Rapport de surveillance des communications 2019

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Aperçu de la radiodiffusion

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  1. Revenus et rendement financier
  2. Caractéristiques de l’industrie
  3. Contributions au développement de contenu canadien
  4. Revenues estimatifs des services sonores et de télévision diffusés par Internet
  5. Méthodologie
Infographie 4.1 Aperçu des revenus de radiodiffusion et des contributions au développement du contenu canadien
Infographie 4.1 Aperçu des revenus de radiodiffusion et des contributions au développement du contenu canadien
Description longue graphique
Revenus totaux de la radiodiffusion Croissance des revenus totaux de la radiodiffusion 2017-2018 Total des contributions au développement de contenu canadien en radiodiffusion Revenus estimatifs des services sonores et vidéo diffusés par Internet
17 105 M$ -1,2 % 3 479 M$ 4 751 M$
Source : Données recueillies par le CRTC; et Ovum pour l’estimation des revenus des services sonores et vidéo diffusés par Internet

Les revenus des services diffusés par Internet sont supérieurs aux revenus des services de radiodiffusion traditionnels.

Le total des revenus de la radiodiffusion comprend les revenus des services de la radio commerciale privée et de la Société Radio-Canada /Canadian Broadcasting Corporation (SRC/CBC), des services de télévision traditionnelle commerciale privée et de la SRC/CBC, des services de télévision facultatifs et sur demande, et des entreprises de distribution de radiodiffusion (EDR). Les contributions au développement du contenu canadien en radiodiffusion comprennent les contributions au titre du développement de contenu canadien (DCC), les dépenses en émissions canadiennes (DÉC), les contributions à la création et à la production d’émissions canadiennes provenant des EDR, et les avantages tangibles issus des transactions de propriétés.

Les revenus de la SRC/CBC comprennent des crédits parlementaires pour la télévision traditionnelle.

Cet Aperçu de la radiodiffusion donne un aperçu des divers aspects des services de radiodiffusion au Canada. Aux fins du présent rapport, le total des revenus de la radiodiffusion comprend les revenus des services suivants :

  • la radio commerciale privée et de la SRC/CBC;
  • la télévision traditionnelle commerciale privée et de la SRC/ CBC;
  • les services facultatifs (payant et services spécialisés) et sur demande (télévision à carte [TVC] et vidéo sur demande [VSD]);
  • les EDR Note de bas de page 1, y compris les entreprises par câble, par satellite et de télévision sur protocole Internet (IPTV).

En 2018, les services de radiodiffusion ont généré au total des revenus de l’ordre de 17,1 milliards de dollars, une baisse de 1,2 % par rapport à 2017, et ils ont contribué pour environ 3,5 milliards de dollars (20 % du total des revenus) au contenu canadien dans les secteurs de la radio et de la télévision au moyen des mécanismes de financement respectifs. Des 3 016 millions de dollars en dépenses en émissions canadiennes, les dépenses liées aux nouvelles ont augmentées de 5 % de 2017 à 2018, atteignant 737 millions de dollars ou près du quart du total des DÉC (voir la section Télévision pour de plus amples renseignements).

Les EDR ont généré presque la moitié du total des revenus de la radiodiffusion de 2018, déclarant 8,4 milliards de dollars (49 %). Elles sont suivies des services de télévision, qui ont généré 6,9 milliards de dollars (40 %), et des stations de radio, qui ont généré 1,8 milliard de dollars (11 %).

Par comparaison, les revenus générés par les services sonores et vidéo diffusés par Internet ont été estimés à 4,8 milliards de dollars au CanadaNote de bas de page 2, soit environ 28 % des revenus générés par les services de radiodiffusion traditionnels.

