors est-ce que c’est déjà une pratique implantée ou c’est quelque chose que vous pourriez envisager pour mesurer le succès?

1487 M. GALIPEAU: Catherine, veux-tu que je…

1488 Mme TAIT: Oh pardon! Oui oui, go ahead, Claude, pardon. I had myself on mute.

1489 M. GALIPEAU: Bon, bien je voudrais aussi voir si Luce et Brody voudraient aussi dire quelque chose parce qu’eux, ils font des études en particulier pendant les élections fédérales, ils pourront en discuter. Et nous, on pourra soumettre des rapports de nos scores, je dirais, au niveau de notre couverture, c’est très possible. On fait, comme on l’a déjà dit, avec nos sondages au niveau de perception, mais on pourra faire un peu additionnel; je pense qu’on a un engagement pour revenir et vous faire des suggestions, on pourrait inclure ça aussi.

1490 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait, merci beaucoup, Monsieur Galipeau.

1491 Mme JULIEN: Je peux peut-être ajouter, si vous me permettez : on fait effectivement des sondages ponctuels, je reviendrai sur les élections tout à l’heure fédérales, donc sur la perception du RDI, sur la perception des émissions d’information aussi à ICI Télé. Mais ce que je peux vous dire, c’est que ces sondages relèvent le fait que nous sommes considérés comme étant, ICI RDI et Radio-Canada, les marques de confiance, les marques de rigueur, les marques où on couvre davantage, bien sûr – c’est notre rôle, cela dit – davantage l’information nationale et internationale et nous sommes très fiers de cela, puisque c’est ça notre mandat. Mais honnêtement, c’est très, très bien retenu par le public, ça.

1492 Et par ailleurs, on pourra y revenir peut-être si vous avez des questions plus spécifiques sur les élections fédérales, mais là, on mène bien sûr des études vraiment très pointues sur notre couverture.

1493 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait – pas pour l’instant, mais je vous remercie, peut-être plus tard.

1494 Alors, ceci termine la partie concernant les nouvelles nationales et internationales. Nous passerons donc à la deuxième grande partie de cet entretien; donc j’avais annoncé d’entrée de jeu qu’il y aurait quatre grandes parties. La deuxième partie, elle est beaucoup plus menue et il s’agit de clarifier quelques questions au niveau de votre offre en ligne.

1495 Alors, pour commencer, donc, je réfèrerai, disons, au thème Ressources humaines et matérielles. C’est des questions qui n’ont pas nécessairement de lien les unes avec les autres.

1496 Donc la première, c’est au paragraphe 10 de votre mémoire supplémentaire. Je vais vous lire, vous n’avez pas à aller chercher la référence dans le document. Donc, vous avez décrit la structure de vos opérations comme suit, donc : « 60 établissements partout au pays qui hébergent 27 stations de télévision et 22 stations de radio. »

1497 Vous dites également : « Et il y a une station uniquement numérique. »

1498 Que voulez-vous dire par « uniquement numérique » et quelle est cette station?

1499 MS. TAIT: I believe that goes to Susan Marjetti, and that's the Hamilton office that she mentioned earlier. So, Susan, do you want to just explain what is meant by a "uniquement numérique", a solely digital station?

1500 MS. MARJETTI: Well, even a solely digital station, the team knows how to file for radio and television. And that's the way it is, whether you're a television reporter filing for a digital radio or whether you're a part of the CBC Hamilton digital station, which also often files for radio and television. It just means they're mobile journalists. It just means that the station offers, CBC Hamilton offers a digital service in terms of its coverage of that city. And then oftentimes stories that transcend that city and go beyond the city itself are shared regionally and nationally on other platforms, as well as digital.

1501 COMMISSIONER SIMARD: Good. Thank you very much.

1502 Il y a aussi cette question; donc, on a déjà abordé ici et là cette question, mais une fois pour toutes, est-ce qu’on pourrait profiter de l’occasion pour clarifier l’offre de nouvelles en ligne pour le marché francophone et pour le marché anglophone, lorsque vous parlez de vos infrastructures, on a fait référence, je pense… je pense que c’est hier, à l’offre de nouvelles via Gem et… en fait, je l’ai… non, c’est peut-être à un autre moment. Mais donc l’offre de nouvelles Gem et sur Gem et aussi on en… M. Bissonnette y faisait référence plus tôt ce matin, sur… via TOUT-TÉLÉ.

1503 Alors est-ce que c’est possible juste de clarifier brièvement cette offre de nouvelles sur vos plateformes en ligne?

1504 Mme TAIT: Michel?

1505 M. BISSONNETTE: Si vous me permettez, Madame la vice-présidente, si vous allez sur notre site, radio-canada.ca, ou encore sur l’application Info de Radio-Canada, vous avez la capacité de pouvoir déterminer votre région.

1506 CONSEILLÈRE SIMARD: Oui.

1507 M. BISSONNETTE: Ainsi, vous pouvez décider que vous êtes Côte-Nord, vous êtes Gaspésie, vous êtes centre du Québec, vous êtes Montréal ou vous êtes Alberta et, ainsi, l’offre de contenu qui va vous être proposé, que vous soyez sur votre ordinateur ou sur votre téléphone, quand vous allez arriver dans la section régionale, ça sera donc des nouvelles de votre région que vous allez obtenir. Donc le chiffre que vous obtenez c’est l’addition des options régionales de CBC, sur CBC News, que ce soit sur leur site internet ou sur l’application, et la même chose du côté de Radio-Canada.

1508 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci.

1509 Également, pour ce qui est précisément du marché francophone et de RDI, j’ai cru comprendre donc qu’il y avait eu un grand débrouillage de RDI via une application. Je pense que cette offre-là est terminée présentement, mais qu’en est-il? Est-ce que vous pourriez clarifier? Est-ce que RDI a présenté offert ou cette offre-là offerte sur une application? Et si ce n’est plus le cas, est-ce que ça fait partie de vos plans pour le futur?

1510 M. BISSONNETTE: Il y a deux choses. Il y a l’application, puis il y a le débrouillage. Donc juste pour être clair, quand il y a eu un débrouillage de RDI, il y a également eu un débrouillage de CBC News Network.

1511 Donc quand est arrivée la pandémie, les points de presse se multipliaient tellement et le public voulait tellement avoir d’information que nos chaines principales, qui étaient CBC et ICI TÉLÉ, ne pouvaient plus répondre à tout le besoin qu’on avait en information.

1512 On a donc demandé aux câblodistributeurs de nous permettre de libérer le signal de RDI et CBC News Network de façon à ce que tous les Canadiens qui étaient abonnés au câble puissent avoir accès à ces sources d’information-là et on a donc au-delà des couvertures de presse qu’on a pu faire sur chacun des sites régionaux. les points de presse des premiers ministres de l’Ontario, de Vancouver, du Québec, se succédaient sur RDI, au même titre qu’ils se succédaient sur CBC News Network.

1513 Arrivé à la fin juin, nous avons rebrouillé le signal parce que la première vague était passée. Le signal a été donc par abonnement pendant tout l’été et quand est arrivé le début de l’automne et que la deuxième vague a pris beaucoup d’ampleur, nous avons redemandé à nouveau de débrouiller le signal, lequel a été débrouillé jusqu’au 15 décembre.

1514 Il y avait également une possibilité, v’là quelques années, de pouvoir s’abonner à RDI et, dans ce cas-ci, je ne sais pas pour CBC New Network, via une application où est-ce qu’on pouvait prendre un abonnement par mois. Et ça, nous y avons mis un terme de façon à simplifier la communication avec les citoyens. Donc s’ils veulent d’abonner à RDI, c’est via un câblodistributeur.

1515 CONSEILLÈRE SIMARD: Est-ce qu’il y avait des frais pour ça ou c’était un abonnement gratuit?

1516 M. BISSONNETTE: Oui, il y avait toujours des frais, parce que sinon ça serait injuste pour ceux qui paient leur abonnement au câble. Donc c’est un frais qui était comparable à s’ils étaient passés via un câblodistributeur.

1517 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Merci.

1518 So for CBC, I guess the question is do you have like a similar offer?

1519 MS. WILLIAMS: Yes, thank you. I will pass over to Brodie to talk about the digital news offering at CBC.

1520 MR. FENLON: Thank you, Commissioner. Yes, it is similar. I'll try to capture all of it.

1521 We have 20 local original websites on top of national pages, such as Canada, world, and our homepage. On Gem, we offer several of -- all of our local television newscasts and live programming, plus News Network, as Michel was saying. On Listen, we offer all of our newscasts and our current affairs programs, locally and nationally, and then on top of that is another layer of digital activity which is on social media. And so you will find a number of local and national news programs offered on YouTube or Facebook or Twitter, Snapchat, and others.

1522 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much.

1523 Si je me réfère à la question que j’ai posée hier, à savoir si toute l’offre qui se trouvait sur les plateformes traditionnelles se trouvaient nécessairement en ligne, je vais résumer simplement la réponse, mais j’ai retenu que la réponse était oui, sauf exception, et qu’il y avait même plus de contenu en ligne.

1524 Alors est-ce que je peux… est-ce que je peux prendre pour acquis que pour les nouvelles, donc, c’est la même chose? C’est-à-dire qu’évidemment, il n’y a pas d’exception pour les nouvelles et toutes les nouvelles qui sont produites sur vos plateformes traditionnelles se retrouvent sur vos plateformes en ligne?

1525 M. BISSONNETTE: Tout à fait.

1526 CONSEILLÈRE SIMARD: On a eu… donc, il y a eu une intervention de la part de la Fédération nationale des communications, le Syndicats des communications de Radio-Canada, qui ont signalé une disparité d’applications au niveau des normes et pratiques journalistiques entre les plateformes traditionnelles et en ligne. Alors dans leur intervention, ils prétendent que les normes et pratiques journalistiques trouvent une application réduite, pour ne pas dire déficiente, sur des plateformes numériques comparativement à la radio, la télévision ou la chaine RDI.

1527 Alors ils prétendent même… donc certains, c’est-à-dire qu’ils expliquent que du contenu d’information serait mis en ligne par du personnel qui n’aurait pas le titre d’emploi de journaliste ou qui ne relèverait pas de la direction générale de l’information.

1528 Pourriez-vous nous éclairer à ce sujet, s’il vous plait?

1529 M. BISSONNETTE: ¨Puisqu’il s’agit des normes et pratiques journalistiques, j’inviterais Luce Julien à répondre à votre question.

1530 CONSEILLÈRE SIMARD: Je vous remercie.

1531 Mme JULIEN: Merci pour votre question.

1532 Écoutez, moi, je vois pas de différence de normes entre ce qu’on met en ligne ou ce qu’on produit à la télé et à la radio. Les normes et pratiques journalistiques vraiment s’appliquent à tout contenu d’information, peu importe la plateforme. C’est exactement les mêmes normes que nous appliquons.

1533 Maintenant, j’essaie de comprendre à quoi fait référence le Syndicat. J’avoue, ça me prendrait un peu plus de détails, parce que tous nos journalistes sont vraiment soumis… journalistes radio, télé et en ligne… sont soumis aux mêmes normes.

1534 CONSEILLÈRE SIMARD: C’est ce que je voulais clarifier avec vous. Je vous remercie beaucoup.

1535 Ma prochaine question fait référence à une discussion qu’il y a eu également hier, si je me rappelle bien, concernant le service RAD. Alors si j’ai bien compris, pour ce service-là, j’ai compris donc qu’au niveau de la qualification du contenu, vous considérez que ce n’est pas purement alphanumérique mais ce serait principalement alphanumérique.

1536 Alors j’aimerais avoir des éclaircissements à ce sujet parce que selon ma compréhension, il y a beaucoup, en fait, de vidéos qui s’y trouvent et j’aimerais mieux comprendre votre interprétation.

1537 M. BISSONNETTE: Bien, je vais inviter Madame Julien à venir en complément, si elle le sent. Des fois je suis imprécis, donc c’est bon d’avoir des gens pour venir en renfort.

1538 Juste pour vous parler un peu de la genèse du projet RAD, donc le constat auquel on était arrivé c’est que les milléniaux consommaient de plus en plus leur information sur les médias sociaux et de moins en moins sur les plateformes d’information. Ils avaient déjà déserté la télévision linéaire, mais venaient même très peu sur le site de radio-canada.ca pour consommer leur information, parce que quand ils allaient sur Facebook, sur Instagram, avec le partage qu’il pouvait y avoir d’information avec leurs amis, ils se trouvaient rassociés au niveau de l’information.

1539 Et c’est là qu’on a décidé de créer une équipe spécialisée pour rejoindre les milléniaux. Et l’équipe était composée de jeunes journalistes qui venaient donc de l’équipe d’information et de stratèges numériques qui venaient de notre équipe numérique, de façon à ce qu’on puisse trouver a) une nouvelle façon de raconter l’actualité qui puisse intéresser les jeunes et b) quelle serait la meilleure façon de faire véhiculer cette information-là sur les médias sociaux.

1540 Et c’est donc une série de reportages de topos, de sujets qui intéressent particulièrement les milléniaux, qui sont créés à chaque jour et qui sont communiqués ou transmis sur les médias sociaux. Donc c’est pas un service d’abonnement. C’est pas un nouveau service. Il arrive même qu’il y a des reportages qui soient faits par l’équipe RAD qu’on retrouve au Téléjournal de Céline Galipeau parce que le sujet est intéressant.

1541 Mais au départ, c’était vraiment une façon de pouvoir bonifier notre offre en information de façon à pouvoir, comme je l’ai dit hier, ne pas échapper une génération et s’assurer que la marque de Radio-Canada soit toujours pertinente en information.

1542 Je ne sais pas, Luce, si tu veux ajouter quelque chose?

1543 Mme JULIEN: Bien, c’est pas mal complet mais j’ajouterais, par exemple, que lors de la dernière campagne électorale fédérale, RAD a joué vraiment un rôle super important, parce qu’ils ont fait justement ce qu’on appelle un « programme électoral » mais, comme dit Michel, vraiment pensé, conçu, destiné à… je n’veux pas dire des jeunes auditoires. Parce que vous savez il y a des citoyens de 35 ans qui nous ont délaissés sur les plateformes linéaires et qui consomment de l’information évidemment sur le numérique mais qui écoutent RAD, par exemple.

1544 Et c’est vraiment l’idée vraiment d’être aussi rigoureux parce que ça, c’est vraiment important. C’est un laboratoire de journalisme. Ils suivent les normes et pratiques journalistiques. C’est aussi rigoureux mais ils ont une approche différente en termes de format.

1545 Et comme dit Michel, ce qui est extraordinaire, c’est que de plus en plus on retrouve… très souvent ils vont faire, pas systématiquement, mais ils vont faire des reportages évidemment pour RAD et le Téléjournal va leur dire, est-ce que je pourrais avoir une version, soit un peu plus courte parce que c’est parfois un petit peu plus long; plus courte, adaptée pour le Téléjournal.

1546 Et ça, vraiment en termes d’efficience puis en termes aussi d’expertise; de gestion, d’expertise et d’efficience. C’est assez fabuleux qu’on puisse faire cela comme ça.

1547 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci.

1548 M. BISSONNETTE: Et si vous me permettez juste une anecdote, Madame la vice-présidente.

1549 CONSEILLÈRE SIMARD: Oui.

1550 M. BISSONNETTE: Quand on essayait de trouver le nom de cette force de frappe-là, on testait plusieurs noms. Et dès qu’on a mis la molécule de Radio-Canada, donc notre logo à côté du nom « RAD », il y avait unanimité dans les groupes de recherche pour dire, « ah, ça n’sera pas des ‘fake news’. Ça va être de l’information de qualité. »

1551 Et ça démontre donc à quel point, pour toutes les générations, la marque de Radio-Canada en information transporte ces valeurs-là d’intégrité et de qualité.

1552 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait.

