ARCHIVÉ -  Transcription - Hull, QC - 2000/08/17

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Prière de noter que la Loi sur les langues officielles exige que toutes publications gouvernementales soient disponibles dans les deux langues officielles.

Afin de rencontrer certaines des exigences de cette loi, les procès-verbaux du Conseil seront dorénavant bilingues en ce qui a trait à la page couverture, la liste des membres et du personnel du CRTC participant à l'audience et la table des matières.

Toutefois, la publication susmentionnée est un compte rendu textuel des délibérations et, en tant que tel, est transcrite dans l'une ou l'autre des deux langues officielles, compte tenu de la langue utilisée par le participant à l'audience.

TRANSCRIPT OF PROCEEDINGS

FOR THE CANADIAN RADIO-TELEVISION AND

TELECOMMUNICATIONS COMMISSION

 

 

 

TRANSCRIPTION DES AUDIENCES DU

CONSEIL DE LA RADIODIFFUSION

ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS CANADIENNES

 

 

 

 

 

 

SUBJECT / SUJET:

 

APPLICATIONS FOR LICENCES TO OPERATE NEW PAY AND SPECIALTY

SERVICES FOR DIGITAL DISTRIBUTION / DEMANDES DE LICENCES

VISANT LA DISTRIBUTION NUMÉRIQUE DE NOUVEAUX SERVICES DE

TÉLÉVISION SPÉCIALISÉE ET PAYANTE

 

 

 

 

 

 

 

 

HELD AT: TENUE À:

Conference Centre Centre de Conférences

Outaouais Room Salle Outaouais

Hull, Quebec Hull (Québec)

 

August 17, 2000 le 17 août 2000

 

 

Volume 4

 

 

 

 

Transcripts

In order to meet the requirements of the Official Languages

Act, transcripts of proceedings before the Commission will be

bilingual as to their covers, the listing of the CRTC members

and staff attending the public hearings, and the Table of

Contents.

However, the aforementioned publication is the recorded

verbatim transcript and, as such, is taped and transcribed in

either of the official languages, depending on the language

spoken by the participant at the public hearing.

 

 

 

Transcription

Afin de rencontrer les exigences de la Loi sur les langues

officielles, les procès-verbaux pour le Conseil seront

bilingues en ce qui a trait à la page couverture, la liste des

membres et du personnel du CRTC participant à l'audience

publique ainsi que la table des matières.

Toutefois, la publication susmentionnée est un compte rendu

textuel des délibérations et, en tant que tel, est enregistrée

et transcrite dans l'une ou l'autre des deux langues

officielles, compte tenu de la langue utilisée par le

participant à l'audience publique.

Canadian Radio-television and

Telecommunications Commission

Conseil de la radiodiffusion et des

télécommunications canadiennes

 

Transcript / Transcription

 

Applications for Licences to operate New Pay and Specialty

Services for Digital Distribution / Demandes de licences

visant la distribution numérique de nouveaux services de

télévision spécialisée et payante

 

 

BEFORE / DEVANT:

Françoise Bertrand Chairperson of the

Commission / Présidente

du Conseil

Andrée Wylie Chairperson / Présidente

Jean-Marc Demers Commissioner / Conseiller

Ronald Williams Commissioner / Conseiller

Martha Wilson Commissioner / Conseillère

 

ALSO PRESENT / AUSSI PRÉSENTS:

Diane Santerre Hearing Manager and

Secretary / Gérante de

l'audience et secrétaire

Alastair Stewart Legal Counsel /

conseiller juridique

Peter McCallum Legal Counsel /

conseiller juridique

 

 

HELD AT: TENUE À:

Conference Centre Centre de Conférences

Outaouais Room Salle Outaouais

Hull, Quebec Hull (Québec)

 

August 17, 2000 le 17 août 2000

 

 

Volume 4

TABLE OF CONTENTS / TABLE DES MATIÈRES

PAGE

PHASE I

PRESENTATION BY / PRÉSENTATION PAR

GROUPE TVA INC. (English-language applications)

1016

PRESENTATION BY / PRÉSENTATION PAR

GROUPE TVA INC. / GLOBAL TELEVISION NETWORK INC. 1172

 

PRÉSENTATION PAR / PRESENTION PAR

GROUPE TVA INC. (Demandes de langue française) 1235

Hull, Quebec / Hull (Québec)

--- Upon resuming on Thurday, August 17, 2000 at 0830 / L'audience reprend le jeudi 17 août à 0830

11203 LA PRÉSIDENTE: Bonjour, mesdames et messieurs. Welcome back to our hearing.

11204 Madam Secretary, please.

11205 MS SANTERRE: Thank you, Madam Chair.

11206 I would like now to introduce the first applicant this morning, le Groupe TVA Inc. (OBCI), for the English-language application namely Digipix, Men TV, INFASHION, Game One.

11207 Your maximum presentation time allowed is 35 minutes. Before you present your applications, Madam Chair would like to give you some details on the procedures that will be followed.

11208 LA PRÉSIDENTE: Bonjour. Le Groupe TVA a à l'agenda quatre demandes de langue anglaise et quatre demandes de langue française dans lesquelles elle détient le contrôle.

11209 Il y a aussi à l'agenda deux demandes, une de langue anglaise et une de langue française dans lesquelles Groupe TVA participe avec Global à 90 pour cent à part égale. L'examen de toutes ces demandes sont ma responsabilité. Et voilà comment je me propose de procéder.

11210 Nous entendrons d'abord votre présentation sur les quatre demandes de langue anglaise suivi de questions générales corporatives pour le Groupe TVA comme nous avons fait avec les autres requérantes. Ensuite j'aurai des questions plus spécifiques sur vos demandes de langue anglaise en anglais.

11211 Nous entendrons ensuite les deux demandes de Global où vous êtes partenaires avec Global et il n'y aura pas nécessité, évidement, de questions corporatives à ce moment-là et nous vous permettrons de changer le panel si c'est nécessaire.

11212 Suivront alors des questions générales en français pour le Groupe TVA puisque c'est un marché différent et des questions ensuite spécifiques sur les quatre demandes de langue française spécifique.

11213 Vous êtes évidement bienvenus à vous adresser à nous en français quand bon vous semblera mais je crois que ça sera plus facile de faire l'étude des demandes déposées en anglais en anglais.

11214 Alors allez-y à ce moment pour la première partie et Mme Santerre vous a indiqué évidement l'allocation de temps que vous avez pour cette partie-là et ça sera la même chose pour la deuxième et la troisième partie.

11215 Alors allez-y.

PRÉSENTATION / PRESENTATION

11216 M. LAMARRE: Merci beaucoup. Madame la Présidente, Madam Chair, Commissioners, Commission staff, ladies and gentlemen.

11217 My name is Daniel Lamarre and I am the President and Chief Executive Officer of the TVA Group.

11218 This morning I have the pleasure of presenting four applications for new English-language speciality digital television services from TVA: Men TV, INFASHION, Digipix and Game One.

11219 With me today are, beginning on my right, Serge Bellerose, General Manager of LCN and of the TVA National Network; Marc Thibault, Director, Financial Planning at TVA, and Francine Côté, our legal advisor.

11220 To my left are André Provencher, Senior Vice-President at TVA, and Jacques Dorion, the President of Carat Canada.

11221 At the table immediately behind us are Richard Peirce, a consultant for Men TV; Clara Northcott, the President of Northcott and a consultant for INFASHION; Elaine Waisglass, the President of Wychwood Park Production and a partner in Digipix; Don McFatridge, the President of Strategy First, a consultant for Game one, and Gilles Lioret, the President and CEO of Game One in France.

11222 At the table to my right are our consultants, Alain Giguère, the President of CROP; Ody Giroux, Director, Creativity and Programming, Carat Stratégem; Gilbert Paquette, Vice-President and Managing Director of Carat; Elizabeth Deschamps, Director, Special Programs and Development, Speciality Services at TVA and Nicolas Bélanger, President of DTI Infogrammes and Stéphane Ethier for Game One. Seated in the audience is Glenn O'Farrell from CanWest Global.

11223 TVA is a relatively new player in English-language broadcasting and before introducing our applications, I would like to take a few minutes to present the company to you.

11224 TVA is an integrated communications company with operations in television, broadcasting, production, the Internet, publishing and other sectors related to television content.

11225 TVA is the largest private sector broadcaster of French-language entertainment, news and public affairs programming in Canada and is widely recognized for the highest standard of its popular Canadian content.

11226 In broadcasting, TVA owns and operates six of the ten stations that make up the TVA Network in Quebec, including CFTM-TV Montréal, the network's flagship station, as well as five regional television stations. TVA also owns and operates LCN, an all-news specialty service that provides 15-minute information segments consistent primarily of news, sports and weather.

11227 As well, TVA holds a minority shareholder in English-Canada station affiliated with the Global Television Network, CKMI.

11228 TVA also has a 70 per cent equity interest in TVA International based in Montreal with offices in Toronto and in Los Angeles. TVA International is the leader among Canadian distributors of television programming and the second largest producer in Canada. TVA International produces and co-produces a range of English-language television programs for the American market as well as the Canadian and European markets.

11229 An excellent example is the current shooting of Largo Winch, a co-production in partnership with M6 in France, Betalfilm and Tandem Communications in Germany, A.T. Production with RTL in Belgium, and Paramount International in the U.S.

11230 TVA International also produced several series and made-for-TV movies such as the Lucille Teasdale Story that was aired on CTV and will be broadcast throughout the world and A Terrified Woman with Nastassja Kinski. TVA International has also produced Xcalibur, Fly Tales in 2D and 3D animation, and quality series for young people such as Popular Mechanics for Kids, To the Max and The Magical Kitchen.

11231 With regard to the Internet, TVA is the controlling shareholder of NETgraphe. NETgraphe is active in the Internet publishing sector as well as site design, production and maintenance. Among its products are the leading portal site La Toile du Québec and worldwide Web sites such as Jobboom and Webfin. Le Groupe Vidéotron, the controlling shareholder of TVA, is also a partner in NETgraphe. As you will remember, in the early 1990s, Vidéotron and TVA introduced a broad range of technical innovations related to television content and interactivity.

11232 TVA's success story in the French-language market is based on our savoir-faire, passion and commitment to high quality Canadian content. Eighty-five percent of TVA's programming budget is spent on Canadian programs. By emphasizing Canadian content, the TVA Network's total market share amounts to 38 per cent of the French-language market, more than the total of TVA's three conventional French-language network competitors combined.

11233 This allows us to contribute significantly to Quebec's successful star system.

11234 We at TVA are convinced that sustained investment in Canadian content can nurture a Canadian star system in English Canada and generate more viewer loyalty as it has in French-language television and in Canadian music.

11235 TVA would like to extent its programming expertise and experience to English-speaking television viewers in Canada and apply our unique approach for new English-language digital services. This approach includes detailed market research, extensive concept testing and development, strategic positioning, the construction of durable partnership and solid business planning.

11236 Diversity in ownership generates diversity in choices and voices. TVA already has sales and production offices in Toronto. Now, we would like to initiate a new centre of television content development in Toronto to share our special knowledge and abilities with the English-language production community.

11237 Before we go to the four applications, I would like to show you some testimonial we have had in English-Canada.

--- Video presentation / Présentation vidéo

11238 MR. LAMARRE: I would now ask Richard Peirce to talk to us about Men TV.

11239 MR. PEIRCE: Good morning, Madam Chair, Commission members.

11240 Men TV is a completely new concept for television. Men TV will be a lifestyle programming resource that targets men aged 25 to 49 who are urban, professional, health conscious and socially active. Men TV will provide varied programming related to the gourmet market, the luxury market, men's beauty and fitness, the book and music market, adventures and leisure sports from a Canadian men's perspective.

11241 There is no service comparable to Men TV in Canada or the United States. Of course, there are television programs presented by the conventional and specialty services that contain fitness, health, recreation, travel, fashion and cooking programs that appeal to some men. But many such programs are addressed to women and almost none specifically target men or men's lifestyles. Men TV wants to correct this situation.

11242 Working with TVA's partner, the Global Television Network, Men TV will present a 24-hour a day service offering programming related to four themes: Lifestyle, Free Ride, Passion and personality.

11243 The lifestyle theme covers programs such as Get Gold, Gourmet, and BookClub. Free Ride includes programs such as Sail Away, world class Dive, the climb and Extreme Ski. The Passion theme covers programs such as Casino Life and Music for Men. The Personality segment will include programs such as Fabulous Fortunes and Bodyshaping. Men TV will be resolutely oriented toward Canadian men's lifestyle, leisure and fashion issues presented in the television magazine and documentary style format.

11244 The programming on Men TV will provide a minimum of 50 per cent Canadian content in Year 1 and this will continue throughout the licence period to attain planned expenditures on Canadian programs of $27 million over the seven-year period. This amounts to 74.4 per cent of Men TV's total programming expenses. The vast majority of this spending will consist of original programs and acquisitions from the Canadian independent production sector.

11245 As the Carat market study filed with the Men TV application demonstrates, the recent history of the subscription magazine industry provides valuable insight into male consumer behaviour today. While the circulation of general interest magazines is declining throughout North America, the circulation of innovative, specialized magazines whose sales price ranges between $7 and $22 is increasing significantly. Examples of men,s lifestyle magazines include: Robb Report, Cigar Aficionado, Esquire, Men's Health, Men's Journal, Outside and Dirt Wheels. Men TV's market study appropriately draws a parallel between the growth of specialized lifestyle-oriented magazines and the expansion of Canadian specialty television services.

11246 What is more, the CROP opinion survey submitted with our application confirms male consumer interest in the type of service proposed by Men TV. Forty-three per cent of English-speaking respondents indicated that a service like Men TV would be of interest to members of their household.

11247 Men TV also plans to make innovative use of the Internet as a companion to its digital television programming service. The Men TV web site will include distinct sections entitled Live, Spend, Think, Talk and watch that are detailed in our application. The Men TV web site will provide a virtual men's club where men can discover and discuss new trends, shop and interact with Men TV itself as well as other viewers.

11248 Based on TVA and Global's analysis of the current media landscape, we believe there is a real and viable market niche for Men TV. Our experience with specialty services and magazine-style formats ensures that Men TV will be a powerful and attractive addition to new Canadian digital television packages.

11249 Thank you. Now, Clara Northcott will continue with INFASHION.

11250 MS NORTHCOTT: Thank you, Richard, and good morning.

11251 TVA's INFASHION reflects how important fashion and lifestyle have become in Canadians' daily lives. INFASHION satisfies the public's growing desire for fashion related content while showcasing and promoting the Canadian fashion industry at home and abroad. Not only has fashion become big business, but many Canadian designers have become household names and some are international stars. Think of Dorothy Grant, Simon Chang, Franco Mirabelli, Brian Bailey, Lida Baday and Hilary Radley.

11252 Despite its growth in interest, very little content related to fashion, beauty and design is available to Canadians through a medium other than magazines. Examples of Canadian women's magazines that address lifestyle issues include Flare, the new Chatelaine and Style and Home.

11253 The growth in Canadian sales of lifestyle magazines reflects the lifestyle information Canadian women are seeking and indicates how a digital specialty television service dedicated to fashion and lifestyle issues should position itself. TVA's INFASHION will convert this lifestyle content from the static medium of print to the dynamic, moving images provided by television.

11254 As the Carat market study submitted with the INFASHION application demonstrates, this interest is confirmed by the economic growth of the Canadian fashion, clothing, cosmetics and beauty care industries over the last few years. For example, Canadian sales of personal care and beauty products alone increased by 14 per cent between 1996 and 1998 to reach more than $900 million.

11255 Industrial sectors related to fashion and beauty are also experiencing rates of economic growth significantly greater than the economy as a whole resulting from the demand for fashion and beauty products.

11256 Another indicator of the demand for a new digital service such as INFASHION lies in the results of the opinion survey conducted for us by CROP. one half of English-speaking Canadians believe the women's lifestyle channel such as INFASHION would be of interest to members of their household, with a particular interest among 18-to-44 year olds.

11257 INFASHION will inform and entertain digital television viewers, women in particular, about fashion, beauty and design from a uniquely Canadian viewpoint. The programming on INFASHION will provide a minimum of 50 per cent Canadian content in year one and throughout the licence period to attain planned Canadian program expenditures of $33.5 million over seven years.

11258 Spending on Canadian programs represents 85 per cent of total spending on programs to be telecast over the seven-year period. The vast majority of this spending will consist of acquisitions from the Canadian independent production sector.

11259 INFASHION will present programs about fashion, beauty and design from an overall lifestyle perspective rather than from a formal, academic or artworld-oriented design perspective or a how-to perspective. As you can see from our sample program schedule, Fashion and Beauty themes will account for over 60 per cent of INFASHION's programming, while Lifestyle themes will account for 26 per cent and Home Design for 13 per cent. Each service would complement the other and generate program synergies to the benefit of subscribers.

11260 In the United States, the recently launched STYLE channel has been highly successful and expects to have 20 million subscribers by December 2000. Toronto and Montreal are important centres of North American fashion and design. INFASHION offers a new digital television service developed by and for Canadians, based on an economic and programming model that has been tried and tested in the U.S. market.

11261 Now, Elaine Waisglass will continue with Digipix.

11262 MS WAISGLASS: Good morning. I'm Elaine Waisglass.

11263 Digipix proposes a new digital specialty service based on a unique programming concept: drama and documentaries and digital video format and as a medium for artistic creativity and expression of personal vision. Digipix celebrates this revolutionary technology that gives producers complete control over every single aspect of the video image including colour, texture, shape and transparency. This is not possible with film or analog video. Until recently, only painters had access to such a range of dynamic imagery. The arrival of digital video recalls the introduction of acrylic paints that soon led to an entirely new aesthetic developed by artists like Frank Stella and Andy Warhol.

11264 Digipix proposes to acquire and commission programming that explores the visually creative aspect of digital video to encourage video producers to think outside the box, to encourage unheard voices, to discover innovative ways to use the new artistic tools offered by digital video, and to rethink the traditional forms of drama and documentary.

11265 Digital video's lower production costs enable the auteur approach to drama and documentaries that is not possible for high budget theatrical feature films with many financial partners. Digipix will showcase individual video artists and the smaller independent production companies.

11266 We believe there is now a volume of programming sufficient to program a new service such as Digipix. Of course, there would be some recognizable titles such as The Blair Witch Project, The Buena Vista Social Club, Time Code and The Celebration which won the Prix du public at the Cannes Film Festival in 1998. But the great majority of Digipix's programming would come from lesser known productions and newly commissioned work.

11267 Currently, no television channel anywhere in the world devotes an entire program schedule to stylistically, leading-edge, creative digital video appealing to young and young-at-heart audiences. Digipix would be the first.

11268 Recent new technology in consumer-level broadcast quality cameras and consumer-level of desktop computer editing equipment have led many Canadian schools, elementary and high schools, to recognize the importance of media literacy and to offer courses in video production. At the college level, new digital production courses are coming on board in almost every province. In its program schedule, Digipix includes the opportunity for non-professionals and students to interact with Digipix by entering digital video festivals and contests.

11269 Interactive programming is a unique feature of Digipix. Program interactivity is central to Digipix supporting web sites that will offer: a virtual school that teaches how to make video programs; technical support and information on video production; a boutique for consumer-level video equipment and supplies; the opportunity to comment on and review web-streamed videos; and a means of contributing potential video programs to Digipix.

11270 Digipix will make a significant contribution to Canadian programming by: providing a minimum of 50 per cent Canadian content in year one and throughout the licence period; spending an estimated $32.4 million over the initial seven-year licence term on Canadian programs for telecast; and contributing an estimated $24.2 million over the initial licence term for the commissioning and acquisition of programs from the Canadian independent production sector.

11271 How attractive is Digipix? According to the CROP opinion survey conducted for the applicants, 68 per cent of English-speaking respondents expressed an interest for themselves and their households in a service such as Digipix.

11272 Digipix represents a tremendous opportunity to launch a new digital service different from all of the other Category 1 applications before you. Digipix would make an excellent complement to any other applications the Commission may want to approve.

11273 And now, Don McFatridge will continue the presentation with Game One.

11274 MR. McFATRIDGE: Thank you, Elaine. Good morning.

11275 Game One is a perfect example of the potentially innovative use of new digital media in the age of convergence -- the marriage of a new digital specialty television service with a powerful new element in the computer-based home entertainment business -- digital video games. Together with TVA's partner, I-Line, Game One proposes to launch a new Category 1 digital service dedicated entirely to the world of video games, 24 hours a day, seven days a week. Our objective is to hook up with Canadian game players in such a powerful way as to enhance their loyalty to television.

11276 TVA and I-Line's application for Game One is the English-language counterpart of la chaîne Game One, our application for a distinct French-language Category 1 digital service devoted to video games.

11277 The synergies between the two new Canadian services would be enormous. Game One itself is a trademark owned by I-Line which operates video game specialty services in Europe.

11278 Game One will schedule all video game programming, all the time, and nothing but video games. Game One's approach is derived from several fundamental facts.

11279 The video game business is booming worldwide, so much so that this year, in North America, video game revenues are expected to exceed theatrical box office revenues.

11280 In Canada, one household in three, about six million families, own a video game system and these systems are heavily used. 2.3 million Canadians play a video game at least twice a week.

11281 As a result, Canada is in the forefront of video games technology and development thanks in part to the Canadian operations of prestigious companies such as Electronic Arts and Ubi Soft as well as specialized schools, such as Digipen in British Columbia and the NAD Centre in Montreal.

11282 Game One programming will provide a minimum of 50 per cent Canadian content, both over the broadcast day and in the evening hours, beginning in Year 1 and throughout the licence term. As a result of our reciprocal programming agreement, 98 per cent of Game One's expenses related to programs telecast will be devoted to Canadian programming.

11283 Game One is targeted at a niche market of young Canadians aged 12 to 34 years, primarily males, who are the major consumers of video games. This includes a significant number of adults who find themselves attracted to the video game phenomenon. Game One program hosts will be the image of their target audience: Young, crazy about video gaming, and hungry for new adventures beyond the scope of conventional television programming.

11284 Game One will use the digital medium in a highly interactive way that is in keeping with its audience. Game One will provide a bridge for the development of interactive television and ensure that all of its television programs are adapted for Internet broadcast. But more than this, on its web site, Game One will make available research results underlying the creation of its content and stimulate the creation of virtual communities dedicated to video gaming.

11285 Game One's web site will be divided into four theme parks: Network Gaming, The Gaming Graveyard, Gamers' Secrets and On air. Network Gaming will permit gaming with other players on-line and The Gaming Graveyard will provide a magazine dedicated to the latest in computer know-how, game consols and gaming software. Gamers' Secrets will contain an electronic billboard and chat zone while On Air will serve as a companion to the digital television service with program schedules and synopses presented in a high quality format.

11286 The CROP opinion survey undertaken for the applicants confirms potential consumer demand for Game One. Overall, 40 per cent of English-speaking survey respondents indicated an interest for themselves and their households in a new video game channel such as Game One.

11287 Game One represents a new generation of television services resulting from the convergence of digital television and the Internet. The fusion of these two technologies will permit the new interactive services of the future based on the transfer of concepts from television to the Internet and vice-versa. This is what Game One is all about.

11288 Daniel Lamarre will now complete the presentation.

11289 M. LAMARRE: Madame la Présidente, Madam Chair, Commissioners, this concludes the presentation of each of our four English language applications, but I would like to leave you with some final thoughts.

11290 TVA and its partners have carefully designed these four services -- Men TV, INFASHION, Digipix and Game One -- to contribute to the Commission's objectives for the Canadian broadcasting system. Researching and designing these services has obliged us to think carefully about the criteria the Commission should consider in making its selection of new English language digital television services. Here are our suggested criteria in descending order of importance.

11291 The attractiveness of the service to potential digital viewers, including the value-price relationship and the ability to help drive digital set-top box penetration in the early years.

11292 The contributions of the service to Canadian programming, including a minimum commitment of no less than 50 per cent Canadian content exhibition at the beginning of the licence term, and sustained high levels of expenditure on original Canadian programs.

11293 The contribution of the service to the diversity of available analog programming formats and to the variety of new digital services the CRTC will licence.

11294 The contribution of the applicants to the marketing of the new service, together with the digital distribution undertakings to extend the branding of recognizable concepts.

11295 And the degree of innovation in the digital medium, including the extent of interactivity and the degree of integration of new technologies with Canadian programming.

11296 Success in attaining objectives similar to these, within the confines of a robust business plan, lies at the heart of TVA's growth and diversification over the last few years. Now we would like to extend this success to our proposed English language digital services.

11297 Mesdames et messieurs, we would be delighted to answer your questions.

11298 LA PRESIDENTE: Merci, Monsieur Lamarre.

11299 We will proceed as we have before, which I'm sure some of you are familiar with, by addressing general questions. I will attempt, to the extent possible, even though we want to try to not spend too much time repeating things, to deal with matters at the general level, but obviously, for procedural reasons, where we press you to accept conditions of licence, that will be during this specific application.

11300 I certainly hope I won't mix all these applications. You will understand that it's difficult to keep 88 of them apart, let alone yours, and in which language. So if I make a mistake, please don't hesitate to correct me if I mix up one application with the other. Hopefully, I won't, with all this paper, upset my glass of water and have you read it as a cold shower on one of your applications.

--- Laughter / Rires

11301 THE CHAIRPERSON: You have already given us the order of importance or significance of the criteria the Commission should use in licensing. So I will limit my question to asking you whether these criteria should always be weighed in the same manner or whether there would be any reason to displace them in the order of significance.

11302 One of the interesting thing about your four applications is they have a lot in common. You break even in Year 5, except in Digipix in Year 4, the Canadian content level is identical in all of them, the price is also identical but for maybe five cents in one case. There seems to be an approach that deals with them but for the programming in the same manner.

11303 So I would like your comments, when we use these criteria, to whether there is any room or any wisdom in shifting them and depending on what criteria.

11304 MR. LAMARRE: I guess our approach certainly reflects some beliefs we have. What we have enjoyed in listening to others in the last few days, it's the open forum we're having here to exchange about the future of digital television, because we all seem to be looking with a crystal ball.

11305 But there are things that we strongly believe. The first one is the importance of content. You know, we're looking to the television environment right now, and no one can pretend that there is not an important offer of services to Canadians right now. There is. So in the digital world, we strongly believe that it will be very important that we distinguish ourselves from what there is out there.

11306 The one thing which distinguishes our proposal to others is that we think that we're not going to have a second chance to do a first good impression. The launch of those services is crucial because there is some scepticism out there from the consumers and they want to make sure when you talk to them -- and we spend a fair amount of time researching them, talking to them, trying to understand what their needs were, and if I would try to summarize in one sentence what they want, it's that they want products and they have their own needs.

11307 So that's why you can see, in all of our services, a similar approach. It's not, Madam Chair, that we're lazy. It's because we believe that the same philosophical editorial approach should remain, meaning really go, present to them great quality program, bring also innovative ways of attracting the consumers. That's why we're coming to you with niche format and we're very precise about what we want to offer to the consumers, and at the same time, we want to make sure that the Canadian content that we're offering is interesting to them.

11308 I have to admit that I have been pleased and impressed to see, in the last few days, how our friends in English Canada discover the importance of Canadian content and we applaud that. We think, as they do, that we have no choice in the future than to present Canadian content, because there are more and more American services, there are more and more offers for the consumers, and the way that we are all going to distinguish ourselves is with strong Canadian content, where the consumers can see relevancy and we have to be relevant to the consumers with our new services.

11309 I guess if I try to summarize my thoughts on this matter, Madam Chair, it's to insist not on the attractiveness. Attractiveness to us is summarized in two words: a) content, and b) marketing. We will have, as an industry, to spend a fair amount of time marketing our new services in the new digital world we're describing.

11310 THE CHAIRPERSON: Mr. Lamarre, you are about to find out how difficult it is to get Canadians to watch Canadian content. I agree with you, it will have to be attractive and appealing. And, of course, attractive would bring with it the whole question of diversity and whether or not the service brings to the table what is already available to the viewer.