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Source : Données recueillies par le CRTC

i. Revenus et rendement financier

Infographie 4.2 Aperçu des revenus de la radio, de la télévision et de la distribution de radiodiffusion, ainsi que de la croissance et de la marge du bénéfice avant intérêts et impôts (BAII)/d’exploitation
Infographie 4.2 Aperçu des revenus de la radio, de la  télévision et de la distribution de radiodiffusion, ainsi que de la croissance et de la marge du bénéfice avant intérêts et impôts (BAII)/d’exploitation
Infographie 4.2 Aperçu des revenus de la radio, de la  télévision et de la distribution de radiodiffusion, ainsi que de la croissance et de la marge du bénéfice avant intérêts et impôts (BAII)/d’exploitation
Description longue graphique
Secteur Service Total des revenus
en 2018
Croissance
2017-2018
Marge de BAII/
d’exploitation
Radio Radio commerciale privée 1,5 G$ -0,5 % 18,3 % (BAII)
Radio de la SRC/CBC 0,3 G$ 10,9 % 10,9 % (marge d’exploitation)
Télévision traditionnelle Stations de télévision traditionnelle privées 1,5 G$ -4,2 % -8,8 % (BAII)
Stations de télévision traditionnelle de la SRC/CBC 1,1 G$ 12,6 % 11,0 % (marge d’exploitation)
Services de télévision facultatifs et sur demande Services de télévision facultatifs 4,0 G$ -1,8 % 23,5 % (BAII)
Services de télévision sur demande 0,3 G$ -14,5 % 13,4 % (BAII)
Distribution de radiodiffusion Câble 4,5 G$ -3,2 % 15,0 % (marge d’exploitation)
IPTV 2,1 G$ 4,5 % 5,0 % (marge d’exploitation)
SRD 1,9 G$ -5,0 % 27,4 % (marge d’exploitation)
Source : Données recueillies par le CRTC

BAII fait référence au bénéfice avant intérêts et impôt, BAIIDA au bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, et SRD aux fournisseurs de services satellites de radiodiffusion directe.

En 2018, la télédistribution par câble continuait d’être en tête des revenus générés, avec un total de 4,5 milliards de dollars et a affiché une rentabilité élevée, avec un BAIIDA de 15 %. En ce qui concerne les services de télévision, les services facultatifs étaient en tête des revenus générés, avec un total de 4 milliards de dollars et ont affiché un BAII de 23,5 %. De fait, à l’exception des stations de télévision traditionnelle privées (qui ont déclaré collectivement un BAII de -8,8 %), l’ensemble des services de radiodiffusion était rentable en 2018.

Cela dit, la plupart des services ont connu une baisse. Seuls les revenus de la radio de la SRC/CBC, des stations de télévision traditionnelle de la SRC/CBC et de l’IPTV ont augmenté. L’augmentation des revenus de la radio de la SRC/CBC, en hausse de 32 millions de dollars (10,9 %), par rapport à 2017, et de la télévision de la SRC/CBC, en hausse de 119 millions de dollars (12,6 %), par rapport à 2017, peut être en partie imputable à une hausse des crédits parlementaires et des ventes de la publicité nationale à la télévision découlant de la couverture sportive à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de 2018.

La majorité des revenus des services de radio provenaient des services commerciaux (82 %), ce qui englobe les stations de radio AM et FM, en français, en anglais et en langues tierces. Les revenus des services de radio sont à la baisse, toutefois, il y a en moyenne 83 %Note de bas de page 3 des Canadiens qui écoutent toujours la radio traditionnelle chaque mois.

Comme pour les années précédentes, la majorité des revenus de la télévision provenaient des services facultatifs (58 %) qui dépendaient des revenus provenant des abonnés pour générer la plus grande part (66 %) de leurs revenus.

Enfin, parmi les EDR, l’IPTV demeure en tête pour ce qui est de la croissance, déclarant une augmentation des revenus de 4,5 % de 2017 à 2018, alors que les services de radiodiffusion directe affichaient toujours la meilleure rentabilité parmi les services de distribution avec un BAIIDA de 27,4 % en 2018.

Au chapitre de la répartition des revenus par région, les provinces le plus populeuses, soit le Québec et l’Ontario, ont accaparé 26 % et 38 % des revenus de radiodiffusion en 2018 respectivement, alors que selon le recensement de 2016Note de bas de page 4, leurs populations représentaient respectivement 23 % et 38 % de la population canadienne.