1553 Et donc pour le deuxième volet de la question à savoir s’il s’agit de contenu audiovisuel ou alphanumérique, la proportion dans tout ça, votre lecture c’est laquelle à la lumière de votre description?

1554 M. BISSONNETTE: C’est du contenu audiovisuel.

1555 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Excellent.

1556 Brièvement, je sais qu’il existe également le service MAJ et je comprends que ça s’adresse à un auditoire plus jeune, disons très jeune, les enfants ou peut-être adolescents.

1557 Pourriez-vous résumer succinctement de quoi il en retourne?

1558 M. BISSONNETTE: Il y a déjà quelques années, CBC avait lancé CBC Kids News, qui a un succès impressionnant sur les médias sociaux. Et on s’est inspiré du succès de CBC pour créer Mon Actualité du Jour.

1559 Donc essentiellement, on vise une clientèle qui a entre 9 et 12 ans. Et quand je vous dis ça, c’est difficile parce que des fois on va rejoindre des sept ans puis des fois des 14 ans. Donc on a des jeunes qui sont âgés, je vous dirais, entre 14 et 17 ans qui sont nos jeunes journalistes. Ils appliquent les normes et pratiques journalistiques également.

1560 Ils sont chapeautés par des gens qui sont plus séniors dans l’organisation et leur objectif c’est de pouvoir traiter de l’actualité. Donc, c’est pas une nouvelle actualité qu’on crée, c’est l’actualité qui est là mais qui est vulgarisée et simplifiée pour que les jeunes puissent la comprendre et qui seront communiqués sur les médias sociaux et sur notre site également de Radio-Canada.ca.

1561 CONSEILLÈRE SIMARD: Excellent.

1562 Et pour vous, est-ce qu’il s’agit aussi de contenu audiovisuel dans ce cas-ci aussi?

1563 M. BISSONNETTE: Bien, majoritairement, oui.

1564 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait.

1565 Curio maintenant. Alors Curio, je comprends que ça s’adresse au monde de l’enseignement. C’est moins clair pour moi. Est-ce que ça prend un abonnement ou non pour accéder au contenu?

1566 M. BISSONNETTE: Ce ne sont pas des abonnements personnalisés ou individuels. Ce sont des abonnements collectifs, c’est-à-dire que le Gouvernement du Québec est présentement un abonné. Donc, les classes ont accès… les professeurs ont accès à ce contenu-là.

1567 Et comme l’expliquait très bien, hier, madame Tait, on avait tellement de demandes d’enseignants qui nous disaient, « J’aimerais avoir le reportage que vous avez fait à Découverte. J’aimerais avoir tel reportage que vous avez diffusé au Téléjournal. »

1568 Parce que ça devient du matériel pour supporter leur charge de cours auprès des jeunes. Donc, en ayant un abonnement collectif, ça permet à l’ensemble des enseignants d’avoir accès à tout notre matériel qu’on a diffusé et de pouvoir aller « repiquer », ce n’est peut-être pas le bon terme, mais d’aller piger dans tout notre matériel qu’on produit en information ou en affaires publiques, de façon à pouvoir soutenir leurs cours.

1569 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci.

1570 J’ai compris donc des explications notamment de madame Marjetti que les sites web régionaux, et vous l’avez expliqué vous aussi, Monsieur Bissonnette, donc le fonctionnement de ces 42 sites régionaux, je pense qu’il y en a 42.

1571 Maintenant, par rapport à ces produits… à ces services-là, pardon, ces autres services, disons, numériques en ligne, est-ce qu’il y a également cette volonté-là ou cette intention-là de les utiliser comme des véhicules pour le contenu local, pour la programmation locale ou non?

1572 M. BISSONNETTE: C’est-à-dire que ces contenus locaux sont déjà disponibles sur le site de Radio-Canada.ca et vous pouvez récupérer ou avoir accès à l’ensemble des archives qu’on a déjà publié.

1573 Donc, c’est vraiment plus pour soutenir nos émissions nationales parce qu’on rend le produit accessible, parce qu’on avait beaucoup de demandes pour avoir les droits de diffusion, avoir ci ou avoir ça.

1574 Donc en les mettant dans Curio, ça permet au corps professoral partout au pays, en anglais et en français, parce que tout le contenu de CBC News est là également. Il y a également du contenu de National Geographic qu’on peut retrouver sur ça.

1575 Donc, c’est vraiment pour pouvoir soutenir le corps professoral dans le cadre de l’enseignement qu’ils peuvent donner.

1576 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Merci.

1577 Une question maintenant qui s’adresse à la fois à Radio-Canada et CBC. C’est cette question des algorithmes.

1578 Alors, on en a parlé très brièvement hier. Je serais curieuse de savoir quel est l’usage des algorithmes et plus particulièrement pour la gestion de l’information?

1579 M. BISSONNETTE: Catherine, est-ce que tu veux commencer ou que j’y aille?

1580 Mme TAIT: Bien, j’avais une autre chose à dire. Je suis toujours sur Curio parce que tu parlais… pardon, tu parlais de seulement les écoles et les universités.

1581 Je pense que c’est quand même important de savoir qu’il y a aussi énormément de bibliothèques qui s’abonnent à ce service-là. Et c’est important parce que quand on parle de l’accessibilité à nos services, pour les gens dans une situation difficile, au plan économique, c’est la bibliothèque où ils peuvent avoir des informations pour avoir accès à nos services. Et c’est là quand même que c’est très important de ne jamais oublier les bibliothèques.

1582 Alors, c’est ça que je faisais… alors, quelle était la question, pardon?

1583 CONSEILLÈRE SIMARD: Pardon, alors je suis désolée, je n’ai pas vu donc l’intérêt à poursuivre la discussion sur ce sujet.

1584 Alors, la prochaine question concerne les algorithmes et c’est à savoir quelle est la fonction de ces… quel est plutôt l’usage des algorithmes dans la gestion de l’information, tant chez Radio-Canada que CBC?

1585 Mme TAIT: Bien, je vais passer la parole à Barb mais il faut dire que je pense qu’on a très bien expliqué hier qu’on utilise les algorithmes, en fait, les données, uniquement dans le contexte de nos services au public.

1586 Mais Barb, maybe you could pick up on that question?

1587 MS. WILLIAMS: Thanks, Catherine.

1588 I was going to just pass it to Brodie actually, who can speak both to the ambition as well as the current practicality of algorithms which dovetails with what you are saying, frankly.

1589 Brodie.

1590 MR. FENLON: Thank you.

1591 We really use algorithms -- very few algorithms actually. Most of our news content digitally is curated or it’s auto-populated by time of publication. So a story is published and it shows up. But we don’t really employ algorithms to curate a news experience for our users.

1592 There is intent and desire to go some way there, in terms of surfacing related content or something that our audience might be interested in. But the news experience is a curated editorial experience decided by journalists on what are the top stories, the most important stories for the audiences currently.

1593 COMMISSIONER SIMARD: And how are they used to make decisions -- editorial -- des décisions éditoriales?

1594 How are they used currently in order to make decisions?

1595 MR. FENLON: I think, and correct me if I’m wrong, I think what you’re asking is if we see algorithms that suggest what people are interested in or stores, how do we -- how does that inform our news choices?

1596 COMMISSIONER SIMARD: Thank you, yes, that’s exactly it.

1597 MR. FENLON: It is just one of a number of considerations, so certainly we will watch and monitor what our audiences are interested in and responding to on our digital properties.

1598 Often, that is used to surface stories that we might miss or might be in a part of the country, so it's quite useful because we produce, on any given day, several hundred stories across the country digitally.

1599 So it is used as a signal, but it is weighed against other measures around public interest, public debate, our own program mandates and everything else that goes into programming at CBC, if that makes sense.

1600 COMMISSIONER SIMARD: That's exactly the answer that I was looking for. Thank you very much.

1601 MS. WILLIAMS: I think if I could add, there is a flip side to what you're asking, though, and that is that consumers, our audience, can make choices about what they want. Not that we're choosing for them, but they can choose I want just the local stuff, feed me the -- I want the -- a dropdown of the local page on my feed.

1602 I want more of this, I want less of that. Please give me all the stories about economics but don't give me anything about the weather, whatever.

1603 We are supporting in making choices to personalize their own experience. That's not an algorithm choosing for them. That's them choosing for themselves.

1604 And then, you know, you may get alerts on your phone that tell you about things that you have specifically said you're interested in learning about, so it is -- it is a bringing together of both what we can see that people want and what people tell us they want and helping to devise a personalized experience for people to get the news and information that they're interested in.

1605 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much, Mrs. Williams.

1606 My last question -- they are two other questions about the different services, so OHdio and CBC Listen.

1607 So I just want to be sure that I clearly understand that there's no news on those services. Is that correct?

1608 MR. BISSONNETTE: There is no on OHdio site.

1609 Mon Dieu! Je ne sais pas pourquoi je vous ai répondu en anglais.

1610 Y’en a pas du côté de OHdio, Madame la Vice-présidente.

1611 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Merci beaucoup.

1612 Same thing for CBC Listen?

1613 MS. WILLIAMS: But you know what there is that's interesting, and it goes to the conversation Michel was having earlier about reaching across demographics and reaching to younger people.

1614 We have a daily podcast called "Front Burner", which is a news information -- not a newscast, but it's a discussion of the day's news in a -- in a short format every morning that goes out early in the morning that the team puts out. And we are finding tremendous interest in that daily podcast, and it is reaching younger audiences who may not typically listen to our, you know, newscast on radio but are looking for an audio daily keep me up to date, help me understand what's the most important thing I should know about today.

1615 And in fact, in a recent survey, I think Front Burner was determined to be the number one Canadian news podcast.

1616 So all of these efforts are continuing to find ways to engage with Canadians the way they want, and clearly they're interested in news. They just don't always want it the way we used to give it to them.

1617 M. BISSONNETTE: Et à cet effet-là, Madame la Vice-présidente, je vais préciser parce que nous avons également Ça s’explique qui est fait par Alexis de Lancer et qui résume des dossiers d’actualité du jour au même titre que si vous venez en rattrapage et que vous réécoutez certaines émissions, vous pouvez avoir accès à des émissions d’affaires publiques radio qui ont été faites, mais le bulletin de nouvelles, son droit de rattrapage n’est pas sur OHdio.

1618 Mme JULIEN: Si je peux juste ajouter qu’on a aussi Ça s’explique, comme dit Michel, mais aussi un nouveau balado quotidien en information, À la une, justement, alors ça s’ajoute à l’offre, de même qu’un « Flash info » et, comme dit Michel, toutes les émissions en rattrapage.

1619 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci beaucoup.

1620 Donc, je disais qu’il restait un service à… en fait, deux services à discuter : Espaces autochtones et CBC North. Alors, on a fait allusion, bien, rapidement, on a discuté tout à l'heure de… ben, en fait, de… en fait, je vais plutôt reformuler.

1621 Donc, ma question : est-ce que vous pourriez décrire ces services, s’il vous plait?

1622 M. BISSONNETTE: Luce, est-ce que tu peux expliquer Espaces autochtones?

1623 Mme JULIEN: Bien sûr. Merci.

1624 Alors, Espace autochtones, donc, est un service numérique, mais pas exclusivement puisque là aussi on n’est pas… nous ne fonctionnons pas en silos. Je prends par exemple l’exemple de la terrible tragédie de Joyce Echaquan, c'est l’équipe d’Espaces autochtones qui a sorti cette nouvelle-là, d’abord par des informations sur le numérique, mais on a travaillé très étroitement avec la salle des nouvelles parce que Espaces autochtones relève aussi de moi.

1625 Donc, l’objectif d’Espaces autochtones, c'est, bien sûr, de couvrir les enjeux qui touchent les communautés autochtones, mais je vous dirais c'est aussi de couvrir des bonnes histoires, pas seulement des histoires plus difficiles, parce que vous savez que de toute façon les enjeux autochtones sont couverts par Espaces autochtones, mais pas exclusivement. Je pense à l’émission Enquête, par exemple, qui avait… qui a fait une grande enquête sur les relations entre les policiers et la communauté autochtone, notamment de Val-d’Or qui a donné lieu à la Commission Viens.

1626 Donc, les enjeux autochtones sont, bien sûr, couverts par l’ensemble de nos journalistes radio/télé, mais Espaces autochtones – et c'est très bien comme ça – a un mandat spécifique et on souhaite d’ailleurs que dans les prochains mois, d’ailleurs, on voulait les envoyer dans les communautés, mais… pendant quelques semaines, mais en raison de la pandémie, malheureusement on n’a pas pu le faire. Moi, je souhaite qu’ils aillent beaucoup plus sur le terrain et qu’on puisse comme ça bien témoigner des réalités des communautés. Y’a peut-être Jean-François Rioux et Isabelle… Jean-François Rioux a des bureaux autochtones aussi qui pourraient compléter fort probablement.

1627 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Merci beaucoup.

1628 M. RIOUX: Merci, Luce.

1629 Merci, Madame la Vice-présidente.

1630 En fait, on a mis en place en 2019…

1631 Mme TAIT: Jean-François, on t’entend…

1632 M. RIOUX: Je m’excuse.

1633 Mme TAIT: Voilà.

1634 M. RIOUX: J’ai oublié de baisser mon… Oui, je m’excuse.

1635 On a mis en place en 2019 le Bureau autochtone journalistique mobile. En fait, ce qu’on… c’est une expérience qu’on tente. On a recruté deux journalistes autochtones, deux journalistes issus des Premières Nations, et on les « immersés » dans une station régionale qui, elle, avait déjà eu… à travers des programmes de formation qu’on avait entre autres avec la SOCAN et avec les Premières Nations, avait déjà travaillé avec une journaliste autochtone. On avait beaucoup aimé la façon dont ça s’était passé, et donc on s’est dit on va créer ce bureau-là qui va se promener justement dans certaines communautés, et raconter des histoires positives et raconter un petit peu le quotidien qu’on ne voit pas souvent des Premières Nations. Ça, c’était le premier objectif avec ces deux journalistes.

1636 Le deuxième objectif avec ces deux journalistes-là, c’est de les intégrer dans une salle de nouvelles comme employés à part entière, comme journalistes à part entière qui pourront couvrir autre chose, que ce soit la scène municipale ou la scène provinciale.

1637 Donc, c’est un bureau sur lequel on travaille. Les deux sont passés par notre centre de formation dans l’Ouest canadien à Régina pour justement apprendre à travailler en multiplateformes. Leur travail est… donc, s’adresse autant à la radio qu’à la télé et au numérique, et parfois ils travaillent en collaboration avec l’équipe de Luce à Espaces autochtones.

1638 M. BISSONNETTE: Et Isabelle maintenant.

1639 Mme PICARD: Merci beaucoup.

1640 Alors, en p lus des journalistes autochtones qui sont présents, autant à Espaces autochtones et au Bureau autochtone mobile, je tiens à dire qu’il y a aussi des chroniqueurs autochtones qui sont là, et ça, c’est important pour donner une perspective autochtone au niveau de l’actualité de ce qui se passe, bon, à tous les jours finalement dans l’actualité canadienne et québécoise.

1641 Nous avons aussi à Espaces autochtones l’émission Espaces autochtones en direct où j’ai agi comme chroniqueuse pendant la dernière année et qui va permettre à des invités autochtones, des spécialistes, des leaders de venir aussi s’exprimer sur l’actualité autochtone également.

1642 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci beaucoup.

1643 MS. TAIT: And maybe I could ask Barb to introduce all the amazing work -- and I just want to make it very clear before Mervin tells us all about what we do in the north that we have a range of ways that we serve indigenous communities and an indigenous unit and a whole rack of programs.

1644 So maybe Barb, you want to give some context and then Merv can tell us about the north.

1645 MS. WILLIAMS: Yeah. I don't think Merv needs too much of a setup, actually.

1646 We look forward to hearing him describe the vast array of wonderful services that are under his purview in the north.