11311 On that question of diversity which immediately brings up the question of competitiveness, how should the Commission approach that whole area, which we will discuss more when we look at your specific applications? Should the Commission look at it from the perspective of the viewer? Should it look at it from the perspective of ensuring that the business plan of the licensee is more likely to be achieved if it chooses certain proposals rather than others?

11312 So I would like your comments on how we should address the question of competitiveness on two levels, one with existing services, that was one of the criteria, and the licensing framework for Category 1, and two, from the perspective of your competitor, so to speak, in the 88 applications?

11313 MR. LAMARRE: I would like to start, if I may, with a general comment and then be more specific about your question.

11314 My general comment is we think that diversity goes by diversity of ownership. We think that having Atlantis Alliance and CHUM in French Canada has brought diversity and we think that in French Canada their contribution has been very interesting and we agree to that and by the same token we would like to have the same opportunity and we think we can contribute in English Canada.

11315 THE CHAIRPERSON: Mr. Lamarre you better be careful. That means you don't want four -- TVA doesn't want four of the licences in French Canada.

--- Laughter / Rires

11316 MR. LAMARRE: What we mean, Madam Chair -- and I am glad you are opening me this door -- is we think it's important that over and above corporations such as TVA, or any other for that matter, individuals count and what you have before you today is not only the TVA group, but its new partner. We are going to bring in English and in French Canada new entrance and we think it's important and we think it does contribute to diversity because it's interesting to note that sometime we look to the industry, we look to corporations and we think that only corporations matter, but we all know that in content the passion of people does count and that is what we have enjoyed in the last few months preparing for those hearings, bringing to the table with us people who are passionate about the content and we think that the arrival of new entrance in the market is going to be very stimulating and will bring contribution to the system. So that is for my general comments.

11317 To be more specific, we always said at TVA that we don't mind competition. So from an industrial point of view, we think that competition normally like to improve the content of the business. And if I add from the viewers' perspective, viewers want to have a content which is relevant to them and when you look to the offer there is in the market right now, we think it's very important in the digital world that we take a distance from what is already out there and it's not a matter of rules, it's a matter of marketing.

11318 I think the consumer is waiting for new ways to be attracted from the industry leaders and that is what we are proposing. So I might ask André Provencher, who is well known as the responsible of the success of the programming at TVA, to bring a perspective from a programmer.

11319 André.

11320 MR. PROVENCHER: Yes. Thank you, Daniel.

11321 I think it's very important to think of this new market as a different one and not only as the extension of the analog market or only as a new way of distributing programs and bringing programs to the viewers.

11322 When we thought about all the proposals that we were to make, we decided to put the emphasis on ideas and concepts that will bring and integrate added value to the programs that we were to propose and this added value is coming with all the technological possibilities of digital distribution and digital platform. We put a lot of efforts in thinking of interactivity integration to the programs. We really think that it will pay respect to the viewers in proposing this kind of approach on digital and that is the way that TVA always in the past has been related to the viewers and always put a lot of efforts on market research and talking to the viewers and bringing them offers that will be in direct line with what they were asking for.

11323 THE CHAIRPERSON: Of course, for the viewer, and perhaps sometimes for the Commission and the industry as well as between each player, we tend to look at: There is just so many viewers, so much money, so many channels, so much bandwidth. So I guess that is partly what underlies the framework which said that genre should not be duplicated with those that are already in existence, nor with each other as among whoever gets licensed in Category 1.

11324 Do you think we should be more restrictive, more severe, in applying this criterion when we look at licensing the proposals as opposed to whether the proposals are competitive with existing services? Without going into interventions, we know that there intervenors and existing services have intervened to make the point that some of the proposals are competitive with theirs.

11325 So in a general way do you think our test in applying the criterion of direct competition with services should be different as to whether a proposal is competitive with an existing service or should be licensed because it's competitive with another one of the 88, or in your case I suppose we could subtract the francophones.

11326 MR. LAMARRE: I would like to give you some general comments and I will ask André to complement the information. Maybe if I tell you the approach we have developed it will help you to understand maybe better where we are coming from.

11327 We truly believe that there are a lot of similarities in the digital world between the magazine business and the television business for the first time within the digital world because of the capabilities there will be technically. I think we are getting much closer than the magazine business, and in the magazine business what works are products which are very well defined, are niche products, and if you look to all the stats you will see that the niche products are growing and the products who are trying to embrace too many topics don't work out.

11328 So that is the analysis we had made, that is what our research had confirmed to us, and that is the approach we are taking. It does bring some new ideas on the table, it brings new ways of doing things and, as André said earlier, we try to distance ourselves from the actual industry because when you look to the situation we are in today and you analyze the situation from where you are today, we don't think those criteria should remain in place because, as André said, we are moving to a new era.

11329 We are of the belief that the business and competitive rules should remain meaning that we think that the council should remain quite flexible and the rules of the market should apply as much as possible.

11330 Having said that, we are very, very convinced that the people who are going to be successful in the digital world are the people who would have defined precisely the people they are targeting and which will come with an offer which is very different. That is our editorial and program philosophy.

11331 So André might want to add to that.

11332 LA PRÉSIDENTE: Sentez-vous bien à l'aise de nous parler en français, si vous le préférez.

11333 M. PROVENCHER: Merci, Madame la Présidente.

11334 Il est arrivé dans le passé que nous soyons un peu surpris par, par exemple, l'ampleur que pouvait connaître un phénomène comme Internet. Quand on vit dans le monde de la télévision on pense que c'est un peu la fin du monde d'une certaine manière et qu'il n'y a pas rien pour attaquer ces habitudes développées au fil des années par les téléspectateurs et l'importance que ce phénomème-là a pris est aujourd'hui bien réel et on entre dans une nouvelle ère qui est marqué encore une fois par technologie, qui est rendue possible par la technologie, mais où le contenu et les idées vont être encore une fois les éléments principaux de réussite.

11335 Ça reflète plutôt bien les habitudes qui ont été développées à TVA. Peut-être qu'il n'est pas inutile de rappeler qu'au début des années 90 sous l'instance -- et peut-être que M. Chagnon écoute ce matin et que je ne devrais pas dire ce que je m'apprête à dire, mais il est arrivé nous soyons plutôt ennuyés par son insistance à nous conduire dans ce nouveau monde parce que nous avions parfois à sacrifier quelques centaines de milliers de dollars qu'on pensait plus importants dans d'autres secteurs pour les investir dans la technologie ou dans les contenus interactifs.

11336 Mais je dois dire aujourd'hui que non seulement il a fait la preuve qu'il était l'homme de vision qu'il est, mais aussi qu'il a changé fondamentalement les habitudes des programmeurs à TVA. Un des éléments les plus fondamentaux qu'il a implantés par son insistance c'est de nous rapprocher de nos téléspectateurs et de développer cet élément de proximité qui est si cher aux gens de TVA et qui a été repris par la suite dans le langage de d'autres diffuseurs.

11337 Mais la proximité fait partie de la culture des gens de TVA et je pense qu'il n'y a pas une émission, il n'y a pas une grille de programmes qui se conçoit sans qu'on s'assure qu'elle reflète bien les préoccupations des téléspectateurs et qu'elle offre aux gens la possibilité de se manifester quelque part.

11338 THE CHAIRPERSON: Having said that, these services they were all licensed -- some of them were licensed -- will be competing in a vast array of offerings in the English language in English Canada, both foreign and Canadian, and when you mention, Mr. Lamarre, the market forces, that is not exactly what the protection envisaged for Category 1 is about in the framework.

11339 My question was: Given that that framework where there would be one in each genre, how we should go about this? You have probably followed the hearing and you know that people have a take-home exam and so hopefully you will come back as an applicant for English-language services with an answer to that question of when the dollar hits the corporate pockets, your accountant may have something to say about which of your Category 1 proposals you would not implement together with any other Category 1 proposal that we might licence because you would feel then the reasonableness of the business plan would be affected because of the similarity of the genre proposed.

11340 Now, of course, various parties will have various views about how we should look at that, but that will tend to focus people on whether there is a difference between crime and murder, as I said yesterday, or between lifestyle and design, et cetera, so that there are no surprises for us or for you at the end of the day when a small number of Category 1 services relatively speaking are licensed.

11341 So we will hear more from you on that subject which will give us some insight as to how the Commission should approach this business of competitiveness.

11342 I don't know if you have anything to add about how it should be viewed with regard to existing services and proposals.

11343 MR. LAMARRE: I would just like to add and then I will ask Francine to complement the information.

11344 I would just like to add that we were conscious of what you just mentioned when we had prepared our services. So that is why we try to distance ourselves from existing services. We have been attentive to what you said and what others have said in the course of these hearings and, obviously, we would come back to you with more precision.

11345 But maybe in the meantime, Francine wants to add to that.

11346 Me CÔTÉ: Merci, Daniel.

11347 I would like to say at the beginning that we would, at TVA, rely on the wisdom of the Commission that has applied a case-by-case policy or test and also that we are relying as well on the licensing criteria on the various public notices that the Commission has issued for this proceeding.

11348 That being said, I think that the test that you are talking about should be quite restrictive in the digital universe. That is that a proposed service shouldn't really overlap or attack the core mandate of a competitive service, or a substantial programming overlap we are talking about, of a similar genre or target group.

11349 I think that all these criteria should be looked at in a cumulative way. There should be, I would say, an assessment of the genre, the target group, the approach of programming to see if a service is in competition with another proposed service.

11350 That being said, in the various applications we have, we will have the intervention to make our comments, but it is clear, I think, on the public record already that the two other services proposed by CORUS and CTV for Men TV are competing applications with our Men TV application.

11351 Also, that the service proposed by CHUM for fashion is a competing application with our Category 1 INFASHION. We don't think that Global's application with designation is in competition with INFASHION.

11352 I don't think --

11353 THE CHAIRPERSON: You're early with your take-home exam --

11354 MS CÔTÉ: Well, I prefer to make them now. I'm very lazy.

11355 THE CHAIRPERSON: You always get bonus marks for being early in responding.

--- Laughter / Rires

11356 MS CÔTÉ: But my clients are quite reactive to that.

11357 MR. LAMARRE: I would add that we don't think that we are competing with existing services.

11358 THE CHAIRPERSON: No. Well, that has to be assumed, I guess. From the perspective of the applicant, if they follow the Commission's direction, it's inherent that they think what they propose is not competitive with existing services. The existing services, obviously some of them have different views.

11359 MS CÔTÉ: Could I also add one thing? It is that in reviewing the position of certain intervenors on the test of direct competitiveness, I was impressed by the fact that most existing services suggest limits or a quantitative test or quotas and we do not think this is the way to go.

11360 THE CHAIRPERSON: You may, of course -- I'm sure you will follow the hearing, you may, of course, vary your list one way or the other by Phase IV, depending on the discussion that we engage into with various applicants.

11361 One of the general questions we have addressed as well is the whole question of implementation of service. I see that except for three of your applications, you say May 1st, 2001, 1 June, 2001 or six months from a decision is when you think you would be ready. Do you think that this imposition of a time frame for implementing a service should be followed by the Commission in the licensing of Category 1 services, imposing a time frame by which implementation should occur?

11362 MR. LAMARRE: I will answer with a general comment and I will ask Francine to complement the information.

11363 The general comment is this: we have a strong belief that it's very important in Category 1 that all services approved are launched at the same time, French and English. We think we are going to face, as an industry, probably one of the most important marketing challenges. We will have to work hand in hand, all the people who will have licenses and the distributors working all together.

11364 We are, you have probably noted in our proposal, the group who are proposing to put more money than any others in marketing because we think the marketing challenge ahead of us is very important. We think --

11365 THE CHAIRPERSON: Everyone is going to want to launch at the same time as you.

11366 MR. LAMARRE: Pardon me? Yes.

--- Laughter / Rires

11367 THE CHAIRPERSON: That is their approach. They want to use our budget, right?

--- Laughter / Rires

11368 THE CHAIRPERSON: To me, that is a good idea.

--- Laughter / Rires

11369 MR. LAMARRE: So I hope you will take it as our contribution to the system, Madam Chair.

11370 THE CHAIRPERSON: More bonus points.

--- Laughter / Rires

11371 MR. LAMARRE: And therefore, I think what this hearing is doing, certainly with the contribution of CPAC, is creating a momentum for digital where we are right now creating expectations from the viewers and this is good.

11372 So we think it's important that we create a momentum, we work all together and we all use not only the TVA budget, but everybody's budget in order to make a great impact.

11373 Francine, you might want to complement this?

11374 Me CÔTÉ: Merci, Daniel.

11375 What I would like to add is certainly that it's a good idea and it's the only way to go to have a date of launch which is common to all the licensees. But I think it would be also important to have a certain time frame to implement the services and allow the licensees to get together and assess if September is a good marketing date because it's a question that is quite interesting to look at when, at the same time, all the other networks are launching their new programming for the fall season. You have the Olympics. You won't have Olympics in 2001, but sometimes, there are some special events.

11376 So a time frame would be important also to allow each licensee to get ready for a common date of launch.

11377 Also, I think that you have asked the question in certain instances for Category 2 services and we do not think that a common date of launch would apply in cases of Category 2 services. Thank you.

11378 THE CHAIRPERSON: We will revisit this question with the French services. I notice, Mr. Lamarre, that you said both French and English services to be launched at the same time. So be ready for my questions later on this afternoon. That is quite --

11379 MR. LAMARRE: Thank you for the warning.

11380 THE CHAIRPERSON: It doesn't quite compute. We will need the Digipix people or the Game One people to compute how that works.

11381 Independent production, in your applications, you do speak of independent production and independent producers. For example, that Digipix could be, on page 277, where you talk about the independent production centre for initiating almost all of the programming aired by Digipix. Those are just examples because I wanted just a general discussion, 298, I think, of Men's where you talk about considerable use of programs from the Canadian and independent production sector.

11382 For you, is that an important factor?

11383 MR. LAMARRE: I would like to give you our own philosophy of the relationship with the independent producers.

11384 My general comment is that we at TVA entertain a very good relationship with the independent producers. We have, in the last three years, increased our program budget with the independent producers. The reason for that is because they have forced us with their good ideas to do more programming with them. We believe that the key for independent producers to succeed is to bring to the broadcasters good ideas, good projects. That's our general comment.

11385 At the same time, I have to balance that with the fact that we have close to 2,000 employees at TVA working in production. What we are discovering along the line -- and I would like to echo what Trina McQueen has said here -- it is that in the specialty channels -- and it's more and more true -- you see now independent producers coming up with some specialty of their own and you see now the broadcaster developing their own expertise. I think they do complement each other.

11386 What Trina said -- and we totally agree with her -- is that in the new round of specialty channels, we would have to be very careful about how we will balance that because in some genre, there are some kinds of productions which are much easier to do and more cost-efficient to do with your own internal services. There are others that are easier to do with independent producers. Independent producers have started to work recently with specialty channels, but they are now developing their own expertise in that field.

11387 So I guess we are quite at ease with the rules there are in place with independent producers. The only thing we are saying is that in the digital world, as Madam McQueen suggests, we would need a little bit more flexibility in terms of genre.

11388 THE CHAIRPERSON: When you speak of more flexibility, do you mean we shouldn't concern ourselves with that at all? Or we should have case by case more flexible rules, recognizing the riskier different environment?

11389 Would you still think the Commission should keep that as a concern, that it has regulatory mechanism to control?

11390 MR. LAMARRE: I think it's a genuine concern, and I think we should all be concerned by the independent production field, and we are at ease with it. But I think what you just mentioned case-by-case makes a lot of sense to us, because in some cases, as you have said, it will be more risky and in some other cases it would be more appropriate to do business with them.

11391 THE CHAIRPERSON: In a general fashion, would I show an understanding of your position if I said that, for example, your position would be that in Les Affaires on the French side it would mean probably you would make less use of independent producers but more should be expected if it's a documentary channel or even the Men's channel?

11392 MR. LAMARRE: Yes. That's exactly what we meant, yes.

11393 THE CHAIRPERSON: So that answers the first and the third question. We had three questions. One was: Do you think it should be still done? And third: What kind of flexibility should there be and base on what test. Probably le genre more than anything, and the capacity is already in existence of the applicant.

11394 So that still leads us to the second question, which is: Having accepted that we would still keep it as a concern, albeit apply the flexibility, what do you mean when you say "independent producer"?

11395 MR. LAMARRE: I'm not sure I understand the aim of your question.

11396 THE CHAIRPERSON: Well, if one says there will be a rule that you will test the use of independent producers, it immediately raises the need to define when you are outside of that fence  --

11397 MR. LAMARRE: Okay.

11398 THE CHAIRPERSON:  -- or inside of it.

11399 MR. LAMARRE: Okay.

11400 We totally agree with the rule that an independent producer is someone who owns 66 per cent of it's own company, and we are also totally at ease with the fact that someone who is a partner in specialty channels is automatically considered as an affiliate company. We agree with those two rules.

11401 THE CHAIRPERSON: What do you see the underlying principle for the Commission expressing that concern and you agreeing that we should express it?

11402 MR. LAMARRE: Again, if you look to the genre, and if le Conseil considers it on a case-by-case basis and take for granted that there should be a balance in the system between internal production and independent producers' production, I think those guidelines or those main principles should remain.

11403 Maybe Francine --

11404 THE CHAIRPERSON: I'm curious more about what do you as a company see or understand -- as lawyers like to say, at least in English -- the mischief they you are trying to cure? Because that gives me an idea of where people are coming from.

11405 What do you think is wrong with just leaving it without expressing concern?

11406 MR. LAMARRE: Since you are referring --

11407 THE CHAIRPERSON: Because once we know what the aims are, it is easier to find the mechanism.

11408 MR. LAMARRE: Since you are referring to lawyer, I will ask mine to answer this.

11409 MS CÔTÉ: I will try to answer your question, Madam Wylie, by saying first that balance is important. The ability of the broadcaster also to provide programming at a better price, using it's own resources, is something that is also very important and should be considered by the Commission.

11410 You alluded to the fact that we have a French service, LCN-Affaires, which is news, and I would like to mention that on the public record we have the interventions of the APFTQ, which is the Quebec Association of Independent Producers, as well, I think, as the CFPTA, who have said that they agree that programming in sports and news and information could be produced be the licensees themselves.

11411 We would like to add to this that in certain genre, which do not exist actually in the analog offer as well as, in certain cases, in the proposed offers, and I refer to Digipix, which is going to commission work to independent producers while at the same time Game One would be a service that is produced internally for considerations of, as I said, the ability of the broadcaster to produce the products, and also the costs. I don't think I have mentioned the costs yet, but it has to be linked with the ability to do so.

11412 In the French language services we have proposed, there is also the service for Télé Ha!Ha!, which is comedy service, and in Quebec there have been historically very few production houses in this sector, and one of the most important is a partner of TVA, le Festival juste pour rire, and the Films Rozon.

11413 So that would also limit the ability to commission work from independent producers, at least for the first term of the licence. And then we could develop the sector of independent producers able to provide programming for this genre.

11414 So in the digital universe, when you are proposing new kind of services, it is sometime more obvious than in the analog world that the applicants and broadcasters or the service providers are more able to provide programming at a good cost.

11415 THE CHAIRPERSON: Without going into --

11416 MS CÔTÉ: Am I answering your question?

11417 THE CHAIRPERSON: Well, that's the corporate mischief. It always works better of course. The bottom line would tend to keep things, in some cases, a little bit more closed.

11418 I meant more from our perspective, what is it we are trying to prevent and I supposed that is a good example and les Films Rozon. You say there aren't too many producers doing comedy. Well, there is no comedy service. Once there is a comedy service, if it is affiliated in ownership with Films Rozon, it is not likely unless is there any -- well, my question is: Is there any necessary intervention to prevent it from remaining exactly as it is, that Films Rozon continues producing comedy and no other sector of the independent world does is the mischief?

11419 MR. LAMARRE: I guess if I can try to help you understand our philosophy there, is our general philosophy is that we -- when people come to us with great ideas -- and it is our day-to-day experience, we like to work with independent producers -- the one thing Francine mentioned, and I want to re-emphasize this because again we are looking to an environment which is going to be different than the one we are in.

11420 If I would be an independent producer today, I would spend a fair amount of time thinking about new technologies, because if tomorrow morning we open Game One, I am not sure that the traditional middle-of-the-road independent producers have right now either the expertise or the values and the resources it takes to bring me tomorrow morning programming for Game One. I certainly hope that Game One will help develop that kind of expertise.

11421 So I guess all I'm saying is this: In the early days, at least for the new services we are bringing to the table, when it comes to new genre or niche genre we will need to have flexibility.

11422 But again, we understand the industry concern you are bringing to the table. Again, we are in agreement with the concern and we are open-minded about that.

11423 THE CHAIRPERSON: Yes. And when we look at the specific applications we can see whether there is any -- if the Commission should require it, what level and how measured -- what commitments you are prepared to make should the Commission find it necessary.

11424 Now, the expression of Canadian content levels is identical in all your applications and it is, I believe, 50 per cent in the first year and remains 50 per cent throughout the year. And this would be despite increasing penetration and despite increasing revenue forecasts and the fact that in year five, except for Digipix, you would reach a positive PBIT.

11425 Is it somewhat bizarre or unusual to not have a ramp up?

11426 MR. LAMARRE: Yes.

11427 THE CHAIRPERSON: It raises the question of how will you meet the 50 per cent. Will it require a lot of repeats in the first year? And why, if you feel you can reach 50 per cent in the first year, is there not an increase?

11428 MR. LAMARRE: I will give you the general comment, and I will ask Serge and André to add additional comments.

11429 My general comment is this. It's quite ambitious as an approach to go at 50 per cent the first year. There are two things people should be looking at. First of all, the percentage is one indication, but sometimes it's misleading. Someone should be looking at the budget level. If you look to all the applicants --

11430 THE CHAIRPERSON: We will.

11431 MR. LAMARRE: Thank you. If you look to all of our applications, in almost all cases we are the ones who are suggesting to spend the most money in Canadian content, and as people were saying, we put our money where our mouth is. We spend a fair amount of time doing speeches about Canadian content. It's not only a speech, it's out day-to-day experience at TVA and that is why we thought it was important to put the kind of money we are putting in Canadian content. So that is the first thing.

11432 And then in terms of percentage, if we want to be there the first year at 50 per cent, it will mean that we will have to put more resources than what others have been suggesting.

11433 So if you look to our investment, we think we have a very impressive sheet to present to you.

11434 So maybe Serge and André want to complement the information.

11435 MR. BELLEROSE: In our specific applications for the English market, I would say that based on the Game One application, for example, we are proposing internal production and we will be able for this specific reason to have a very high level of Canadian content.

11436 In the other application, we have a lot of programming elements which are based on magazines, for example, in the Men application and the INFASHION application which would allow us to be sure that we could be able to have those new magazines ready to be launched by September, for example. For Digipix, Digipix is mainly based on the use of video coming from young creators so, of course, we will need a fair amount of Canadian content, but in this specific case, we will be able to provide more information later when we will discuss about Digipix.

11437 Maybe Jacques Dorion could provide us more information about the amount of hours which are planned to be broadcast in year one -- generally speaking, I mean.

11438 THE CHAIRPERSON: It's a forewarning to that it will raise the issue of how do you achieve it in year one with sufficient original programming in each case.

11439 MR. BELLEROSE: Well, we will repeat programs, of course. It depends on --

11440 THE CHAIRPERSON: Well everybody does. It's a question of how often.

11441 MR. BELLEROSE: But we are able to respect the 50 per cent Canadian content proposal -- commitment.

11442 MR. DORION: Good morning. A general term, Madam Chair, is in all the concepts that were submitted by TVA, we looked at a balance of number of hours of programming, looked at the universe of digital, and looked at budgets also, compared budgets.

11443 The repeat factor based on the different applications will vary, but will be anywhere between 10 and 12 per show as an average, and if you think that in a digital world the average market share of a station in our proposals will be somewhere around between .1, .2 per cent of viewing hours, it's a very small number. So the smaller in principle, the smaller the number, the more repeats you can have because people have not seen it. I mean, there is no audience concentration as such.

11444 I mean, this being said, if we compare our applications with the others also in general terms, when we have less hours than our competitors, we still deliver more money in programming and we deliver sometimes twice and sometimes three times dollars per hour producing Canadian content, especially in the magazine format.

11445 Thirdly, I would say that we start at 50 and end at 50, but others start at 40 and end at 60 or 65, but if you calculate their average it's around 50.2 or 3. So we are basically saying the same thing.

11446 MR. BELLEROSE: I would add, Madam Chair, that this is a choice we have made not to ramp up. We could have ramped-up if we had started at 40 per cent, of course.

11447 THE CHAIRPERSON: I assumed that it wasn't Mme Côté's calculator that punched 50.

--- Laughter / Rires

11448 MR. BELLEROSE: Right. But again if I may insist -- and I would like André to complement this -- it is very important that we expose to you our philosophy of programming. We are very concerned that in the new digital environment, if you don't bring quality programming, you are not going to succeed day one. When people watch it day one, if they don't like it, they are not going to subscribe and that is the challenge we are taking and that is why we think it's so important that we bring to the table something that the consumer will say, "It's good. I want it. I want to subscribe".

11449 André.

11450 M. PROVENCHER: Merci, Daniel. Peut-être, malheureusement pour les appliquants, dans cette nouvelle vague on a l'impression que ça sera moins une stratégie ou une approche d'erreurs pour pouvoir conquérir les nouveaux téléspectateurs sur les plates-formes digitales parce que l'offre est abondante et parce que déjà il y a un choix qui sollicite les téléspectateurs à chaque soirée ou à chaque jour.

11451 Nous avons cru, et nous croyons fondamentalement qu'il est absolument nécessaire de proposer aux téléspectateurs dès la première journée, dès la première heure, des programmes qui sont de qualité, des programmes qui sont en quantité suffisante et qui touchent la sensibilité des gens que nous voulons conquérir. Sensibilité veut dire beaucoup de sujets qui se rapportent directement à eux, et donc comme nous avons fait jusqu'ici à TVA mettre l'emphase sur le contenu canadien.

11452 Il est vrai que c'est un objectif qui est très ambitieux au point de départ et que nous maintenons tout au long de la période de licence, mais il est évident qu'au fur et à mesure que les indices de pénétration vont s'améliorer que les programmeurs qui seront en place automatiquement tenteront d'offrir plus de contenu canadien encore et plus d'émissions de qualité aux téléspectateurs.

11453 Et ce n'est pas quelque chose qu'on a mis beaucoup, beaucoup de temps à discuter parce que ça fait partie de notre philosophie de base et je pense que c'est un facteur de réussite absolument incontournable sur les plates-formes digitales.

11454 THE CHAIRPERSON: In answering this question, Mr. Lamarre, you immediately made reference to the money spent on Canadian content which raises this whole question of Canadian programming expenditures.

11455 Do you believe that in this new world of digital services the Commission should still impose minimum levels of annual Canadian content expenditures or expenditures on Canadian content?

11456 MR. LAMARRE: As you know, we have been known in the past for extending and really go far beyond what the Commission has asked us to achieve. So for us it's a fact of life that you have to invest a lot of money in Canadian content.

11457 So I think in the digital world, you know, when I read what you have printed so far and what you have said so far, I think it's a concern and I think it's part of your responsibility to bring some minimum to the table. But again, we truly believe that we are not going to succeed in the digital world if we don't spend most of our effort on Canadian content.

11458 THE CHAIRPERSON: I gather though -- you just said you think it's still important and I assume that you think it should be applied equitably because in each case when you discuss it you do have a different view where it should be imposed, but failing all else, if we don't take your view, you name the actual other anglophone specialty services that you should be compared to and whose Canadian content percentage should be adopted.

11459 So am I right to conclude from that that you believe not only it is something we should monitor, but that we should attempt to find some equity between players?

11460 MR. LAMARRE: I think that is the general agreement.

11461 THE CHAIRPERSON: It would be difficult to now come to that conclusion considering your approach.

11462 MR. LAMARRE: Yes.

11463 THE CHAIRPERSON: Now, the Commission is often saying "Think out of the box", but when licensees say do we say, "What?".