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Source : Données recueillies par le CRTC

Exclut les revenus en provenance des services de télévision facultatifs et sur demande, ainsi que des services de distribution par SRD, car ces services exploitent une licence nationale.

ii. Caractéristiques de l’industrie

Infographie 4.3 Aperçu des caractéristiques de l’industrie
Infographie 4.3 Aperçu des caractéristiques de l’industrie
Description longue graphique

En 2018…

  • 13,8 milliards de dollars (81 %) : revenus de radiodiffusion générés par les 5 premières entités (BCE, Corus/Shaw, Rogers, SRC/CBC, Québecor).
  • 64 % : total des revenus de radiodiffusion générés par 3 groupes de propriété (BCE, Corus/Shaw, Rogers) opérant dans tous les secteurs de la radiodiffusion.
  • 6 % : total des revenus de radiodiffusion générés par 173 groupes de propriété opérant dans un seul des 4 secteurs de la radiodiffusion.
  • 65 % : total des revenus des services de radio déclarés par les 5 plus importants radiodiffuseurs commerciaux.
  • 89 % : total des revenus des services de télévision déclarés par les 6 plus importants télédiffuseurs.
Source : Données recueillies par le CRTC

En 2018, comme pour les années précédentes, l’industrie de la radiodiffusion était dominée par quelques entités. Ensemble, les 5 premières entités ont généré environ 81 % du total des revenus de radiodiffusion. Les entités exploitant des stations de radio, des stations de télévision traditionnelle, des services facultatifs ou sur demande et des EDR ont généré 64 % des revenus de radiodiffusion en 2018. Les entités exploitant uniquement un type de ces services comptaient pour 6 % du total des revenus de radiodiffusion.

Composition du secteur

Infographie 4.4 Revenus, contributions par grand groupe de propriétaires, par secteur
Infographie 4.4 Revenus, contributions par grand groupe de propriétaires, par secteur
Infographie 4.4 Revenus, contributions par grand groupe de propriétaires, par secteur
Infographie 4.4 Revenus, contributions par grand groupe de propriétaires, par secteur
Description longue graphique
2018 BCE Corus/Shaw Rogers SRC/CBC Québecor Total
Nombre de secteurs de la radiodiffusion dans lesquels les entreprises offrent un service 4 4 4 3 3 4
Revenus 5 000 M$ 3 200 M$ 2 667 M$ 1 547 M$ 1 421 M$ 13 835 M$
Part du total des revenus de radiodiffusion 29 % 19 % 15 % 9 % 8 % 81 %
Contributions au développement de contenu canadien 982 M$ 459 M$ 599 M$ 693 M$ 308 M$ 3 042 M$
Part du total des contributions 28 % 13 % 17 % 20 % 9 % 87 %
Source : Divulgation publique des rapports annuels cumulés des grands groupes de propriété.

Le nombre de secteurs dans lesquels les entreprises offrent des services fait référence aux quatre secteurs de l’industrie des communications de la radiodiffusion : la radio, la télévision traditionnelle, les services facultatifs et sur demande et les EDR.

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Nombre de secteurs dans lesquels les entreprises offrent des services Nombre des entités Part des entités
4 services 3 1 %
3 services 5 3 %
2 services 13 7 %
1 service 174 89 %
Source : Données recueillies par le CRTC

Ce graphique montre le nombre d’entités qui exploitent 1 à 4 types de services de radiodiffusion et leur part du nombre total d’entités.

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Nombre de secteurs dans lesquels les entreprises offrent des services Nombre des entités Part des revenus totaux
4 services 3 64 %
3 services 5 21 %
2 services 13 9 %
1 service 174 6 %
Source : Données recueillies par le CRTC

Ce graphique montre le pourcentage du total des revenus générés par les entités qui exploitent 1 à 4 types de services de radiodiffusion.

iii. Contributions au développement de contenu canadien

Les stations de radio commerciale contribuent généralement aux projets de développement de contenu canadien (DCC) pour soutenir le développement et la promotion de contenu musical et de créations orales destinés à la radiodiffusion. Les services de télévision versent une partie de leurs revenus de radiodiffusion aux dépenses en émissions canadiennes (DÉC). Les EDR contribuent en remettant une partie de leurs revenus annuels de radiodiffusion à la création et à la production d’une programmation canadienne, ce qui va des contributions à des fonds de production aux contributions à la programmation communautaire.