1647 Merv.

1648 MR. BRASS: All right. Thank you.

1649 Let me begin with our indigenous languages. That's the cornerstone of the work that we do in the north.

1650 Like I said earlier in my comments, we have indigenous language news in the morning right at 8:10 a.m. in the morning for 20 minutes in all of our Northwest Territories Indigenous languages, that's Dene, Inuvialuit and Gwich'in. Then in the east, over in Iqualuit we have Indigenous languages news in Inuktitut, both on PVN radio.

1651 As far as recruiting Indigenous reporters, we are constantly looking for Indigenous reporters who are from the north. We've had some people from the north who have worked with us and have developed careers, and it's something that we should consider, though it's quite competitive for Indigenous people in the north who have skills in development. A lot of the leaders of the north in the Northwest Territories have worked with CBC at one point in their careers. They went on and become premieres. It's the way it is. You know, the CBC plays an important integral part of, you know, developing, you know, people and talent, and, you know, it starts, you know, with the broadcasting.

1652 Is there anything specific that you'd like to know, Madam Simard?

1653 COMMISSIONER SIMARD: I'm curious to know how many employees are there in your team?

1654 MR. BRASS: I can find you the exact number and submit that to you, but around 50 percent right across the north, and that's in the Yukon, Northwest Territories and in Nunavut.

1655 COMMISSIONER SIMARD: Good. Thank you very much.

1656 UNDERTAKING / ENGAGEMENT

1657 MS. WILLIAMS: Do you want to speak to the archive project at all, Merv? Might that be of interest, Commissioner?

1658 MR. BRASS: I can do that. We have an archives project that started about three years ago and we have about another year left in that program. And what we are doing is we're gathering the languages that were on audiotapes and we're putting them into digital, digitizing that catalogue. And now we've got a team of archivers who are listening to the stories, and they are documenting them, and recording them, and, you know, putting them into a library. We have probably about 60,000 stories. I think it's 60,000. Just let me look at my notes here. And -- yes, we have 60,000 stories that we've compiled in out catalogues. We just sort of keep track of it by hours, but we felt that it would be better to categorise them with stories.

1659 And what we are doing with that content is we are starting to do podcasts. Earlier in Barb's comments, she talked about the Inuktitut podcast that we released in October, and we have plans to do another podcast this year in North Slavey language. So, that's a little bit of the work that we do here.

1660 COMMISSIONER SIMARD: And are your archives available online?

1661 MR. BRASS: Not at this point, but we are finding and looking for community partners who we could work with, so it makes this content available to the communities in the north.

1662 MS. TAIT: And actually, it's great timing. Remember, Mervin, we will be working with Leslie Weir at the National Archives, Library and Archives who's expressed interest in helping us. See, we're not professional archivists or librarians, and so when I met Leslie, I said, "You know, we would -- we could really benefit from some help on how to best make this unbelievable treasure of stories and language available not just to Canadians, but really to Indigenous peoples worldwide." There's a lot of work going on in this area, as you well know. The Maori languages and a lot of interest in what -- in the work that Merv's team has been up to. So, that's a work in progress that we're extremely proud of.

1663 And maybe, Barb, you'd like to bring Meagan in to talk about the -- in the Indigenous unit as well.

1664 MS. WILLIAMS: Sure, I mean, as Catherine said, our work to be inclusive of Indigenous peoples within the CBC and to ensure that their stories are being told goes beyond the north itself. We do have an Indigenous unit of 10 reporters that are led by Meagan Fiddler in Winnipeg. And I think Meagan is with us. She might appreciate the opportunity to talk a bit more about the unit and what it does.

1665 Meagan?

1666 MS. FIDDLER: Thank you, Barb. Thank you, Madam Vice-President. I am the senior producer for CBC Indigenous. As Barb mentioned, we have 10, a team of 10, and I just wanted to talk a little bit about the history of how our unit came to be.

1667 As a senior producer of CBC Indigenous, I'm also a facilitator of training that we deliver across the country to newsrooms, and it's called reporting in Indigenous communities. And in that training, we point to a report that looks at -- in 2016 looked at online stories done in Ontario. And what it found was that, despite the fact that Indigenous peoples represented five percent of the population in Canada, only .5 percent of online stories were about Indigenous issues.

1668 And so we have -- dialing it back a couple years before that, we had some really smart and talented Indigenous reporters already working at CBC that, you know, were already aware of this and said, "We want to do better, and we want to tell better stories. We want to share more about who Indigenous people are." And so they wanted also a space where all of those stories could live in the same place.

1669 And so in 2013, CBC Aboriginal was launched with 1.6 employees. And since then, we've grown. We have 10 in our team, and we have actually a super talented producer in Francine Compton that will be joining us next month, which we are incredibly excited about.

1670 Through that time, we have taken on a number of major projects. We've taken on the database for Murdered and Missing Indigenous Women and Girls who gave the opportunity to families who have never been contacted by media, by police, it gave them the opportunity to speak about their families for the first time in a good way.

1671 We took on Beyond 94, which took a look at the country's track record for tackling the Truth and Reconciliation Commissions calls to action. And those -- the things that we found in the report, the things that people have learned through our project are taught in classrooms across the country.

1672 We also took on Original Voices, which gave the country a snapshot of all the varied and different languages in our Indigenous communities. And all of these major projects are award-winning.

1673 Through the pandemic, we have been challenged with -- we're going on 11 months now of working from home. And we looked at the unique challenges that the pandemic created for our Indigenous communities.

1674 We highlighted how Indigenous healthcare workers were working to keep their communities safe. We -- you know, when the powwow season was cancelled, we went online and found that that community had moved from in-person to virtual.

1675 We, you know, looked at how Indigenous people were -- the lengths they were taking to keep themselves safe, including shaving off their eyebrows and not leaving the home until they grew back. And we also, you know, took a historical look at epidemics that Indigenous people have previously faced in this country.

1676 You know, we tackle stories of racism, of loss, the fight for land, and resources, and rights. We've covered Wet'suwet'en, Six Nations, the Mi’kmaq Fishery. And, you know, while we're a digital platform, our stories reach radio. Our stories reach television and a national audience. While we're informing and educating Canadians, we are connecting the Indigenous communities from coast to coast to coast. And our stories are rooted in those communities and we are proud to share those voices.

1677 LA SECRÉTAIRE: Madame Simard, vous êtes sur sourdine.

1678 CONSEILLÈRE SIMARD : Désolée! Thank you very much for those clarifications, those explanations.

1679 Last question regarding Espace Autochtone and CBC North. Is there any type of cooperation between the English and French kind of the CBC and Radio-Canada Indigenous, I guess, services or between Espaces Autochtones and CBC North?

1680 MS. TAIT: I think what you will -- there’s a theme that we can emphasize during this hearing; it is that CBC and Radio-Canada, in spite of the different markets they serve, work more and more together. Partly out of, you know, efficiency, and partly out of dedication and love for what it is we do. And the area of how we serve and reflect indigenous communities is absolutely an area where there is a collaboration, and you’ll see stories that are shared across platforms.

1681 And I would say I mentioned it in my opening remarks because it’s something we’re very, very excited about. You heard from Isabelle Picard just moments ago, and she leads up our Indigenous efforts at Radio-Canada and we -- in terms of strategy and outreach, and we’ve just recently appointed Robert Doane in the -- on the CBC side, who used to be at CBC, has come back to us to do the same work. And what that work is, is together, Isabelle and Robert will be working on how does the public broadcaster better serve these communities.

1682 You’ve heard from Meagan all the different things, and from others about what we do. But now we will actually have two people who are leading this effort and will be -- I think you’re aware of, also, our proposal to do more engagement conversations with Indigenous communities over the licence term to deepen our knowledge and deepen our -- just improving and going further with what we -- what is already well underway.

1683 And, by the way, very different from when we were at the Commission nine years ago. It’s just been an amazing journey and one that we are, you know, committed to.

1684 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

1685 Thank you, Mrs. President. You’ll have the opportunity to talk more about this subject matter later.

1686 For now, I guess there are two last questions but maybe we’ll try just one before the break. I’m looking. So the first one is …alors c’est pour clore, pardon je suis en français présentement, donc c’est pour clore le suj… Tout le sujet de la description des services, où vous vous en allez, tout ça. Alors on est en ligne, la première question c’est : « Comment vous vous assurez de distinguer le contenu journalistique et publicitaire en ligne ? » Alors je sais que c’est une grande question. Préférez-vous commencer, amorcer la réponse ? Peut-être qu’on va y arriver avant la pause. Sinon on pourra poursuivre par la suite.

1687 MS. TAIT: I think with your permission, I’m going to take this one in English because I just want to make sure I’ve understood what the question was.

1688 Your question was, if I’m just going to summarize it, was how do we distinguish between commercial content and journalistic content online.

1689 COMMISSIONER SIMARD: That’s exactly -- online, that’s exactly ---

1690 MS. TAIT: Online, okay. And I’m assuming you’re referring specifically to the tandem question or is this just ---

1691 COMMISSIONER SIMARD: No.

1692 MS. TAIT: --- a more general question?

1693 COMMISSIONER SIMARD: More general. Again, you’ll have the opportunity to talk about ---

1694 MS. TAIT: Okay. So we have -- with the development of digital services, we’ve also developed digital advertising associated with those services. And we’ve responded to the opportunity in the industry -- and I’m actually going to call on Donald Lizotte, who is our chef des revenus pour les deux services -- now I’m switching into French; what am I doing -- for CBC and Radio-Canada.

1695 Est-ce que Donald est là ? Pour expliquer un peu ce qu’on fait sur nos plateformes numériques, en termes de publicité.

1696 M. LIZOTTE : Oui. Merci beaucoup pour la question. En fait, au niveau publicitaire, dans chacun des cas, les cases ou les tuiles où est-ce qu’il y a un message publicitaire, il est vraiment bien indiqué que c’est de la publicité. Et donc, c’est très distinctif du restant de nos contenus. Donc c’est assez simple pour un usager, de pouvoir nous voir en numérique, de faire la différence entre ce qui est un contenu de Radio-Canada ou de CBC, ainsi que de voir qu’est-ce qui est de la publicité.

1697 CONSEILLÈRE SIMARD : Parfait. À ce stade-ci, on parle vraiment, seulement des nouvelles, alors du contenu journalistique, comment on le distingue. Alors, je comprends que votre réponse s’applique également à cette question plus pointue.

1698 M. LIZOTTE : Exactement.

1699 CONSEILLÈRE SIMARD : Parfait. Est-ce qu’il y a quelque chose d’autre à ajouter à cette question ou on peut clore là-dessus ?

1700 Mme TAIT : Non, je ne crois pas.

1701 CONSEILLÈRE SIMARD : Parfait, excellent. Alors, Monsieur le président, à vous.

1702 LE PRÉSIDENT : Oui, merci. Peut-être. C’est un bon moment pour prendre une autre pause.

1703 Can we come back at, Madam Secretary, shall I say 3:10?

1704 THE SECRETARY: Perfect, 3:10 we will resume.

1705 LE PRÉSIDENT : Merci beaucoup.

--- Upon recessing at 2:56 p.m./

L’audience est suspendue à 14h56

--- Upon resuming at 3:15 p.m./

L'audience est reprise à 15h15

1706 THE SECRETARY: Mr. Chairman, we may begin.

1707 THE CHAIRPERSON: Merci. Merci, Madame la secrétaire. I will return -- allow Madame Simard to continue with her questions.

1708 Madame Simard?

1709 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much, Mr. Chairman.

1710 Alors bon retour de la pause. Nous allons donc poursuivre cet échange avec la troisième partie, donc, de notre échange, qui concerne votre proposition, ainsi que les différentes propositions de différents intervenants.

1711 Donc je pense qu’à ce stade-ci, je n’ai pas à résumer votre proposition. Elle est clairement exprimée dans vos documents et sur le dossier public.

1712 Donc sans plus attendre, je me dirigerai tout de suite sur… c’est-à-dire vers les questions à vous poser.

1713 Donc comme première question, donc il y a plusieurs intervenants sur le dossier public qui se sont opposés à votre proposition de réduire la programmation locale de Radio-Canada/CBC sur les stations de télévision et d’autres Canadiens ont exprimé certaines préoccupations concernant cette proposition.

1714 Pourriez-vous commenter et fournir donc une réponse à ces Canadiens, donc, concernant cette proposition et nous dire… on va commencer comme ça. On va commencer comme ça et puis ensuite on verra si nous devons approfondir davantage.

1715 Mme TAIT: Pour préciser, Madame la vice-présidente, est-ce qu’on parle des nouvelles et l’info en ce moment?

1716 CONSEILLÈRE SIMARD: On est… oui.

1717 Mme TAIT: On est toujours…

1718 CONSEILLÈRE SIMARD: Toujours dans les services de l’information.

1719 Mme TAIT: Très bien. Très bien.

1720 Alors je vais quand même préciser qu’on ne parle pas d’une diminution de nombre d’heures. En fait, on parle d’une augmentation au total avec une répartition différente sur les services traditionnels énumérés.

1721 Mais avec ça, je vais passer la parole, s’il est prêt, à Michel et puis ensuite l’équipe de CBC pour parler un peu de notre proposition.

1722 Merci.

1723 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait.

1724 Et si je peux me permettre, ici, l’objectif c’est vraiment d’avoir sur le dossier public votre réponse concernant ce maintien et potentiellement une amélioration, donc, de l’écosystème des nouvelles de Radio-Canada/CBC.

1725 M. BISSONNETTE: Merci, Madame la vice-présidente, Madame Simard. Je ne sais plus comment vous appeler. En fin de journée comme ça, j’en perds un peu.

1726 Juste vous préciser, comme vous le savez, on a une obligation de contenu régional pour chacune de nos stations de cinq heures par semaine et nous avons proposé de maintenir ce cinq heures sur la télévision, donc sur les plateformes linéaires, avec l’engagement d’augmenter à 5.5 heures au total, en ayant la liberté de pouvoir mettre la demi-heure additionnelle sur des plateformes numériques.

1727 On considère qu’on répond très bien, et on en a parlé avec le Sondage de perception tout à l’heure, à quel point le travail qu’on fait présentement dans chacune des régions répond aux besoins des communautés.

1728 Toutefois, et Jean-François vous en a parlé un peu plus tôt, Monsieur Rioux, sur le vidéo-journal qu’on est en train de tester en Abitibi. On regarde le phénomène qui existe sur CNN également. On pense qu’il y aura de l’appétit pour avoir… on a eu des radiojournaux, on a eu des téléjournaux. On croit qu’il va y avoir de l’appétit pour avoir des vidéo-journaux dans un futur pas si lointain et ce qu’on souhaite c’est de pouvoir avoir la liberté d’en faire davantage mais de pouvoir choisir une plateforme numérique pour pouvoir le faire, encore une fois dans le même souci de ne pas échapper une génération.

1729 Et quand je parle de génération, je ne veux pas faire de l’âgisme, comprenez-moi bien. Je pense qu’il y a des… c’est pas juste par groupes d’âge. On parle de citoyens numériques et de citoyens qui sont moins numériques et pour nous c’est vraiment un souci de pouvoir rejoindre les citoyens numériques. On ne souhaite aucunement dans notre proposition diminuer notre implication à la télévision dans les communautés locales.

1730 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Merci.

1731 Je vais donner la parole aux représentants de CBC, mais avant, je tiendrais à préciser - et nous pourrons confirmer par la suite - mais selon les informations que j’ai, le libellé de la condition de licence actuelle est cinq heures de programmation locale et non régionale, mais on pourra clarifier.

1732 M. BISSONNETTE: Non, non, vous avez raison, c’est cinq heures de programmation locale, mais ce n’est pas nécessairement des nouvelles, sauf que la condition est essentiellement répondue par des nouvelles. Mais oui, vous avez raison, le libellé exact est local.

1733 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Excellent.