--- Laughter / Rires

11464 So this is about where we are with Canadian programming expenditures. The staff has gone back to many applicants to say, "Look, we have calculated your Canadian content expenditures according to our traditional way of doing it" which grosso modo is taking all the revenues projected in a year, finding an average and beginning with year two applying it to the previous year as a requirement for that year with some minimal flexibility as to under -- I think I am right -- expenditures or over-expenditures, I guess, like income tax, the ability to carry it forward or leave it behind.

11465 You have not come up, except in one case with exactly -- well one is very close. No, not really. Just one case -- the number that would be yielded by applying the traditional method, and you've been told what that number was.

11466 You however do come up with a percentage and I would like to know how you arrived at it, just in general. I don't want to get into the special cases. I want to know, did you do it by looking at projected expenses and revenues and do you know why it is that there is a variance of some importance. In some cases, let's take Digipix 35, the staff calculation would need 51 per cent. Do you know and can you tell me why this difference... How did you do it so that you arrived at different numbers?

11467 MR. LAMARRE: I would like to have Serge to answer the specifics and maybe Francine can complement the information.

11468 MR. BELLEROSE: Madam Chair, the main problem with the first CRTC's proposal was that because in the first years of those licenses, there was very low revenues and very high expenditures.

11469 THE CHAIRPERSON: I understand your...

11470 MR. BELLEROSE: Our point of view.

11471 THE CHAIRPERSON: ...point of view, because in each response to the...

11472 MR. BELLEROSE: So in response...

11473 THE CHAIRPERSON: But what I want to know is what did you do to arrive at 35 per cent? I understand the reasons, you know, smaller revenues, larger expenses in Year 1, etc. But I want to see just why we are so much at odds. In arriving at 35 per cent, did you just use -- you didn't use any calculation approaching what we use.

11474 MR. BELLEROSE: Are you talking about the specific application?

11475 THE CHAIRPERSON: Well, let's talk about Digipix because there is a great variance. I just want you to tell me, did you look at projected revenues in any way, did you factor in more flexibility. How did you arrive at 35 per cent or any other percentage in the others, which, in one case, is exactly like ours?

11476 MS COTE: Madame Wylie, I think it's only math. I'm looking at the answer we provided on May 15th to the Commission in answer to the question, and...

11477 THE CHAIRPERSON: Which one?

11478 MS COTE: May 15th, Digipix. We've done the math and instead of coming to 47 per cent as suggested by the Commission, we're coming to 47 per cent instead of 50.8 per cent, I think.

11479 THE CHAIRPERSON: I don't think you understand me. I'm trying to figure out how wide apart are we as between the traditional way of calculating it, or is it a question of some people don't put all their revenues in, they say, you're wrong because this should have been in.

11480 How did you arrive at it? Did you use "un cheminement" which is anywhere near ours?

11481 M. THIBAULT: Excusez-moi. C'est parce que je ne comprends pas le 35 pour cent d'où il vient.

11482 THE CHAIRPERSON: I don't want to get into the application itself. But Digipix, I believe...

11483 M. THIBAULT: Peut-être, dans le cas de Digipix, l'élément qui ressort, c'est que nous avons des revenus de distribution qui est particulier à cette demande-là, et donc, on ne tient pas compte de ces revenus-là dans le calcul. On tient compte juste des revenus d'abonnés puis des revenus de publicité.

11484 THE CHAIRPERSON: So generally, you have approached it the same way we have traditionally, looking at all seven years' revenues.

11485 MR. BELLEROSE: Right. Subscribers' revenues and advertising revenues.

11486 THE CHAIRPERSON: And then, finding a percentage. So the discrepancy would be more -- the discrepancy would come from... I may have the wrong percentage. I have quite a few applications from you. So we will look at it again in Digipix.

11487 But one thing is for sure, there is a discrepancy. I'm just trying to arrive at how you did your calculations and I understand your explanation as to why we shouldn't apply it in the digital world.

11488 In light of the fact that you think we should have some measure and that equity should be something we look at, what test do you think we should use rather than the one we're using?

11489 As you know, various proposals have been put forward, such as -- and based mostly on flexibility to avoid the problem of the large expenditures at the beginning with lower revenues. Comments have been made about only use Years 4 to 7. Others use only when we meet profitability. Others find a way of getting more flexibility by allowing underpayment in one year and overpayment in others, by taking the whole seven years instead to actually spend the amount.

11490 Do you have any... If the Commission were looking for a test that would be applicable across the board, that you would be happy with, on what basis should it be, if it's not the basis we use?

11491 MR. LAMARRE: I would like to re-emphasize a general comment and then, I will ask Francine to insert the specifics.

11492 The general comment is -- and again, we think Canadian content is important, we are committed to Canadian content and we are at ease bringing to the table some high levels of Canadian content, even from Year 1.

11493 MS COTE: To come back on the question of the need for flexibility on the digital platform, obviously, we have said, in response to the Commission's question on this matter, that we would pay for the first term of the licence to have full flexibility.

11494 That being said, I think that the test that the Commission has proposed to other applicants before us, calculating on average of Canadian program expenditures on the average of total programming would be something that we would be ready to live with.

11495 THE CHAIRPERSON: That would be the proposal whereby you'd calculate all the forecast revenues, establish the percentage, which would be the percentage that we arrive at by doing this calculation, but then, having spent that entire amount in the seven years.

11496 You have heard, of course, the comment that this becomes difficult if there is under expenditures and then, in Year 6, you suddenly have to spend enormous sums. So that would be your preferred way of the others that were mentioned, such as taking only the last year's.

11497 MS COTE: Yes, because you're asking us to, if I may say, choisir entre deux mots. What the Commission said was a competitive, open entry world, the digital platform.

11498 THE CHAIRPERSON: Well, it's not exactly open entry if we licence only a certain number. They're guaranteed access and we don't licence competitive genre.

11499 MS COTE: I agree, but the risks are much more important than the analog platform.

11500 THE CHAIRPERSON: Well, of course.

11501 MS COTE: So taking this into consideration, there should be more flexibility and maybe a different test.

11502 Coming back to what we have said in response to the Commission's question, we would prefer full flexibility. In the case of TVA, as Daniel has mentioned, the track record is really a guarantee that the amount in Canadian programming expenditures will be there and overachieve, even, a percentage that the Commission may impose.

11503 That being said, we are ready to live with that kind of formula which is more flexible than the existing formula for the analog service.

11504 Also, the test where we compare a proposed service with an existing service in the analog world is also difficult, even if we used it in certain cases such as Digipix. In the case of Digipix, it would be more favourable to the applicant than the formula proposed by the Commission.

11505 But if you compare yourself to an existing service on the analog platform, the rules of the market are not the same.

11506 THE CHAIRPERSON: No, but that is your comparison.

11507 I was going to ask you, of all these alternatives, you propose -- the one you propose is find a similar service on an analog platform and impose the same, which contradicts what you're saying.

11508 MS COTE: Yes, exactly. This is what I was going to say. The rules are... You know the Commission was suggesting to use comparable services and we did that. But thinking -- wisdom comes after the finding of the letter and thinking about this, the rules are so different. Commissioner Wilson was alluding to this, I think, with another applicant, saying that they are well nested with, you know, almost sometimes guaranteed revenues, which is not the case since 1996. But before 1996, the generation of services were well at ease with almost guaranteed services.

11509 This is not the case on the digital platform, and therefore, we might consider much more, much, much more flexibility, at least for the first term of the licence.

11510 MR. LAMARRE: I guess, just to come back to our vision, because that's important, that our vision reconcile with your rules,...

11511 THE CHAIRPERSON: Rules with our vision.

--- Laughter / Rires

11512 THE CHAIRPERSON: We are open to discussion, because in all of these cases, the last comment you've made was, Digipix is similar to Canadian Learning so that's it, and Game One is similar to Teletoon or Tree House, so that's what I will... I would tend to, even with your comments, put that at the bottom as a test.

11513 The numbers, of course, is something different.

11514 MR. LAMARRE: The only thing I would like to say -- because we don't want to sound defensive about that -- the reasons why...

11515 THE CHAIRPERSON: What's wrong with that?

--- Laughter / Rires

11516 MR. LAMARRE: The reasons why we're talking about flexibility is for the same reasons that everybody, for the last three days, have been telling you that we're looking into a crystal ball and we don't know what exactly lies in front of us.

11517 But it doesn't change our philosophy, which is to invest early in the game in Canadian programming. And when you look to the level, you know, we think that we will do what we always did in the past to exceed the Canadian content level. We just want to be prudent because we don't know exactly the number of subscribers, we don't know what's going to happen, we don't know the supply.

11518 We did our studies, obviously, but again, we are coming to you with a prudent approach. But it doesn't change our vision. Our vision remains that the level of Canadian content we're going to bring to the table is going to illustrate the kind of success we can bring. Otherwise, we are not going to be able to distinguish ourselves from others.

11519 THE CHAIRPERSON: ...as between the method that was put forward by... One example is taking all seven years and saying you have seven years to spend this sum and complete flexibility and keeping some regulatory oversight in-between, would you see a mechanism where, up to a certain level of underspending and overspending from year to year could be instituted so that we don't get suddenly your competitor coming before us after they received a licence because they promised more than -- more licences because they promised more than you and it's now your sixth and they can't reach it. What do we do then?

11520 MR. LAMARRE: I think what you're proposing makes a lot of sense.

11521 THE CHAIRPERSON: It would be to find some percentage of carry-over. I meant to confirm with the staff, but I do believe we now have a five per cent possibility of whether that could be more. That's something we can think of by phase 4.

11522 I think the consensus appears to develop that there should be some test. It should be based on the numbers put forward. This is a competitive process. But perhaps applied with a view to more flexibility for the companies and not something which makes little sense from a regulatory perspective in terms of monitoring.

11523 MR. LAMARRE: We'll be delighted to join your consensus.

11524 THE CHAIRPERSON: So maybe that would be an answer that would not lead us to a ridiculous situation in years 6 and 7 of licences, but would still provide maximum flexibility. Obviously, when we get to the specific application, you may end up being asked a question of what would you agree to complete the record.

11525 Interactivity has been discussed with all the applicants. You have mentions of interactivity in all of your English language applications. The language used, for example in Digipix, I think 285 and 284, in Digipix, you say, in a nutshell -- and I'm only using it as an example of the language:

"A channel for creative experimental digital video in both documentary..."

No, I'm sorry. The second paragraph on that page:

"Digipix will be the first television channel in Canada exploring the new frontier of digital technology."

11526 And then, on page 85, number one, you talk about a software that would allow video artists to paint free-hand on digital video and that you will provide a truly interactive creative opportunity for viewers via both web site and TV screen. There is similar language in your applications.

11527 Would it be fair to say, however, that the interactive elements that will be implemented early in all four of your applications will be additional program related enhancement and offerings over an Internet web site, as opposed to a more advanced interactivity via the TV screen?

11528 MR. LAMARRE: What I would like to say -- a couple of comments, if I may, and then I will ask our experts to complement the information.

11529 As André said earlier, we have a culture at TVA of interactivity, because our main shareholder has been a pioneer in interactivity and we've learned from that experience.

11530 Being a little bit more modest now, I have to say we've learned a lot lately because it's changing, as we all know, every day. We think right now, we have the right elements on hand to become a very unique interactive laboratory, sharing experiences with others. As an example of that, we are now the main shareholder of NETgraphe and we are going and we are right now developing some projects with them.

11531 We have learned a lot, to be candid with you, in the last few months preparing for these hearings, because we understand that in the new digital environment, it will become very, very important. The more we talk about it, the more we see how important it's going to become in the new digital world.

11532 So I would like to give you a better idea -- again, I invite you to look in our crystal ball -- of the kind of things that we might be doing in the future.

11533 I would like Stéphane Ethier to give us an idea of what we are going to be exploring and that we are exploring right now at TVA. Then I would ask Gilles Lioret to share with us the European experience, because I think it will give you a better idea of the process we went through with those experts.

11534 M. ETHIER: Merci, Daniel.

11535 Right now, the most advanced progress in technology and true interactivity is being done through the Internet and through the PC. Right now, it's very, very hard to forecast when the set-top box will be, number one, advanced enough, will be technologically advanced enough, and second, will be truly -- will allow for true connectivity between the viewers and between the viewer and his or her television set.

11536 Again, it's very hard to forecast when exactly those technological advances will be a reality.

11537 On the other hand, we, at TVA believe that we have to be ready for that moment, and that's why we are very pro-active in designing content, interactive content, where it actually can be tested and tried and tested with, in this case, Internet surfers.

11538 You mentioned the case of Digipix. Again, on the personal computer linked to the Internet, it's very doable, it's very practical also. The technology exists in order to allow for subscribers to go to their PC and then use that tool in order to create content, exchange content using computer software, video editing software, video grabbing, video processing software and then exchange and then create a community of viewers and Internet surfers using that technology to exchange, as we mentioned in the application, to get information to exchange on the creative process, to exchange creations themselves and work in common to make interesting interactive creations on their computer.

11539 Eventually, that will be possible through the TV set and through the set-top box. But at the moment, we want to test the technologies where they can be tested instead of drawing a very general, very vague indication of what will be done eventually without providing an accurate timeframe, because no one can do that.

11540 So we want to be ready for when that moment comes, but in order to do that, we have to use the technology that is available right now.

11541 M. LAMARRE: Je demanderais à Gilles peut-être de compléter, parce que c'est intéressant pour nous d'avoir la chance également de comparer les expériences que nous tentons chez nous, parce que dans le fond, ce que Stéphane vient de vous résumer, c'est qu'on a créé chez nous ce laboratoire-là, on fait des tests, on fait des échanges et pour nous, ce qui est important, c'est au-delà de la technique, parce qu'on sait que la technologie va être là.

11542 Présentement, il y a beaucoup de débats dans le milieu à savoir quelles seront les normes techniques. Mais nous, je pense que la vocation qu'on a comme producteurs de contenu, ce n'est pas de s'attarder aux normes. Les normes, un jour, seront établies. C'est de comprendre l'effet que ça aura on the market we are serving. Right now, that's what we're doing. We're having a bunch of whizz people who are techie, who are really keen on developing those new services. Stéphane is one of those. And we don't want to be all by ourselves, in our own little laboratory at TVA, pretending that one day, we will find the truth.

11543 What we want to do is to exchange with others. That's why we like to work in partnership. We're interested about what the others are going to do, because it will impact on us.

11544 That's why we are also exchanging with people abroad and we found rather interesting the European experience. I would like Gilles maybe to comment a little bit about what they went through in Europe.

11545 M. LIORET: Merci Daniel. Bonjour, Madame la Présidente.

11546 Je voudrais d'abord vous dire que je suis très heureux de me retrouver ici devant vous, puisque j'arrive du vieux continent de la France qui est un continent très intéressant parce que c'est un continent qui, aujourd'hui, définit l'interactivité de manière complètement différente que sur le territoire nord-américain, du moins en télévision.

11547 Il faut savoir que je suis né dans l'interactivité. Nous avons commencé très, très tôt nos activités dans les années 80 avec le Minitel qui est devenu une réussite qui, aujourd'hui, ma foi, n'a jamais pu sortir des frontières de la France mais qui a amené une culture interactive très, très, très importante.

11548 Nous nous sommes intéressés dans le domaine du jeu vidéo à la télévision à partir du moment où elle est devenue numérique dans les années 96. En Amérique-du-Nord, le numérique, c'est souvent équivalent à la profusion de programmes, de développement de programmes, la multiplication des programmes, la possibilité de multiplier ces programmes.

11549 En Europe, et tout particulièrement en France, le numérique a été l'équivalent pour nous, la possibilité pour nous de développer des notions interactives en des programmes. Depuis les années 80, on a travaillé sur des supports comme l'ordinateur, la console de jeu, le Minitel, l'ordinateur à travers Internet, et aujourd'hui, je m'intéresse tout particulièrement à tous les nouveaux supports numériques, tous les nouveaux réseaux numériques que sont la télévision, le téléviseur avec le décodeur numérique, mais aussi l'OAP, le téléphone mobile et tout autre terminal qui va pouvoir nous permettre de proposer à nos clients de jouer.

11550 Nous développons un concept qui propose, en fait, de jouer à n'importe quel moment et n'importe où.

11551 Game One aujourd'hui se propose de développer, donc, cette convergence entre le programme traditionnel diffusé et l'interactivité. Ce que je dis souvent c'est que le terme "interactivité" risque fort de disparaître avec l'ère du numérique. Pour moi, programme interactif est un pléonasme. Un programme est interactif par nature. Il le deviendra très rapidement.

11552 En tous les cas, nous nous adressons à une population où ce sont leurs jeunes enfants qui le comprennent. Il est tout à fait naturel aujourd'hui pour eux de regarder un jeu vidéo, de regarder un dessin animé, de regarder un match de foot et d'utiliser la télécommande pour avoir plus d'information sur le programme qu'ils sont en train de regarder. C'est un fait.

11553 Cette complémentarité télévision et interactivité et Internet, nous la vivons de deux manières différentes. Dans un premier temps, il s'agit pour nous, effectivement, à travers, donc, Game One, de proposer sur tout nouveau réseau numérique, comme le Net, la possibilité de diffuser des émission de télévision autour de services interactifs existants sur l'Internet. Cette possibilité va être directement liée à l'évolution des réseau. Donc, c'est le broadband, et on attend avec impatience le développement des réseaux à des cell-câbles, avec la possibilité d'utiliser des bandes passantes beaucoup plus importantes pour commencer à diffuser de véritables programmes interactifs.

11554 Inversement, notre objectif, c'est ce que nous développons en France tout particulièrement et en Europe parce que la télévision numérique interactive est beaucoup plus développée, c'est d'utiliser tous les services interactifs disponibles sur l'Internet et de les proposer à nos téléspectateurs à la télévision. Donc là c'est l'inverse, il s'agit d'associer des services interactifs existants à des programmes diffusés sur le téléviseur.

11555 Cette évolution-là, elle est directement liée, elle, au développement des technologies au niveau des décodeurs numériques.

11556 Nous travaillons en France comme bêta développeur, bêta testeur auprès des principales compagnies mondiales somme Sony et Philips, qui préparent déjà les nouvelles versions des décodeurs numériques. Je peux vous dire que, dans les cinq prochaines années, un décodeur numérique sera un terminal aussi puissant qu'une console de jeu. Il sera possible de jouer en direct à la télévision avec une télécommande sur un décodeur numérique, puisque que ceci, bon, on propose maintenant, effectivement, des accès modem, donc il est possible d'utiliser des voies de retour, mais vont de plus en plus être constitués par des capacités de disque dur très importantes.

11557 Donc Game One, notre objectif est de préparer cette évolution qui va s'avérer absolument extraordinaire. Je pense que, même nous, nous sous-estimons complètement l'interaction que nous allons créer avec nos téléspectateurs. Même si notre projet est déjà une réussite en France, je crois que, en termes de programmes, ces évolutions des réseaux et des terminaux vont nous conduire à penser à des nouvelles grilles de programmes absolument extraordinaires pendant ces sept prochaines années. Nous situons ça sur cette échéance. C'est-à-dire que nous pensons, sur ces sept prochaines années, les réseaux et les décodeurs numériques nous permettrons de développer ce type de programme interactif sur Game One.

11558 Je terminerai en disant, Madame la Présidente, que le jeu vidéo, par définition, est le programme interactif. On se doit donc de proposer cette interactivité à nos téléspectateurs.

11559 MR. LAMARRE: I guess, Madam Chair, the bottom line for us is this: We have been challenged by Gilles and his team and Stéphane and our team, and what we realized is that if we look to content in the future in the digital world the same way we did in the past we might make a huge mistake.

11560 Now we have ahead of us a challenge as television programmers to not develop a television program and say we would add interactivity. Interactivity, as Gilles laid it out, is becoming included in the program. We, at TVA, are taking the gamble that it will impact importantly in the programming of television in the future and we don't want to be behind the game.

11561 We don't think that we have all the answers, but we are going to spend a fair amount of time researching the right answer. But we assume, in our philosophy for the future, in our vision for the future, that interactivity would have to be built in in our program development.

11562 THE CHAIRPERSON: Do you foresee that there will be this second level of interactivity that your colleague was describing within the term of this licence?

11563 MR. LAMARRE: We think so. We think that within a five to seven-year timeframe we will be there.

11564 THE CHAIRPERSON: So I will then ask you your views on how that will engage, the general views about how that should engage the regulatory system, because obviously you will be distributed by people who will -- distributors who may have some concern about the additional bandwidth or infrastructure changes that are required.

11565 So some of the questions we have asked is whether you foresee, which I would gather you will if you insist that it be an integral part of the programming, that additional information to be distributed by or transported by the distributor.

11566 MR. LAMARRE: We do.

11567 THE CHAIRPERSON: That would obviously be necessary, concerning your philosophy.

11568 You say you have a mini lab. Have you been discussing with distributors and with equipment manufacturers about how this will be accomplished to accommodate both the infrastructure of the distributor and the equipment that may be required and purchased by your viewers.

11569 MR. LAMARRE: Yes. We have had several informal discussions with most of the key partners in our industry.

11570 THE CHAIRPERSON: When you say "our industry", you include distributors.

11571 MR. LAMARRE: I include distributors, yes. Because in the digital world, as I said earlier, I think we will have to work closer with the distributors for the same reason you just mentioned.

11572 Unfortunately, for us, no one seems to have the final answer or the magic formula or the remedy for what is going to happen in the future, but one thing is for sure, the people who are going to dedicate themselves in searching for the right solutions are the ones who will come up with the right solutions.

11573 So we don't want to be positioned or perceived -- and I want to be clear about that, we are not going to be hi-tech developers in the future, we just want to spend the appropriate amount of time and resources to understand where technology is going to bring us. But as content provider we cannot ignore those new technologies and the impact it is going to have on programming, and that is why for us now, when we are talking about programming in the new digital world, interactivity is built in.

11574 THE CHAIRPERSON: Therefore, your view would be that it be required to be transported, and I guess it is still open as to how any revenues derived from it may be shared with the distributor. These are all negotiable terms but, to you, when it does occur it will be an integral part of the signal, so to speak, of the service that is offered.

11575 MR. LAMARRE: It should be. It should be an integral part. As you said, the economic model isn't there yet. So it is tough to talk about how we are going to share revenues when we don't know exactly when and where there will be revenue.

11576 But over and above the concern of sharing revenues for now, we are more concern about how we are going to integrate it to our programming.

11577 THE CHAIRPERSON: Would you share -- we have heard yesterday from our storefront, in-your-face broadcasters, CHUM, who are -- I think that's how they have described themselves -- who are seen as perhaps open to technology advancement, make the comment that to succeed with these Category 1 services you will have to have good, appealing programming, enhanced, as has been described by Web site's chatrooms, whatever the Internet makes possible, but that to the average viewer to be appealing you have to be as well a good provider of programming in the more traditional way, I suppose, for those who don't have Internet access. So you still see that as your responsibility for the first four or five years at least.

11578 MR. LAMARRE: Yes, that is for sure.

11579 The only different view is, again, we think we would have to integrate interactivity sooner than later.

11580 THE CHAIRPERSON: As soon as the equipment and the possibilities are there.

11581 MR. LAMARRE: Because, Madam Chair, as you know, because I heard you talking about your grandkids, you know --

11582 THE CHAIRPERSON: Never.

--- Laughter / Rires

11583 MR. LAMARRE: You know how important and dear it is for them, because as we are talking about new technology and trying to understand it, they are living through it. If we want to keep your grandkids as viewers in the future, we better get our act together and make sure that we have the new technologies that they understand much better than we do because it is integrated in their lifestyle already.

11584 THE CHAIRPERSON: Yes, it's a surprise to grandmothers to find that a favourite toy of a child now is a mouse.

--- Laughter / Rires

11585 THE CHAIRPERSON: And my only response as a grandmother is to catch about 18 mice a year in my house.

--- Laughter / Rires

11586 THE CHAIRPERSON: I thought I had joined the new century too. It's true, at least once a month, I catch a mouse.

11587 MR. LAMARRE: So if we want to keep you as a viewer, we have no choice.

11588 THE CHAIRPERSON: No.

--- Laughter / Rires

11589 THE CHAIRPERSON: That is my contribution to getting into the new century.

11590 MR. LIORET: Madam Chair, si je peux me permettre d'intervenir sur une chose que vient de dire Daniel, Madame la Présidente.

11591 Ce qu'il faut savoir c'est que notre démarche a été complètement objective quand nous sommes venus ici au Canada chercher notre partenaire pour lancer Game One sur le territoire. Et si nous avons choisi de nous associer avec TVA, c'est que ce partenaire-là, cette société-là nous a montré une culture dans le domaine de l'interactivité très, très forte et une compréhension, en fait, des enjeux de cette notion interactive dans les programmes qui est équivalente à celle que nous avons, nous, aujourd'hui en Europe et en France en particulier.

11592 Et ça me semble important d'être souligné.

11593 Il y a deux éléments : il y a cette notion de partenariat. On ne peut pas être bons partout dans tous les secteurs éditoriaux. On ne peut pas à la fois vouloir faire une chaîne de mode et une chaîne de jeux vidéos. Il faut s'associer avec des partenaires qui savent et qui connaissent l'industrie, la chaîne industrielle de ces marchés. Et d'autre part, ce qui nous a séduits donc, c'est effectivement cette compréhension des enjeux interactifs. Ça me semble important d'être souligné.

11594 LA PRÉSIDENTE: Merci. Et si vous voulez, une jolie petite souris canadienne, vous m'avertissez.

--- Rires / Laughter

11595 M. LIORET: Il n'y a aucun problème, Madame la Présidente. J'ai quelques Pokémons aussi.

11596 THE CHAIRPERSON: Pikachu was my favourite. You see, I'm not that old.

--- Laughter / Rires

11597 THE CHAIRPERSON: Apparently now, "si vous ne pouvez pas identifier au moins 30 Pokémons", you have really reached --

--- Off microphone / hors microphone

11598 THE CHAIRPERSON: So during those five years, you will make sure, of course, that you are familiar with the Personal Information Protection and Electronic Documents Act with regards to privacy?

11599 MR. LAMARRE: That is a given. Yes.

11600 THE CHAIRPERSON: My last question in the general area is whether your proposed services will be technically equipped to broadcast descriptive video.

11601 En français, vous avez un problème avec "descriptive"? Non?

11602 They will be equipped to provide it?

11603 MR. BELLEROSE: We have no commitment on that specific issue.

11604 THE CHAIRPERSON: I said will you be equipped to provide it?

11605 MR. BELLEROSE: For DVS?

11606 THE CHAIRPERSON: Yes. As this progresses, will the way in which you will provide the service to the distributor, make it possible?

11607 MR. BELLEROSE: Oh yes.

11608 THE CHAIRPERSON: That was just a technical question as to whether you are aware of this developing enhancement for certain sectors of the population.

11609 We will take a 15-minute break and then look at your applications, one by one, to the extent left. So we will be back in 15 minutes.

11610 Nous reprendrons dans 15 minutes.

--- Suspension à 1041 / Recess at 1041

--- Reprise à 1106 / Upon resuming at 1106

11611 THE CHAIRPERSON: Welcome back.

11612 We will proceed with the examination of the specific applications. To the extent possible, when I ask you specific questions that are pointed to commitments or explanations, we will take into consideration the general comments that have already been made and not necessarily reopen your general approach.

11613 The idea is to have a view, your corporate view and then deal with each application, remembering what you have said, obviously, about that area.

11614 Digipix, I must say this is probably for me the most difficult service to get a handle on as to what it is likely to look like and the extent to which it will be different from what is already available or might be available on existing channels or proposed ones.

11615 I certainly didn't gain any comfort as to what I understood it to look like when I saw that in your presentation at page 11, you referred to The Buena Vista Social Club and having seen that movie, how that can't be on any documentary channel or any film channel.

11616 To some extent, The Blair Witch Project as well because at the end of the day, it's perhaps a technically poorly made traditional movie in the sense that there is a jerkiness to the camera work.