Infographie 4.5 Contributions au développement de contenu canadien, 2018
Infographie 4.5 Contributions au développement de contenu canadien, 2018
Description longue graphique
Radio DCC Télévision DÉC EDR
Contributions à la programmation canadienne
Total des contributions au développement de contenu canadien
44 M$ 3 013 M$ 422 M$ 3 479 M$
Sources : Données recueillies par le CRTC pendant l’année de radiodiffusion 2018

Les DÉC de la télévision comprennent les dépenses de télévision traditionnelle privée, la télévision traditionnelle de la SRC, d’autres télévisions traditionnelles (publiques et sans but lucratif), des services facultatifs et sur demande.

En 2018, les radiodiffuseurs ont contribué au développement de contenu canadien à hauteur de 3 479 milliards de dollars. Les dépenses en émissions canadiennes constituent la grande majorité (87 %) de ces contributions, suivi des contributions par les EDR (12 %) et les contributions au titre du DCC (1 %).

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Source : Données recueillies par le CRTC

Les télédiffuseurs et radiodiffuseurs canadiens ont également apporté du soutien au contenu canadien de diverses autres façons, comme la présentation de programmation canadienne, le droit d’auteur et d’autres dépenses liées à la programmation et à la production de programmation canadienne à la radio.

Bien que le total des revenus de radiodiffusion ait connu une baisse de 2017 à 2018, les contributions au développement de contenu canadien ont augmenté de 2,3 %. En fait, les contributions au développement de contenu canadien ont augmenté de 2,4 % par année en moyenne au cours des dix dernières années.

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Source : Données recueillies par le CRTC, relevés financiers 2009-2018

Les DÉC de la télévision comprennent les dépenses de la télévision traditionnelle privée, de la télévision traditionnelle de la SRC, d’autres télévisions traditionnelles (publiques et sans but lucratif) et des services facultatifs et sur demande.

Les contributions des EDR comprennent celles qui ont été versées au Fonds pour l’amélioration de la programmation locale (FAPL) de 2010 jusqu’à ce que le fonds soit abandonné en 2014, au Fonds des nouvelles locales indépendantes (FNLI) en 2018, à l’expression locale de 2009 à 2018, au Fonds des médias du Canada (FMC) de 2009 à 2018 et aux Fonds de production indépendants certifiés (FPIC) de 2009 à 2018.

Le total des revenus de la radiodiffusion comprend les revenus de la télévision traditionnelle commerciale privée et de la SRC/CBC, des services de télévision facultatifs et sur demande, de la radio commerciale privée et de la SRC/CBC, de même que des entreprises de distribution de radiodiffusion (EDR). Les contributions au développement du contenu canadien en radiodiffusion comprennent les contributions au titre du développement de contenu canadien (DCC), les contributions à la création et à la production d’émissions canadiennes provenant des EDR, et les avantages tangibles issus des transactions de propriétés sous la forme de contributions au titre du DCC et de dépenses en émissions canadiennes (DÉC).

Bien que le total des revenus de la radiodiffusion soit à la baisse depuis 2015, le total des contributions au titre du contenu canadien est demeuré stable pendant la même période. En fait, ils ont oscillé entre 3,4 et 3,5 milliards de dollars depuis 2014. La croissance des contributions au titre du contenu canadien indique en moyenne 2,4 % par année pour les dix dernières années.

Seules les contributions au titre du développement de contenu canadien de la radio ont connu une croissance négative, ayant subi une baisse de 1,7 % par année au cours des dix dernières années. Ces contributions représentent 1,3 % de l’ensemble des contributions versées au contenu canadien au cours des trois dernières années.

Les DÉC de la télévision ont augmenté de 2,5 % par année au cours des dix dernières années, passant de 2,4 milliards de dollars en 2009 à 3 milliards de dollars en 2018. Pendant cette même période de dix ans, il y a eu une baisse moyenne des contributions par année provenant des services de télévision traditionnelle de la SRC/CBC (-1,3 %), d’autres services de télévision traditionnelle (publique et sans but lucratif) (-3,8 %) et des services sur demande (-5,4 %). En contrepartie, il y a eu une hausse moyenne des contributions par année provenant de la télévision traditionnelle privée (1,2 %) et des services facultatifs (5,5 %).