1734 Et pour clarifier également, la proposition du 5.5 heures, on parle d’attente et non de condition de licence, donc sans… exempt de forces contraignantes?

1735 M. BISSONNETTE: Bien, oui et non. C’est-à-dire que ça peut pas être une condition de licence parce que vous ne réglementez pas le numérique. En même temps, quand c’est une attente, vous savez très bien, comme moi, que si on se représente et qu’on n’a pas respecté les attentes, c’est comme si on n’avait pas respecté nos conditions de licence. Donc pour nous, c’est la même pression ou obligation de résultat quand on vous parle d’une attente.

1736 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Je vous remercie pour cette précision.

1737 Je vais donner la parole maintenant aux représentants de CBC.

1738 MS. WILLIAMS: Thank you. It's a very similar story. Of course, over in English services we too are very interested in being sure that we continue to serve, you know, Canadians that are interested in getting their news and information on the traditional linear platform, and so we have proposed going forward a very substantial floor that would continue to provide a regular and significant amount of television news on the linear platform.

1739 And, as we've been talking so much this last day‑and‑a‑half, there is such demand now to be getting news on an ongoing basis 24/7 that people -- so many people use our other services to get that news. They use our digital uses and they use our radio platform, both of which are reaching citizens with this kind of news and information on a much more regular basis throughout the day. So we have asked in our proposal to extend, and actually, ultimately, provide more local programming than we did in our original proposal, but acknowledge that although a significant amount of it will still be on TV, some of it will be an expectation that we deliver that local programming on digital.

1740 So as Michel says, not to lose those people that connect with us primarily digitally, but to be sure that we keep those people in our news ecosystem.

1741 COMMISSIONER SIMARD: Thank you, Mrs. Williams.

1742 MS. TAIT: Excuse me; I believe that Bev would like to add something to the discussion.

1743 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

1744 MS. KIRSHENBLATT: I just wanted to add a clarification with respect to how the Commission has historically recognized what local programming is for CBC/Radio canada, and this dates back many years that the programming that we do, if it goes beyond the strict definition of local as a transmitter and serves the entire community, has been recognized. And I’m thinking back, for example, when the Commission established the local programming improvement fund. They clarified in their policy that the programming that we -- the local programming that we do qualified that -- you know, that serves the province, for example, qualified for as local programming.

1745 SoI just wanted to add that precision.

1746 Thank you.

1747 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much.

1748 Excuse me, I need a couple of minutes just to read my notes.

1749 (SHORT PAUSE/COURTE PAUSE)

1750 CONSEILLÈRE SIMARD: On a abordé cette question-là tout à l’heure, mais pour RAD. Je veux m’assurer que pour l’ensemble des services, on a une réponse claire sur le dossier public. Donc, concernant l’ensemble de vos services en ligne, pourriez-vous nous préciser, selon vous, ce qui appartient à l’alphanumérique et ce qui appartient à l’audiovisuel ?

1751 M. BISSONNETTE : Je demanderais à Bev de pouvoir répondre à cette question et je pourrai venir en complément, si nécessaire.

1752 CONSEILLÈRE SIMARD : Merci.

1753 MS. KIRSHENBLATT: Yeah, so I think -- pardon me. I think how we had initially, or how we had explained it in our application was that services that were predominantly alphanumeric. and we used the examples of the .ca services. Now, if it would be helpful for the Commission, what we could do is, you know, clarify, in terms of the entirety of the services, which are all audiovisual or all audio, and which contain some alphanumeric programming.

1754 Would that be helpful?

1755 COMMISSIONER SIMARD: Yes, that would be helpful, please.

1756 So we will be talking about the undertakings at the end of the day, so this would be included in this list. Thank you very much for this suggestion.

1757 UNDERTAKING / ENGAGEMENT

1758 COMMISSIONER SIMARD: This leads us to the next question, several intervenors indicated that as a public broadcaster you should comply with the local and community television policy, and that the thresholds established, both for broadcasting and expenses, should be higher than those imposed on the private sector. What is your position on that?

1759 MS. TAIT: I’ll invite Bev on that one as well.

1760 Is that all right? Oh, off comes the mask.

1761 MS. KIRSHENBLATT: Sure.

1762 So the reason why we put forward the proposal that we did was in recognition that we have a mandate to do a wide range of different programming. And we still believe that to be true. That’s why we came up with the proposal that we did. You know, whether it is local programming, regional programming, information programming, news, or entertainment programming. And currently -- and we think the Commission got it right the -- in 2013 decision, was recognizing that what CBC and Radio Canada needed to do on their conventional television stations and network was to provide a balance of programming. And we still believe that’s true today.

1763 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

1764 The next question I guess is more related to the previous discussion we had. Should the CRTC impose a condition of licence based on your actual performance regarding the provision of local programming and local news?

1765 So should it be based on your actual performance?

1766 MS. TAIT: I believe as we -- I’m not sure; when you use the word, “actual”; do you mean our past performance? Should our past performance be determining our future performance?

1767 COMMISSIONER SIMARD: Yes.

1768 MS. TAIT: Well, I think what we’ve doneis we’ve tried to proposesomething that accomplishes an increase and an expansion in a way that we feel is going to be manageable. But I do look to my colleagues to see -- ah, voilà, Michel.

1769 M. BISSONNETTE: Comme vous savez, Madame la Vice-présidente, la proposition qu’on a faite est basée sur le fait que les conditions actuelles, les échos qu’on en a, sont appréciées dans les communautés. Et encore une fois, c’est un plancher et c’est… Le propre même d’une condition, c’est d’être un plancher et on pense que notre proposition est tout à fait acceptable comme nous l’avons déposé.

1770 CONSEILLÈRE SIMARD : Donc, si je comprends bien, votre position pour le dossier public c’est de se baser sur ces niveaux planchers là, plutôt que sur les… Votre historique, si on veut, de programmation. Qui évidemment, qui réfère à des données beaucoup plus élevées.

1771 M. BISSONNETTE : Tout à fait, parce que c’est des choses qui… Exactement.

1772 CONSEILLÈRE SIMARD : Excellent, merci. On a parlé plus tôt donc, de coupures potentielles annoncées, donc à l’automne. La question étant, est-ce que ces coupures annoncées auront donc un… Est-ce qu’elles doivent être considérées donc, pour la prochaine période de licence, en termes d’impacts sur les revenus et les coûts ?

1773 M. BISSONNETTE : Catherine, est-ce que tu veux y aller ou tu veux que j’y aille ?

1774 Mme TRAIT : Ah bien, je me demande on parle de quelles coupures en fait ? Quel est le contexte de cette question ? Si tu as compris Michel, vas-y, mais moi j’ai…

1775 M. BISSONNETTE : Non, non, mais j’ai la même sous-question également pour Madame la Vice-présidente.

1776 CONSEILLÈRE SIMARD : Moi, ce que j’ai dans ma documentation donc, ce serait des coupures annoncées à l’automne, en octobre si ma mémoire est bonne. Donc d’employés, on parle toujours des services de l’infor…

1777 MS. WILLIAMS: Maybe I could try, Catherine.

1778 MS. TAIT: Yeah, yeah, go ahead.

1779 MS. WILLIAMS: We did have some cuts in the fall on CBC, some of which were related to news, although not all. But I don’t think that we should think about those cuts in anyway related to the proposal that we’re making.

1780 The proposal that we’re making is actually about expanding the amount of local news that we want to commit to. It takes into account that we actually do a lot of local news on our digital services today that we know are very valuable to audiences, and we would like some of that to be recognized. And it also protects this floor that we’re talking about to ensure we don’t abandon those Canadians that still want to get their news from us on a traditional platform.

1781 So it’s very much that balancing act of looking to the future but protecting the current state.

1782 I think a lot of what was underneath our proposal was that we look back five years and look at the enormous technological change that our industry has faced and that rapid evolution of consumer habits in consuming media, and we anticipate that if one looks ahead five more years, the length of this licence term, what might possibly happen? And we were trying to actually protect ourselves a little bit, if you will, by acknowledging that consumer media habitsare likely to continue to change, to move even more so to digital, and that we wanted to be sure that our conditions of licence and the expectation that we come with the same commitment, the same commitment, as Michel said, allowed us some of that room to move with our audience in an audience-first strategy, and be sure that in what is likely a growing number of Canadians that only are coming to us on digital, that we have significant commitment to be sure that they too are served with local programming.

1783 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

1784 Earlier we talked about the fact that CBC Radio-Canada has exceeded its conditions of licence, but however, Canadians -- some Canadians said that they are not well-served in terms of local news. So what do you have to propose to them? Because based on this proposal Radio-Canada -- CBC Radio-Canada would still be working with those floors -- with those kinds of floors, conditions, or requirements.

1785 MR. TAIT: Go ahead, Barb.

1786 MS. WILLIAMS: I think we have a continuing commitment as we’ve had in past years, and as we must have going forward, to continue to listen to those that are telling us that their stories are being missed, or their voices are not being heard, or their community is not being, you know, reflected.

1787 That is a -- an ever-changing and evolving mandate for us, and Canada is changing, and the population is changing, and the demographic is changing, and the opportunity for us to truly represent all Canadaians with our local programming is -- is a critical, and frankly, a very challenging mandate in a lot of ways. But one that we must continue to try to respond.

1788 And these new conditions, I think actually help us to ensure that we have more ways across multiple platforms to reach in and support communities, and people, and stories that may have felt underserved. So I think these new conditions open up possibilities for us to better serve, as opposed to seeing these proposals as constricting our opportunity in any way.

1789 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much.

1790 In the same line of questioning, based on the record of this proceeding, the concern over the loss of local programming and local news is more related to small markets. So what is your position on the appropriateness of imposing conditions of licence relating to local programming and local news in small non-metropolitan markets, as opposed to large metropolitan markets?

1791 MS. TAIT: Go ahead, Barb.

1792 MS. WILLIAMS: I think we do quite a remarkable and distinctive job, frankly, of serving small communities across our platforms. We don’t only serve large markets or even the so-called, you know, mid-markets. We -- and you’ve heard some of this earlier today -- are serving Kamloops, and Prince George, and small communities right across the north, and down east. And we do that quite uniquely. Not always with television.

1793 We don’t -- we don’t have a television station, like, boots on the ground in every single small market. But between pop up bureaus, and digital, and radio, we are actually serving local programming to an incredible number of small communities in a way that no one else does and we take that commitment very seriously, and must continue to do it.

1794 But again, I’m not sure that that particular mandate demand that we have is caught in these T.V. linear proposals that are very much about the 14 English television stations that we have originating transmitters for.

1795 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

1796 Is there any risk of an overhaul or reduction in news and local content with your proposal?

1797 MS. TAIT: I would say, au contraire. It is -- our ambition is to do more. I think you’ve heard right across the company. And what we’re talking about here is a commitment to do more, but to deliver that more where the audiences are in new ways, and to continue innovating and reaching. I liked that Michel said, it’s not just younger audiences that are using digital, it’s all kind of a new -- a new type of public that we are serving. So now, not at all, no risk.

1798 COMMISSIONER SIMARD: Last question regarding your proposal. Without any requirements compelling you to do so, you have dedicated significant resources to the production and dissemination of news in the online space. Why must the CRTC intervene with regulation to ensure that this continues to be the case?

1799 MS. TAIT: Again, I’m not entirely -- could you repeat the question? I wasn’t entirely sure. It was kind of a double negative. So I just want to make sure I got it right.

1800 COMMISSIONER SIMARD: Basically, there is no requirement compelling you to, I guess to produce, and I guess publish news in the online space. So why must the CRTC intervene with regulation to ensure that this continues to be the case? Why is there a need for us to intervene when there’s no obligation per say to do so at this stage?

1801 MS. TAIT: Well, again, and I apologize if I haven’t gotten the entire sense of that question. But our proposal does not -- as you read, we did -- does not reach into the .ca’s. But having said that, the majority of the expenditures in the .ca’s are dedicated to news an information of one sort and another. So I’m -- again, I don’t -- it’s -- we really struggled with a jurisdictional issue here and maybe Bev would like to comment on it.

1802 But for us it was really about, we’re not inviting the Commission to regulate the .ca’s, but we did feel that in the audio-visual and audio area, there was an opportunity to recognise the investments that we are making when they traverse -- let’s say that bridge to the future. I don’t know Bev if -- did I get that right?

1803 MS. KIRSHENBLATT: Absolutely. And I actually go back to something that Barb said earlier today, with respect to what we’re doing on radio as well, where there are no specific -- currently any specific obligations in terms of news, and the vast amount of news and information that’s -- that’s made available on both linear and -- we also talked about podcasts.

1804 So it demonstrates what CBC Radio-Canada is doing, and we’ve talked about that we plan to continue to do it, continue to innovate, and continue to meet audiences’ needs on these digital platforms.

1805 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much. That’s very helpful.

1806 Next section, proposals for spending requirements relating to local news. So basically, we will be talking about various -- I guess we were already talking about proposals from intervenors with respect to spending requirements.

1807 So first question, many intervenors have noted the decrease in spending for news in absolute dollars. According to the financial information submitted by CBC Radio-Canada spending on news as a percentage of revenues and funding has also gone down, indicating that news expenditures are falling faster than revenues and funding. Could you explain those declines?

1808 MS. TAIT: I’ll start, but I will ask Barb and Michel to talk about each of their areas of responsibility. You know, again, if I may, the -- that comment speaks specifically to a shift in dollars between platforms. And what I just said is that the lion’s share of the digital spend is on news.

1809 And as -- and as we said several times in this -- in this hearing, we're spending on news across all of our platforms. And so -- and I don't want to say it's an accounting challenge here because it's -- I mean, we have our way of allocating our resources, but it's really unfortunately the way the -- this is really a great example of how they -- their regulatory framework is not perhaps in sync with the reality of the business that we're running at this time.

1810 So -- but perhaps, Michel, tu peux commencer et puis ensuite Barb.

1811 M. BISSONNETTE: Il y a deux éléments qui justifient nos projections, Madame la vice-présidente. Le premier est certainement une notion d’allocation entre les dépenses qu’on alloue pour nos journalistes entre le numérique et la télévision. Et comme Luce ou Brody vous l’ont bien expliqué, ou Susan également ce matin, un même journaliste va travailler pour sa nouvelle mais va servir à faire le topo radio, la nouvelle sur le numérique et également celle sur la télévision. Donc il y a une question d’allocation qui vient justifier ces projections dans le temps.

1812 Mais l’autre exemple que je pourrais vous donner, il y a de ça maintenant, donc c’était avant la pandémie, donc peut-être même deux ans, un de nos journalistes qui s’appelle Thomas Gerbais est allé en Inde pour faire une série de reportages et il est parti avec son téléphone et un laptop et il tournait avec son téléphone, faisait le montage sur son laptop, nous envoyait le reportage et on rentrait en ondes au téléjournal avec Céline Galipeau le soir même.

1813 V’là cinq ans, v’là six ans, ça aurait été tout simplement impossible. Il aurait fallu que j’envoie un preneur de son, un caméraman, le journaliste. Toute cette infrastructure de production-là, la technologie nous permet maintenant de pouvoir avoir des dépenses de production qui sont moins élevées.

1814 Évidemment, il faut faire attention entre les gros chiffres et le vrai chiffre, parce que c’est beaucoup des économies de production, mais les ressources humaines pour faire de la vraie nouvelle, donc les ressources journalistiques ne sont pas appelées à diminuer.

1815 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci.

1816 MS. WILLIAMS: Yes, I could just echo what Michel said. There are really three reasons, and he's touched on them all. The first is that there was a moment in time, I believe it was 2017, when we actually made a determination that we should pull out digital costs in a significant chunk because they were becoming in that news ecosystem, that newsgathering spine that we talked about earlier, it was important to recognize what was a significant cost there. So there was a one‑time sort of reset to accommodate that reallocation.

1817 There was a second piece, which is about genuine budget cuts, which to Michel's point are about technological innovation and understanding how to produce what we need to do every day more efficiently and more effectively without compromising the people on the ground that are actually doing the local newsgathering.