11617 What is Digipix going to look like and to what extent is its programming, in the largest percentage of the programming hours, going to be different or new from what we already know?

11618 MR. LAMARRE: I would like to start by saying that for us, Digipix is probably one of the most innovative offer that we are going to make because the technology will definitely influence the content.

11619 What I would like -- because you know, we have been quite enthusiastic working with Elaine about developing that content, we realized that not only the technology is going to influence the content, but that the technology is going to facilitate the venue of a lot of new entrants in television.

11620 So I would like Elaine to give you a little bit more of her passionate views about Digipix and the new technology and then maybe André to bring that in the programming frame.

11621 THE CHAIRPERSON: And in light of my comments about being specific, how do you capture that in a description of service so that your genre can be declared to be not competitive with?

11622 MR. LAMARRE: So Elaine will answer half of your question and André, the other half.

11623 MS WAISGLASS: Digipix is a venue or a home for a new kind of program making that began around 1995. It came into being when new technology entered the picture, smaller video technology that was less expensive, more accessible to people who were basically unheard voices and did not have access or not as easy access to larger production opportunities.

11624 It was in Denmark that the initiative began with a group of movie makers who put out a challenge to the world of movie producers and auteur producers to move away from expensive technology and begin to explore the newer, smaller format. It was Les Venture who directed and produced some of the movies that fall into this category that you might like more than The Blair Witch which was not intended for an audience of our age, I think. It was directed definitely at a more of a teenage audience.

11625 So I could understand why The Blair Witch would not be as appealing to us as to a much younger audience.

11626 However, Les Venture produced Breaking the Waves and Celebration which is a very appealing and accessible movie in contrast to the type of thing Blair Witch is. But his group of movie makers put out their manifesto, their challenge called Dogma 95 and it was a challenge to movie makers to experiment with new ways of doing things.

11627 This manifesto included a vow of chastity which I have with me and I can make available to you, asking people to refrain from all the fancy technology and attempt to produce, to find new ways of expression. This vow of chastity is a promise that the people will not use extensive lighting.

11628 I think it's only natural lighting and only natural sound.

11629 The absolute simplicity in production is the watchword, and this challenge was taken up by movie makers in the U.S. and the Blair Witch people were among them. David Cronenberg in Canada has taken up this challenge just recently. He produced a little ten-minute movie that will be at the Toronto Film Festival actually this fall with his home video camera and so it's bare-bones production and innovative in the sense that artists be required to work as simply as they possibly can.

11630 At the same time, there is a spectrum leading from the simple to the absolutely complex, and this is also made possible by very recent technology that has been developed in the last few years, so that video artists -- directors, editors, and so on -- can access tools that they never had before and they can manipulate images, and you are seeing evidence of this now coming out in music videos and coming out in advertising, commercials.

11631 But recently people working in video have begun to explore this very complex imagery layering and transparencies and images within images and they are able to produce this only with this new technology.

11632 So the answer to the question: What would Digipix showcase that would be different from what, say for example, a movie channel might showcase would be works produced on video that can only be produced on video in an innovative way.

11633 Digipix looks to video as a means of artistic expression so that if we were in the world of art galleries, we would be the art gallery that was focusing on video as opposed to film. We would be the art gallery that showed acrylics as opposed to oil paint because as a medium of expression, Digipix opens many new doors.

11634 You could ask the question: Well, how would that be different from the digital video used by the Sports Channel? The answer is very different because the filter that we would apply to programming that would appear on Digipix would be work that actually uses the medium as an artistic expression. It's almost a cliche to quote Marshall McLuhan and say the medium is a message, but in this case it applies. It's prophetic of Digipix because within this medium, there is a potential for working that doesn't exist anywhere else in any other medium.

11635 One of the new technological breakthroughs has been to pair down the production crew so that one person could make a feature movie, if so moved. One person may be crazy to do that, but it would be technically now possible and the smaller the crew, the more likely it is to encounter a personal vision because one person can control what happens throughout the process.

11636 Most people working in these small format videos use more than one person, but it's just an example to show you that it could happen where people could work not by committee.

11637 So Digipix would be looking for evidence of personal expression and evidence of innovation to program things. There has been throughout the history of film a division between personal vision and general commercial stuff that has kind of cranked out. I don't mean to be rude about that, but there are productions that are made with the purpose of being commercial and Hollywood has a paradigm that was popularized by the writer Sid Fields who was a story editor who gave everyone the formula of what kind of script a movie should have and everyone now knows that 25 minutes into the movie that you have the first plot turning point and by 30 minutes the act one is finished and at the 60-minute point there is the second turning point and the climax comes at 90 minutes, and so on.

11638 Digipix is looking as a paradigm more to the stream of creativity that became very popular in the '60s and '70s. If you think of the French cinema, people like Truffaut whose movies -- or Fellini in Italy -- people whose work was definitely their own personal vision. In Canada we have a number of people who are noted for their own personal vision, for example Cronenberg or Atom Agoyan, but now in the last five years we are having a rise of people who have seized this new technology and are living in a digital video community that does not have distribution.

11639 I will give you an example of how this community exists and communicates with each other without having distribution. The people working under this new aesthetic, which includes the complex to the simple, communicate with each other in literally a global village and in Canada there are some Web sites where they communicate with each other. Mediapro.com is -- I am sorry, media.pro. It has actually a magazine and a Web site and it lists resources and people can find each other and material through the Web.

11640 In the U.S. atomfilm.com which streams samples of videos that are in this category, ifilm.com which not only streams, not only provides a community base, but also provides technical advice and there is technical support and actually a virtual school on that side.

11641 Another part of this community's is resfest.com, and resfest does something else. They have a travelling festival. So the community that produces this material relies for distribution on festivals at the moment. There is no existing home for them on television.

11642 Digipix looks to this community and the new aesthetic that they have created and whether we in this room like one particular movie or another doesn't really matter. Some things will appeal to some people, other things will appeal to others, but as a community there is a very wide ranging spectrum of things that appeal to adults, appeal to young people. But this taken as a whole will find a home on Digipix.

11643 To get a greater sense of what you would see, and to more specifically answer the question, I invite you to come to the Internet Cafe across from our hotel and we can look at some of the streaming.

11644 THE CHAIRPERSON: Unfortunately, Ms Waisglass, we are regulators. We deal in percentages and categories, and picky things.

11645 MR. LAMARRE: Madam Chair, if I may? As you have seen, Elaine is speaking with her heart and she is very passionate about the community of producers and this new technology, as she said, has not found its home, but now you certainly want us to translate it to program language and I would ask André to summarize how the program approach in broadcasting term will be laid out.

11646 THE CHAIRPERSON: Yes, well perhaps I can ask specific questions and that would go to identifying it, and one, for example, is the question of documentaries. The other is the question of movies.

11647 You have put Category A, analysis and interpretation, it includes documentaries. Category 2(b), do you want it included? If so, how many of these documentaries will there be? And you include drama in 7, mini-series, made-for-TV feature films. How many of those will there be? What is the proportion of this ordinary conventional production? I would see Buena Vista, to me, as not experimental. So it would be possible counted outside of that percentage. And then whether or not in your nature of service we should add what you have at the beginning of your Schedule 1, describing the service as creative "experimental" digital video.

11648 Your nature of service says, "Services dedicated to digital audio visual productions". Given the categories in that description, that covers a lot because everybody is going to be producing digital productions, right, and they will all be audiovisual.

11649 So number one, how many long-form documentaries? Number two, how many films that would easily appear anywhere else, and would you add experimental to your nature of service condition of licence?

11650 MS WAISGLASS: I would like to respond to the question of whether movies in this category would appear anywhere else, and in most cases, the movies that we are targeting would not appear anywhere else.

11651 There have been some crossover movies that have been successful and have originated in video and have been translated to film, but those movies very seldom find this kind of distribution.

11652 One of the inhibiting factors for producing a movie, or a feature length drama, or a feature length documentary in video, is that theatrical exhibitors are reluctant to exhibit them and distributors are reluctant to pick them up. It is only the rare ones that have actually been picked up and the Blair Witch Project, for example, was a very big surprise to the distributor. It was turned down by everybody. Somebody just happened to include it and they were very surprised when it was a runway success.

11653 Buena Vista Social Club was a movie that would never have been made in the usual way except that somebody decided that they would take a video camera and do some very intimate interviews. One of the wonderful features of this new technology is that you can take a very small camera into a situation that you could not take a big camera or crew into. This actually is a very big breakthrough because you can shoot in low light situations which Buena Vista did, and I agree that there wasn't an amazing visual treat there. However, the producer did take a big chance.

11654 THE CHAIRPERSON: Mr. Provencher will tell us about whether he wants Category 2(b), long-form documentary, and how much of it.

11655 I understand -- I think I do -- the difference, as a movie-goer, between Buena Vista Social Club movie -- but it's difficult to take it out of ordinary movie, documentary. Some people would argue it could be on the Biography Channel as well.

11656 So I am trying to help you to distinguish Digipix, not all of it, but how much of it will not be distinguishable and is the word "experimental", which is your own on page 286.

11657 What I am reading is a description of the proposed service as "a channel for creative experimental digital video in both documentary and dramatic format".

11658 MS WAISGLASS: What we are looking at, if I may, is to commission work from video producers who will be innovative, and the proposals that come to us in the commissions. We are looking for innovative work. So we would not want to commission something that was not innovative.

11659 M. PROVENCHER: Madame la Présidente. Il est clair que cette présentation peut donner l'impression que tous les genres d'émissions pourraient se retrouver dans la grille de Digipix à partir du moment où elle a été tournée sur un format digital vidéo. Ce n'est pas l'intention.

11660 Lorsque j'ai été sensibilisé pour la première fois à ce projet-là, je vous assure que la perception est tout à fait différente et je ne vois pas parmi les propositions qui sont devant vous aujourd'hui aucune qui puisse vraiment être comparée à ce que Digipix a l'intention de faire. L'innovation, l'expérimentation, la prise en charge par des gens -- ce qui m'a frappé davantage, pour vous dire franchement, dans mon expérience j'ai été presqu'à chaque semaine sollicité par des jeunes qui avaient du talent, des approches nouvelles, des histoires à raconter et qui ne pouvaient pas avoir accès aux moyens technologiques, ou qui ne pouvaient pas avoir accès au financement, et chaque fois j'ai été peiné de voir ces jeunes ne pas pouvoir réaliser leurs rêves et je pense que Digipix leur offre cette possibilité puisqu'aujourd'hui la technologie est abordable à la fois pour tourner, à la fois pour faire le montage de ces productions.

11661 Les points de vue qui sont exprimés, je pense, vont satisfaire les gens qui sont en quête de nouveautés et l'approche, essentiellement c'est une approche de documentaires et d'émissions dramatiques.

11662 Alors je pense qu'il n'y a pas de mandats sports qui se retrouveront dans la grille de Digipix. Il n'y a pas d'émissions tournées en vidéo qui ne répondraient pas à certains critères artistiques ou d'éthique et je pense que le fil conducteur pour décrire ce service-là est véritablement une approche innovatrice dans la démarche de création, essentiellement, et dans la démarche de production aussi parce que, évidemment, tous ces films-là sont...

11663 Il est évident aujourd'hui qu'il existe un nombre considérable de vidéos tournés par de jeunes créateurs, ou même par des professionnels. Il est vrai -- Kevin Spacey, par exemple, tout de suite après son film, son plus récent film...

11664 Pardon?

11665 LA PRÉSIDENTE: American Beauty.

11666 M. PROVENCHER: American Beauty, s'est enfermé dans une salle d'hôtel pour tourner un film sur caméra digitale. David Cronenberg l'a fait, Denis Arcand l'a fait. Ça intéresse à la fois les grands professionnels, ça intéresse les gens qui veulent avoir accès aux médias, et je pense que ça va simplement nous exposer à de nouvelles formes d'expression et créer un courant de -- une communauté, comme Elaine le disait, qui sera plus large et plus importante.

11667 LA PRÉSIDENTE: Maintenant...

11668 M. PROVENCHER: Et il y aura la Catégorie 2, pour répondre à votre question.

11669 LA PRÉSIDENTE: Et combien, voilà la question. Vous, à la page 283 de votre -- pour essayer de comprendre à quoi je m'adresse. A la page 283 de votre bref supplémentaire, la Schedule 1, vous dites:

"Some programs shot on digital video that might be classified as conventional movies will be shown, but they would represent a small portion of the total overall programming". (As read)

11670 I am taking from that that there will be two components. There will be some conventional programming that could be competitive with others, but the core will be experimental.

11671 Would you accept a change to your nature of service. Where you say the service is dedicated to digital audiovisual production, would accept services dedicated to experimental digital audiovisual productions?

11672 M. PROVENCHER: Oui, Madame la Présidente, avec cette nuance qu'il y a quand même une ouverture, peut-être pour 10 pour cent...

11673 LA PRÉSIDENTE: Oui. Je n'ai pas dit "exclusively".

11674 M. PROVENCHER: Tout à fait.

11675 LA PRÉSIDENTE: Simplement d'ajouter et à ce moment-là ça rencontrerait le critère de Mme Côté qui est "the core", "there should be an overlap in the core.

11676 You want to add 2(b), long-form documentaries. You will be showing movies, some of them will be conventional. Of something that could not be called experimental, is your 10 per cent suggestion both documentaries and long-form?

11677 M. PROVENCHER: Tout à fait. Je pense que nous pouvons accepter ça.

11678 THE CHAIRPERSON: So 80 per cent of the programming, generally speaking, would be experimental. So we could put long-form and movies, if this were 10 per cent, rather than 80 per cent of the other. It would give you some leeway in other programming.

11679 I understand American Beauty, but, you know, it's not --

11680 M. PROVENCHER: American Beauty n'est pas un bon exemple. C'est juste parce que Kevin Spacey est un qui apparaît dans cette...

11681 THE CHAIRPERSON: Exactly, it's not experimental to me.

11682 M. PROVENCHER: Le film lui-même ne l'est certainement pas. Ce qu'il a fait après...

11683 THE CHAIRPERSON: It's very intelligent, very imaginative, but it doesn't say, "Oh, wow! This is what technology now allows".

11684 M. PROVENCHER: Non. American Beauty a été tourné sur film et non pas sur vidéo.

11685 THE CHAIRPERSON: I am sure you will have a margin of those films that are clearly Hollywood blockbusters.

11686 MR. PROVENCHER: But I think when you describe the --

11687 MS WAISGLASS: I think André was speaking about the movie after American Beauty. He didn't refer to American Beauty. There was another one. The same actor who appeared in American Beauty appeared in a very experimental movie after --

11688 THE CHAIRPERSON: Oh, I apologize.

11689 MS WAISGLASS:  -- called the Big Cohoona, where it was three people locked in a room and you never left --

11690 THE CHAIRPERSON: But American Beauty was --

11691 MS WAISGLASS: Mainstream.

11692 THE CHAIRPERSON: Yes, mainstream, but getting closer to --

11693 MS WAISGLASS: But the Big Cahoona was very experimental, on the same people, the same person wanted to do something experimental.

11694 THE CHAIRPERSON: Yes. I think we now understand what we are driving at. Experimental will be added to the nature of service. Ten per cent of what would clearly be conventional documentaries and films is acceptable, to try to put some parameters around the --

11695 MR. LAMARRE: I think the way you just described it, Madam Chair, is exactly what we are aiming at. I think it's described in a quantitative way. It gives the parameters that you need to have the level of comfort and for our competitors to have the level of comfort. But what Elaine has been describing is certainly a good illustration of experimentation and what we are going to do. I guess what it is going to be, it's going to be the entry door for a lot of people right now who have no room to manoeuvre in the actual broadcasting system.

11696 Why are we taking this challenge? We are taking this challenge because we believe those new entrant will help us to break new breakthroughs and will create a lot of interest from viewers to see a kind of art that you are not seeing on other channels.

11697 THE CHAIRPERSON: In your supplementary brief, at page 278, you talk about Digipix being a "specialty digital television service dedicated to experimental video programming services" -- so I didn't intelligently think of this word, you proposed it -- "24 hours a day, 7 days a week", but your program schedule that you proposed to us is only 18 hours. Do you plan to be on air through the night as well?

11698 We don't regulate, but we'd be curious to know, is it going to be...

11699 MR. BELLEROSE: No, we would be on-air 24 hours a day, but regulated on 18.

11700 THE CHAIRPERSON: How would it work? You would repeat...

11701 MR. BELLEROSE: Repeat, yes.

11702 THE CHAIRPERSON: In a wheel type fashion?

11703 MR. BELLEROSE: Right.

11704 THE CHAIRPERSON: Your Cancon levels of hours now, in the -- at 7.4, where you indicate Canadian content 50 per cent throughout, but if we take your schedule and calculate it, your sample program schedule indicates over 90 per cent of Canadian programming.

11705 MR. LAMARRE: Again, because of the nature of what we're talking about, most of the content is going to come from Canadian people bringing to us their own content. And as I said earlier, it'll be an entry door for a lot of new people, and as Hélène described, rightly so, there is already a lot of people who either have programming available for us which have never been shown anywhere or people who are developing programs. So that's why the level of Canadian content is so high for Digipix.

11706 THE CHAIRPERSON: Now, we will go back to the whole question of Canadian programming expenditures with an actual page in front of us. The aim is to understand whether you would accept the percentage of Canadian programming expenditures by reference to the revenue with some methodology that would add flexibility which would have to be -- which we have to think through during the hearing and after.

11707 So I refer you to section 8.2 of your Application, which is, if you look at the top, you have the pagination at the top right-hand corner, 296, it would be -- I think it's your pagination, just so that we are looking at the same thing.

11708 I was asking you how you had arrived at the percentage and I was using 36 which is 35, 36, but...

11709 MS COTE: Excuse me, Madame Wylie. Could you describe the document, the title of the document?

11710 THE CHAIRPERSON: It's Programming Expenses.

11711 MS COTE: Okay, thank you.

11712 THE CHAIRPERSON: And then, obviously, we'd use 8.1 to get the total revenue. We arrived at the 51 per cent by using 8.2, including acquisition and production of Canadian programming for the total, in the line "Total Canadian Telecast Expenses". We added that for the seven years, and then, we used 8.1 at page 297 and used as a denominator the total revenue. That's the usual method.

11713 I have a feeling what happened is maybe you didn't include both lines in the Canadian programming production in the programming expenses, or did you just pick 36 per cent because that was the percentage of the analog service you want it to be compared to.

11714 But is that methodology understood by you and one that would be acceptable if we had a method of providing flexibility, but that in the end, you would have spent 51 per cent of the revenues achieved on Canadian programming?

11715 MS COTE: I just want to make sure, Madame Wylie, that I understand you correctly -- we understood the question correctly. Like, in the section 8.1, Financial Operations of Digipix, you have a line under "Revenue", just before "Total Revenue" which is called "Other Distribution".

11716 THE CHAIRPERSON: No, we didn't put that in.

11717 MS COTE: You didn't put that in. Thank you.

11718 THE CHAIRPERSON: No, revenues would be the subscriber revenue and the advertising revenue added...

11719 MS COTE: This is fine.

11720 THE CHAIRPERSON: ...and then, we would take 8.2, your programming expenses, both lines for the total as the numerator, we'd get 51 per cent and then we would... So is that acceptable in all your applications?

11721 MR. BELLEROSE: Yes, it is.

11722 THE CHAIRPERSON: To use this system, and that is acceptable to you, suppose we had a variance of 10 per cent, let's say?

11723 MR. LAMARRE: The answer is yes.

11724 THE CHAIRPERSON: It would be acceptable.

11725 And what if the Commission, in its wisdom, did not give that variance? Would this calculation be unacceptable as a condition of licence? If we ended up saying, no, we're staying in the box, we'll do it as before and say 51 per cent of the previous year with only the five per cent flexibility.

11726 MR. BELLEROSE: No, it wouldn't work, because of the specificity of the new environment.

11727 THE CHAIRPERSON: Okay.

11728 MR. BELLEROSE: And the growth.

11729 THE CHAIRPERSON: Your answer would be the same everywhere.

11730 But at least we know. That's what I was trying to ask you this morning, how did you arrive... But after looking at it, I think the 36 or 35 per cent was based on Canadian learning.

11731 MS COTE: We thought that the difference, the discrepancy between the Commission's calculations and our own was related to the addition of the distribution...

11732 THE CHAIRPERSON: And we agree with you...

11733 MS COTE: Okay, thank you.

11734 THE CHAIRPERSON: ...not to put that in and you agree that it ends up to 51 per cent and we remain to arrive at flexibility and then that would be satisfied for you. That would be a sufficient move out of the box.

--- Laughter / Rires

11735 THE CHAIRPERSON: Your target audience is very different in a number of places. Sometimes, Ms Waisglass referred to younger audiences.

11736 At page 286 of your supplementary brief, you talk about, at the very bottom of the page, a target audience of 18 to 34, but at page 272, you talk about 25 to 54, and sometimes 35 to 55, and sometimes, you separate it, you say your primary audience, your secondary audience. What is your target audience?

11737 MR. BELLEROSE: Jacques Dorion will answer this question.

11738 MR. DORION: Madam Chair, the target audience for this channel, the core group will be 18 to 34, the secondary group being the 35 to 54, knowing that this kind of programming will attract -- usually attracts a younger audience, festivals and so on.

11739 Your comment about adults 25-54 probably refers to our calculation of advertising revenues where, to simplify calculations, we basically, for all of our applications, we base our calculations on adults 25-54 that would watch each station, given that this is the most common used target group for advertising purposes.

11740 THE CHAIRPERSON: You're referring here to Schedule 15, where you calculated advertising, revenue projections...

11741 MR. DORION: Right, right.

11742 THE CHAIRPERSON: ...and you estimate average audience per minute, 25 to 54.

11743 MR. DORION: Right. And for each of our applications, using adults 25-54 does not implicitly -- does not mean that the service addresses 25-54. It's just a common denominator, like you said, of calculating advertising revenues. It's much quicker and it's a macro model, if I may say.

11744 THE CHAIRPERSON: What did the CROP survey test?

11745 MR. LAMARRE: I will ask Alain Giguère to answer that.

11746 MR. GIGUERE: Yes, good morning, Madam Chair.

11747 We did a study among English-speaking Canadians from age 18 to 55 and 68 per cent of this group demonstrated an interest in this new channel. We've looked fairly large, from 18 to 54, even though the target group was 18 to 35, and then the second group, 35 to 55. But as far as the numbers of CROP are concerned, the interest for the channel is fairly flat among all these age groups. If we start at 18 and we stop at 55, approximately, we were playing around a 68 per cent interest for this channel. So I think the market has responded quite enthusiastically about the offer.

11748 I have to point out that the definition of the channel we gave in the interview was definitely talking about experimental films and programming not available on other channels. So we made that clear, what was the definition of the channel we're proposing.

11749 THE CHAIRPERSON: Independent production, at page 277 of your supplementary brief, you say that Canadian independent sector will furnish almost all of the programming air by Digipix.

11750 In accordance with your earlier characterization of what independent is, do you have some percentage of what percentage would not be dependent or affiliated, as you defined it?

11751 MR. LAMARRE: Considering the kind of production we are talking here, i.e., experimental, I'm not even sure that independent production companies that we are talking about here, because in several instances it will be one individual doing his own production.

11752 THE CHAIRPERSON: So you would be comfortable to say 99 per cent?

--- Laughter / Rires

11753 MR. LAMARRE: I think we will need some room to manoeuvre, but what I would certainly say is that most of our programming will come from individuals bringing some new source of -- and that, we think, is the appeal of Digipix to the system, is that -- to use your own term "being out of the box -- I really think we will be out of the box in terms of the system here, because someone will not have to have his own corporation and zillions of people and the big overheads in order to do television.

11754 At Digipix, if someone comes and has creative ideas, he will find a home at Digipix.

11755 THE CHAIRPERSON: But if JPL gets an exciting idea --

--- Laughter / Rires

11756 THE CHAIRPERSON:  -- it will be within the 1 per cent.

11757 MR. LAMARRE: I would be tempted to say, if one individual at JPL wants to do his own production for Digipix, he will be welcome.

11758 THE CHAIRPERSON: Are you a producer, Ms Waisglass, as well?

11759 MS WAISGLASS: Yes.

11760 THE CHAIRPERSON: Yes. So would you be comfortable with 90 per cent of your programming going to the independent?

11761 MS WAISGLASS: With 90 per cent being independent?

11762 THE CHAIRPERSON: Producing --

11763 MS WAISGLASS: I would live with that if --

11764 MR. BELLEROSE: No.

11765 Madame Chair, the problem is that in this specific application -- I would like to answer, because --

11766 THE CHAIRPERSON: Oh, yes. I was just going to suggest it could be 20 per cent.

11767 MR. BELLEROSE: No. I would like just to precise something about the programming.

11768 We will commission creators for new digital videos, but in our program schedule we will have to format some programming, and in our budget and in some of our programs we have expenditures related to those needs specifically.

11769 For example, when we have programs such as International Festival Pix, this program would present videos from creators, but presented in a way that we will have to package the show. These kind of shows might be produced by independent producers, but they might also be produced by in-house production too.

11770 THE CHAIRPERSON: If the Commission, in its wisdom, thought that a limitation should be imposed, would it be easier, then, as a percentage of your expenses on Canadian programming?

11771 MR. BELLEROSE: I guess so.

11772 THE CHAIRPERSON: It would. And having agreed what that will be, what percentage, generally speaking, of those expenditures would go to independent producers as defined, a general --

11773 MR. LAMARRE: I think 60 per cent would be a good number to give us room to manoeuvre but, again, I --

11774 THE CHAIRPERSON: And to take into account the formatting.

11775 MR. LAMARRE: Yes.

11776 The 40 per cent, as Serge just described, it will be for formatting. But I want to be clear on the approach we are taking here. The approach we are taking is using material from independent producers on their own --

11777 THE CHAIRPERSON: Yes.

11778 MR. LAMARRE:  -- and, yes, 60 per cent would be something acceptable to us.

11779 THE CHAIRPERSON: Yes. But you may find that suddenly JPL has converted itself into a real exciting experimental boutique.

11780 MR. LAMARRE: Then, they will have 40 per cent to manoeuvre.

11781 THE CHAIRPERSON: Now, we are talking.

--- Laughter / Rires

11782 THE CHAIRPERSON: How much original programming in percentage do you see in Canadian content?

11783 MR BELLEROSE: Maybe Jacques Dorion would be able to provide this answer?

11784 MR DORION: Are we talking original hours, Madam?

11785 THE CHAIRPERSON: Yes.

11786 MR DORION: All right. Okay.

11787 We are planning just about 400 hours, 396 hours of original programming, consisting mostly of commissioned work to independent production and, to what Serge was saying, acquisitions, Canadian and foreign, to be, if I may use the word, packaged by the station to make them, you know, programming to watch. I mean, we will have to package a lot of stuff together.

11788 THE CHAIRPERSON: But these number of hours of original programming are Canadian original hours that would satisfy your Canadian content level.

11789 MR DORION: I'm not sure I understand quite well your question.

11790 We will deliver, if I may say, 396 hours in a year of original programming, of which over 50 per cent -- or 50 per cent TVA says will be Canadian.

11791 THE CHAIRPERSON: Will be Canadian.

11792 MR DORION: Right. Right.

11793 THE CHAIRPERSON: Now, unless my colleagues or counsel have questions, I will move on to Men's TV.

11794 Counsel?

11795 Commissioner --

11796 COMMISSIONER WILLIAMS: Williams.

11797 THE CHAIRPERSON:  -- Williams.

--- Laughter / Rires

11798 THE CHAIRPERSON: There is only one of you, not 88, and I am confused anyway.

11799 COMMISSIONER WILLIAMS: Good morning.

11800 In your contribution to independent producers you have stated $250,000 would be allocated over the license term to a First Nations Fund for producers in these communities. Have you identified First Nation production companies or individuals to work with yet?