Bien que les EDR aient contribué au FAPL (n’existe plus) et au FNLI, la majeure partie de ces contributions au cours des dix dernières années a été attribuée à l’expression locale, à des FPIC et au FMC (95 % des contributions des EDR en 2018).

iv. Revenus estimatifs des services sonores et de télévision diffusés par Internet

Infographie 4.6 Aperçu des revenus estimatifs des services sonores et de télévision diffusés par Internet
Infographie 4.6 Aperçu des revenus estimatifs des services sonores et de télévision diffusés par Internet
Description longue graphique
Secteur Estimation des revenus de 2018 Croissance
2017-2018
Taux de croissance annuel
composé (TCAC) sur 5 ans
Services sonores 423 M$ 16,6 % 20,7 %
Services vidéo 4 328 M$ 43,8 % 38,3 %
Total 4 751 M$ 40,8 % 36,2 %
Source : Revenus estimatifs d’Ovum

Remarque : les revenus de vidéo sur demande financée par la publicité (VSDFP) pour 2014 ne comprenaient pas les « revenus des publicités hors diffusion » pour les services vidéo diffusés par Internet, qui sont, en revanche, inclus dans les années subséquentes. Néanmoins, les données de 2014 ont été utilisées pour le calcul du taux de croissance annuel composé (TCAC) sur cinq ans.

Les services sonores et de télévision diffusés par Internet, également connus comme les services de contournement, sont fournis par l’accès Internet. Ces services, selon l’entreprise spécialisée en recherche Ovum, ont généré des revenus estimés à 4,8 milliards de dollars au Canada en 2018, ce qui est comparable aux revenus du câble en 2018 (4,5 milliards de dollars). Ces revenus équivalents en gros à un tiers des revenus de la radiodiffusion traditionnelle et réglementée.

La croissance estimée des services vidéo diffusés par Internet continue d’être à la hausse, par rapport à l’an dernier, alors que les revenus ont augmenté d’environ 43,8 %. La majeure partie des revenus estimatifs tirés du contenu vidéo diffusé par Internet provient des services de vidéo sur demande par abonnement (VSDA) comme ceux de Netflix, d’Amazon Prime Video et de CraveTV.

En ce qui concerne les services sonores diffusés par Internet, la diffusion en continu est la méthode d’accès au contenu qui génère le plus gros des revenus estimés. La croissance estimée des revenus de services sonores diffusés par Internet, bien qu’importante à 16,6 %, est moins remarquable que le taux de croissance annuel moyen de 20,7 % des cinq dernières années.

VSDA fait référence au service de vidéo sur demande par abonnement. Il s’agit d’un modèle de service sur Internet en vertu duquel un client paye des frais d’abonnement pour accéder à une bibliothèque de contenu. Cette catégorie comprend les services qui diffusent le contenu de leur bibliothèque selon un horaire précis (p. ex. Sportsnet Now) et les services qui permettent à l’utilisateur de choisir ce qu’il veut dans un catalogue de contenu disponible, peu importe l’heure de visionnement (p. ex. Club Illico, Crave et Netflix).

VSDT fait référence au service de vidéo sur demande transactionnelle. Il s’agit d’un modèle de service sur Internet en vertu duquel un client paye uniquement pour le contenu visionné, mais habituellement il ne paye pas pour accéder au service (p. ex. iTunes, Microsoft Movies & TV et PlayStation Network).

VSDFP fait référence au service de vidéo sur demande financée par la publicité. Il s’agit d’un modèle de service sur Internet en vertu duquel un client accède en général gratuitement au contenu, mais est exposé à du contenu publicitaire (p. ex. YouTube).

Bien que les services par Internet gagnent en popularité, une grande majorité de Canadiens continuent de consommer des services de radio et de télévision traditionnelle. En 2018, en moyenne 80 % des Canadiens ont regardé la télévision traditionnelle à n’importe quelle semaine donnée et 83 % ont écouté la radio traditionnelle à n’importe quel mois donné. Ces taux de pénétration sont beaucoup plus élevés que ceux de leurs équivalents sur Internet, qui affichaient 56 % pour les Canadiens consommant les services de télévision diffusés par Internet et 63 % pour les Canadiens consommant de la musique en continu sur YouTube.

Pour obtenir davantage de renseignements sur les services sonores et de télévision diffusés par Internet, et sur la méthodologie, consulter les sections Radio et Télévision du présent rapport.