1818 And then there was the overall ongoing challenge of just taking apart this newsgathering spine, this collective ecosystem, and you know, the omelet we called it the other day, and trying to separate out into the eggs of who does radio and who does TV and who does digital, and recognizing that that's a very, very imprecise science sometimes.

1819 So what we're trying to acknowledge is that although it looks like there is a massive or a significant drop, there -- actually when you go through the reasons behind it, we are still doing the same number of hours, we still have people on the ground doing the newsgathering, and we still have a high quality product.

1820 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much, Mrs. Williams.

1821 My next questions refers to 2016 and 2017 where we have noted a significant decrease. I'm sorry, I'm just trying to be efficient here.

1822 MS. TAIT: I believe that's the decrease that Barb just talked about.

1823 COMMISSIONER SIMARD: Yeah.

1824 M. BISSONNETTE: Exactement. C’est l’année où on a commencé à transférer des allocations vers le numérique.

1825 COMMISSIONER SIMARD: Great. So one stone, two birds.

1826 Et troisième question. Okay, so from 2014 to 2019, the CBC Radio-Canada's French language conventional television stations spent on average 14.7 percent of total revenues on news compared to 13 percent for its English language conventional television stations. Could you explain this difference, so the 14.7 for the French/English conventional television stations, and 13 percent for its -- your English language conventional television stations?

1827 MS. TAIT: I'm not entirely sure those percentages correspond to our percentages, but maybe Barb, you can describe the difference there, unless you need more precision on it or ---

1828 MS. KIRSHENBLATT: Actually, I was -- if I might, I would ask what type of programming categories are you looking at? That would help us understand the numbers, please.

1829 COMMISSIONER SIMARD: Frankly, at this point, I would need to come back with precision because it's the only information I have with me at this point. So if it doesn't ring a bell I'll just come back with some clarification later.

1830 MS. KIRSHENBLATT: Thank you.

1831 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much.

1832 Just for the record, the public record, I understand that the spending decreases, like there is no impact on the quality because of those spending decreases. Could you confirm, please?

1833 MS. TAIT: Absolutely no impact.

1834 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much.

1835 So basically, the -- a key question at this point, is you know, for various reasons, including the current information crisis and because of your unique role of the public broadcaster in the democratic life of Canadians, do you think that the spending threshold is required?

1836 MS. TAIT: When you say spending threshold, are you -- I just want to be clear. Are you referring to our threshold, our proposed floor, or are you talking about a spending requirement?

1837 COMMISSIONER SIMARD: A spending ---

1838 MS. TAIT: Right.

1839 COMMISSIONER SIMARD: --- requirement that would be combined, potentially, like that's one of the proposals.

1840 MS. TAIT: Right. I think, you know, we've -- and we -- probably this will be a theme that we will come back to, but I think we've -- we have said very clearly that, you know, the proof is in the pudding and in the experience of -- in our estimation that we are delivering, we are over delivering historically on pretty well all our obligations in the area of news. We have done extraordinary expansion within -- with very, very meaningful impact. I'm just going to say a number because it's worth repeat, that 24 million Canadians, active users, visited our digital sites during these last months, and we were the leading Canadian destination for news online, that's after Google, Facebook, and Microsoft.

1841 So it's -- for us, we feel very -- and I think -- you know, I really just want to emphasize that for us, between the radio news and the television news, both local, national, and international, and the digital, we believe that our exhibition requirements more than provide protection through these floors that we're proposing, but beyond that, it is the heart and soul of what we do. So I would say no, we do not believe that spending requirements would be necessary or appropriate.

1842 COMMISSIONER SIMARD: At this stage, is it your firm position in a sense that it -- there are like many proposals that would go in this direction?

1843 So is there a need for me to decline all of them or your answer at this point is that we don't see -- we don't think that that would be appropriate for us.

1844 MS. TAIT: I think for us, what we've said is we do not consider it to be appropriate and, most importantly, to put expenditure controls on -- or thresholds in one area of the business and kind of a mishmash of exhibition and expenditure requirements starts becoming very, very challenging to have any kind of flexibility to run the business.

1845 I think somebody said earlier, we don't want to be running the business and our services to Canadians through mathematics and we just want to be very, very clear in our proposal we are seeking to be audience centric. And if we don't have the flexibility to go where the audience goes, then we really feel we will not be serving or meeting our mandate.

1846 So that's really where the heart of the -- of our position comes from.

1847 CONSEILLÈRE SIMARD: Thank you.

1848 Juste par souci de temps, à ce stade-ci, je ne déclinerai pas chacune de ces propositions-là étant donné votre réponse, mais il est possible que plus tard nous revenions si… pour des raisons de… s’il est utile d’avoir ces informations-là détaillées sur le dossier public, il et possible que je revienne avec des précisions, mais pour l’instant, on va s’en tenir à votre réponse.

1849 Est-ce que ça vous convient?

1850 Mme TAIT: Oui, merci.

1851 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Excellent.

1852 Ce qui nous amène à la dernière partie de notre échange sur la question des services de l’information. Donc, je l’annonçais d’entrée de jeu ce matin, nous allons donc aborder en dernière partie différentes allégations de manquements à l’égard de la diffusion de nouvelles dignes de confiance, équilibrées, vérifiées et impartiales. Donc essentiellement, on va discuter dans un premier temps, de façon plus largement, de la programmation de nouvelles. On va aussi effleurer la question ou, en fait, le sujet des ombudsmans pour ensuite discuter des normes et pratiques journalistiques.

1853 Avez-vous des questions?

1854 Mme TAIT: Non, c'est bien compris. Merci.

1855 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Excellent.

1856 Alors, pour commencer, donc on y faisait référence plus tôt aujourd'hui, qu’il y a eu 2 000 interventions de Canadiens affirmant que, selon eux, la couverture des nouvelles par Radio-Canada/CBC était…

1857 Pardon, excusez-moi… oui, c’est ça.

1858 Alors, y’en a 2 000 qui disaient que la couverture des nouvelles par Radio-Canada/CBC était partiale ainsi que 1 350 interventions environ qui affirmaient que les reportages de la CBC étaient équitables et dignes de confiance. Alors, il y a ce mélange-là entre les Canadiens qui disent que, bon, la couverture, elle est digne de confiance, équitable, y’en a une autre partie sur notre dossier public qui disent… qui font état d’allégations de partialité.

1859 En sachant que, évidemment, CBC n’est pas d'accord avec ces affirmations concernant évidemment la perception de partialité, pourquoi, selon vous, qu’il y a un écart comme ça entre les points de vue sur notre dossier public? Donc, à peu près moitié-moitié là qui se positionnent de chaque côté, si on veut, quant à cette question.

1860 MS. WILLIAMS: Do you want me to jump in here?

1861 MS. TAIT: I’m just going to start, if I may ---

1862 MS. WILLIAMS: Sure.

1863 MS. TAIT: --- by -- with just an overall response on the number of people.

1864 I think you need to -- with -- if I may, refer to our public perception surveys. And whereas, obviously, some very vocal and passionate Canadians have expressed frustration about bias or impartiality in our news, when we look at many different surveys, and not just our own public perception one, but also other -- I think the Sondages de legers and others, we get that numbers much more in the 85 percent of Canadians, even as high as 90 percent, depending on who's doing the survey, but I would say, you know, very solidly 85 percent of Canadians feel that the CBC and Radio Canada are a trusted source of news.

1865 And so the fact that there's a difference in who has submitted their position to the Commission, with all due respect, I don't think reflects the full complement of Canadians' opinions.

1866 The satisfied people may not be as vocal as some of the dissatisfied ones.

1867 But having said that, Barb, go ahead.

1868 MS. WILLIAMS: No, thank you. That was a helpful setup, Catherine. We appreciate it.

1869 And I'm just going to hand over to Brodie, our editor-in-chief, to speak to the ongoing daily challenge of being sure that one is providing unbiased news to all Canadians.

1870 Brodie.

1871 MR. FENLON: Thank you, Barb. Thank you, Commissioner.

1872 I'm very passionate about this subject, so you interrupt me if I'm talking too much.

1873 We take questions and concerns about bias incredibly seriously. It's difficult for me to even begin to answer this question without acknowledging the moment we're in.

1874 I would be -- I would say that our journalistic standards and practices have not changed, but the world has certainly changed, as evidenced last week in what happened in Washington.

1875 We are working and operating in a world that is deeply politically polarized. There is more misinformation than ever before. And there have been, frankly, concerted efforts by various camps and some senior political leaders to undermine the public trust and confidence in journalism.

1876 So the complaints we see fall within that background.

1877 For me, there are definitely and certainly legitimate complaints about bias and mistakes that we make in our journalism. There are complaints that are swept up in some of this furor over disinformation and fake news. There are -- there are complaints that come in there are rooted in concerted campaigns that are tied up in political efforts around our funding and other things.

1878 I think the bottom line -- I've worked in a few news organizations in Canada, and I can say unequivocally CBC's standards are among the most rigorous I've ever worked with. The self-reflection and conversation that happens daily around our standards is the most intense that I've ever experienced in my professional career.

1879 I have a senior member of my team whose only job is to ensure we're meeting our standards.

1880 You know, I think back just for example, in the past year, we issued 1,503 full length multi-paragraph responses to members of the public who had questions or concerns about our journalism. No other organization does this.

1881 So we take this incredibly serious, put a lot of work into it, but we are operating in a -- in a much different environment than many years ago, and so it's really -- the onus is on us to cut through that noise, to remind people about our standards, I believe, and to help them understand all the care and attention that goes into our journalism.

1882 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much.

1883 M. BISSONNETTE: Et je rajouterais du côté francophone au pays, Madame la Vice-présidente, année après année après année, la marque média la plus crédible et la plus appréciée des francophones est Radio-Canada avec un écart important avec les autres marques et, pour nous, c'est non seulement une fierté, mais c’est quelque chose à quoi on contribue tous les jours pour s’assurer de conserver cette… ce privilège-là auprès des auditoires. Et je le dis souvent, et vous l’avez vu vous-même dans tous les commentaires que vous avez pu recevoir dans le cadre de ce processus de renouvellement d’audience, notre défi comme diffuseur public, c'est de s’assurer toujours de trois diversités. Y’a la diversité des points de vue qui est fondamentale pour asseoir notre crédibilité, y’a la diversité régionale qui est fondamentale pour s’assurer que les citoyens de partout au pays se retrouvent dans nos émissions nationales et une présence dans leur communauté, et la diversité culturelle.

1884 Mais pour répondre plus particulièrement à votre question qui était liée vraiment à la perception d’impartialité ou de partialité, j’aimerais que Luce puisse compléter ma réponse parce que c’est elle qui est responsable des normes et pratiques journalistiques pour la Société Radio-Canada.

1885 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci beaucoup.

1886 Mme JULIEN: Merci, Michel.

1887 En fait, je ne répèterai pas tout ce que Brodie a dit, mais je suis dans le métier quand même depuis pas mal longtemps, peut-être… je ne dirai pas combien d’années, et c'est vrai que le paysage médiatique et, je vous dirais, les tensions sociales ne sont plus du tout les mêmes.

1888 Ce que disait Brodie tout à l'heure, ce qu’on a vu la semaine dernière aux États-Unis, c’est inédit. C'est certain que la société canadienne n’est pas aussi polarisée qu’elle l’est aux États-Unis – néanmoins, on voit très, très bien depuis, je dirais, cinq ans, une polarisation beaucoup plus importante sur des enjeux de société et on le sent évidemment davantage sur les réseaux sociaux.

1889 Je peux vous donner juste l’exemple : on a créé une équipe qui s’appelle les Décrypteurs, une équipe d’abord numérique et on a créé une émission de télé qui est diffusée aussi sur RDI et le mandat premier de cette équipe-là, c’est de traquer la désinformation. Et au cours du printemps dernier particulièrement – encore cet automne, mais en fait, je vous dirais depuis quelques mois – donc cette équipe traque la désinformation sur tout ce qui touche particulièrement en ce moment la COVID. Et ils se sont faits intimider, harceler sur les réseaux sociaux – c’est inédit, on ne voyait pas ça auparavant.

1890 Alors, c’est juste pour confirmer ce que disait Brody sur la société polarisée. Donc, ce n’est pas étonnant, effectivement, que des citoyens, d’un côté comme de l’autre, se sentent… ont l’impression que Radio-Canada n’est pas partial - que Radio-Canada, pardon, n’est pas impartial.

1891 Maintenant, pour moi, c’est vraiment important d’ajouter un mot sur notre couverture électorale – je l’ai abordé rapidement ce matin. Vous savez, pendant des élections, par exemple, on demande – dans le cas de Radio-Canada, c’est le Centre d’études sur les médias de l’Université Laval qui analyse en long et en large toute notre couverture journalistique : à la radio, à la télé, certaines émissions de RDI, les émissions les plus politiques, je dirais, qui traitent le plus de politique et bien sûr, le numérique, le comparent même avec les concurrents. Et ce qui ressort vraiment honnêtement, c’est justement à quel point notre couverture est rigoureuse et impartiale - j’ai les chiffres ici.

1892 Et l’autre élément qu’il faut vraiment ajouter, nous sommes les seuls dans l’industrie à avoir un ombudsman. Et un ombudsman, c’est extrêmement important pour les citoyens parce que dans un premier temps, ils se plaignent; nous, la Direction de l’information, on répond et s’ils sont insatisfaits, si le citoyen est insatisfait de la réponse de la Direction de l’information, ils peuvent en appeler à l’ombudsman. Et ça, je trouve ça extrêmement riche parce que justement, l’ombudsman est totalement indépendant de la Direction de l’information.

1893 Et pour vous donner une idée, au cours par exemple de l’année 2019-2020 dans le rapport annuel de l’ombudsman, il a traité 267 pour Radio-Canada, 267 plaintes et là-dessus, en termes de plaintes, donc, il a fait… il a fait des révisions, alors il a révisé 15 plaintes et dans les plaintes justifiées, en fait, là où on a eu peut-être… pas un blâme, mais dans certain cas, un non-respect de certaines politiques journalistiques, il y en avait six. Ce qui fait qu’honnêtement, je crois que Radio-Canada et CBC sont des marques de confiance, encore une fois reconnues par le public et nos sondages de perception à nous le démontrent, mais les sondages externes aussi démontrent également; il y a des sondages sur les baromètres de la confiance par rapport aux nouvelles et Radio-Canada et CBC sont des marques vraiment de confiance – un rempart, en fait, un rempart contre la désinformation.

1894 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci. En parallèle, on va y venir tout à l’heure, on va discuter des ombudsmans pour Radio-Canada/CBC, mais en parallèle, est-ce qu’il y a un processus d’évaluation chez vous, Madame Luce… j’ai oublié votre nom de famille et je ne vous vois plus à l’écran.

1895 Mme JULIEN: Julien.

1896 CONSEILLÈRE SIMARD: C’est ça. Alors, est-ce qu’il y a un processus d’évaluation, donc, des plaintes lorsqu’elles arrivent chez vous? Puis il y avait Monsieur Fenton qui faisait mention de réponses, tout ça, mais est-ce qu’il y a un traitement et dans ce traitement-là, disons, des réponses, est-ce qu’il y a un processus d’évaluation des plaintes qui se fait? Vous êtes en mode sourdine.

1897 Mme JULIEN : Pardon. Alors, dans un premier temps, moi je peux vous dire que je vois toutes les plaintes qui touchent… vraiment, je les vois toutes, je les lis toutes; qu’elles touchent la radio, le numérique, je vois l’ensemble des plaintes. Et nous avons donc, la Direction de l’information, une personne responsable qui répond en mon nom, mais très souvent, je relis les réponses aussi qui sont adressées… je relis très souvent les réponses qui sont adressées aux citoyens.