11801 MR BELLEROSE: I think Elaine should answer this question.

11802 COMMISSIONER WILLIAMS: Okay. I can add a bit more and then maybe you can get it all in the same answer.

11803 If so, have these producers been selected from a regional, national or Quebec area?

11804 Where are they from?

11805 And does your company work with aboriginal producers now?

11806 I guess that is three wrapped together.

11807 Thank you.

11808 MR. LAMARRE: The last answer is no, not yet.

11809 And as for who would be working with, Elaine has more experience than we do in that community so I would ask her to answer the question.

11810 MS WAISGLASS: I'm going to ask you to repeat the part of question that you are directing at me.

11811 COMMISSIONER WILLIAMS: In your contribution to independent producers you have stated that $250,000 would be identified to be spent over the license term with First Nations production companies or individuals. I'm just wondering if you have identified any that you are going to work with and where they are from.

11812 MS WAISGLASS: You are speaking about the fund, the special fund? Yes.

11813 COMMISSIONER WILLIAMS: Yes. Not where they are from specifically, but which region or are they national. It doesn't have to be by community.

11814 MS WAISGLASS: Well, in July I made a trip to the Conn River Reserve and spoke with people there, people who are involved with the school system and with the Chief of the reserve. They already have some video programs in place and they were very excited about the possibility of Digipix licensing video programming from them.

11815 The fund is a separate amount of money from licensing fees. The fund would be something that a reserve such as Conn River could apply to for a special need. For example, if their community centre or their school needed some equipment, they could apply to this fund.

11816 COMMISSIONER WILLIAMS: Okay. Thank you.

11817 THE CHAIRPERSON: Counsel?

11818 Oh, I think Madame Bertrand has a question.

11819 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Oui, j'avais une petite question.

11820 Par rapport aux dépenses en matière de contenu canadien, vous avez dit, puis votre réponse était très claire, que vous préférez la flexibilité avec un 10 pour cent d'écart possible sur la période des sept ans de votre licence. Maintenant, votre calcul, puis là, avec la réconciliation, on a le même calcul, le 51 pour cent, est-ce que c'est parce que ce 51 pour cent, si on le prenait dans la méthode traditionnelle des revenus de l'année passée pour les dépenses de l'année à venir, le 51 pour cent est trop élevé et que vous perdez votre flexibilité? Est-ce que le problème est sur les sept ans, ou si vous souhaitez avoir plus de flexibilité par année, tout simplement, et qu'à ce moment-là si on faisait un écart de 10 pour cent plutôt que 5 pour cent, comme on le fait présentement, d'année en année, vous pourriez vivre avec cette possibilité-là?

11821 M. LAMARRE: En fait, la raison pour laquelle on veut cette flexibilité-là, comme vous venez de la décrire, c'est parce qu'on entre dans un environnement qu'on ne connaît pas. Alors on a tous fait nos devoirs. Vous regardez les chiffres des uns et des autres, ça finit par se ressembler. Alors je pense que c'est une façon prudente pour nous d'aborder. Je pense que c'est plus ça. Et se donnant la flexibilité que vous venez de décrire, bien, on s'évite des problèmes de fonctionnement.

11822 Alors je pense que la "rationale", c'est ça. Si nous étions dans l'environnement plus traditionnel que nous connaissons, je pense qu'on prendrait probablement des positions plus fermes.

11823 L'étalement tel que vous venez de le suggérer nous permet de respirer, si jamais il survenait, dans ce nouvel univers-là des faits inconnus.

11824 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Mais il propose alors quand même une espèce de plancher minimal de 10 pour cent, ce qui veut dire que, dans votre cas, ce serait 40 pour cent.

11825 M. LAMARRE: Oui.

11826 Me CÔTÉ: Si je peux rajouter, Madame la Présidente, c'est que dans la majorité... bien en fait, je pense que c'est dans tous les plans d'affaires, compte tenu de l'investissement massif comme a mentionné Daniel, pour aller chercher le plus grand nombre d'abonnés numériques dès les premières années, dès le lancement du service parce qu'on pense qu'on n'a pas le droit à l'erreur, dans les premières années du terme de la licence, on investit parfois 100 pour cent, jusqu'à 125 pour cent, je crois, dans certains plans d'affaires des revenus qui sont anticipés ou qui sont effectivement anticipés la première année ou qui sont générés au cours des différentes années de la licence.

11827 Alors pour permettre à l'entreprise à un moment donné de connaître quand même un point neutre et de commencer à faire des profits, cet investissement-là au cours de la licence est réduit et dans les dernières années, ce qu'on a constaté dans les plans d'affaires en faisant les calculs, c'est que la sixième ou la septième année, on a à ce moment-là un pourcentage moins élevé que la moyenne, d'où la nécessité d'avoir cette flexibilité-là.

11828 Mais je dois dire que les plans d'affaires sont conçus de façon à investir beaucoup plus que 40 pour cent, dans ce cas-ci au début de la licence. C'est clair. Merci.

11829 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Merci.

11830 LA PRÉSIDENTE: Mais on se comprend bien, parce que le 10 pour cent, si vous êtes 10 pour cent en-dessous dans une année, il faudrait un 10 pour cent au-dessus pour qu'à la fin, la somme soit... mais ce serait plus sage, à mon avis, comme compromis peut-être... en tout cas, on va entendre d'autres requérants... que d'attendre tout à coup à la sixième année pour s'apercevoir qu'on est tout à fait...

11831 M. LAMARRE: Si je peux me permettre, Madame la Présidente, je pense que votre raisonnement est tout à fait logique parce que sinon, une entreprise pourrait, au bout de quelques années effectivement...

11832 LA PRÉSIDENTE: Il restera évidemment à établir... nous discutons évidemment, là, avec les requérants... ce qu'on peut faire pour, comme on disait en anglais hier, to make it work and make it as equitable as possible since it is competitive.

11833 Counsel?

11834 MR. McCALLUM: Do you have a definition of what would be meant by "experimental" that you agree could be included into the nature of service?

11835 MR. LAMARRE: We could provide you with a clear definition, yes, of what we mean. We will be delighted to do that.

11836 MR. McCALLUM: We are accepting some undertakings in Phase II of this process. Would you like to produce a suggested definition at that stage?

11837 MR. LAMARRE: Yes, we would. We would like to, yes.

11838 MR. McCALLUM: Thank you.

11839 Just on the program categories and the discussion you had with Commissioner Wylie, did I understand basically you said that there would be something like a 10 per cent cap of programming on Category 2(b) which is Long-Form Documentary?

11840 MR. BELLEROSE: We were talking about 80 per cent, 10 and 10.

11841 MR. McCALLUM: That's right.

11842 MR. BELLEROSE: Yes. Those are the numbers.

11843 MR. McCALLUM: What I'm just a little unclear about is the categories because you have checked off Category 2(a) which is Analysis and Interpretation and then there is Category 2(b) which is Long-Form Documentary. Is that first 10 per cent to be split over categories 2(a) and 2(b)?

11844 MR. BELLEROSE: Yes.

11845 Mr. McCALLUM: Again, with this series of questions, if you want to come back in Phase II and clarify, I have no problem as to --

11846 MR. BELLEROSE: Yes.

11847 THE CHAIRPERSON: Perhaps I can interrupt if you don't mind and clarify. I mean I may have been misunderstood and understood you to understand me.

11848 What I was talking about is if we had experimental in the nature of service, we now have a core service which would have somehow to meet that word, not easy. Ms Waisglass finds it easy. Probably we wouldn't if somebody complained that you were not in compliance. That could include, in my view, a documentary. The 20 per cent less would be long-form documentaries and movies that are, by your own admission, possibly non-experimental or conventional. Is that what you are hearing?

11849 MR. McCALLUM: Yes.

11850 MS CÔTÉ: Because this is the way I understood it.

11851 THE CHAIRPERSON: That would tighten your genre of service, leave you some latitude, but not allow the whole service to look like a documentary, ordinary service. Counsel?

11852 MR. BELLEROSE: I understand that we would not have to split documentaries and movies in that 20 per cent. Thank you.

11853 MR. McCALLUM: So then we could design a condition of licence around those. Thank you.

11854 Just one further clarification.

11855 I believe in Schedule 1 of your supplementary brief, you indicated a wholesale fee of 50 cents. But in the Schedule 15, the assumption for revenue calculation was at 55 cents. Can you indicate which one should be the right one?

11856 MR. BELLEROSE: Fifty-five.

11857 MR. McCALLUM: Fifty-five cents. Thank you.

11858 Thank you, Madam Chair.

11859 THE CHAIRPERSON: Thank you, counsel. We will move now to the Men service. I'm sure you followed carefully the other Men service. Did somebody follow the examination of another Men-related channel? I forget -- by CTV and I forget what it was called. Men's Entertainment, yes. So we had made some distinctions as between the various types of services dedicated to men could be going beyond the box of TSN.

--- Laughter / Rires

11860 THE CHAIRPERSON: So again, we will, no doubt to Ms Waisglass's astonishment, go into the description of what is a man's channel.

--- Laughter / Rires

11861 THE CHAIRPERSON: She would probably agree with me that a service described as a service dedicated to men's lifestyle with the number of categories of programming, including drama, variety, general entertainment and human interest, miniseries, made-for-TV-movies, is very broad.

--- Laughter / Rires

11862 THE CHAIRPERSON: I'm wondering if you can tell us how this will be a distinct programming niche.

11863 MR. LAMARRE: I would like to give you some general comments and then I would ask Jacques Dorion to go into a little bit more detail.

11864 But I guess our approach has been designed through what we had analyzed in the magazine business. Even if, for various reasons, it sounds to people that the project we are proposing is broad, we have the feeling that we are quite niche in terms of our positioning.

11865 When you look to the success that the men magazines are having right now and the kind of money that people are willing to pay for them, we really think that we have something which will be of great appeal for the men viewers.

11866 On that, I will ask Jacques to give other additional information.

11867 MR. DORION: We say men deserve a lifestyle TV service. By this, we mean men, you were right, are interested by other things than sports and business news. Everywhere in the media business, in the media consumption, we see signs that men have changed their verbatim, the new man, the new values, the new aspirations of men. We would like to bring this to the screen, bring, shall I say, content that is right now accessible to Canadian men mostly in the magazine field and bring them on television in a form that is mostly documentary and magazines.

11868 Our service will be 100 per cent, we call it lifestyle, just like our INFASHION application. Lifestyle magazines have been growing in the past five years, especially in the men in the world: France, U.K., U.S. The magazines and the documentaries that would appeal to men are not available presently in the Canadian services. That is information, entertainment, light entertainment presented in a light way.

11869 You will also notice that three of the largest -- and if you include Global -- four of the largest broadcasters in Canada thought of this need and have identified a need. Our conviction is that a lifestyle station for men would have a very high appeal, knowing that the preliminary research we have from other countries where digital television is available, men consume more television on digital than their average consumption which is low, we know.

11870 Second, men services have very high appeal in the different bouquet, or different offerings in the world.

11871 THE CHAIRPERSON: So what I hear you say is you are going to show the new man on TV.

11872 Interestingly, one of the descriptions of the CTV's programming was the revival of men being men which led me to suggest this would be a horror movie.

--- Laughter / Rires

11873 THE CHAIRPERSON: And should be in the horror genre. So you don't have a competitor in the CTV application.

--- Laughter / Rires

11874 MR. LAMARRE: Thank you.

11875 THE CHAIRPERSON: You could change your mind by Phase IV, though.

11876 So you will have then -- although you have in your nature of service, Category 7 which is drama and so on, a limited amount of Category 7 which would be movies and all the drama, would you be prepared to limit it to a certain percentage?

11877 MR. LAMARRE: Yes.

11878 THE CHAIRPERSON: By condition of licence?

11879 MR. LAMARRE: Yes, we would because it's crystal clear in our mind what we want to accomplish with this. Because there is a lot of new trends for men. People have new areas of interest. As you said earlier, it's no longer only sports. They have all sorts of other activities and that is why when you look at the success of all those magazines, sometimes people are surprised with the level of interest that men have in certain areas.

11880 So not only would we accept the limitation you just said, but for us, I don't think it will interfere with what we want to accomplish as a channel.

11881 THE CHAIRPERSON: So what would be in percentage the limitation that you would impose on Category 7, the drama --

11882 MR. LAMARRE: Ten per cent would be acceptable.

11883 THE CHAIRPERSON: You just mentioned something beyond sports, but in your description of programming in Schedule 10, there are references to sports. Can you tell us whether your categories need to be expanded to include the sports category?

11884 MR. DORION: I mean sports does not appear as such in the programming grid. I mean the subjects that will appeal to a lifestyle TV station for men are the ones that are outside sports. They are fashion, wines, cigars, technology, books, films, art, mafia stories.

--- Laughter / Rires

11885 MR. DORION: Adventure sports, but specific. They would be more like kayaking or things like that, the fitness, the health. I mean sports is not part of this application. I mean it's a 100 per cent lifestyle only and again, magazine documentaries and material that was never aired in Canada for more than 90 per cent.

11886 THE CHAIRPERSON: So you would not then foresee any need to add the sports category.

11887 MR. LAMARRE: No, because it's not in the mission of our channel.

11888 THE CHAIRPERSON: Yes. So that nothing would appear there that would be the type of thing you would see on outdoor life or in a sports channel, either amateur or professional sports.

11889 MR. LAMARRE: No.

11890 THE CHAIRPERSON: Interestingly, we already know because we are such experts in this area that even the fashion file is sometimes very popular with men.

11891 MR. LAMARRE: Yes and that is why --

11892 THE CHAIRPERSON: So there is a broad range of interest.

11893 MR. LAMARRE: We have been surprised ourselves to observe, for instance, that shows at TVA like Vins et fromages, for instance, there are more men than women watching that show. Men are interested not only about wine, but more and more so about cooking and about --

--- Laughter / Rires

11894 MR. LAMARRE: Touché.

11895 THE CHAIRPERSON: I'm sure all those mice I'm catching are male ones.

--- Laughter / Rires

11896 THE CHAIRPERSON: So you understand the aim is to distinguish how much of these other categories, sports and 7, so sports you would not add it as a category and the other, you would limit it to --

11897 MR. LAMARRE: To 10.

11898 THE CHAIRPERSON:  -- 10 per cent.

11899 MR. LAMARRE: Yes.

11900 THE CHAIRPERSON: Now, either by accident or by design, your Canadian content expenditures for this channel according to our calculation in the fashion we discussed earlier are, to the decimal point, the same. Would your answer be the same as before, that this method of calculation, using the same two forms, would be acceptable to you should we find some way of providing no less than 10 per cent flexibility from --

11901 MR. LAMARRE: Same answer.

11902 THE CHAIRPERSON: This is obviously at the level of discussion as a compromise from what we put forward earlier. So there is no assurance that this is what we will end up with, but the hearing is not over yet.

11903 I warn the applicants who were the first ones before us that other applicants would become more recalcitrant and insistent as the week went by and wouldn't say: "Well, if that's what we have to do, we will do it." So you insist on flexibility.

11904 Next, fashion: from men to fashion and I guess you will tell me there is no -- or maybe you won't -- that they could possibly be similar. How different will that be from what is existing now?

11905 I believe, if I recall, you have had -- although we are not going to get into the intervention stage now, but that, for example, the Women's channel, HGTV have a problem with your description of service. Without addressing their particular problems, how can we ensure that we will have something which is diverse and different for the viewer?

11906 MR. LAMARRE: I would ask Jacques to give you this explanation from a programming point of view and then Francine to give us some additional information from a regulatory point of view.

11907 MR. DORION: First, the INFASHION application we did, we followed the same, shall I say systematic path, building our schedule and looking at the evolution of magazine in Canada.

11908 We also mapped -- we did an interesting exercise of mapping the available programming in Canada on, shall I say, the more feminine services and compared it to what we were to do in INFASHION.

11909 We took the decision to program a balanced schedule, shall I say a better balanced programming schedule offering Fashion, Beauty, 60 per cent of the programming, of the total hours, Style, around 25, 26 per cent and Home Design, another 13 per cent.

11910 Now, these three themes constitute 100 per cent of our lifestyle programming. We defer from -- if you have noticed -- the HGTV argument is mostly on Art and Design and I think it addresses more the designation application that we don't find as a competitor because it only has a component of about 10 per cent in Fashion, Beauty.

11911 The WTN, we stick to our CARAT Study where we say that around nine per cent of their programming is competitive and when we look at their schedule and see Mary Tyler Moore and 20, 25 per cent of drama, comedy, another 10 per cent of movies, they have on air lifestyle shows, but they are mostly how-to. I would think they would be more competitors to HGTV than ours. Ours will be style, stylish.

11912 In the brief that Daniel read earlier on, we said we will blend. I mean the principle of the chain, the concept is to blend the best from Canada, in terms of production, what has been missing. A lot of Beauty that is missing on Canadian television that will be produced in Canada, some --

11913 THE CHAIRPERSON: Not this week.

11914 MR. DORION: We will complement that. We will blend this with material from or just like STYLE in the U.S. which is very popular. We would like to come up with a Canadian STYLE, with an INFASHION station in Canada that would blend like radio has done in the past, in the recent years shall I say, incorporating Canadian usage in their schedule every day, with people not noticing that it's Canadian. It's blended well and it's part of the concept. So it's a "Canadianized" station of a magazine concept.

11915 MR. LAMARRE: To be candid with you, we were intrigued by the success of STYLE in the U.S. They have been very successful, particularly coming in last year and being very successful bringing together a style of programming, to play with words here, that you don't find anywhere else. We would like to be the equivalent Canadian format of STYLE.

11916 We have had some preliminary discussions with them and we think that having a Canadian format of that nature will make a lot of sense, will bring a lot of Canadian content and will benefit again the independent producers' community.

11917 MR. BELLEROSE: In addition, I would say that STYLE in the U.S. is looking for content. They want to increase their programming, original programming schedule. That might be quite interesting for Canadian independent producers being able to have their own production being seen in the U.S.

11918 THE CHAIRPERSON: I notice that your description of your nature of service, as well as description in a more narrative form of the proposed service under Schedule I always have the words "Interior Home Design". Would your service -- is it your view that you would have Garden?

11919 MR. LAMARRE: I would like Francine to give a regulatory point of view on the programming of INFASHION, please.

11920 MS CÔTÉ: We have considered this argument that was made by HGTV and as Jacques said, it's a lifestyle approach. It's not a how-to approach.

11921 In the program schedule that we provided to the Commission, the home design segment occupies only about 13 per cent of INFASHION's programming -- total programming.

11922 So in light of the definition of competitiveness and the core programming and the overlap, first, it's not really an overlap because the approach is different. It's lifestyle, it's not a how-to, even if we're showing garden in a specific program, and it would not be considered as...

11923 THE CHAIRPERSON: So the word "interior", to you, would not exclude you having programs about garden design.

11924 MS COTE: No, we're looking to take the example of magazines. When you're looking at magazines such as Architectural Digest or anything like that, even if they use the words "interior design", you see a lot more things than interior design. It goes to garden as well.

11925 THE CHAIRPERSON: And could we add "excluding how-to programs"?

11926 MR. DORION: I would think so. I mean, the home design section is a section for nice images you want to see, nice -- rich and famous people, where they live, what they do. I mean, it's not... And there's a show on style called "Homes with Style". It's not about interior decorating, the restrictive definition we think of.

11927 We also plan to produce a thing called "Dream House", a Canadian component of the schedule, where we'll see, you know, not how-to and... It's stylish. I mean, it's quite different. If you look at the image that we have, if you are familiar with the magazine industry, it's taking the ideas of the In-Style Magazine. It's a very popular magazine. It sells over 100,000 copies a month. It does not tell you how to plant a tulip bulb, it shows you nice pictures.

11928 THE CHAIRPERSON: So if we had INFASHION as a service dedicated to fashion, beauty and interior home decoration from a contemporary perspective rather than a how-to perspective.

11929 MR. LAMARRE: But to your point, we would agree to saying not a how-to. If it's a concern area for you and you would like to make sure that the line is clear between the services, we would agree to your suggestion. In our mind, it's clear. We're not the Martha Stewart type of production.

11930 THE CHAIRPERSON: It's not just our concern, but when everybody comes back with the answer to their exam on Phase IV and it's not just -- it just so happens that WTN and HGTV have intervened, but others say, well, I would be prepared to accept this licence even if. Your INFASHION is -- let's say it's Global's designation or whatever or vice versa, it's helpful to you as well, if you intend to do something, that it be expressed in a way that is understandable by anyone.

11931 So to find some way of excluding how-to would be acceptable.

11932 MR. LAMARRE: Yes, it would.

11933 THE CHAIRPERSON: Now, there is the question, of course, of the drama, which is always difficult. You have 7(c) in your Category of specials, miniseries, made-for-TV feature films. And of course, one can say, well, they will only be stylish movies, but that's all I watch.

--- Laughter / Rires

11934 THE CHAIRPERSON: And I watch many different services.

11935 Therefore, would you accept a limitation on the percentage of 7(c) programming.

11936 MR. LAMARRE: Yes, we would.

11937 THE CHAIRPERSON: And what would that be?

11938 MR. LAMARRE: Fifteen per cent.

11939 THE CHAIRPERSON: So then, it's sometimes easier to have a margin than to say, is this a movie about fashion.

11940 Now, in this case, if we took the same 8.1 and 8.2, calculated your Canadian content expenditures, we would get 49 per cent. Is that acceptable, in light of what we've discussed about how to calculate it and with the caveat that there would be at least 10 per cent flexibility?

11941 MR. BELLEROSE: Yes, it would.

11942 THE CHAIRPERSON: Original programming, what would be the percentage of original Canadian programs that would be broadcast weekly, excluding repeats? We just want to see the number of hours.

11943 MR. BELLEROSE: I will ask Jacques Dorion to answer this question.

11944 MR. DORION: We are planning 515 hours for the season. I mean, the plan is to commission from the independent production 190 hours from the independent production sector.

11945 THE CHAIRPERSON: So that would...

11946 MR. DORION: And that would deliver 50 per cent Canadian content.

11947 THE CHAIRPERSON: And what about the repeat? If we were to exclude repeats from original hours, what would be the number of hours? I assume these hours would be possibly...

11948 MR. BELLEROSE: In that case, we would be under 50 per cent.

11949 THE CHAIRPERSON: Oh, this is the number of hours that you would actually commission so they would be original...

11950 MR. DORION: Yes, yes.

11951 THE CHAIRPERSON: At a minimum, that would be the number of hours.

11952 Now, Game One...

11953 Oh, sorry. Questions. Commissioner Wilson?

11954 COMMISSIONER WILSON: I was just wondering if a mistake had been made in the list of programs. The show "No Brainers", should that not be on the men's channel?

--- Laughter / Rires

11955 MR. LAMARRE: You are right.

11956 COMMISSIONER WILSON: Sorry, I couldn't resist.

11957 MR. LAMARRE: It was for people who eat cheese.

11958 THE CHAIRPERSON: Counsel?

11959 MR. McCALLUM: The 13 per cent overlap between this program and HGTV that was referred to in Madame Côté's response, if that were made into a condition of licence, you would have no problem with that, I assume?

11960 MS COTE: Could you formulate the condition of licence, so I understand it correctly?

11961 MR. McCALLUM: I'm just taking what your former answer was, where you explained that there was approximately a 13 per cent overlap between the INFASHION home and garden segment and home and garden programming in all from HGTV.

11962 MS COTE: Well, from a regulatory point of view, it appears correct to me, but I would like to hear the program consultants on this matter. It's Jacques Dorion, I think.

11963 MR. DORION: First, the duplication is not 13 per cent in home garden or in how-to. We've created a category called "home design", where we show... I mean, it'll be, at the end of the day, it might be a very, very small portion of the 13 per cent. I mean, the 13 per cent is not a how-to, it's not a home garden theme. It's a home design theme and it's an extension of the upscale, stylish home decor market.

11964 MR. LAMARRE: But to your question, yes, we would agree.

11965 MR. McCALLUM: Thank you.

11966 THE CHAIRPERSON: Going to Game One now. Again, the nature of service, am I right that I am to get from this proposal that it will not be games. It will be about games.

11967 MR. BELLEROSE: It might include some video game actions, while there will be interactive elements eventually and Internet use in the programming. It will not be game shows, but it will be video games, information about video games.

11968 Maybe Stéphane could provide more information, but we will speak about video games. But eventually, we'll maybe have video games and programs too.

11969 M. ETHIER: Merci, Serge.

11970 Actually, Game One programming will be articulated mostly around two axes. As Serge has mentioned, it will be mostly information about video games. Of course, what you will see on the screen will often be video game action, because that, of course, is visual and with an audio content that's highly TV-friendly and that is the raw matter, if you like, of our programming.

11971 But Game One programming will include analysis and interpretation of video games, will include analysis and interpretation of video games, will include some practical information about new products, about top sellers, about video game equipment, news about the video game industry, news about gamers' communities. So everything will focus around video games. It will be, as you said, Madam Wylie, all about video games.

11972 Oftentimes, you will see video games on the screen, and as Serge has mentioned, it is our vision that later in the term of the licence, when technology becomes available on the TV set or through the set-top box, it will be possible to play games on Game One. But of course, the technology is not there yet.

11973 But mostly, the format of our programming will be magazine shows, will be around what we call game clips, very similar to music videoclips, but focusing around video game action. That is the second access of our programming philosophy, number one being information and number two would be action.

11974 As I mentioned, video games are highly TV-friendly. They offer a multi-media appeal to the viewers. We see something happening in our target market, especially the younger ones, teenagers. Video games are becoming a cultural fact. Video games are replacing rock groups or movie stars in that they've become a focus of discussion. They've become also a community building experience. When young people talk about the latest video game, they talk about it with the same enthusiasm that I had when I had talked about the latest rock group a few years ago.

11975 So the action part, the action portion, I think, would be as appealing to our target market as maybe 15 years ago or 20 years ago music videos would have been to the very leading edge teenage population then.

11976 Of course, not to belabour the point that we made earlier about interactivity -- but we can't really talk about action without talking about interaction -- again, we foresee that within the context of our television programs, there will be very, very high level interaction through the Internet, for now, and eventually, through the television set or set-top box, when the technology becomes available, so that viewers are able to communicate with the program hosts, will be able to communicate with one another as well through our web site. And of course, as I mentioned, on the Internet, we would be very adamant on developing technology that would allow this community building experience.

11977 Also, what I should mention as a last point is that video games already do that. They help build communities of interest, especially with young people. There are three ways nowadays that video games do that.

11978 There are, now, the latest video games, and some of the most popular on the market are massive multi-player experiences where you can have tens of thousands if not -- actually, hundreds of thousands of players interacting at the same time on the Internet for now, and eventually, on set-top boxes. So we're talking about something that goes a lot further than just Space Invaders or Pacman. We're talking about something that really builds a sense of community between players.

11979 Also, the existence of gamers' clans. Gamers organize themselves into communities so that they can -- sort of teams, if you like -- they can organize into teams that play against other teams, again, through the Internet. Eventually, we foresee that this would also be possible through the television set and through the set-top box and we intend, Game One intends to be a part of that.

11980 M. LIORET: Si je peux me permettre de compléter la réponse de Stéphane. Ce qui me semble très important de vous préciser, c'est que nous ne voulons pas faire de Game One ici une chaîne technologique qui parle du cyber, du multi-média, des choses, en fait, qui ne nous concernent pas véritablement, qui peuvent paraître très compliquées.

11981 Pour nous, le jeu vidéo, c'est vraiment un phénomène culturel très, très fort qui concerne nos enfants, nos jeunes enfants, mais aussi les jeunes parents aujourd'hui, qui ont des affinités très fortes avec des mondes d'autres activités comme le sport, le cinéma, la bande dessinée ou la musique. C'est de cela dont on veut parler en projetant nos téléspectateurs dans un univers qui leur est familier, qui effectivement repose très souvent dans des univers virtuels, des univers trois-dimensions qui sont particulièrement et de plus en plus utilisés, par exemple, dans le cinéma, mais en les rapprochant de choses bien concrètes, en discutant avec leur sportif préféré.

11982 Bon nombre de joueurs, par exemple, de football ou de tennis prêtent leur nom et utilisent et sont passionnés du jeu vidéo. Là, on travaille, en France, beaucoup en ce moment sur les Jeux Olympiques.