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Source : Revenus estimatifs d’Ovum

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Source : Revenus estimatifs d’Ovum

v. Méthodologie

Données recueillies par le CRTC

Les données (statistiques et financières) recueillies par le CRTC proviennent des rapports annuels déposés par les stations de radio commerciales et de la SRC/CBC, les stations de télévision traditionnelle et les services facultatifs et sur demande pour l’année de radiodiffusion se terminant le 31 août 2018.

Les revenus de la SRC/CBC comprennent des crédits parlementaires pour les stations de télévision traditionnelle.

Les rapports annuels pour l’année de radiodiffusion se terminant le 31 août 2018 devaient être déposés auprès du Conseil au plus tard le 30 novembre 2018. Les données reçues après la date de compilation ne sont pas reflétées dans le présent rapport. Les données soumises pour les années précédentes ont été mises à jour afin d’inclure des renseignements additionnels ou modifiés reçus par le Conseil après le 31 août, date de publication des rapports des années précédentes.

En vertu de la politique réglementaire de radiodiffusion CRTC 2015-86, le terme « services facultatifs » englobe maintenant tous les services payants, spécialisés et facultatifs actuellement autorisés, et le terme « service sur demande » englobe maintenant tous les services à la carte et de vidéo sur demande autorisés.

Observateur des technologies média (OTM)

L’OTM mesure l’adoption et l’utilisation des technologies média par les Canadiens à deux moments différents pour surveiller les changements relatifs à la pénétration et à l’utilisation des médias au cours de l’année. Des entrevues téléphoniques sont réalisées auprès d’un échantillon représentatif régional de Canadiens qui ont un service téléphonique filaire et ceux qui comptent exclusivement sur un service téléphonique mobile. Le sondage d’automne a été réalisé auprès de 8 000 Canadiens adultes (4 000 anglophones et 4 000 francophones). Parmi ces 8 000 répondants, 2 976 ont également répondu à un sondage en ligne présenté à l’automne. Un échantillon indépendant de 4 000 Canadiens (2 000 anglophones et 2 000 francophones) répondent au sondage au printemps.

www.mtm-otm.ca

Le Rapport de surveillance des communications utilise les données recueillies dans le sondage d’automne, sauf indication contraire.

Ovum

Services de VSDA

Les revenus des services par abonnement (VSDA) sont estimés en fonction des données accessibles au public sur le nombre d’abonnés et les tarifs de services, notamment les rapports annuels des entreprises et les articles de presse. Ces données sont alors utilisées pour estimer un revenu d’abonnement mensuel moyen par abonné en tenant compte de tous les forfaits offerts par un fournisseur donné et distribués au nombre estimé d’abonnés. Le revenu d’abonnement mensuel estimatif moyen par abonné est ensuite multiplié par le nombre estimé d’abonnés.

Services de VSDT

Les revenus de services transactionnels (VSDT) sont estimés en fonction des données accessibles au public, comme les rapports annuels des entreprises, en plus des autres revenus des médias du pays, comme les revenus des services de vidéos domestiques et de la télévision payante. Ces estimations sont précisées davantage en utilisant des données sur les abonnements de services vidéo en ligne dans le marché comme point de référence.

Dans certains cas où les renseignements ne sont pas disponibles, Ovum a fondé ses estimations sur la part du marché et les revenus du fournisseur de services dans un pays semblable à celui faisant l’objet de l’analyse.

Services de VSDFP

Les revenus des services axés sur la publicité sont estimés en fonction des données accessibles au public et lorsque nécessaire sur des modèles quantitatifs (basés sur les connaissances des analystes et des hypothèses) sur le chargement et le prix des publicités ainsi que les parts de marchés. Celles-ci sont appliquées aux prévisions de trafic vidéo et de publicités numériques pour générer les revenus estimatifs. Ces estimations sont précisées davantage en fonction du rendement de chaque entité dans d’autres segments de marché vidéo.

Ovum définit les revenus de VSDFP comme des revenus générés par la vente de publicité à l’intérieur de la diffusion (publicité avant la diffusion, pendant la diffusion, après la diffusion et à l’intérieur du lecteur vidéo) sur Internet. Ceci exclut les publicités hors diffusion (c’est-à-dire les annonces vidéo lues indépendamment du contenu vidéo, telles que les formats d’annonces vidéo dans la page web et dans le flux des médias sociaux). Ces revenus proviennent des dépenses des annonceurs.