1898 Par ailleurs, si on estime, moi et la personne qui répond, que le journaliste a manqué à son devoir, en quelque sorte ou peut-être un aspect qu’il faut corriger, on fait toujours un suivi. Et bien sûr, si l’ombudsman fait une révision et détermine que dans un reportage en particulier, on n’a pas suivi les normes et pratiques journalistiques, il y a eu un écart, on fait le suivi.

1899 Et l’autre élément pour moi qui est très important, c’est la notion de transparence. À l’ère numérique, c’est extrêmement important que lorsqu’on corrige un fait, lorsqu’on corrige, lorsqu’on fait des erreurs, que nous mettions, que nous informions le public qu’on a corrigé même le texte. Alors, on met un encadré – c’est un peu technique – mais sur le numérique, on met un encadré où on indique très clairement au public « Nous avons modifié le texte pour telle, telle raison ». Et ça, honnêtement, je vous dirais que ça renforce le lien de confiance entre le diffuseur public et les citoyens. On faisait moins ça, je vous dirais, il y a une dizaine d’années, mais aujourd’hui, question de transparence et justement de lien de confiance avec le public, c’est fondamental de reconnaître nos erreurs et on le fait… vraiment, on le fait systématiquement.

1900 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Au niveau, donc, de ce processus-là, je comprends qu’il y a un certain triage, il y a certaines plaintes ou peut-être la totalité qui sont dirigées vers les bureaux de l’ombudsman, donc dans votre cas, celui de Radio-Canada. Mais est-ce qu’il y a un processus d’évaluation – puis je cherche cette réponse-là précise pour le dossier public – est-ce qu’il y a un processus d’évaluation qui se fait d’abord chez vous ou tout se fait du Bureau de l’ombudsman?

1901 Mme JULIEN: Alors, j’ai peut-être mal expliqué. On répond à toutes les plaintes que nous recevons qui sont sur les normes et pratiques journalistiques, on répond aux citoyens, on répond à toutes les plaintes.

1902 Si le citoyen n’est pas satisfait de la réponse de la Direction de l’information, alors à ce moment-là, il a la possibilité de faire appel en quelque sorte à l’ombudsman. Les citoyens, parfois, s’adressent directement à l’ombudsman et l’ombudsman va dire « Je vais laisser la Direction de l’information répondre » - l’ombudsman ne répond pas dans un premier temps. Il nous laisse répondre et si le citoyen est insatisfait, par la suite, il va… Alors, je ne sais pas si c’est ça votre processus d’évaluation…

1903 CONSEILLÈRE SIMARD: Mais vous…

1904 Mme JULIEN : … j’ai l’impression que je ne réponds pas bien à votre question.

1905 CONSEILLÈRE SIMARD: Mais vous, dans votre réponse, j’imagine que vous faites une évaluation du cas, n’est-ce-pas, pour…?

1906 Mme JULIEN : Ah oui, bien oui – d’accord, bien sûr! Bien sûr, on réécoute… excusez-moi, j’avais manqué… [Rires] vous avez raison! On relit – si c’est papier web, on relit bien sûr, on parle au journaliste, on réécoute l’entrevue si c’est dans le cas d’une entrevue, bien sûr, bien sûr. Il faut faire notre propre évaluation et comme je vous disais tout à l’heure, il n’est pas rare qu’on reconnaisse même l’étape, la Direction de l’information, que oui, on aurait peut-être dû faire tel truc, tel truc. Pour moi, ma philosophie, c’est de faire ça. Je préfère reconnaître l’erreur que ça vienne de l’ombudsman. Alors oui, transparence.

1907 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait, excellent.

1908 Ça nous amène à l’autre question. Donc, question toute simple : donc, de quelle façon Radio-Canada/CBC permet la présentation d’opinions provenant de divers côtés de l’échiquier politique? Cette question, évidemment, elle est posée parce qu’il y a eu plusieurs intervenants qui se sont manifestés sur le dossier public sur cette question précise là.

1909 Mme TAIT: Alors, peut-être qu’on peut commencer avec CBC? Est-ce que je peux aller directement à Brody, oui? [Rires] On a vraiment une indépendance, il faut bien souligner, entre la direction et les salles de nouvelles. Donc, vous voyez en fait le système…

1910 Okay, Brodie, over to you.

1911 MR. FENLON: Thank you. And maybe I'll just -- just to revisit your first question, so we're clear about the process because I heard some confusion and I'll explain how it works in our case, just quickly.

1912 Many of the complaints we receive come first from the ombudsman. They are sent to the ombudsman's office. The ombudsman forwards them to me and a colleague of mine, and we shepherd those complaints out to the programs or the journalists, and they look at the complaints, they respond, we'll pull the tapes, that kind of thing. We have 20 days generally, 20 working days to do it. We respond with a full response to the complainant. And if they're not satisfied with that response, then they have the right to appeal to the ombudsman for a review, and that review is independent of us, and it is public.

1913 As well, we respond to complaints that come directly to us and bypass the ombudsman, of course, and we proactively respond to complaints that occur elsewhere, on social media and other places. I responded to somebody today, for instance, on Twitter about this hearing.

1914 So your question was about how do we ensure balance, fairness? So it’s mandated right in our journalistic Standards and Practices. The principles are accuracy, fairness, balance, impartiality, and that we act with integrity. Core principles, we are publicly accountable to them via the ombudsman. And so we are reflecting on those standards all the time.

1915 On top of that and in very important moments, I think Luce has alluded to this already, but for example, during a federal election, we take an extra step and hire a third party to independently assess our coverage in real time for balance and fairness.

1916 So this is thousands upon thousands of mentions of political parties, politicians, leaders across television, radio, digital and, yes, social media. And that’s -- in fact, we are in the middle of a tender, as we speak, to have somebody do this for the next federal election when it occurs.

1917 And so that is reported back to us in real time and if we have a problem, we would adjust. But the last review showed that we were very much fair and balanced.

1918 So that’s just one example of the internal scrutiny we do around our coverage and ensuring that we are not skewing one way or the other.

1919 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

1920 Mme JULIEN: Et peut-être juste pour compléter, si vous me permettez?

1921 CONSEILLÈRE SIMARD: Oui, certainement. Certainement.

1922 Mme JULIEN: Je suis d’accord avec tout ce que Brodie a dit, alors je ne répéterai pas. Mais j’ajouterais une question plus large sur comment on mesure justement la question de l’équilibre dans l’éventail des points de vue? Parce que Michel le disait tout à l’heure; c’est fondamental que le Service public présente une diversité de points de vue sur tous les enjeux qu’on traite.

1923 Maintenant l’équilibre, et surtout pour le Service public avec toutes nos plateformes, ne se mesure pas seulement suite à un seul reportage. L’équilibre, par exemple, peut se mesurer sur comme on disait… alors, on a des émissions à RDI d’affaires publiques. On a des émissions à la radio de Radio-Canada.

1924 Alors, il faut vraiment voir l’équilibre sur l’ensemble des émissions que nous présentons. Et ça, c’est vraiment important pour bien tenir compte de cela. On n’peut pas seulement, surtout pas en 2020, seulement tenir compte, par exemple, de ce que le Téléjournal a diffusé. Il faut tenir compte de tout ce qu’on fait.

1925 Mais c’est fondamental pour nous de présenter un équilibre dans la diversité des points de vue aussi, à notre antenne.

1926 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci, Madame Julien. C’est très utile.

1927 Autre question dans le même ordre d’idée; un certain nombre d’intervenants ont laissé entendre que certains journalistes sont en conflits d’intérêts qui influent sur la façon dont ils couvrent les événements.

1928 Comment repérez-vous les conflits d’intérêts potentiels et comment réglez-vous ces situations?

1929 Mme TAIT: Peut-être je peux commencer par dire que, bien, on a quand même une… j’oublie le nom en français.

1930 M. BISSONNETTE: Une commissaire à l’éthique.

1931 Mme TAIT: Merci.

1932 An Ethics -- a Values and Ethics Commissioner, une commissaire à l’éthique, qui est là pour bien assurer que nos employés, nos journalistes sont en ligne avec nos politiques sur le code de conduite, par exemple, et toutes sortes de politiques.

1933 Mais encore une fois, pour les normes journalistiques, ça reste vraiment entre les mains de Brodie et Luce.

1934 Alors peut-être, Luce, tu peux continuer.

1935 Mme JULIEN: Merci, Catherine.

1936 Merci, Madame la commissaire. J’avoue que je suis un peu stupéfaite d’entendre cela parce qu’on ne peut pas accepter qu’un journaliste soit en conflit d’intérêt. C’est, pour moi, tout à fait inacceptable et contraire à nos normes et pratiques journalistiques.

1937 Comme disait madame Tait, il y a la commissaire à l’éthique, mais tout ce qui est journalistique, les journalistes doivent nous faire part… s’ils ont des activités extérieures, ils doivent nous en faire part. Et là, nous, on évalue si justement ces activités extérieures peuvent venir en contravention avec l’exercice du métier de journaliste.

1938 Vous savez que ça va jusque… moi, j’ai toujours dit à mes garçons qu’ils ne savaient pas pour qui je votais. Ça va jusque là ou même être sur un conseil d’administration.

1939 Donc, on est très, très vigilant sur cette question-là. Pourquoi? Parce que vous avez raison; pour nous, la perception du public est fondamentale. Si on a l’impression… si le public a l’impression qu’un de nos journalistes pourrait être en conflit d’intérêt, il y a donc perception de partialité ou perception qu’il est partial. Évidemment, c’est quelque chose qu’on veut absolument éviter.

1940 Alors, si jamais le conseil a des exemples précis, on pourra agir mais j’avoue je suis un peu stupéfaite de la question. Mais je vous en remercie. Ça me permet de clarifier notre rôle et on est vraiment vigilant à cet égard.

1941 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Merci.

1942 MS. TAIT: Maybe Brodie would like to speak to this question as well, if I may?

1943 MR. FENLON: I missed that, but did it come to me? Yes. Thank you.

1944 MS. TAIT: Yes, sorry; yes, maybe I was too far.

1945 MR. FENLON: Thank you.

1946 Oh, I will double down on what Luce said. We do not allow journalists who have a conflict of interest or more importantly even a perception of a conflict of interest. Could it lead the public to perceive a conflict? That is where we draw the line. And we ensure that the journalist and we are protected from that conflict ever interfering with the journalism.

1947 So yes, we declare conflicts and they are managed. Sometimes, you will have conflicts -- I’ll give you, for example, somebody who works as a journalist might have a partner or a spouse who is connected to an organization we may end up covering. We would ensure that that journalist was walled off, would not be allowed to do anything with that company. The coverage would be protected, and we would -- we would wall that person off.

1948 And we write out and have these protocols around journalists when they have conflicts.

1949 I think the other type of conflict that exists is non-journalist. So, of course we have many people who express their opinion on our airwaves and online, and we have obligations that they disclose their interests and their background. And so even if they don’t work for the CBC but are brought on to the CBC to provide a point of view, they are expected to disclose everything that would be relevant, so that the audience understood where they are coming from and any potential conflicts.

1950 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

1951 MS. TAIT: And if I may just add, I think it’s really -- just from because we’ve been talking about reporting a fair bit during this hearing, our Values and Ethics Commissioner travels the country and has -- well, she did until COVID obviously. She’s been doing it online since COVID, but she spends a lot of time briefing the various news teams across the country, both in English and in French. And she then reports to the Board of Directors because she also is independent from the news organization. She reports to the Board of Directors, on a quarterly basis, on her activities to improve the understanding that our journalists have about potential conflicts and oftentimes perception. As Brodie said, sometimes it’s not even a conflict, but it could be a perceived conflict.

1952 And so she has that dossier, that file very much. She is dedicated to it, and that’s all she does; is work on ensuring that we are maintaining all proper behaviours across the Organization.

1953 COMMISSIONER SIMARD: Thank you, Mrs. President.

1954 Ma prochaine question réfère donc aux commentaires, aux opinions. Je sais qu’on a glissé sur le sujet déjà précédemment mais là, ici, c’est important pour le dossier public une fois de plus d’avoir votre position sur des affirmations qui ont été faites donc sur le dossier public, encore une fois.

1955 Donc plusieurs Canadiens ont affirmé qu’il arrive trop souvent que les journalistes de Radio-Canada/CBC interprètent des nouvelles ou se livrent à des commentaires d’opinion, en particulier, lorsqu’il s’agit de politique.

1956 Plusieurs de ces mêmes intervenants ont affirmé qu’ils croyaient que Radio-Canada/CBC tentait, dans les deux marchés linguistiques, de manipuler l’opinion publique au Canada en incluant les opinions des journalistes.

1957 Comment Radio-Canada/CBC peut clairement faire la distinction entre les faits et les opinions dans la manière dont elle présente sa programmation?

1958 MRS. TAIT: I am also shocked at this observation. C’est quand même… de toute façon, je passe la parole à Luce et à Brodie pour essayer d’expliquer comment vous traitez cette question.

1959 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci, Madame.

1960 Mme JULIEN: Merci, Catherine.

1961 Vous savez, parfois je m’interroge si les citoyens font la différence aussi entre des panels justement de chroniqueurs qu’on embauche expressément pour leurs opinions versus… c'est un peu comme dans un journal, j’ai déjà eu à répondre et à bien distinguer la différence entre écrire un papier, faire une chronique, et faire un éditorial.

1962 Dans le cas de la télé et de la radio, alors à Radio-Canada – et probablement à CBC aussi –, y’a donc des panels d’opinions où Patrice Roy, Céline Galipeau… où on interroge des gens qui ont justement pour… qui ont des opinions et, en général, on équilibre aussi, c’est une question de diversité et de point de vue, comme je disais tout à l'heure, pour aller chercher l’éventail.

1963 Alors parfois, j’ai l’impression qu’il y a une méconnaissance de la part des citoyens de ce qu’est… du rôle des journalistes. Maintenant, moi aussi je suis un peu sous le choc d’entendre ça puisque nos normes politiques et journalistiques encore une fois sont très strictes à cet égard. Notre rôle à nous, c’est de rapporter les faits, d’analyser en profondeur, par contre de donner du contexte parce que les faits seuls ne peuvent pas suffire pour bien informer le public. C'est extrêmement important de donner du contexte.

1964 Est-ce que, par exemple, dans une entrevue, je peux vous dire, moi, qu’on a des intervieweurs pour la même entrevue où on va recevoir des plaintes différentes nous disant « tantôt, elle était pour… favorable à tel politicien » ou le contraire, et ça, je vous dirais que c'est bon signe puisqu’on fait notre rôle de journaliste. Parce que les intervieweurs, leur rôle, c’est d’être critique et de poser des questions, et c'est là-dessus que parfois les citoyens peuvent avoir l’impression que le journaliste a une opinion. Mais non. Le journaliste, son rôle, c’est d’être un chien de garde et de poser toutes les questions que le citoyen se pose au fond, mais ça n’insinue pas que le journaliste a une opinion – au contraire, on ne pourrait pas tolérer ça.

1965 CONSEILLÈRE SIMARD: Puis est-ce qu’en pratique au niveau, donc, de la présentation de la programmation comme telle, est-ce qu’il y a des… je ne sais pas, des mécanismes qui sont mis en place pour… je le sais pas, mais s’assurer justement que cette perception-là est contrôlée ou, encore une fois là, du point de vue des gens qui sont assis dans leur salon puis qui regardent ça, est-ce qu’il y a des mécanismes qui…

1966 Mme JULIEN: Encore, je reviendrais encore une fois un peu à l’ombudsman. C'est la force, je vous dirais, de…

1967 CONSEILLÈRE SIMARD: Mais je fais plutôt référence aux mécanismes pour faire la distinction entre les faits et les opinions.