11983 Dans le domaine du cinéma, tous les grands films sortent maintenant avec un jeu vidéo. C'est de cela dont on veut parler, et on dispose d'une matière première éditoriale absolument extraordinaire.

11984 Donc, le jeu vidéo n'est pas quelque chose aujourd'hui de, je dirais, d'accessoire ou d'incompris auprès de notre cible, mais fait vraiment partie d'un nouvel environnement culturel très, très fort auprès de ce coeur de cible.

11985 THE CHAIRPERSON: In the categories that you have identified, there is game shows, dont vous parliez, the real games, actually -- some mentioned Pacman, for example. There's also general entertainment and human interest, informal education, recreation and leisure, reporting in actualities, analysis and interpretation.

11986 What would be the... Well, let me say first that in reading this, I had the distinct impression this would not be Sega. Sega has games which would be under Category 10.

11987 What would be the proportion of Category 10 programming as opposed to these other categories I was mentioning?

11988 MR. ETHIER: At the start, game shows in the sense of interactive games that can be played through the television set or through the set-top box would, of course, be limited because the technology is not there yet.

11989 Eventually, we foresee that the interactive portion of Game One programming, where, as you can see, we're already thinking about that. We're not leaving this thinking for five, 10 years down the road. We're already thinking about that. But the actual game show proportion would be very, very limited for the time being.

11990 But we're not talking about game shows in the traditional sense that you have questions and answers. We're not talking about Who Wants to Be a Millionaire here. We're talking about actual games.

11991 THE CHAIRPERSON: I was talking about Pacman.

--- Laughter / Rires

11992 THE CHAIRPERSON: But once you have this interactivity, you could turn yourselves then into a modern interactive game shows where none of these interesting categories would be there.

11993 So give me a sense of what, assuming the technology is there, of what your aim is here so we have a better feel for the service.

11994 MR. LAMARRE: Just for the sake of clarity, I would say 15 per cent.

11995 THE CHAIRPERSON: Would be game shows in the manner in which we understand it, which I agree with both your French and Canadian colleagues that we're not, -- you know, this is a moving target. But we do have a sense of what is a game show service and we want to know that that is more than a game show service, especially if we have a bouquet of 10, 12 services. It's of interest for us to know how we meet the criterion of diversity.

11996 Canadian content levels. I suppose I'll get the same answer. They're very high. They're much higher in the first year than -- I think it's almost 80 per cent, rather than 50, as to why that is, why that large margin.

11997 MR. LAMARRE: One reason... Because of the very innovative and exciting partnership we have with Game One, it will allow us to do exchange of programming with foreign countries. We think we're going to create a very dynamic production community for this channel. That's why we're having that kind of level of Canadian content.

11998 THE CHAIRPERSON: I notice that you said countries. Will all your foreign programming be acquired from Game One in France?

11999 MR. BELLEROSE: For the moment, yes. But Game One is expanding in Europe, so eventually, it could come from other countries.

12000 THE CHAIRPERSON: We have, again, the Canadian programming expenditure question. Is the answer the same? The staff calculation in the manner in which we've reviewed, was 47 per cent. That would be acceptable with the same caveat as the one discussed earlier.

12001 MR. BELLEROSE: That would be.

12002 THE CHAIRPERSON: Now, independent production. Are you planning the use of programming from the Canadian independent production sector?

12003 MR. BELLEROSE: No, we plan to produce everything in-house, based on a similar model as Game One in France. The reason is that there are economic reasons to do so and also, reasons coming from the synergies which are important from a program to the other one.

12004 Because we are in a brand new environment, we prefer to have no commitment about the independent producing. We do not exclude to have eventually independent production of programs, but what we plan to do is... Because this application is linked too with the Game One French application, we will have one production centre producing for both the French and the English channel with people working for the Game One station.

12005 THE CHAIRPERSON: Before we leave these four applications, I have one more question.

12006 I would like you to add to your exam, before Phase IV, thinking about the ease with which the Commission could devise a condition of licence with regard to Canadian content expenditures that allowed underspending and overspending up to 10 per cent from year to year, to allow some flexibility. It's not something that I don't think we've thought through. We have some experience, I guess, with the 5 per cent, but it would be good to have some advice as to how workable that would be to provide flexibility and some regulatory control, so to speak, and equity.

12007 This concludes my questions.

12008 Commissioner Williams?

12009 COMMISSIONER WILLIAMS: You talked earlier about your increase in the marketing budget and marketing efforts for these new channels or for all digital channels because you felt this was important.

12010 My impression is that marketing efforts and methods have changed somewhat since earlier national launches, like First Choice, Superchannel, TSN, MuchMusic, particularly at the last two rounds of specialty hearings.

12011 What would you be doing differently now, being that these channels will be given to the distributors and they'll be given to the consumers, they will have a large opportunity to pick and choose. They will just be handed them, basically. It's either a yes or no if they're all packaged together.

12012 Could you please provide us a thumb-nail sketch of your plans for the marketing and distribution to the distributors, I guess, because you don't have to convince them so much, but it will help to educate them so they can convince viewers to actually support this digital launch.

12013 MR. LAMARRE: I would say two things. First of all, I would say the best marketing tool is the product. I think we should all be investing more in production and that's what we're proposing in all of our efforts, because whatever you do in marketing, if they don't like your product, they're not going to buy it. So that's the key.

12014 The second one, to be more specific to your question, I think we could altogether do a better marketing job, distributors and broadcasters working together. We do have our own assets. We do own some media assets and if we combine all our forces together I think we can give altogether a better support to the new digital services, and that will be my approach.

12015 COMMISSIONER WILLIAMS: Thank you.

12016 I have no further questions.

12017 THE CHAIRPERSON: Counsel?

12018 MR. McCALLUM: No questions.

12019 THE CHAIRPERSON: Mr. Lamarre, we will give you a few minutes to answer the questions we didn't ask.

12020 MR. LAMARRE: Thank you very much, Madam Chair.

12021 The first thing I would like to say is it is a very important day for TVA today because it is the first time we come to you and ask for a licence in English Canada. For us it is a major step in a new direction. Because we now have TV International it sounds a little bit funny for us to be able to produce and show our products in the United States and in Europe and not having assets in English Canada. It is very important to us, so that is why we took this hearing very seriously.

12022 We think we come to you with what I would call very interesting projects. On one hand we bring with Men TV and INFASHION material to please cheese eaters and women -- it will remain famous -- and we bring a lot of Canadian content.

12023 You have heard me say several times "We are the champion of Canadian content and we believe in Canadian content", and again, it was only a speech that we could do only in our backyard. Now we are coming to you saying we are willing to take the gamble to make it work in English Canada. That is the opportunity we are looking for.

12024 I think the process we are going through is very helpful to us. We have learned a lot through the process by having some hi-tech people working with us in innovative ways. I think in the future distributors and broadcasters will have to work much more together in terms of marketing the programs and the projects, and we think that TVA as a major contributor of the Canadian system would like to have the opportunity to be even a greater contributor by being coast-to-coast in our two official languages.

12025 Thank you.

12026 THE CHAIRPERSON: We thank you, Mr. Lamarre and your team. I hope that Monsieur Lioret has enjoyed this truly Canadian experience.

--- Laughter / Rires

12027 M. LIORET: Je vous le confirme.

12028 THE CHAIRPERSON: We will give you until two o'clock to change panels.

12029 Nous reprendrons à 14 h 00.

12030 We will adjourn until two o'clock.

12031 Thank you.

--- Upon recessing at 1250 / Suspension à 1250

--- Upon resuming at 1403 / Reprise à 1403

12032 THE CHAIRPERSON: Good afternoon. Welcome back.

12033 Madam Secretary.

12034 MS SANTERRE: Thank you, Madam Chair.

12035 The next presentation will be by le Groupe TVA Inc. and Global Television Network Inc., on behalf of a company to be incorporated for the following services: 13th Street et 13e Rue.

12036 The maximum presentation time allowed is ten minutes.

PRÉSENTATION / PRESENTATION

12037 M. O'FARRELL: Merci.

12038 Madame la Présidente du panel, Madame la Présidente du Conseil, mesdames et messieurs les Conseillers, membres du Conseil.

12039 Mon nom est Glenn O'Farrell, je suis vice-président principal, services spécialisés et nouveaux médias de Global.

12040 M'accompagnent aujourd'hui de Global, Charlotte Bell, directrice des relations publiques et affaires réglementaires, Katherine Browne, analyste principale aux questions financières, Greg Treffry, directeur du développement corporatif, et Catherine Thompson, responsable des relatons avec les affiliés.

12041 Je cède la parole maintenant à Serge pour qu'il puisse vous présenter les autres membres de notre équipe.

12042 M. BELLEROSE: Bonjour, je suis Serge Bellerose, directeur général de LCN et du réseau national de TVA.

12043 A ma droite, je vais vous présenter Jacques Dorion, le président de la maison Carat. A l'arrière, Marc Thibault, directeur de la planification financière de TVA; Alain Giguère, président de la maison de sondages CROP, ainsi que Mme Francine Côté.

12044 Nous avons aussi le plaisir de vous présenter M. Anthony Garland, président, Universal Studio Networks et Ron Suter, vice-président et directeur général de Universal Television Canada, l'un de nos partenaires dans nos projets.

12045 M. O'FARRELL: Madame la Présidente, we are extremely proud to be presenting these two applications today, 13th Street and 13e Rue with our partners, TVA, Rogers and Universal, each a leader in their respective markets which will ensure the success of 13th Street and 13e Rue as a true tier drive in the digital market.

12046 And we make that statement with confidence. In our Pollara study, 89 per cent of those interested in purchasing or renting a digital receiver said they would pay an additional one dollar per month to subscribe to 13th Street and that is because 13th Street will be distinctively Canadian and help foster new production for the independent production sector.

12047 Now for ease of reference, I would like to summarize 13th Street's commitment for you. Number one, to air a minimum of 50 per cent of Canadian content starting in year one and increasing to 60 per cent in year seven.

12048 Number two, to spend more than $31 million on Canadian programming over the licence term. And number three, to create more than 80 hours per year or 560 hours over the licence term of original Canadian programming, including, of course, new dramatic programming to be commissioned from the independent production sector.

12049 We believe it is even more important in the digital universe than in the analog universe to invest in marketing to ensure the success of these services. 13th Street has committed to invest more than $9 million in marketing and promotion to drive the penetration of digital boxes and the digital Canadian programming tier.

12050 MR. GARLAND: Universal Studios Networks has launched the 13th Street brand in France, Germany, Spain, Spanish Latin America and Brazil. Each is a leader on its platform. And as we launch new channels around the world, we create the need for more content in the mystery and suspense genre which in turn will provide opportunities to showcase Canadian mystery and suspense programs.

12051 Finally, Universal Studios offers a rich source of product in this genre, but at the same time we are dedicated to offer our subscribers the best in programming, whatever the source. In fact, if you look at each of our 13th Street channels around the world, the vast majority of its programs comes from sources other than Universal Studios. I am convinced the same will be true for 13th Street and 13e Rue in Canada.

12052 M. BELLEROSE: Il ne fait aucun doute que le concept de 13e Rue présente un caractère des plus attrayants pour les téléspectateurs francophones. La popularité des romans portant sur le suspense et le mystère illustre l'engouement des francophones pour le genre.

12053 En effet, cinq des dix livres de fiction les plus populaires faisant partie du palmarès des meilleurs vendeurs des librairies Gallimard, portent sur les thèmes du mystère et du suspense.

12054 A la télévision, sept des dix films les plus regardés par les francophones portent aussi sur ces thèmes. L'enthousiasme des téléspectateurs est enfin confirmé par notre sondage qui révèle que 60 pour cent des répondants, particulièrement les jeunes de 18 à 34 ans sont intéressés par la mise en onde d'une chaîne consacrée au suspense et au mystère.

12055 Plus de 40 pour cent des répondants sont prêts à s'abonner si 13e Rue est ajouté à l'offre numérique en langue française.

12056 13e Rue sera un service non seulement populaire auprès du public mais aussi distinctif. 13e Rue s'engage en effet à diffuser dès son lancement un minimum de 50 pour cent de contenu canadien tout au long de la durée de la licence.

12057 Cet engagement se compare avantageusement au niveau de contenu canadien des services spécialisés qui consacrent l'essentiel ou une partie importante de leur programmation à la diffusion d'oeuvres de fiction.

12058 En outre, 13e Rue consacrera un minimum de 40 pour cent de ses recettes brutes aux dépenses de programmation canadienne, soit un investissement de plus de 17 millions de dollars au cours du terme de la licence.

12059 Nous souhaiterions vous donner un avant-goût de l'atmosphère qui régnera sur la 13e Rue, 13th Street, en regardant ce vidéo.

Présentation vidéo / Video presentation

12060 MR. O'FARRELL: We hope we have shown you that both 13th Street and 13e Rue will be both in English and French, not only appealing and distinctively Canadian and that creative programming services that you are looking to licence will be examples such as these, but that perhaps most importantly this is a proven digital tier driver and we believe it can perform the same role here.

12061 Thank you for your time. We are ready to answer your questions.

12062 THE CHAIRPERSON: Thank you, Mr.O'Farrell -- et vos collègues.

12063 I do have questions for both and to the extent possible we will try to keep them discreet, but sometimes there will be overlap.

12064 I will ask the questions on 13th Street in English and the ones on 13e Rue in French since that is the language of the applications. You are, of course, welcome to respond in whichever language that comes easier to you. But I find it a bit difficult to use the English text and ask questions in French and then go back to looking at the application in English.

12065 Is that suitable?

12066 So we will start with 13th Street. It's my favourite musical group. So 13th Street in English.

12067 First the categories of service, there is quite a discrepancy between the English and the French and I don't know whether that is important to you since you will be the same team, or whether it's just out of enthusiasm that I think at the deficiency stage, categories were added into 13th Street which raise questions of the distinctiveness of the service.

12068 So first, let me ask you, without going back and comparing the two, is it a surprise to you that there would be quite a bit of difference between the categories applied for despite the fact that the service is described in the same manner?

12069 MR. O'FARRELL: Thank you for allowing us to clarify that because I think it's one of the selling points that we would like to emphasize for you today about why you should license both 13th Street and 13e Rue.

12070 No, it is no surprise. It is, in fact, quite intentional because what we have learned through market research and basically through TVA's understanding and sensitivities to the French language market and through Global's sensitivities to the English language market, is that the 13th Street concept which, as Tony Garland will tell you, flies at 35,000 feet and then comes down on the ground, it applies itself to the market in the market-specific terms that are necessary to make it successful.

12071 This was basically the approach we used here as well, recognizing that English-viewing audiences have certain preferences with regard to that mystery genre and that French-language audiences would have preferences that would distinguish them as a matter of viewing choices.

12072 But if I may, I would like to ask Tony to say a word about that because the 13th Street concept is one that he is very familiar with and before I just hand this off to him, I want to let you know why we came to you with 13th Street in just a couple of words and that is, I think, an important thing for you to understand.

12073 We saw your call. We saw the emphasis on the need to bring services that would be digital drivers. We looked across the various platforms where there were digital services available in other jurisdictions and through the help of our friend, Ron Suter from Universal, we were able to identify this 13th Street concept as a service that was up and running, that was tried, tested and proven. It is not a singular concept as Tony will tell you.

12074 I will hand it off to him now.

12075 THE CHAIRPERSON: As long as Tony doesn't treat the next five minutes as an addition to his presentation, to your presentation.

12076 MR. O'FARRELL: I'm sorry, I don't understand.

12077 THE CHAIRPERSON: Well, I'm asking questions about categories. I'm willing to hear the difference between the two, but not another general presentation.

12078 MR. O'FARRELL: Certainly, we are just trying to be helpful. We are not always as helpful as we would like --

12079 THE CHAIRPERSON: I have been on that side of the fence before. We tell people 10 minutes and they have gone another five.

12080 MR. GARLAND: I will try to be --

12081 THE CHAIRPERSON: No matter what the question is --

12082 MR. GARLAND: I will try to be both concise and directly responsive to the question. I just add a bit of international perspective here.

12083 I think the hallmark for success for the 13th Street brand around the world is that we have defined the concept of the brand in such a way that it can easily be constructed from scratch in each of the markets where we operate that are sensitive to the local competitive and cultural situation.

12084 At its core, the 13th Street brand means danger and a destination for danger, the destination for danger. The genre that make up a typical program schedule, or the list of genre are very similar from market to market: mystery, suspense, thriller, science fiction, horror. But as each channel is developed in each market, they are sensitive to research that is done locally and what we have ended up with are very different channels in each individual market.

12085 If you go to Spain and look at Calle Trece, you see a channel that is very much oriented toward horror and somewhat bloody. If you cross the border into France, you see a channel that is very much mystery and suspense, film noir and very sensitive to images of violence on the air.

12086 Both, however, represent the concept of danger to their audiences. In Germany, you see a channel that is very much police dramas and car chases. That, to a German audience, represents the concept of danger.

12087 For us, we are very happy to see that two different competitive television markets in Canada will be catered for in appropriate ways to represent the brand.

12088 THE CHAIRPERSON: Would you be surprised, given that introduction, that the categories of programming applied for include ongoing dramatic series, ongoing comedy series, programs of comedy sketches, improvisation and stand-up comedy?

12089 MR. GARLAND: I don't necessarily see a contradiction between the overall --

12090 THE CHAIRPERSON: Horror and fun?

12091 MR. GARLAND: I'm sorry?

12092 THE CHAIRPERSON: Horror and fear and fun?

12093 MR. GARLAND: Actually, part of the definition of the brand is that we don't take ourselves too seriously. So horror and fun can often be the case. I would say Rocky Horror Picture Show may be a perfect example of that.

12094 THE CHAIRPERSON: So in your view, those categories fit into a characterization or fencing in of the genre, mystery and suspense?

12095 MR. O'FARRELL: I think technically we can answer that question to get to the heart, I think, of your issue and that is: what is the nature of the service and are there examples that we can provide you to satisfy you.

12096 There are proper parameters --

12097 THE CHAIRPERSON: Yes and it does raise the question about these categories. I understand that they are not there in French Canada. I suppose maybe they don't scare as easily, even an English Canadian scary, even through comedy.

--- Laughter / Rires

12098 MR. O'FARRELL: I would have to ask you: to what part of me are you asking that question?

--- Laughter / Rires

12099 THE CHAIRPERSON: Well, you are the programmers.

12100 MR. O'FARRELL: I would like to ask you --

12101 THE CHAIRPERSON: You know, there is also long-form documentary, news and information, informal education, recreation and leisure, on and on, even filler programming.

12102 MS BELL: We are taking that one out, right off the bat.

12103 THE CHAIRPERSON: And the comedy one. So then via the category, it enlarges the description or nature of service as suspense and mystery. I'm wondering whether these are necessary to categories to rely on or whether they simply raise then a context which would allow this service to be much broader than the focus that you want to give it.

12104 MS BELL: All right. I don't know how you would like to proceed, if you would like me to go through the categories one by one and explain a little bit. Maybe that would be helpful.

12105 THE CHAIRPERSON: Well, what you would do especially with news and comedy --

12106 MS BELL: Okay. All right.

12107 THE CHAIRPERSON: They are the ones where it enlarges the genre much closer to an open-ended movie documentary and news is --

12108 MS BELL: I think that you will appreciate --

12109 THE CHAIRPERSON:  -- surprising.

12110 MS BELL: We do news headlines on prime TV even though it's not really part of its --

12111 THE CHAIRPERSON: But this is going to be a brand new service.

12112 MS BELL: Yes, you're right. I think that what we had in mind here, however, for the news category was simply to do news updates that would be very similar to the prime updates that we do that are about 60 seconds long. There is no intention of doing newscasts on this channel. So that is the extent.

12113 THE CHAIRPERSON: But it would be nevertheless general news.

12114 MS BELL: Yes.

12115 THE CHAIRPERSON: Not just news of mysteries and murders.

12116 MS BELL: That's true. In terms of the category relating to ongoing comedy series, I think that we left that in there simply because we didn't want to foreclose the opportunity in case in future, there might be a series, for instance, a Pink Panther series or Inspector Gadget, that sort of thing which would be related to the mystery/suspense genre.

12117 So for that category --

12118 THE CHAIRPERSON: I suppose if you want appointment television or destination television, there will be some reluctance to not give it a mystery/suspense. I thought this would be one of the things you would answer. It is that if you want people to identify or brand it as mystery and suspense, then this type of programming would be limited.

12119 MR. O'FARRELL: I think on the question of comedy, if I can just add something.

12120 You will see in the schedule, in the block sample schedule, Simon & Simon. Simon & Simon is a detective episodic series that has a humorous element to it because while they definitely do detective plots throughout the course of the series, they do mix in humour and that's the extent, frankly, that we had not foreseen the need for that category. It was not to go beyond that.

12121 To fortify and just underline Charlotte's point, we didn't want to be foreclosed from offering good series such as Simon & Simon because there was a humorous element to a detective story.

12122 THE CHAIRPERSON: Would you have a problem if we thought that you shouldn't have news?

12123 MR. O'FARRELL: No, Madam Chair. It's not an essential component. It's something that we found to be useful in the case of prime. But if it was felt to be an appropriate limitation, we would have no problem.

12124 THE CHAIRPERSON: If someone was making a case to us -- if you were making a case to us that a certain service is not going to be what it is proposed to be in this genre, would you feel it necessary to limit the amount of comedy, for example? Or would you leave it to the wisdom of the programmer?

12125 MR. O'FARRELL: We think that it's an element of the branding that we feel will work in the English-language market in Canada to have that availability, to be able to program Simon & Simon or that type of program series.

12126 But beyond that, as I say, we don't really have any great views of making significant use of that type of programming. So if it was your view that we could curtail that sub-category to a percentage, we could live with that, yes.

12127 THE CHAIRPERSON: Now, you indicate at page -- do you have the numbers on the right-hand top of the page? Do you have that pagination? It has been added in. But if you have it, it's the easiest way. Do you have a number on the top right-hand part? You don't.

12128 Okay, so I am looking at your Schedule 1, your supplementary brief, at your page 3. Where you say that:

"...fully 75 per cent of the programming will be acquired from independent Canadian producers, resulting in more than $21.1 million invested in Canadian independent production over the licence term." (As read)

12129 That raises the questions we have asked of corporations and you will, probably, as Global had when we asked them as well -- raise the question of what is an independent producer for the purpose of this commitment.

12130 MR. O'FARRELL: Madam Chair, it's a question that we have considered before the hearing and we have heard the discussion and it has been helpful to hear the views of others on point.

12131 But fundamentally, I don't think that we have changed our position from a position of saying this is a brand new world. We are standing on the threshold of a digital universe that people have made assumptions about and have made projections about in good faith.

12132 We have listened to the distribution community tell us about how the rollout is going to happen, what technology, what the interactive technology will be available over the course of time and we still feel that while we are extremely excited about the prospect of licensing in this universe, the reality is it's going to be a challenging universe, at least for the first term. And therefore, we would encourage the Commission on this topic and other topics to give consideration and due consideration to the opportunity to show maximum flexibility for the purpose of allowing these services to be successful.

12133 Hence to your question, we would suggest that the Commission not apply for starters what it has applied in the analog world as a rule of thumb with regard to independent production companies and how they are defined for the relationships that they may have with licensees.

12134 Secondly, that you consider allowing licensees -- first of all, I don't think that there is a simple formula that you could apply across separate and different genres of programming services and entertainment service would have certain realities to deal with whereas an information service would have other realities to deal with.

12135 Therefore, if you were to break them down into categories that made sense, more or less were phymatic, if you will, that it would be appropriate, for instance in this case, to allow the licensee to acquire product for the new service up to 50 per cent from companies that may be related to it according to the traditional definition.

12136 THE CHAIRPERSON: That still requires, of course, the definition of -- you know, the minute you say there will be some limitation, you have to define which companies are within and which are not. So it doesn't relieve you from having to speak to what an independent producer means.

12137 MR. O'FARRELL: I'm sorry I left that component out.

12138 I think that for the purposes, again, in the digital environment, what we would suggest you would consider as an independent production company is a company in which the licensee or partner in the licensee owns less than controlling equity in the independent producer, voting equity.

12139 THE CHAIRPERSON: Now, your commitment then is to $21 million to the independent production centre at the page I was referring to.

12140 MR. O'FARRELL: I will ask Katherine Browne to explain that to you for a moment.

12141 MS BROWNE: Just to clarify. In Schedule 1, the $21 million figure referred to actually relates to cash expenditures. The amortization figure, the amount to the independent production community that we have identified in the program schedule actually is $19.5 million over the licence term.

12142 THE CHAIRPERSON: At page 1, I think it's the second page of your Executive Summary, you identify again $21 million, I understand now, cash invested over the seven-year licence period. An additional seven million is to be spent on in-house short-form programs. So that will be produced by you.

12143 MR. O'FARRELL: Yes, that's right.

12144 THE CHAIRPERSON: By the service, or presumably, it could be produced by affiliated programmers as well.

12145 MR. O'FARRELL: That's correct.

12146 THE CHAIRPERSON: Producers rather, as well.

12147 You have also indicated that you will hand programming, international third language programming with English sub-titles. That's at your page 3, in the same paragraph we were looking at before, at the bottom of the page, the second last paragraph:

"A component of 13th Street schedule will be devoted to international third language programming, sub-titled in English that will feature the best in non-U.S. foreign affair to appeal to multicultural and English-speaking audiences." (As read)

12148 How much of that will there be? Will it also be on the French service? Where will it be purchased if it's non-U.S., considering the amount of foreign programming that will come from your relationship with Universal?

12149 MR. O'FARRELL: I will let Serge speak to the part of the question that relates to the French component.

12150 But I think that what we're looking to do is, with the cooperation of Tony Garland and the group of stations that operate under the 13th Street brand in various territories across the world, is to be able to use programming that has proven to be successful there and bring it back to the market place here for exhibition.

12151 M. BELLEROSE: Je demanderais à Jacques de son côté de -- à Jacques Dorion de répondre.

12152 M. DORION: Nous avons travaillé ensemble et séparément pour monter les grilles; ensemble, parce qu'on a partagé le concept 13ème Rue ensemble, et séparément parce qu'on a fait des grilles à partir de ce qui existait comme service dans chacun de nos marchés.

12153 Nous, on a identifié qu'il y aurait peut-être une trentaine de pour cent dans les acquisitions étrangères qui proviendraient de non-Etats-Unis, c'est-à-dire non-américain, et de ce pourcentage-là, on n'a pas spécifiquement identifié de quel pays. On a présumé qu'il y en aurait beaucoup de la France parce qu'il y a 13ème rue, puis on a dans notre grille un concept qui s'appelle polars français. Donc, on prévoit passer des films français, d'origine française dans la grille, alors que nos confrères du Canada anglais n'ont pas le même format.

12154 Alors, c'est peut-être l'indication qu'on pourrait vous donner.

12155 Pour le reste, il y en a peut-être en Espagne, il y en a peut-être en Allemagne dans les pays où 13ème Rue est en service.

12156 Par contre, je dois vous dire que le modèle de grille francophone s'est beaucoup inspiré du modèle français, le mystère et le suspense, et on s'est beaucoup appliqué. On a regardé les concepts. Le concept de la grille vient, dans la majorité des cas, de la grille française.

12157 Donc, d'après la description que M. Garland nous a donnée de courses d'auto en Allemagne et de films d'horreur ou de violence en Espagne, je n'ai pas l'impression... J'ai l'impression qu'on a les mêmes -- on ressemble beaucoup plus -- dans ce concept-là, on ressemble beaucoup plus au modèle français. C'est peut-être la réponse la plus claire que je pourrais vous donner.

12158 THE CHAIRPERSON: Mr. O'Farrell, you were here earlier today and you've heard the discussion we've had with TVA with regard to the question of Canadian -- expenditures on Canadian content. Through the deficiency process, I think you have agreed to 42 per cent, using the traditional method of calculation, correct?

12159 MR. O'FARRELL: That's correct.

12160 THE CHAIRPERSON: And you did propose, as many other applicants, more flexibility because of the riskier environment.