Remarque : les revenus de services de VSDFP pour 2014 ne comprennent pas les « revenus des publicités hors diffusion », qui sont présents dans les revenus des années subséquentes. Les données ont tout de même été utilisées dans le calcul du taux de croissance annuel composé sur cinq ans.

Numeris

Les données concernant les cotes d’écoute sont importantes, non seulement pour les intervenants de l’industrie qui utilisent les données pour aider à vendre du temps d’antenne aux annonceurs, mais aussi pour le CRTC qui utilise les données pour évaluer l’efficacité de ses politiques en analysant la portée de la programmation dans l’ensemble du pays et dans divers groupes démographiques.

Sauf indication contraire, les données sur les cotes d’écoute qui sont fournies par Numeris ont été recueillies à l’aide d’audimètres portatifs portables.

Les données de Numeris présentées par marché linguistique divisent le Canada en deux segments : 1) tout le Canada, sauf les répondants francophones au Québec; 2) seulement les répondants francophones au Québec.

Les saisons de télévision utilisées par Numeris sont les suivantes :

  • Du 26 août 2013 au 31 août 2014 (toutes les personnes de 2 ans et plus, du lundi au dimanche, de 2 h à 2h);
  • Du 1er septembre 2014 au 30 août 2015 (toutes les personnes de 2 ans et plus, du lundi au dimanche, de 2 h à 2h);
  • Du 31 août 2015 au 28 août 2016 (toutes les personnes de 2 ans et plus, du lundi au dimanche, de 2 h à 2h);
  • Du 29 août 2016 au 27 août 2017 (toutes les personnes de 2 ans et plus, du lundi au dimanche, de 2 h à 2h);
  • Du 28 août 2017 au 26 août 2018 (toutes les personnes de 2 ans et plus, du lundi au dimanche, de 2 h à 2h).

Définitions

BAII fait référence au bénéfice avant intérêts et impôt.

Bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (BAIIDA) est un indicateur utilisé pour mesurer le rendement financier. Il est exprimé en pourcentage du total des revenus.

Les contributions au développement du contenu canadien en radiodiffusion comprennent les contributions au titre du développement du contenu canadien (DCC), les contributions à la création et à la production d’émissions canadiennes provenant des EDR, et les avantages tangibles issus des transactions de propriétés sous la forme de contributions au titre du DCC et de dépenses en émissions canadiennes (DÉC).

IPTV fait référence à la télévision sur protocole Internet comme Bell Télé Fibe et Telus Optik TV, mais exclut les services diffusés par Internet tels que Netflix, Crave et le Club illico.

Les revenus des EDR font référence aux revenus générés par les services de base et d’autres services, mais excluent les revenus des services Internet, comme Netflix et les revenus des services de télécommunication tels que l’accès à Internet ou la téléphonie. Ils incluent toutefois les services IPTV, comme Bell Télé Fibe et Telus Optik TV.

Le satellite de radiodiffusion directe (SRD) fait référence aux fournisseurs de services satellites.

Le total des revenus de la radiodiffusion comprend les revenus de la télévision traditionnelle commerciale privée et de la SRC/CBC, des services de télévision facultatifs et sur demande, de la radio commerciale privée et de la SRC/CBC, de même que des entreprises de distribution de radiodiffusion (EDR). Sauf indication contraire, ils ne comprennent pas les services diffusés par Internet.

Contenu du rapport

  1. Services de communication dans les ménages canadiens : Abonnements et dépenses 2013 à 2017
  2. Prix des services de communication au Canada en 2018
  3. Aperçu de la radiodiffusion
  4. Secteur de la radio
  5. Secteur de la télévision
  6. Secteur de la distribution de radiodiffusion

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Section du rapport Données ouvertes
Services de communication dans les ménages canadiens : Abonnements et dépenses 2013 à 2017 Données Ménages
Prix des services de communication au Canada en 2018 Données Prix
Aperçu de la radiodiffusion Données aperçu de la radiodiffusion
Secteur de la radio Données Radio
Secteur de la télévision Données Télévision
Secteur de la distribution de radiodiffusion Données EDR
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