1968 Mme JULIEN: Ah, c’est une bonne question. Je pense que c'est notre rôle d’éducation. Brodie écrit un blogue; moi, il m’est arrivé aussi d’écrire Le mot de l’info pour expliquer notre démarche journalistique. Est-ce qu’on le fait… puis je l’avais fait d’ailleurs au Devoir, est-ce qu’on le fait suffisamment? Peut-être pas. Peut-être que c’est quelque chose qu’on doit en faire encore davantage par souci justement de transparence, comme je disais tout à l'heure, transparence de la démarche journalistique.

1969 J’en prends note, c’est peut-être quelque chose qu’on pourrait améliorer dans l’avenir, mais… je sais pas si ça répond.

1970 CONSEILLÈRE SIMARD: Oui, ça…

1971 MS. TAIT: If I may say, I have the privilege of sitting on an international group which was set up by the BBC called the Trusted News Initiative. And this is a group that -- of very reputable news organizations. It's a privilege to be a member.

1972 But you knew, the New York Times is there, Reuters is there. Everybody is there. It's really fabulous. Wall Street Journal, everybody.

1973 The single biggest issue that we have to respond to Brodie's observation of this polarization in the world today is media literacy. And I think what you're -- if I may put words in your mouth, Vice-Chair, is that what you're teasing at here is how do we as an organization, as the public broadcaster -- how do we address media literacy so that our -- so that our readers, our listeners and our viewers understand how to understand what they are seeing and to comprehend what it is that's being presented.

1974 I'm sure, Brodie, you've written very -- very well on -- very articulately on this subject, but perhaps you could share some of those thoughts on what we are doing around media literacy.

1975 MR. FENLON: Thank you, Catherine.

1976 Yes, I agree there is a media literacy issue at play here.

1977 To give you an example, more Canadians than ever tuned in to our live coverage this past year as we were covering press conferences. And we received some complaints asking, "Why are you asking" what sounded to the audience as rude or pointed questions of politicians.

1978 And of course, this is -- this is how we always report with politicians. We push and prod and try to get under the message track to get to the truth and to get the facts. But the audience -- it was a good reminder for us. The audience does not always know how journalism works.

1979 And so yes, I publish an editor's blog. We have done a number of initiatives around content in terms of media literacy, either how journalism works, what is happening with disinformation. We did a special edition especially for younger audiences on Snapchat.

1980 And a key part of this as well is very clear labelling and signals to the audience about what is opinion and what is journalism.

1981 Sometimes there is confusion around what we would call analysis versus opinion. So we have people -- we invite them onto our airwaves to express their opinion, but we do expect our journalists, who are not allowed to express their opinions, but they are asked to provide analysis, to provide context based on their years of experience reporting, based on their knowledge of the history of a story. And that is expected of them.

1982 Someone smarter than me said, "We're not stenographers. We don't just regurgitate what we hear". We expect our journalists to dig under the surface, but we also expect that they do not come up with an opinion and share that with the audience.

1983 Their job is to provide the facts, the context, the understanding, and the opinion should be left to the audience to make.

1984 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much.

1985 À l’heure actuelle, donc – on y faisait mention –, les plaintes peuvent être acheminées au bureau de l’Ombudsman, mais également ici au Conseil, CRTC. J’aimerais vous entendre sur l’efficacité et l’efficience de ces deux mécanismes pour les plaintes formulées par les Canadiens.

1986 Donc, à votre avis, dans quelle mesure ces mécanismes sont suffisants pour répondre aux préoccupations liées à la partialité et à l’équilibre dans la couverture des nouvelles? Est-ce que c'est suffisant?

1987 M. BISSONNETTE: Bien, je pense que, comme Mme Julien vous l’a précisé, nous sommes le seul média avec un ombudsman et c’est un rempart pour assurer du haut niveau de qualité. Je ne connais pas un journaliste qui aime recevoir un avis de l’Ombudsman lui disant qu’il y a défaut et, comme elle vous disait également, toutes les plaintes qui sont reçues, que ce soit via l’Ombudsman ou directement au Service de l’information, sont traitées dans un délai qui est excessivement rapide. On prend ça au sérieux, et si on a lieu de corriger, on corrige à l’instant même.

1988 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait. Merci.

1989 Par exemple, au Royaume-Uni, Ofcom évalue le rendement de la BBC relativement aux nouvelles et à l’actualité grâce à un sondage annuel mené par une tierce partie spécialisée dans la conception de sondages qui mesurent de multiples facteurs liés à la qualité des nouvelles par rapport à celles des concurrents. Comment cette approche pourrait être appliquée à l’évaluation du rendement de Radio-Canada/CBC? Et la sous-question : pourquoi une tierce partie objective pourrait être utile dans une telle évaluation?

1990 Mme TAIT: Je peux demander peut-être à Claude parce que c'est lui qui surveille les activités de Ofcom, mais…

1991 Claude, est-ce que t’as une opinion là-dessus?

1992 M. GALIPEAU: J’ai pas une grande opinion, sauf que je sais qu’on fait déjà, en particulier pour les élections fédérales, on utilise des tierces parties pour… je dirais pour donner du feedback aux salles des nouvelles. Luce et Brodie pourront en discuter plus en… en plus grand détail parce que je pense c'est essentiel dans leur pratique et ça informe leur déontologie.

1993 Mme JULIEN: Merci, Claude.

1994 Et comme je le disais tout à l'heure, pendant les élections, que ce soit fédérales ou provinciales – d’ailleurs, au Québec, c'est systématique –, on fait affaire encore une fois avec le Centre d’études sur les médias qui fait une analyse très, très pointue. D’ailleurs, je suis pas certaine si ç’a été remis comme rapport au CRTC là, faudrait vérifier avec Bev, mais systématiquement, donc élections provinciales au Québec, élections fédérales. Et par ailleurs, dans plusieurs sondages qui sont réalisés pour Radio-Canada, ou pour ICI RDI, ou pour même des émissions spécifiques, on vérifie tout le temps et vous connaissez aussi l’expression des groupes de discussion, les « focus group », on pose toujours, toujours des questions sur la qualité de l’information. Et comme je vous disais tout à l’heure en toute humilité, ce qui ressort tout le temps, la rigueur, le professionnalisme, la crédibilité. Alors oui, on a différentes façons, au fond, de mesurer la qualité de ce qu’on fait.

1995 Et je vous dirais au premier chef vraiment, maintenant avec… Ça aussi c’est différent aujourd’hui, à l’ère numérique, les plaintes rentrent très, très vite. À l’ère numérique, les citoyens n’ont pas besoin de poster leurs plaintes ou d’appeler, alors on a beaucoup plus de plaintes à traiter aujourd’hui qu’auparavant et ça aussi c’est un coup de sonde. Parfois, ça nous permet de corriger très rapidement le tir aussi. Ça arrive qu’on fait des erreurs et on les corrige.

1996 CONSEILLÈRE SIMARD : Parfait. So, est-ce que vous croyez qu’une condition de licence devrait… Est-ce qu’on devrait s’engager dans cette voie ? J’ai une condition de licence pour qu’une tierce partie évalue la diffusion des nouvelles et de l’actualité par Radio-Canada/CBC.

1997 MS. TAIT: No, we would not see that as necessary.

1998 COMMISSIONER SIMARD: Thank you. Ce qui nous amène à parler des Ombudsmans. Alors on y a déjà fait référence et pour le dossier public, je vais vous poser quelques questions. Donc très simplement, on comprend donc que la compétence des ombudsmans s’étend aux plateformes en ligne, n’est-ce pas ? Est-ce que le mandat… Est-ce que les pouvoirs, donc, de l’ombudsman…

1999 Mme TRAIT : Oh pardon. Oui, oui absolument. Pardon, je n’ai pas compris la question. Oui, absolument.

2000 CONSEILLÈRE SIMARD : Parfait, merci. D’après vos rapports annuels, le nombre des plaintes sont en augmentations. Madame Julien vous y faisiez référence, avec donc, les nouveaux moyens technologiques. C’est plus facile évidemment de communiquer ces plaintes-là. Est-ce que, selon vous, il y aurait d’autres raisons ? Pour expliquer cette augmentation des plaintes.

2001 Mme JULIEN : Bien comme je le disais tout à l’heure et Brodie aussi, le fait que nous vivons dans une société beaucoup plus polarisée. Donc où les gens ont maintenant… Les citoyens ont une voix par les réseaux sociaux. Ils s’expriment régulièrement, via Facebook, via Twitter, donc c’est très facile. On dit qu’on est à l’ère des citoyens-journalistes, alors les citoyens veulent se faire entendre. Alors ils sont habitués, donc c’est pour ça que c’est plus facile aussi. Ils ont… Je veux dire, ils ont le réflexe, c’est ce que je cherchais, ils ont beaucoup plus le réflexe de se plaindre, puisqu’ils ont pris l’habitude de communiquer directement sur des réseaux sociaux et de se faire entendre, ce qui est une bonne chose. Ce qui est une bonne chose, c’est l’expression d’opinion maintenant, qui est très large, que les réseaux sociaux ont permis au fil des années. Donc moi j’explique ce phénomène-là par cela. Je ne sais pas si Brodie veut ajouter quelque chose à cet égard.

2002 MR. FENLON: No, I think Luce is exactly right. And we know there are many, many legitimate complaints, on-off complaints. And then often we'll see sometimes a complaint will be -- there'll be activity organised around a complaint, shared on social media with the same complaint filed over and over and over, as people rally around a concern. And so we may end up seeing a few hundred of the same complaint about one piece of journalism, so the numbers can fluctuate because of that.

2003 CONSEILLÈRE SIMARD: Précisément sur cette question, donc pour les thèmes récurrents, est-ce qu’il y a un mécanisme qui existe pour les traiter à la source ? Donc les thèmes récurrents, que nous on a au dossier public, on parle de la couver… Donc pour le service anglais, on parle de la couverture des élections, les conflits d’intérêts, le reportage sur les questions raciales et pour les services en français, on parle de l’application des normes et pratiques journalistiques et la transparence. Alors, pour des thèmes récurrents comme ça, est-ce qu’il existe un mécanisme pour les traiter à la source ? Pour traiter des plaintes à la source, ou non.

2004 Mme TRAIT : À la source c’est… Je ne crois pas en fait, finalement on est là pour répondre à ces plaintes-là, mais…

2005 M. BISSONNETTE : Et peut-être que je… Et j’inviterais Luce à venir compléter, mais vous devez savoir Madame la Vice-présidente qu’avant qu’un reportage aille en ondes, ou qu’il soit mis sur notre site, il est ce qu’on appelle dans le jargon, « vetté ». C'est-à-dire qu’il y a quelqu’un qui le relit pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’imprécisions. Ce qui nous assure de pouvoir se protéger contre d’éventuelles plaintes. Luce, est-ce que tu pourrais juste compléter ma réponse s’il te plaît ?

2006 Mme JULIEN : Oui Michel. Absolument, on a plusieurs, j’appelle ça des remparts. On a plusieurs remparts dans une salle des nouvelles. On a les reporters qui écrivent, on a des secrétaires de rédaction, on a des affectateurs, donc il y a plusieurs personnes, qui peuvent voir un texte, par exemple, avant qu’il soit écrit sur le numérique, sur les plateformes numériques, ou à l’antenne radio, télé.

2007 Mais si je comprends bien, par ailleurs, votre question; prévenir les conflits d’intérêts, comme je vous disais tout à l’heure, je suis stupéfaite même de la question. Pour moi il n’y a pas de conflit d’intérêts où je suis… Où je serais au courant, puisqu’il a… Évidemment, je gèrerais ça, parce qu’on ne peut pas tolérer. Les normes et pratiques journalistiques, comme je vous disais tout à l’heure, sont très, très strictes à cet égard.

2008 Et la notion de transparence, je ne suis pas certaine de bien saisir non plus, parce que moi je vous parlais de transparence tout à l’heure dans le sens de transparence auprès du public. C'est-à-dire, de mieux expliquer de notre côté, la démarche journalistique et de reconnaitre rapidement, là je ne parle pas des plaintes qui vont aller à l’ombudsman, mais de reconnaitre rapidement si on a fait même une erreur et qu’un citoyen nous le signale. C’est un peu dans ce sens-là aussi tout à l’heure je vous disais, ce n’est pas rare qu’un citoyen nous écrit ou écrit à l’ombudsman, et l’ombudsman nous dit : « Voici on regarde et on se rend compte que le citoyen a raison. » Et en termes de transparences, ce que je disais tout à l’heure, on met un encadré pour signifier qu’on a modifié le texte. Alors autrement, je…

2009 CONSEILLÈRE SIMARD : Parfait, ça m’éclaire. Merci beaucoup, Madame Julien. Donc lors du dernier renouvellement de licence, des conditions de licences relativement à la nomination des ombudsmans ont été imposées, y compris les étapes à suivre pour la nomination d’un tel ombudsman. À votre avis là, quelle est l’évaluation que vous en faites, de ces conditions de licences là, donc après ces quelques années ?

2010 Mme TRAIT : Pour nous, je pense que nous sommes tout à fait d’accord avec ces obligations. Ça fonctionne très bien, mais si Bev a quelque chose à rajouter ?

2011 MS. KIRSHENBATT: No, just to clarify that we've proposed going forward to maintain those conditions of license.

2012 CONSEILLÈRE SIMARD: Parfait, merci. Donc les ombudsmans doivent produire un rapport annuel sur leurs activités. Est-ce qu’à votre avis, on devrait exiger davantage de rapports sur les activités des ombudsmans et sur les changements à apporter par Radio-Canada/CBC, à la suite de tout ce qu’on vient de discuter ?

2013 MS. TAIT: Just to be clear, I believe that it's not just annually. We report quarterly on the ombudsman file, and in a proactive disclosure, those are available on the website. I'm looking at Bev just to confirm that.

2014 MS. KIRSHENBATT: So in terms of CRTC obligations, we provide a copy of the ombudsman's report once a year, which includes the ombudsman's report. It also includes a management response and that it has been reviewed by the Board.

2015 There's one other piece though. I know we've been looking at it one way, but we've talked a lot about the ombudsman, but important pieces is after -- in cases where the ombudsman has issued a revision and an individual isn't satisfied, it doesn't end there. They still have an opportunity to go to the Commission, if they'd like.

2016 So, there are lots of checks and balances, and both Luce and Brodie were talking about the process within news in responding to a complaint, how the ombudsman treats that complaint, and then there's that other step. That other step isn't used often, but it's an important piece that's still there that allows Commission oversight ultimately.

2017 COMMISSIONER SIMARD: So in your opinion, are those requirements, are they sufficient? Is it enough at this stage, or would you propose any changes? Sorry.

2018 MS. TAIT: Go ahead. We consider them to be sufficient. You can see we're getting a little punchy at the end of the day.

2019 COMMISSIONER SIMARD: Thank you very much.

2020 So nous allons aborder la dernière partie de notre entretien qui concerne les normes et pratiques journalistiques. Alors, on va voir jusqu’où on peut aller avec ça. Donc cette partie, cette dernière partie concerne donc, premièrement, des allégations de journalisme partial, donc je vais vous lire la question qui avait été préparée. Donc, comme l’ont allégué certains intervenants, des reportages conduits par des journalistes de Radio-Canada/CBC contiennent des éléments de partialité. Nous comprenons tous que le principe directeur d’impartialité pourrait être compromis.

2021 De votre propre aveu, donc, Radio-Canada/CBC occupe une position de confiance unique, ce qui rend le respect des principes d’équité énoncés dans les normes et pratiques journalistiques encore plus important pour desservir le public.

2022 Donc, selon vous, quelles sont les lacunes qui pourraient exister actuellement dans les normes et pratiques journalistiques qui perpétueraient la perception d’esprit de parti, en particulier en ce qui concerne le reportage politique?

2023 Mme TAIT: Luce, est-ce que je peux demander à Brody pour commencer pour changer un peu [Rires]? Sorry, Brodie, I'm going to throw ---

2024 MS. JULIEN: Thank you.

2025 MS. TAIT: --- this one to you just to give Luce a little bit of a breather.

2026 MR. FENLON: And I -- if I understand the question, again, it is about bias and what mechanisms are in place to ensure that we are not biased; is that correct?