12161 Would the approximate 10 per cent flexibility from year to year be something that would meet that concern?

12162 MR. O'FARRELL: Yes, we think so.

12163 Katherine, do you want to add anything to that?

12164 MS BROWNE: Yes, I think that would be appropriate.

12165 THE CHAIRPERSON: And in that case, then, 42 per cent would be an acceptable... I think the staff arrived at a decimal, but I think 42 per cent certainly was acceptable to you.

12166 So you did the calculation in the same manner that I was proposing this morning.

12167 MR. O'FARRELL: That's correct.

12168 THE CHAIRPERSON: I don't know if you've noticed, but if you add these numbers in 8, they come to $31 million, not 34, to produce the 42 per cent. The $34 million that you mention at the bottom of page three of your supplementary brief that we were looking at -- and I think that you referred to in your presentation as well... Oh, no. You've got it corrected to $31 million. It was 34 in your...

12169 So then, we are in agreement that that's how the numbers were arrived at and the flexibility discussed -- you may come back to us at the reply stage about that, but it appears to be something that would be workable to meet flexibility concerns.

12170 MR. O'FARRELL: Yes, Madam Chair. And as to the 31 and 34, I think that Katherine can explain it to you in greater detail. But one was spending and one was amortization. We should have qualified that and we apologize for leaving that...

12171 THE CHAIRPERSON: Oh, yes, you mentioned that earlier, how the difference...

12172 Now, interactivity. You do have revenues beginning at a certain year. That is at my page 136, your Schedule 8.4 and Schedule 12, where you have e-commerce revenue based, beginning in Year 2, in a small amount, and growing beyond.

12173 Would you explain to us what kind of interactivity this service would engage in? Would it be enhancement via the Internet or what we've been discussing earlier this week, real interactivity via decoder and through the TV screen? What level of interactivity do you see in the first years?

12174 MR. O'FARRELL: Madam Chair, we followed the discussion that you've had with other applicants very closely and we found it to be very interesting and instructional.

12175 THE CHAIRPERSON: I would have thought you would have said "very clever"!

--- Laughter / Rires

12176 MR. O'FARRELL: Well, I was referring to the whole discussion, not your part of it.

--- Laughter / Rires

12177 MR. O'FARRELL: But what we also learned in the context of this proceeding is that there are other players out in the Canadian market place that are developing interactive technology applications.

12178 For instance, you're going to be hearing an application later on in this process -- I think it's the last applicant, HIT TV. Frankly, we didn't know about e-TV until we saw that application and we didn't know what they could do in the way of interactive television as a matter of enhancing embellishing the current way services are delivered.

12179 I would like to ask Greg Treffry to give you some examples of how we envisage the interactivity, on which platforms, the web or whatever.

12180 And as to the revenue picture, Katherine Browne can tell you how we derive those revenue assumptions, how we derive those projections based on which assumptions.

12181 So Gregg, if you would start, please.

12182 MR. TREFFRY: Thanks.

12183 Our vision for the service is that if a viewer is watching a program and there are other areas of interest around or behind the subject-matter, the viewer should be able to click through this program and go into these areas. Viewers will have the means to drill deeper in the TV content. The services will push the interactive content to the edge that technology will permit.

12184 The best way that I can describe this to you is to give you some examples. For example, the Mystery Lovers Book Club. This program will allow aspiring writers to be able to attend on-line round tables, either live or through e-mail or netcams or chat. They will be able to do this through their set-top box or they can participate through their PC.

12185 Another example that we've been working on is Dial M for Mystery. This is a half-hour program that will feature a mystery plot that will be presented to viewers without a solution. The viewers will be asked to determine the solution to the puzzle through the set-top box.

12186 Some of the creative things that we've been on with our programmers and our providers are certain icons of virtual props which will be able to be accessed and allow viewers to get more information, call up clues that have been collected for re-examination, remind themselves about possible critical information about a character's job or the weather at the time of a crime. It will be through this technology that they will be able to gather enough information and determine who may have committed the crime and submit the response back to us through the set-top box, and in the following week, they would be able to see if they were correct in identifying the character.

12187 THE CHAIRPERSON: We have heard other comments about the timeframe in which we will be able to use this level to a more advanced technology that would allow the viewer to use the set-top box independently of a computer to actually have interactive fare through the TV itself.

12188 Do you agree with the timeframes that have been given, which I think lead us to believe it won't be in the first two or three years of the licence?

12189 MR. TREFFRY: What I've just described to you will be available when the service is launched in September 2001. The technology exists. The software exists in the box.

12190 THE CHAIRPERSON: Without the use of the PC. So you don't agree...

12191 MR. TREFFRY: No, the first example I gave, you could either participate in the on-line chat through your PC or through the set-top box through your wireless keyboard.

12192 The second example that I gave you, all of that will be available September 2001.

12193 THE CHAIRPERSON: And the true interactivity...

12194 MR. TREFFRY: Correct, that's how we define true interactivity, allowing the viewer to get more information about the program that they're watching and the content that is behind the programming.

12195 MR. O'FARRELL: Maybe just to add. What we've learned through this process is that there are service providers who would be able, for instance, to take a program like Dial M for Mystery, where essentially, the program is a mystery plot without a solution. Throughout the course of the program, you could, with your remote control, click onto icons that are on the screen that have been embedded into the programming when it was produced through the technology that currently exists that we believe would work with the boxes upon launch in 2001.

12196 We don't suggest that that is the end-game of where interactivity is going. But the applications that we have identified, for instance, that relate to 13th Street, those would be, in our view, ready for implementation effective upon the launch in 2001.

12197 THE CHAIRPERSON: And that would be part and parcel of the program. So we would not be at that stage of using more band width or requiring more demand on the infrastructure of the distributor.

12198 But do you see that other level occurring within the timeframe of the licence term, and being of any interest in a mystery suspense service?

12199 MR. O'FARRELL: There certainly would be great interest on our part for greater levels of interactive applications.

12200 You will agree, though, that we have to be a little bit conservative here as to when these applications are actually going to be available. Digital cable has been a long time coming. Digital distribution, we've talked about that for a while. And I think that we have to understand that this process evolves on the basis of its own dynamics and we can't really make predictions with the greatest certainty.

12201 But to the core of your question, I think what we want you -- the impression we want to leave you with is that we are looking forward to push the envelope of interactive technology to its limit at every step of the way to make these programming services on the digital tier as exciting, as entertaining and as engaging for the viewer.

12202 THE CHAIRPERSON: ...on this opportunity, then, to address the questions that we've raised with other parties as to whether you would see the regulator, as soon as this develops, requiring the distributor to deploy whatever band width is necessary to carry all the information you are sending to the viewer.

12203 MR. O'FARRELL: We think that should be the subject of a process that would identify some key questions. I think, frankly, that's a process onto itself.

12204 THE CHAIRPERSON: That you will require a further look at that, once it arrives.

12205 MR. O'FARRELL: Absolutely. Absolutely. I don't think it would be fair to any of the stakeholders to be taking a position today without having mapped out the issues a little more precisely.

12206 THE CHAIRPERSON: And your comment would be the same about compliance with the privacy requirements of the legislation that's coming into force, when that is effective.

12207 MR. O'FARRELL: On that level, of course, we would give you the undertaking that we would fully comply, upon whatever legislation comes into effect. We don't suggest that we need to think about that.

--- Laughter / Rires

12208 THE CHAIRPERSON: Yes. We are bound to ask everyone to make sure that they are aware as these things will develop possibly in an evolutionary way. The comment you were making about a process would be the regulatory aspects of this, how is it managed.

12209 The question of implementation, we have asked, as corporate questions, people's view, the applicants' views about the need to have a timeframe within which the service should be implemented.

12210 What is your view with regard to 13th Street?

12211 MR. O'FARRELL: We would agree with what Ms Côté said this morning with regard to implementation. For one, I think that we would see that all services be launched simultaneously, that the date of their launch be the subject of a consensus between the distribution community and the licensees who will have to work in concert to make this a resounding Canadian success story of launching the Canadian digital tier. Therefore, there has to be some discussion on that.

12212 I think, to that point, I think it speaks to the issue that we are all stakeholders in the success ultimately of the digital tier and we would like to use that opportunity to identify the consumer not as the consumer of the distribution world or of the programming world, but the consumer of the Canadian broadcasting system, and work collectively and cooperatively with that view in mind to serving those consumers in the most appropriate fashion.

12213 THE CHAIRPERSON: Now, without getting into the question in detail until we do 13ème Rue, there is, with regard to 13ème rue, not only a connection that renders it severable or not possible if 13th Street is not licensed, but with regard to implementation, it also is conditional upon, the way I understand it, subject to it being clarified in a few minutes, based upon reaching a certain number of digital subscribers. Would that affect 13th Street at all, either of these? Should 13th Street be licensed and not 13ème Rue, does it affect your proposal for 13th Street?

12214 MR. O'FARRELL: No, it does not affect the proposal.

12215 THE CHAIRPERSON: It's only the reverse.

12216 And should 13th Street and 13ème Rue be licensed, you would launch 13th Street along with the other anglophone services according to 13ème Rue's conditional requirement that it's either September 1, 2001 or reaching a certain number of subscribers. That doesn't affect 13th Street?

12217 MR. O'FARRELL: That would not affect 13th Street, and I think that what we can give you our assurance on is that we would be looking to have adopted, for 13th Street and for 13ème Rue, in each of their respective universes, the smartest marketing plan to make it a success with the other services that would be licensed in that language.

12218 THE CHAIRPERSON: Now, you are also aware that you have a take-home exam to bring back to us at Phase IV, are you?

12219 MR. O'FARRELL: Yes, we are.

12220 THE CHAIRPERSON: Which is, of course, in your case, probably of some importance, considering we have already heard a similar -- I'm sure you won't agree with me, but at least, in the same area, except for men's programming, of course, in the horror category.

--- Laughter / Rires

12221 MR. O'FARRELL: We will do our homework diligently and it will be ready on time, and perhaps before time, because we'd like some bonus points too.

--- Laughter / Rires

12222 THE CHAIRPERSON: I like this. This is like my old days teaching.

--- Laughter / Rires

12223 THE CHAIRPERSON: Better watch my seat so I don't get some gum on it!

--- Laughter / Rires

12224 THE CHAIRPERSON: We are now going to proceed with the French part. If there are additional questions, we will have them after.

12225 You are ready to proceed as well? You have your team for the French part as well.

12226 Dans le suspense et mystère et horreur, les catégories ou le genre de programmation, une des choses les plus importantes, c'est que vous avez un lien entre 13ème Rue et 13th Street et que 13ème Rue n'est pas possible si 13th Street n'a pas aussi un permis.

12227 Alors est-ce que vous avez préparé, par exemple, des prévisions financières séparées pour démontrer jusqu'à quel point la synergie entre les deux permettra de lancer 13ème Rue d'une façon viable, parce qu'elle est liée à 13th Street? Comment êtes-vous arrivés à cette conclusion, que ce service-là en particulier -- parce que TVA en a plusieurs devant nous. Donc, comme partenaire, vous avez conclu, je suppose, qu'il y a certains services qui peuvent survivre sans ce lien.

12228 Pourquoi en êtes-vous venus à la conclusion que 13ème Rue n'est pas viable sans 13th Street?

12229 M. BELLEROSE: En fait, on en est peut-être venu à la conclusion de façon un peu trop hâtive.

12230 Ce service-là peut être viable aussi, en français, honnêtement. Cependant, on a voulu vraiment créer des synergies entre les partenaires entre les deux licences.

12231 Il sera opéré à un endroit. Je n'ai pas déterminé qui opérera la chaîne 13e Rue or 13th Street. L'entente entre les partenaires stipule que c'est une question qui serait considérée ultérieurement, selon la forme de, la notion la plus économique.

12232 Mais, comme telle, 13e Rue pourrait fonctionner sans 13th Street, et je crois, Glenn, que la même chose pourrait... que ça pourrait être le cas aussi pour 13th Street.

12233 Cependant, ce serait dans l'intérêt d'avoir les deux licences, dans la mesure où on est en mesure de créer des synergies intéressantes, une seule équipe de direction, des équipes de créativité pour chacun des marchés, cependant, mais qui travailleraient énormément ensemble, et qui pourraient, entre autres -- j'écoutais Greg donner ses exemples d'interactivité, voilà des exemples de développement de concepts qui pourraient être faits pour les deux antennes, même s'il existe des différences au niveau des grilles.

12234 Je dois aussi dire que, dans le projet, nous avons prévu le financement de certaines oeuvres de production canadienne qui ne pourraient pas être faites, cependant, si on était uniquement dans l'univers francophone et non pas dans le marché anglophone. Je fais référence nommément, à un fonds de 400 000 $ du côté de 13e Rue, de 1 million du côté de 13th Street, que nous voulons consacrer en support d'oeuvres de miniséries, trois miniséries.

12235 Donc, ma réponse est un peu longue, mais c'était pour toutes ces considérations-là qu'on avait, dans un premier temps, évoqué le fait que ça ne pourrait pas vivre l'un sans l'autre. Dans les faits, 13e Rue peut être lancée dans le marché francophone dans l'existence de 13th Street, mais on y perdrait des avantages.

12236 LA PRÉSIDENTE: Alors vous reculez du commentaire à la page 235 -- c'est la page 3 pour vous, là -- à 5.1 du bref supplémentaire.

12237 M. BELLEROSE: Oui. Je sais tout à fait à quoi vous faites référence. Oui, Madame la Présidente.

12238 LA PRÉSIDENTE: Vous dites : "La synergie des deux chaînes est la clé du succès de la chaîne française, il va sans dire que la chaîne française ne peut exister dans la chaîne anglaise." Alors vous accepteriez --

12239 M. BELLEROSE: La première partie est vraie et on retire la deuxième.

12240 LA PRÉSIDENTE: Vous accepteriez de lancer 13e Rue, même si 13th Street n'était pas...

12241 M. BELLEROSE: Avec tristesse, mais on le ferait.

12242 LA PRÉSIDENTE: Maintenant, TVA a, dans toutes ses demandes francophones et c'est dans celles-ci aussi, à la partie 5.7 de votre bref supplémentaire, la condition que "13e Rue serait lancée dans les six mois suivant l'atteinte d'un seuil minimal d'abonnés numériques dans les marchés francophones de 525 000 abonnés ou le 1er septembre 2001, si le seuil minimal avait été atteint".

12243 Puisqu'il est très important de mousser -- je crois que vous avez fait ce commentaire-là aussi -- de mousser le déploiement du numérique, est-ce qu'il n'y a pas une certaine contradiction, en n'étant pas prêt à lancer un service que vous dites très populaire et très en demande avant d'avoir atteint ce seuil d'abonnés? Est-ce qu'il n'y a pas...

12244 M. BELLEROSE: Non, il n'y a pas de réelle contradiction; il faut se situer dans le contexte. Cette information-là qui apparaît dans notre mémoire est une information qui remonte à la préparation du dossier. Donc, quatre mois plus tard, on a une meilleure lecture de ce qui se passe dans le marché.

12245 Actuellement, au Québec, il y a tout près de 275 foyers qui ont accès à la technologie numérique, au moment où on se parle, donc il n'y a plus de doute qu'en septembre 2001 nos projections de 525 000 abonnés à la base ayant accès à du numérique seront atteintes. Mais, au moment où on préparait la licence, on n'était pas en mesure d'avoir cette certitude-là, mais c'est le cas maintenant.

12246 LA PRÉSIDENTE: Alors quand on fera les services francophones, j'espère que vous pouvez faire ce commentaire vous-même et que ce sera acceptable, je suppose, pour les quatre autres services aussi.

12247 M. BELLEROSE: Tout à fait.

12248 LA PRÉSIDENTE: Ça minimiserait le besoin de reposer la question.

12249 LA PRÉSIDENTE: Quel genre de synergie y aura-t-il dans les émissions canadiennes entre les deux? Est-ce qu'il y aura des émissions en anglais, produites par des producteurs anglais qui seront ensuite traduites? Ou est-ce que les émissions canadiennes de langue française seront toutes produites en français?

12250 M. BELLEROSE: Je vais demander à Jacques Dorion, qui a travaillé avec nos amis de Global, de répondre à cette question.

12251 M. DORION: Dans notre grille, Madame la Présidente, il y a d'abord deux séries qui seront prévues de faire ensemble avec Global. Il y a Histoires courtes, ce sont des short stories. Le plan de base, le plan de match c'est d'aller tourner 13 short stories à travers le pays, c'est-à-dire peut-être deux à Montréal, quatre à Toronto, deux à Vancouver, une à Winnipeg, une à Halifax, pour alimenter le contenu canadien.

12252 Également, une série qui est prévue, c'est Crimetech. On l'a listée avec le même titre que Global, c'est-à-dire une série qui illustre les nouvelles technologies qui permettent de résoudre des crimes à travers le Canada, à travers le pays. Est-ce que ce sera fait avec la Gendarmerie royale pour assurer la représentativité régionale? Peut-être.

12253 Le troisième projet inscrit dans nos budget mais qui n'est pas élaboré, qui n'est pas visible dans la grille, on a réservé en français 400 000 $ et Global je crois 1 million pour la production de trois longs métrages télévision mystère-suspense ou minisérie, là, on verra. Alors ce sont les trois projets qui ont été mis de l'avant et qui sont communs aux deux grilles.

12254 LA PRÉSIDENTE: Alors est-ce que vous pouvez m'expliquer comment le fonds sera alloué, les montants d'argent qui sont promis?

12255 M. O'FARRELL: Madame la Présidente, je pense que, pour répondre à votre question, on ne peut pas vous donner du détail précis quand au déploiement exact de ces fonds. Cependant, il est prévu de faire du développement, premièrement, parce que vous savez que cette catégorie de programmation de mystère-suspense au Canada est une denrée rare. Par conséquent, je pense qu'il serait de notre intérêt à investir dans le développement de ce type de programmation.

12256 Maintenant, cela étant dit, il ne faut pas oublier que, quelle que soit le projet sur lequel nous allons nous entendre, il y a toujours les plates-formes internationales de 13e Rue ailleurs pour lesquelles il y a certains traités entre, exemple, la France et le Canada qui pourront justement être impliqués ou, du moins, être utilisés, devrais-je dire, et qui favorisera, à notre sens, l'exportation de produits dans cette catégorie non seulement du côté du Canada anglais et du Canada français, mais bien au-delà des frontières du Canada dans les autres pays ou 13e Rue existe et est opéré par Universal.

12257 LA PRÉSIDENTE: Maintenant, si nous nous référons justement à la partie 5.9 de votre annexe ou votre bref supplémentaire, où vous parlez justement du 17,5 millions sur une période de sept ans, dans l'hypothèse où le plan d'affaires se réalise, est-ce que ce que vous me dites c'est que, si le plan d'affaires comme prévu ne se réalisait pas, il y aurait une baisse proportionnelle aux revenus réalisés de ces 17,5 millions?

12258 M. BELLEROSE: Vous faites référence aux dépenses en programmation canadienne, Madame la Présidente?

12259 LA PRÉSIDENTE: Oui. Il y a une enveloppe de 17,5 millions pour les producteurs indépendants en acquisition et en production.

12260 M. BELLEROSE: Oui.

12261 LA PRÉSIDENTE: Avec le caveat à la fin de ce paragraphe qui dit "dans l'hypothèse où le plan d'affaires se réalise".

12262 M. BELLEROSE: Essentiellement, c'est parce que le 17,5 millions de dépenses de programmation canadienne est essentiellement de la production indépendante. La seule portion de ce montant-là de 17,5 millions serait de la production pouvant provenir de producteurs liés.

12263 LA PRÉSIDENTE: Mais ma question est plutôt --

12264 M. BELLEROSE: Non --

12265 LA PRÉSIDENTE:  -- que veut dire le caveat, dans l'hypothèse où le plan d'affaires se réalise au niveau de l'engagement du 17,5 millions.

12266 M. BELLEROSE: Il faudrait que je vérifie dans le document, Madame la Présidente. Je pourrais vous revenir plus tard à ce sujet-là.

12267 LA PRÉSIDENTE: Est-ce que vous avez l'intention de le rendre proportionnel aux revenus réalisés?

12268 M. BELLEROSE: L'engagement du 17,5 millions?

12269 LA PRÉSIDENTE: Oui.

12270 M. BELLEROSE: Évidemment, tout dépend aussi de la formule que le Conseil retiendra et à laquelle nous seront tenus, en termes de pourcentage de contenu des dépenses versus les revenus.

12271 LA PRÉSIDENTE: Mais c'est un engagement que vous prenez que 40 pour cent de vos recettes brutes aux dépenses de programmation canadienne. Vous prenez cet engagement, et j'allais poser la question à monsieur O'Farrell : est-ce que c'est acceptable avec la même explication au niveau de la flexibilité, le 40 pour cent, et un pour cent de plus, je pense, que le calcul du personnel, selon la formule des revenus et des dépenses canadiennes, à l'annexe 8?

12272 Ce que je veux savoir maintenant, c'est que, après cette phrase-là, on dit :

"Par ailleurs, 13e Rue a prévu une enveloppe de plus de 17,5 millions pour les producteurs indépendants en acquisition." (Tel que lu)

12273 Je suppose que c'est excédentaire au 40 pour cent.

12274 M. BELLEROSE: Non.

12275 LA PRÉSIDENTE: Ou si ça fait partie du 40 pour cent. Et si oui, qu'est-ce que ça veut dire qu'il y a un caveat, que c'est dans l'hypothèse où le plan d'affaires se réalise?

12276 M. BELLEROSE: Je n'ai pas, pertinemment...

12277 Me CÔTÉ: Si je peux ajouter là-dessus, madame Wylie, je pense que, pour se remettre dans le contexte, compte tenu que, au moment où on a produit la requête, on a demandé la flexibilité au Conseil sur le pourcentage des dépenses en programmation canadienne, et dépendant, évidemment, des revenus. Donc, compte tenu, effectivement, des montants qui seraient ainsi générés, qui pourraient être investis en dépenses de programmation canadienne, je pense que c'est dans cet esprit-là qu'on a mentionné que le 17,5 millions, lui, il était consacré à la production indépendante, en autant que, effectivement, on ait l'enveloppe nécessaire pour le faire à l'intérieur des revenus qui allaient être générés et de la partie qui allait être attribuée aux dépenses de programmation canadienne. Mais ça fait évidemment partie de l'enveloppe qui est prévue pour les dépenses de programmation canadienne. Ce n'est pas une autre enveloppe; c'est à l'intérieur des dépenses de programmation.

12278 LA PRÉSIDENTE: Oui, mais même si c'est à l'intérieur de l'enveloppe, je suppose que vous pourriez vous en tenir aux 17,5 millions aux producteurs indépendants, et si les revenus réalisés sont plus bas que les dépenses qui ne sont pas alloués aux producteurs indépendants, elles seraient à la baisse.

12279 M. BELLEROSE: Madame la Présidente, ma compréhension, c'est que le 17,5 millions représente le montant des dépenses en programmation canadienne, alors, nécessairement, si le plan d'affaires ne peut pas être réalisé, comprenant par là que les revenus s'avéraient plus bas...

12280 LA PRÉSIDENTE: Le 17,5 million --

12281 Me CÔTÉ: En chiffres --

12282 LA PRÉSIDENTE:  -- aux producteurs indépendants, c'est la totalité de vos dépenses en programmation canadienne.

12283 M. BELLEROSE: Exact, Madame la Présidente. Donc, c'est pour cette raison-là que vous avez cette remarque, sans doute. C'est que, si les revenus sont plus bas, évidemment, il y aura un ajustement des dépenses de programmation canadienne.

12284 LA PRÉSIDENTE: Ce n'est pas une somme de plus.

12285 Cela m'amène à vous demander ceci. Vous avez un niveau d'heures de produits canadiens assez élevé dès la première année, 50 pour cent. Quand on regarde la grille qui nous a été présentée, il y a beaucoup moins de produits canadiens dans la grille horaire proposée comme modèle que 50 pour cent de produits canadiens, je crois, ou il y en a... Attendez une minute. Il y en a plus.

12286 M. BELLEROSE: Je permettrais peut-être à Jacques de répondre à cette question, Madame la Présidente.

12287 LA PRÉSIDENTE: Là, c'est l'anglais et il y en avait plus que 50 pour cent. Est-ce que c'est le cas en français aussi?

12288 M. DORION: En français, je ne l'ai pas devant moi, mais ça donnait... Il y a, peut-être légèrement au-delà de 50 pour cent mais, en fait --

12289 LA PRÉSIDENTE: Mais "légèrement au-delà" --

12290 M. DORION: Oui, mais l'engagement était de 50 pour cent.

12291 LA PRÉSIDENTE: C'est la grille horaire, en anglais, je crois, qui en démontrait plus que 50 pour cent.

12292 M. DORION: Peut-être.

12293 LA PRÉSIDENTE: Je vais vous laisser clarifier, parce que peut-être que je fais erreur ici, parce que j'ai traité de plusieurs demandes depuis ce matin.

12294 Alors la grille horaire démontrerait à peu près 50 pour cent de produit canadien.

12295 M. DORION: Oui.

12296 LA PRÉSIDENTE: Est-ce que vous croyez avoir une difficulté à atteindre ce niveau-là surtout si les revenus étaient à la baisse ou si vous lancez le service plus tôt et que vous n'avez pas atteint, disons, le 525 000 abonnés?

12297 M. BELLEROSE: Vraiment, ce n'est plus une préoccupation chez nous, Madame la Présidente. Les 525 000 abonnés, non seulement les 525 000 abonnés, à notre point de vue, vont être atteints en septembre 2001, mais il faut aussi, et on aura peut-être l'occasion d'en parler plus longuement lors de la présentation de nos quatre autres demandes pour le marché francophone, nous avons quand même des projections de niveaux de pénétration qui sont relativement conservateurs, à 30 pour cent au démarrage.

12298 LA PRÉSIDENTE: Je reprends. Dans le deux cas, je crois... Ce sont dans les demandes que nous avons entendues ce matin, où il y avait quelquefois des grilles horaires qui dépassaient de beaucoup le pourcentage le niveau d'heures de contenu canadien, mais, dans ces deux, j'ai vérifié mes notes et vous êtes à peu près aux 50 pour cent.

12299 Donc, si les revenus étaient plus bas et qu'il y avait une baisse des dépenses au contenu canadien, vous auriez peut-être du mal à voir du contenu canadien, à 50 pour cent, sans beaucoup de reprises.

12300 M. BELLEROSE: Mais nous allons respecter notre engagement de 50 pour cent, Madame la Présidente. C'est le message clair que nous avons livré ce matin, et il s'applique également dans le marché francophone, Madame la Présidente.

12301 LA PRÉSIDENTE: Comme dans les autres demandes déposées par TVA, on parle, dans les revenus, de revenus qui proviendraient du service offert en mode analogique pour les petites entreprises de distribution, et qui diminuent vers zéro, je suppose, parce que vous comptez qu'à ce moment-là tous les abonnés seront numériques.

12302 M. BELLEROSE: C'est parce que, eux aussi, les classes 3, vont passer au numérique avec différentes formules, Hit in the Sky, ou dans des services qui sont offerts par des services de radiodiffusion directe.

12303 LA PRÉSIDENTE: Et ce commentaire-là vise les petits câblo que le Conseil a visés dans son avis public sur la numérisation ou la distribution de service numérique.

12304 M. BELLEROSE: Tout à fait. Bien, les câblo de catégorie 3.

12305 LA PRÉSIDENTE: Comme nous avons déterminé.

12306 M. BELLEROSE: Comme vous avez déposé.

12307 LA PRÉSIDENTE: Maintenant, je suppose que vos réponses sur l'interactivité, sur son utilisation et sur votre enthousiasme à évoluer aussi rapidement que possible est aussi le même pour cette demande.

12308 M. BELLEROSE: Tout à fait ce que nous avons dit ce matin et, en même temps, étant donné qu'on veut avoir deux chaînes qui vont avoir un maximum de synergie, bien, les développements vont se faire en commun.