2027 COMMISSIONER SIMARD: And what is missing with respect to the journalistic -- wow, I forgot what it is.

2028 MS. TAIT: Standards -- and standards and practices. I think what – lacunes is the gaps. Are there any opportunities to close those gaps if those gaps do in fact exist?

2029 MR. FENLON: So I'll say two things. First, journalism obviously is a human endeavour. And so -- and is prone to mistakes. The onus and the most critical thing that we do is to own up to those mistakes when they happen, and we prefer that they don't happen, but they sometimes do. And so transparency around our errors and our corrections paramount.

2030 In terms of the JSB itself, it is a -- really, a largely incredible document, and it is an evolving document. I think we're -- certainly, we are in the middle of a conversation about is there any need for clarity or precision around what do these principles that we hold pretty dear mean in practice. So, we're having that conversation about clarity, but largely, the journalistic standards and practices, we have a new version of it, relatively new. It's been a few years old. It's reviewed at regular cycles to reflect the worlds that we're operating in, and it is largely supported and a fine document.

2031 And I'd be happy to talk to you about somewhat separate issue, but we are in the middle of a bit of a review in terms of race and inclusion in the JSB, so I could speak to that.

2032 COMMISSIONER SIMARD: But just to be clear for the record, are there any gaps, and if so, what are those gaps?

2033 MR. FENLON: I don't believe there are gaps. I think, as I said, there are always questions about what do we mean when we say journalists should not be expressing their opinion on matters of public controversary, for example, or what do we mean around our rigour on outside activities? So, the journalistic standards and practices are principles. They are a guide to help us, but they don't lay out every possible scenario that you're going to encounter in your job as a journalist. They are principles, not laws.

2034 So, in -- if there's a gap, it's only in the interpretation of those principles applied to whatever situation we encounter. And we encounter situations every day.

2035 As I mentioned earlier, there is someone on my senior team, in CBC's case, his name is Paul Hamilton. He is the consultant for the entire division of news, current affairs and local. And if ever a question comes up about a story, about an approach, even about how we're going to do the story or get the journalism, they go to Paul for consultation.

2036 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

2037 Mme JULIEN: J’ajouterais peut-être simplement que le Guide des normes et pratiques journalistiques dans l’industrie, je vous dirais, c’est un modèle. Alors, à la question que vous avez, est-ce qu’il y a des failles dans le Guide des normes et pratiques journalistiques, à mon point de vue, non. Est-ce que ça signifie par ailleurs que nous sommes parfaits? La réponse, c’est non! [Rires] C’est un guide, mais honnêtement, vous savez, sur ce guide-là, au-delà des grands principes des valeurs d’équité, d’intégrité – on appelle ça les trois I : intégrité, équité, exactitude, impartialité – au-delà de ça, ce guide-là précise beaucoup beaucoup de questions : comment on fait du journalisme d’enquête, est-ce qu’on peut enregistrer ou non une conversation.

2038 Alors, c’est très précis, c’est très utile pour la pratique du journalisme et je peux vous dire qu’on fait des formations, d’ailleurs, auprès de nos journalistes régulièrement, même des journalistes qui sont chez nous depuis des années, on fait des rafraîchissements. Et ça, c’est important, parce que comme disait Brody, on a mis à jour aussi, il y a quelques années, nos normes.

2039 Et l’autre élément peut-être que je veux préciser concernant l’ombudsman, je veux juste revenir sur un élément peut-être, question d’évaluation, je n’ai peut-être pas été assez claire, mais vous savez que toutes les décisions de l’ombudsman sont publiques. Alors, parce que vous posiez la question tout à l’heure du rapport annuel et tout ça, mais toutes les décisions de l’ombudsman sont publiques et c’est pour ça que Michel disait : on ne connaît pas… il disait « Je ne connais pas un journaliste qui aime avoir une décision de l’ombudsman qui dit qu’il n’a pas respecté les normes et pratiques journalistiques ». Je certifie cela : les journalistes sont terrifiés à cette idée parce que vous savez que parfois, les journaux rapportent donc les décisions de l’ombudsman.

2040 Donc, ça peut atteindre à la réputation des reporters et c’est pour ça que c’est un rempart extrêmement important; il y a beaucoup, beaucoup de… nos journalistes tiennent à être extrêmement rigoureux parce qu’ils savent que s’ils ne l’ont pas été, ils peuvent recevoir un blâme de l’ombudsman.

2041 CONSEILLÈRE SIMARD: Merci pour cette précision, Madame Julien. Donc, dans la mouvance de la démission de Madame Christine Genier, animatrice de Yukon Morning en juin 2020, le potentiel que les normes et pratiques journalistiques sapent la crédibilité du journaliste de Radio-Canada/CBC a été discuté sur la place publique. Pourriez-vous nous éclairer sur les lacunes perçues au niveau des normes et pratiques journalistiques qui peuvent entraîner un reportage qui manquerait d’impartialité ou d’équilibre et dans quelles circonstances est-ce que ce potentiel est le plus grand?

2042 MR. FENLON: Why don't I start answering that, and then I might turn over to my colleagues.

2043 So let me step back. At the time of the killing of George Floyd, there was a moment of racial reckoning in that moment. And some of our staff, especially our black journalists, but also our Indigenous staff, people of colour, felt that story very deeply and personally. And in newsrooms right around the world, including in CBC, surfaced this question and concern about what do we mean about impartiality. And it was borne out of questions and concerns about how do I express my own experience, because for some of our staff, what happened brought in -- up within them their own experiences with anti-black racism or discrimination.

2044 And so we committed to hearing our staff out and asking to hopefully to identify what were the concerns. We’re in the middle of that process, as I told you. It’s been a very hard but healthy conversation with staff. And what has emerged from it is not so much issues with the JSP; maybe some need for clarity and precision around examples, but, frankly, much of the conversation centres on bigger-picture things such as newsroom culture, training and promotion and hiring, even things such as just basic storytelling. And, for example, we have a working group looking at police reporting and are we too deferential to a police narrative when we approach a story.

2045 And so what has emerged and what appears to be the case, even though I must say we’re still in the middle of it and we expect to hear more and I’m waiting for that -- those recommendations. But what we hear is that it’s bigger about just a JSP. It is more about how we work and how we do our stories, separate and distinct from our principles around impartiality or balance or fairness.

2046 I think I’ll turn maybe to my -- to Susan Marjetti, perhaps, or Mervin Brass who represents the North. One because you also mentioned a specific example around the Yukon host. Maybe Susan?

2047 MS. MARJETTI: Yes, and, you know, maybe as Mervin can speak to a lot of Indigenous journalists in the North, and we have a lot of Indigenous journalists in the North, who worked very hard with any individual who comes in but, in particular, in the reference that you made in your question to the Yukon Morning Show.

2048 And you know, it is regrettable whenever we lose someone; we ask ourselves what else could we have done, and is there anything that we need to be doing differently?

2049 You know, I think Brodie is correct in identifying the killing of George Floyd as an unleashing of a deep, deep frustration in so many people. And one of the questions that they ask, which is one of the things that led to us opening our minds to looking at -- and it’s more the interpretation of JSP as opposed to this big review of changing. We’re not changing our principles and practices but we have to interpret them everyday. And so that is about the way that we approach and the way we think is that, you know, if you’re a journalist and you express outrage at something you’ve seen, whether it’s George Floyd or something in your own community, are you offside with JSP which says that you cannot have an opinion?

2050 But sometimes right is right, and as a human being in an organization that so values human rights and fairness and equity, really, are you offside?

2051 So those were the kinds of really sophisticated questioning that was being asked by our employees of us in our interpretation of JSP, that led to these -- as Brodie says, very rich, compelling discussions about JSP and how we interpret going forward.

2052 It is, quite simply, to -- and this is part of cultural intelligence, you know, to look at the world through a broader and deeper lens, and that has to be applied to all our principles and practices.

2053 But you know, there are stories that, for us to tell those stories, you have to substantiate, you have to corroborate, you have to be able to dot the I’s and cross the T’s on the journalism for us to be able to tell that story. And there’s no work that we’re going to do with the JSP that is going to make it possible to tell a story that cannot be journalistically and soundly supported in terms of that kind of backup.

2054 But, again, in terms of the lens that we use when we are interpreting these things, I think the discussions will enrich and deepen our journalism in this organization for years to come.

2055 COMMISSIONER SIMARD: Thank you, Mrs. Marjetti.

2056 Mr. Brass?

2057 MR. BRASS: Thank you again for this opportunity to talk.

2058 I’ve been looking forward to have this chance to talk about the departure of Ms. Genier in the Yukon. It was really unfortunate and I was really looking forward to a long working relationship with Christine.

2059 Before I get any further into that, though, I need to talk a bit more and put some context about CBC North and about our plans and what we want to do by bringing in more Indigenous reporters, producers, and leadership.

2060 Both my parents attended Indian Residential Schools; I’m a product of that. My father went to an Anglican school, my mother a Catholic school. Both were -- are fluent in their languages, my mother a Cree speaker, my father an Anishnaabe. They spoke it around the house, yet all of their children, including myself, cannot speak the language fluently. We understand it.

2061 And the reason I tell you this is that’s what drives me to do the work that I’m doing here in the North. When I was offered this position four years ago, it was something I spoke to with the manager at the time, Janice Stein, who wanted me to come work with her. I said, “I will come but I want support to do some things, lifelong career goals that I have, and that’s to have more Indigenous inclusion in the media. Not just CBC but in the media.”

2062 Just prior to my role here at CBC, in Saskatchewan I organized and helped bring a reconciliation event to the media in Saskatchewan. That’s my commitment to that.

2063 So when I came up North, the first thing that I wanted to do was start looking at our Indigenous talent and our leadership positions and see where were opportunities to hire more Indigenous people.

2064 One of those opportunities presented itself when we had an opening as a morning show host in the Yukon. We searched; Ms. Genier applied for the job, and we hired her. We provide ---

2065 COMMISSIONER SIMARD: If I may, Mr. Brass?

2066 MR. BRASS: Yes.

2067 COMMISSIONER SIMARD: To me, it’s a personal matter, and the intent of my question was not to discuss the specific case. It was more to give it as an example because it was discussed in the public place. So I guess at this point, it would be helpful to get, actually, maybe your views on the -- maybe the limits of the JSPs with respect, I guess, to, you know, similar situation and maybe -- and, actually, what would be helpful, Mr. Fenlon just mentioned that those practices are -- have been reviewed, I think it was in 2010, 2018, and now there’s another process. So I don’t know if you can talk more about that.

2068 MR. BRASS: I can. Sorry.

2069 COMMISSIONER SIMARD: Please.

2070 MR. BRASS: With respect to the JSP, I was asked, and I led the review of crime and police reporting; I was the chair of that committee. And in that committee, we included our Black journalists, Indigenous journalists, and people of colour. And we had these conversations and we talked about how sometimes these stories perpetuate stereotypes, and we wanted to look at that and see how we can better serve these communities by not perpetuating the stereotypes. And in the North, we had participants from the North who participated in these committees and these conversations.

2071 MR. FENLON: Madam Commissioner, maybe I'll just add that there are -- there is a formal review of the JSP and then there is what we are doing, which is a -- an informal consultation with staff, and Mervin Brass just gave you one example of how that's happening, other measures of happening, including surveys, we've done polls of our staff. And the goal is to collect all of this feedback and this information, to reconvene with our colleagues at Radio-Canada, and to discuss. Because as you know, the JSP is owned by the entire company. It is one JSP that applies to the French and the English and it requires approval from the Board.

2072 So what we're looking for first is where can we provide clarity within the existing JSP. If something emerges that needs to be addressed, there are fundamental change that is required, that would trigger another process or be included in the next time we do a formal review. Just -- I hope I've captured, but that -- that's what we're talking about.

2073 COMMISSIONER SIMARD: Thank you.

2074 THE CHAIRPERSON: Thank you. Madam Vice-Chair, I'm going to interject if I may. I'm -- I apologize for interrupting. It's an important area of discussion, so much so that I also don't want it to be rushed.

2075 So what I'm going to suggest is I did commit to finishing the hearing day at five, so we will -- we'll end the day's proceeding and resume tomorrow morning as per the schedule at 10:00 a.m., if that is correct, Madam Secretary?

2076 THE SECRETARY: It is ---

2077 THE CHAIRPERSON: And we'll complete this line of questioning then.

2078 Madame la secrétaire?

2079 THE SECRETARY: Oui. Thank you, Mr. Chairman. But before we finish today, I think legal counsel would just like to summarize the undertakings that we're taking for today.

2080 THE CHAIRPERSON: Or -- okay. We can do that now or we can do it at the -- in the morning, but if you'd like to summarize them today that's fine.

2081 Would that be helpful for the CBC if we summarized the undertakings from today?

2082 MS. KIRSHENBLATT: Thank you. Yes, it would be very helpful, and we would also appreciate if possible for -- if they could be provided in writing.

2083 THE CHAIRPERSON: Oh, an email costs extra, but we'll see what we can do.

2084 MS. KIRSHENBLATT: Thank you.

2085 THE CHAIRPERSON: You can speak to counsel.

2086 Then I will turn it to Jean-Sébastien. Counsel, could you please summarize the undertakings?

2087 M. GAGNON: Oui, merci, Monsieur le president. Puis, effectivement, nous pourrons en donner une copie par écrit ensuite à la Société.

2088 Donc j’aimerais pouvoir confirmer les engagements de la journée, selon les notes que j’ai prises. L’Engagement numéro 1, expliquer les réductions de programmation locale au cours des années de radiodiffusion 2014-2015 à 2018-2019, plus précisément en comparant avec ce qui se faisait au début du terme des licences; expliquer ce qui semble être des réductions en moyenne de 12,3 heures de programmation locale de moins par semaine de radiodiffusion dans les stations de télévision de langue anglaise et des réductions en moyenne de 4,6 heures de moins par semaine de radiodiffusion dans les stations de langue française.

2089 Comme Engagement numéro 2, quelles sont les mesures concrètes qui ont été mises en place par la Société afin d’assurer que la programmation locale, régionale et nationale est maintenue alors que la pandémie se poursuit et au cas où une nouvelle crise se produirait à l’avenir.

2090 Engagement numéro 3, fournir une liste de tous les services en ligne de la Société et identifier lesquels sont essentiellement audiovisuels et lesquels comprennent essentiellement du contenu alphanumérique. Pour chaque service, expliquer comment la Société est parvenue à ces conclusions.

2091 Comme hier, le Conseil vous demande de produire vos engagements au plus tard le 3 février.

2092 Et je ne sais pas, à ce moment-ci, si vous avez des questions. Autrement, ça fait le… ça complète les engagements.

2093 S’il n’y a pas de questions, Monsieur le président, j’ai terminé.

2094 LE PRÉSIDENT: Non, je pense qu’il y a une question.

2095 Oui, Madame Tait?

2096 MS. TAIT: It wasn't a question; it was a thumbs up. Got it.

2097 LE PRÉSIDENT: Ah, je m’excuse. Thank you. Merci, beaucoup.

2098 Madame la secrétaire.

2099 LA SECRÉTAIRE: Merci. Ceci conclut l’audience pour aujourd’hui. Nous reviendrons demain à 10h00.

2100 THE CHAIRPERSON: Merci, beaucoup. Thank you, everyone, for albeit a long hearing day, a very productive one. I appreciate it. Thank you. Good-bye.

2101 THE SECRETARY: Thank you.

--- Upon adjourning at 5:07 p.m./

L'audience est levée à 17h07


Sténographes

Sean Prouse

Mitchell Kersys

Mathieu Philippe

Nadia Rainville

Nancy Ewing

Julie Lussier

Jocelyne Lacroix

Suzanne Jobb

Patricia Cantle

Jackie Clark

Lucie Morin-Brock


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