12309 LA PRÉSIDENTE: Ce sont mes questions, à moins que mes collègues en aient. Peut-être le conseiller juridique?

12310 MR. McCALLUM: Just in the 13th Street, at one point, Mr. O'Farrell said that you would be happy with, I guess, a limit of some percentage on comedy programming. You didn't specify or suggest a limit and I just wondered if you had any idea.

12311 MR. O'FARRELL: Quite frankly, we haven't quantified that. If it were possible to ask the Commission's indulgence, that we would add that to our list of homework to do and to provide you a response perhaps in Phase II. We would be happy to do that because we have not quantified it as to how much would be an appropriate restriction.

12312 MR. McCALLUM: That would be helpful, especially if you can break it down or allocate it between 7(b) and 7(f).

12313 Again, just on 13th Street, I just wanted your opinion as to whether the marketplace would be large enough to allow for the licensing of both a mystery/suspense channel and some sort of horror channel as a result of this process.

12314 MS BELL: We feel that they would be competitive.

12315 MR. McCALLUM: Thank you.

12316 Et sur la 13e Rue, vous avez dit que vous avez confiance que le seuil de 525 000 abonnés sera atteint en septembre 2001. Sur quoi vous fondez-vous pour dire ça?

12317 M. BELLEROSE: Sur nos projections, nos échanges et nos discussions avec les différents distributeurs qui nous confirment nos projections.

12318 Me McCALLUM: Merci. Aussi juste pour clarifier pour 13e Rue, le groupe cible, à un moment donné dans votre demande, vous dites que vous adressez un groupe cible de 15 à 34 ans et ailleurs, on dit 15 à 24 ans. Lequel des deux?

12319 M. BELLEROSE: Jacques Dorion?

12320 M. DORION: Le groupe cible c'est 15-34 ans. C'est difficile, 12-24 c'est notre dossier de recherche qui a fait état de ça. Il va y avoir, bien sûr, une concentration 12-24, mais la largeur de la cible qu'il faut, c'est 15-34.

12321 Me McCALLUM: Merci.

12322 Et les émissions originales canadiennes, est-ce que vous projetez qu'elles seront les mêmes que celles diffusées sur 13th Street?

12323 M. BELLEROSE: Pas nécessairement. Ça peut être le cas dans le cas des projets qu'on a en commun. Mais il y aura aussi des émissions originales qui seront peut-être uniquement pour 13e Rue.

12324 Me McCALLUM: Merci.

12325 Merci, Madame la Présidente.

12326 LA PRÉSIDENTE: Le conseiller Demers a une question.

12327 CONSEILLER DEMERS: Merci, Madame la Présidente.

12328 Sur la disponibilité de 13e Rue, est-ce que vous envisagez qu'elle serait disponible partout à travers le Canada?

12329 M. BELLEROSE: Évidemment, nous voulons une licence nationale. Alors le problème ne risque pas trop de se poser dans le cas des services de radiodiffusion directe. Dans le cas des cablôdistributeurs offrant les services numériques, ce sera une question de négociation, à moins que le Conseil impose la distribution également nationalement, ce que nous souhaitons grandement.

12330 CONSEILLER DEMERS: Merci.

12331 Et c'est la même chose, M. O'Farrell, pour 13th Street? C'est disponible à travers le Canada?

12332 M. O'FARRELL: C'est exact.

12333 CONSEILLER DEMERS: Merci.

12334 LA PRÉSIDENTE: Madame Bertrand a une question.

12335 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Sur la question du contenu canadien, c'est toujours un peu problématique quand on essaie d'évaluer ce que ça veut dire pour le téléspectateur, particulièrement en langue française dans la mesure où les traductions comptent comme contenu canadien. Ça fait qu'au fond Simon and Simon traduit devient une production canadienne à un certain pourcentage.

12336 Alors si on avait à déterminer ce qu'il en est vraiment d'une émission 100 pour cent canadienne ou pure laine avec la ceinture fléchée et tout ce qu'il faut, des signes. Qu'est-ce qui en serait dans la réalité de 13e Rue et puis de 13th Street -- et puis je ne fais pas référence ici nécessairement à une condition de licence, mais simplement pour nous donner une idée de ce que ça veut dire.

12337 Je regardais les titres, puis j'avoue que je n'ai pas la connaissance du dossier approfondi comme ma collègue, mais quand je regarde ça, je trouve qu'il n'y a pas grand-chose canadien pour lequel le Conseil aurait donné certification canadienne si cela avait été une production originale. On va le donner et on va le compter avec vous parce que les règles sont ainsi faites à cause de la traduction, mais qu'est-ce qu'il y a d'émissions?

12338 M. O'FARRELL: Madame la Présidente, je vais vous répondre en ce qui est de 13th Street, et je vais laisser Serge vous parler de 13e Rue.

12339 Je vous remercie de poser la question parce que si c'est une préoccupation qui mérite d'être clarifiée, ça nous fait plaisir de le faire.

12340 Au contraire, nous ce qu'on vous propose c'est un service qui va générer 80,5 heures par année de nouvelle programmation originale canadienne en dramatiques, bien entendu, mais dans les autres catégories dont on a discutées ça va principalement à des documentaires -- et la Catégorie 2(a) qui est en français, c'est quoi? Analyse et interprétation.

12341 Ce qui fait qu'au cours de la licence, on vous propose de créer 560 heures nouvelles de programmation canadienne originale. Si vous me permettez on peut le traduire maintenant en terme de pourcentage.

12342 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Oui.

12343 M. O'FARRELL: Si je regarde la grille et je fais le pourcentage de la grille qu'on vous a proposée, en dramatiques originales et acquises de producteurs indépendants qui ont déjà été produites, on vous parle en moyenne de 35 pour cent de la grille qui sera consacrée aux dramatiques canadiennes. Quatre-vingt six pour cent de la grille sera consacrée aux émissions dramatiques canadiennes et non-canadiennes. Et je pense qu'on vous a parlé au niveau des engagements quant aux dépenses en émissions canadiennes. Nous n'avons aucune réticence ou préoccupation à vous donner notre engagement à commettre 42 pour cent de nos revenus qui sont sous la supervision du Conseil en émissions canadiennes selon la formule dont on a discuté tout à l'heure.

12344 Serge.

12345 M. BELLEROSE: Du côté de 13e Rue, je demanderais peut-être à Jacques Dorion de préciser un petit davantage à partir des éléments qui constituent la proposition de grilles.

12346 M. DORION: Le 50 pour cent de la première année il est obtenu. Il y a tout simplement une seule émission dans la grille qui est proposée là-dedans qui est une version canadienne d'une émission américaine, Super Copter. Il y avait 22 émissions qui ont été "canadianisées", si vous voulez.

12347 Tout le reste du contenu ce sont des émissions soit canadiennes anglaises qui sont doublées en français déjà. Il y a OMERTA qu'on a inséré dans la grille qui serait une deuxième fenêtre et les productions indépendantes.

12348 Il faut se rappeler que c'est un genre qui n'existe pas beaucoup, en français encore peut-être moins, et je fais le parallèle avec la vente des romans, si vous voulez, mystère et suspense. En tête du palmarès ce sont les romans américains traduits en français et en deuxième c'est souvent les polars français, et en troisième ce sont les romans canadiens-français.

12349 Donc on va tenter l'effort, si vous regardez dans la grille, l'effort budgétaire. Quarante-cinq pour cent du budget est pour de la production indépendante, 20 pour cent est pour des acquisitions canadiennes. Donc l'effort est vraiment mis pour créer du contenu canadien, mais bien sûr quand on regarde la grille, c'est une grille d'abord de départ évolutive. Il y a beaucoup de titres qui nous apparaissent moins canadiens, si on veut, mais ça fait partie de la grille de départ.

12350 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Cinquante pour cent première année.

12351 M. DORION: Cinquante pour cent du contenu est canadien.

12352 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Du contenu canadien.

12353 M. DORION: Je dis la denrée est rare, donc si vous regardez les sommes budgétaires, si vous faites le prorata de l'année un, il y a 45 pour cent des sommes, 1,2 millions qui va être sur le 2,658 du budget déposé, 45 pour cent qui est productions indépendantes. Il y a un 20 pour cent, 548 000 $ qui sont des acquisitions canadiennes qui ne sont pas des séries américaines. Là-dedans, bien sûr, il y a du cinéma. Dans notre grille de cinéma il y a une proportion importante de contenu canadien. Et l'étranger, si vous voulez, c'est 35 pour cent. Donc on voit que l'effort est fait dans le budget.

12354 On a fait un effort de production avec les gens de Global et...

12355 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Mais quand je regarde moi, comme téléspectatrice, si on vous donnait une licence, si je regarde la grille -- parce que c'est ça, là on se parle en langage d'une audience et de pourcentage de budget, et cetera, et je reconnais l'effort et je comprends très bien ce que vous nous dites aussi. Vous ne pouvez pas mettre des produits qui n'existent pas. Mais je dis, par rapport à un téléspectateur lorsqu'on va faire notre analyse nous c'est important de comprendre ce qu'on va avoir comme téléspectateurs, comprenant qu'il va y avoir une progression à travers les années.

12356 Mais si je regarde la grille de la première année, elle est essentiellement de produits étrangers.

12357 M. DORION: C'est à dire que ce n'est pas la grille de la première année d'abord.

12358 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: C'est la cinquième?

12359 M. DORION: C'est un échantillon de la grille, d'une part, et deuxièmement on a -- si vous regardez, par exemple, mardi soir on fait un documentaire d'investigations. Dans le concept 13e Rue on a essayé d'intégrer le plus possible d'éléments canadiens disponibles au départ pour intégrer ça dans le concept.

12360 Maintenant quand vous le regardez les titres sont notoires, mais ça montre aussi que ce sont des produits qui ont une durée de vie qui est plus longue que le commun des mortels. Mais le 50 pour cent canadien il n'est pas atteint avec du doublage de séries américaines à l'exception d'une seule série. Donc il est vraiment canadien pur. L'impression que ça vous donne c'est qu'il y a beaucoup de titres qui sont notoires, dont on se rappelle.

12361 Mme GIROUX: Moi j'aimerais répondre à votre question. Ce que vous disiez c'est que normalement avec des séries américaines si on les traduit il y a un pourcentage qui devient canadien.

12362 Mais essentiellement ici si je vous donne les heures exactes, il y a eu 170 heures originales et là-dessus il y en a près de 380 qui sont essentiellement canadiennes pas doublées. Donc on n'applique pas un pourcentage, ce qui donne exactement 40 pour cent. Donc le 50 pour cent c'eset qu'il y a eu des pourcentages additionnels à cause du doublage, mais sans le doublage ça vous donne 40 pour cent. Et on les retrouve dans les cinémas.

12363 Si vous voyez Cinéma 13, par exemple, il y a des cinémas canadiens qui sont achetés et non seulement des cinémas américains. Ça va?

12364 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Ça répond à ma question. Merci beaucoup. Merci, Madame.

12365 LA PRÉSIDENTE: Monsieur le conseiller juridique, vous avez une autre question?

12366 Me McCALLUM: Juste une si je peux. Pour les longs métrages, votre prix horaire montre la diffusion d'un long métrage au cours de la période de radiodiffusion chaque soir de la semaine. Est-ce que c'est votre intention de diffuser un long métrage à chaque soir?

12367 M. BELLEROSE: Bien Jacques peut peut-être expliquer ces éléments de grille dans un premier temps. Il faut comprendre également que c'est une grille qui démontre ce que la chaîne sera. Ça ne sera pas nécessairement la grille de la première année, mais il y aura certainement du cinéma. La grille est essentiellement basée sur le concept avec des thématiques qui peuvent inclure donc à la fois du cinéma et du documentaire, je crois.

12368 M. DORION: Il y a du cinéma sur la grille à tous les jours. Oui, j'imagine qu'il y a du cinéma à tous les jours. Est-ce que ça sera remplacé? Est-ce qu'un bloc de deux heures de cinéma sera remplacé par une mini-série ou deux -- dans votre définition, parce que moi je traverse la barrière programmation et la barrière réglementaire.

12369 Est-ce que ça va être remplacé par deux mini-séries ou deux blocs d'une heure de dramatiques? C'est possible. Je veux pour l'instant c'est du cinéma. Je ne sais pas si ça vous aide.

12370 LA PRÉSIDENTE: Merci.

12371 Monsieur O'Farrell, vous voulez quelques minutes pour rassembler tous les éléments de ces deux demandes?

12372 M. O'FARRELL: Je vais peut-être demander à Serge s'il veut ajouter quelque chose pour ce qui est de 13e Rue.

12373 Madam Chair, I think that we wanted to impress upon you today that we thought we had come up with a programming service, both for the English market and the French market that would assist you in making your very difficult decision as you go through the 88 or so Category 1 applications in the 30 or so categories, and why we thought it was important for us to underline the success of 13th Street internationally is because it is tried, tested and proven, and we know that Canadians have a very significant appetite for this kind of programming.

12374 In fact, the Pollara research that we conducted -- and I think that Alain Giguère from CROP can corroborate from the French market perspective --demonstrated that of all the service genres that were discussed, mystery seemed to come out on top in both cases.

12375 You have a very difficult choice and we are not going to belabour the point here. We thank you for the time you have taken to discuss this with us. We think it's a digital driver, we think it's a real success story in the waiting. We think that a Canadian digital tier would be compromised in its capacity to succeed without it because we think it will be that attractive.

12376 But again, we leave it to your wisdom to make your determinations, but we would offer you one word of advice, and that is to paraphrase Fleetwood Mac, as you sit on this threshold from analog to digital, "Don't stop thinking about tomorrow. It will be better than before and yesterday is gone".

--- Laughter / Rires

12377 THE CHAIRPERSON: You are not going to speak Latin to us though.

12378 Thank you very much. So I hope you feel that you have had a good opportunity to do a "survol" of these two applications with us and we will give you a break -- not that we need one -- for 15 minutes after which we will proceed with the examination of the French-language TVA applications.

12379 It is my understanding that we will hear the Astral applications as proposed before the end of the day and we will remain, Mr. Bureau, bright and alert.

--- Laughter / Rires

12380 Especially when you give the right answers.

12381 M. BUREAU: Merci, Madame la Présidente.

12382 THE CHAIRPERSON: So we will be back in 15 minutes.

12383 Nous reprendrons dans 15 minutes.

--- Suspension à 1530 / Recess at 1530

--- Reprise à 1546 / Upon resuming at 1546

12384 LA PRÉSIDENTE: Rebonjour et rebienvenue à notre audience.

12385 Nous allons maintenant passer à l'étude de vos demandes francophones.

12386 Alors à vous la parole.

PRÉSENTATION / PRESENTATION

12387 M. LAMARRE: Merci, Madame la Présidente.

12388 Madame la Présidente, membres du Conseil. Je suis Daniel Lamarre, président et chef de la direction du Groupe TVA.

12389 Permettez-moi de vous présenter les personnes qui m'accompagnent aujourd'hui. A ma droite immédiate, Raynald Brière, vice-président principal, diffusion de TVA; Elizabeth Deschamps, directrice, projets spéciaux et développement, canaux spécialisés de TVA et André Provencher, vice-président principal de TVA.

12390 A ma gauche immédiate, Serge Bellerose, directeur général, LCN et Réseau National et Francine Côté, notre aviseur légal. A la première table derrière nous en commençant à l'extrême gauche, Jacques Dorion, président de Carat Canada, Marc Thibault, directeur de la planification financière à TVA, Gilbert Rozon, président du Festival Juste pour Rire, Pierre Huet, fondateur du magazine Croc, et également auteur et scénariste dans le domaine de l'humour; Louise Richer, directrice générale de l'École nationale de l'humour; Paul Racine, premier vice-président, programmation française de BCE Media, et Jean-Paul Gagné, éditeur et rédacteur en chef du journal Les Affaires.

12391 A la table de côté, en commençant à votre droite, Gilles Lioret, président de la chaîne Game One France; Nicolas Bélanger, président de DTI, une firme qui fabrique des logiciels de jeux vidéo; Stéphane Etier, journaliste spécialisé dans les jeux vidéo et consultant en programmation de TVA; Alain Giguère, président de CROP; Ody Giroux, directrice, créativité et programmation de Carat Canada et Gilbert Paquette, vice-président de Carat-Expert.

12392 C'est avec beaucoup d'espoir que nous nous présentons à cette audience pour obtenir des licences numériques de programmation spécialisée de langue française sur les thèmes de l'humour, des jeux, des jeux vidéo et de l'actualité artistique et de la mode.

12393 Comme vous l'avez mentionné, Madame Wylie, dans vos remarques d'ouverture, cette audience est importante car elle nous ouvre de nouveaux horizons grâce à la technologie numérique: davantage de choix de services de programmation, de choix canadiens et une ouverture sur le monde.

12394 Compte tenu des critères que le Conseil a identifié dans son appel de demandes, TVA est un candidat idéal à de nouvelles licences numériques. En effet, le Conseil sait que depuis longtemps TVA a privilégié et continuera de privilégier la production d'émissions véritablement canadiennes.

12395 Plus de 85 pour cent du budget de programmes de TVA est investi en production canadienne. De ce fait, TVA joue un rôle de premier rang pour soutenir la vitalité du star system et de l'industrie de la production indépendante.

12396 TVA est peu présent dans le secteur des services spécialisés. Le seul service spécialisé exploité par TVA est LCN. L'an dernier, ce service de nouvelles en continu a connu la plus forte croissance de toutes les chaînes spécialisées de langue française. TVA est aussi actionnaire à la hauteur de 10 pour cent du Canal Évasion.

12397 Tout en ayant donc l'expérience des services spécialisés, la présence accrue de TVA dans la propriété des services spécialisés se traduirait par une plus grande diversité de choix et d'émissions.

12398 TVA est aussi le réseau qui a sans doute été le premier à expérimenter l'interactivité à la télévision il y a déjà une dizaine d'années.

12399 Par le truchement du terminal Vidéoway comportant des fonctions bi-directionnelles, différents concepts ont été testés pour vérifier l'intérêt des téléspectateurs à participer et à devenir des télé-acteurs". A titre d'exemple, les téléspectateurs de TVA ont eu l'occasion de jouer à la maison contre les invités en studio au jeu- questionnaire Jeopardy.

12400 En activant certaines touches de leur terminal, les amateurs de sport, de hockey par exemple, ont pu suivre leurs joueurs préférés sur la patinoire ou accéder à diverses statistiques sur la performance de l'équipe locale ou d'un joueur étoile. Les amateurs de nouvelles désirant approfondir un sujet d'actualité de leur choix ont été à même de satisfaire leur appétit.

12401 Depuis un an, TVA a connu de profonds changements qui l'ont encore mieux préparé à relever le défi de l'environnement numérique. Notre stratégie est d'agir rapidement pour trouver des façons créatives et rentables de marier la production de contenus canadiens aux diverses formes de distribution auxquelles nous avons accès, comme les magazines par l'acquisition de Trustar et l'Internet avec NETgraphe.

12402 Dans la perspective d'étendre notre marque et nos produits à l'échelle internationale, nous avons procédé à l'acquisition de MOTION international qui est depuis intégré à TVA International, ce qui nous permet d'exporter notre savoir-faire et nos talents à l'extérieur de notre marché.

12403 Les quatre projets que nous vous proposons en langue française s'appuient sur une approche commune qui intègre les critères identifiés par le Conseil dans son appel de demandes, en tenant compte des caractéristiques de notre marché.

12404 Comme nous appuyons notre succès de diffuseur sur le contenu canadien, nous avons prévu pour chacun de nos projets des niveaux de contenu canadien élevés, dès la première année de nos plans d'affaires, ainsi que des dépenses en programmation qui sont de nature à garantir des émissions originales de qualité.

12405 Nos projets sont appuyés sur une recherche approfondie, à partir de laquelle les grilles de programmes ont été élaborées pour refléter les goûts et les valeurs des téléspectateurs.

12406 Pour assurer la pertinence, la qualité et le caractère attrayant de nos services, nous avons consulté des experts dans chacun des domaines et dans certains cas, nous avons conclu des partenariats avec ces experts.

12407 Les services que nous proposons se démarquent de l'offre analogique. Nous pensons que la mise en marché des services numériques peut prendre exemple sur les magazines spécialisés, ciblés, pour lesquels les lecteurs sont prêts à payer plusieurs dollars par mois pour avoir accès à l'information recherchée.

12408 Pour assurer la notoriété des services numériques et soutenir leur développement dès le départ, nous avons prévu des budgets importants de publicité dans différents médias.

12409 Chacune de nos demandes propose un volet interactif qui constitue une valeur ajoutée aux services et offre un potentiel de développement des plus intéressants pour soutenir la croissance de ces services.

12410 Je vous invite maintenant à visionner un vidéo qui va nous donner des témoignages et par la suite, Gilbert Rozon va nous parler de la Télé Ha! Ha!

--- Présentation vidéo / Video presentation

12411 M. ROZON: Bonjour. Vous me voyez aujourd'hui très heureux... ça n'a pas toujours été le cas... de me retrouver parmi les requérants d'un service consacré à la comédie, Télé Ha! Ha! qui, malgré son nom, n'est pas une chaîne pour Alcooliques Anonymes. Vous me voyez heureux parce que je me retrouve avec des partenaires, à mon avis, les mieux qualifiés pour offrir ce service : TVA qui est le réseau le plus populaire au Québec qui, depuis longtemps, a contribué au développement de l'humour; BCE Media qui, dans ses nombreuses avantages, priorise le contenu dans sa stratégie et le Groupe Rozon, Juste pour Rire, qui s'est développé exclusivement depuis près de 20 ans dans le domaine de la comédie et que je dirige, ce qui peut paraître incroyable.

12412 Comme vous le savez, je viens tout juste de sortir du 17e Festival Juste pour Rire, Just for Laughs, qui a connu cette année un succès sans précédent en termes d'entrées : c'est plus de 1 300 000 participants pendant 10 jours et 300 000 personnes en salles qui ont assisté à ce festival-là. Et pourtant, ce n'est qu'un exemple de la popularité et du dynamisme de l'industrie de l'humour au Québec.

12413 L'humour a aussi engendré, vous le savez, la plupart des grands succès de télévision de langue française en termes d'auditoires, sans compter chaque soir qu'il y a plus de 50 pour cent des billets vendus au Québec qui sont dans le domaine de la comédie. Et je ne parle évidemment pas du domaine de la publicité, du cinéma et du théâtre qui puisent largement dans le domaine de la comédie aussi.

12414 Alors que Montréal s'est distingué au Canada avec le premier festival d'humour au monde, que la première école nationale d'humour au monde, à mon avis, a été fondée à Montréal il y a 12 ans, et qui a plus de 80 pour cent de ses étudiants qui trouvent un emploi à la sortie, ce qui est du jamais vu, que le premier musée d'humour... ça, ça a été un petit peu plus difficile... et aussi le premier gala consacré à l'humour au Québec, pourtant le Québec reste un parent pauvre bien que le Canada de langue anglaise compte une telle chaîne avec succès depuis 1997.

12415 La chaîne Télé Ha! Ha! est pourtant constamment identifiée par les répondants aux sondages comme l'une des plus populaires. Parmi toutes les demandes déposées dans la présente ronde, Télé Ha! Ha! est encore la plus populaire. Par conséquence, Télé Ha! Ha! serait une locomotive de l'avis de tous puissante pour un bouquet de services numériques de langue française. Dans le sondage produit avec notre demande, 64 pour cent des répondants se disent intéressés et même très intéressés par une chaîne d'humour. Je ne sais pas si les 36 autres pour cent rient, mais...

12416 Quant à notre stratégie de programmation, elle s'appuie sur trois mots clés : la créativité... s'il y a un domaine où l'importance de la créativité doit primer, c'est dans le domaine de la comédie... la différenciation parce qu'il ne s'agit pas ici de faire une chaîne généraliste, une chaîne de niche qui va mettre en valeur toutes les formes d'humour et la curiosité parce qu'il faut s'ouvrir sur le monde et sur les autres formes qui existent ailleurs pour créer de l'émulation.

12417 Donc, tous les genres permissibles dans l'humour auront accès à la grille : la variété, bien sûr, le théâtre, le cinéma, la comédie de situation et les monologues, et j'en passe.

12418 Dans notre vision, Télé Ha! Ha! est un médium essentiel, presque un 9-1-1 pour présenter les nouvelles tendances, les nouveaux concepts dans le genre et développer, bien sûr, de nouveaux talents. Télé Ha! Ha! sera bien sûr aussi un moyen de conserver et mettre en valeur notre patrimoine humoristique au Québec et, finalement, je pense que c'est important dans notre esprit que Télé Ha! Ha! offre de nouvelles opportunités de création et de diffusion pour notre marché, nos créateurs pour ici et pour l'exportation.

12419 Télé Ha! Ha! , si vous lui donnez votre aval, aura un effet structurant sur toute la chaîne de production et de l'économie du spectacle en général au Québec, en incluant bien sûr les artistes, les producteurs et les artisans.

12420 C'est pourquoi notre proposition de programmation compte au moins 50 pour cent de contenu canadien en soirée, dès la première année de la licence; au moins 40 pour cent de nos dépenses en contenu sera consacré en programmation canadienne; et une grande partie de la production originale sera bien sûr confiée aux producteurs indépendants et créateurs.

12421 En programmation canadienne, c'est la contribution la plus élevée parmi toutes les demandes de services numériques de langue française.

12422 En conclusion, je suis toujours heureux d'arriver là quand on écoute un discours, Télé Ha! Ha! est donc, d'une part, une valeur clé pour assurer le succès du numérique car l'humour au Québec n'est pas une mode. Ça a été là de tout temps. Mais c'est aussi une force de création importante et c'est depuis toujours très populaire auprès du public. Mais d'autre part... et j'ose dire ça même si ce n'est pas dans mon texte... c'est que les artistes, les producteurs au Québec, je pense, ont absolument besoin de ce médium essentiel incontournable qu'est ce service dans le domaine de l'humour pour pouvoir y développer et diffuser des créations audiovisuelles pour le marché du Québec et pour l'exportation.

12423 Merci beaucoup.

12424 M. LAMARRE: Merci, Gilbert. Nous allons maintenant visionner un vidéo de témoignages pour LCN Affaires et par la suite, Jean-Paul Gagné nous présentera la chaîne.

--- Présentation vidéo / Video presentation

12425 M. GAGNÉ: Comme le démontre le nombre croissant de participants québécois aux marchés financiers, le besoin d'information financière n'est plus l'apanage de quelques initiés, mais plutôt de centaines de milliers de citoyens qui veulent mieux gérer leur patrimoine et faire fructifier l'argent qu'ils gagnent pour améliorer leur bien-être et préparer financièrement leur retraite.

12426 Par ailleurs, l'explosion en Bourse des actions des sociétés de la nouvelle économie et la volatilité des marchés financiers qui l'accompagne rendent encore plus crucial le besoin d'une information financière pertinente, rigoureuse et accessible à un grand nombre de téléspectateurs. Alors que le Canada anglais bénéficie déjà d'un service spécialisé en affaires, et que les États-Unis en comptent plusieurs, le Canada français reste démuni.

12427 Pourtant, les francophones sont à ce point friands d'information économique et financière que le Québec compte 40 pour cent plus de publications de ce type sur une base per capita que le reste du Canada. Autre exemple : les quatre principales publications d'affaires du Groupe Transcontinental, le journal Les Affaires, le magazine Affaires Plus et les revues Commerces et PME ont un tirage total de 268 000 exemplaires, soit un lectorat combiné de plus de 700 000 lecteurs.

12428 Alors que les francophones peuvent consulter une foule de publication pour trouver l'information qu'ils recherchent, les médias électroniques n'offrent que quelques émissions dans ce domaine. Autre preuve de l'intérêt des francophones pour l'information financière: Ils consultent davantage l'Internet pour ce type d'information que les autres Canadiens. Cela est peut-être dû au fait qu'ils n'ont pas accès à une chaîne spécialisée dans ce domaine.

12429 Notre sondage démontre en effet que 42 pour cent des répondants sont intéressés ou très intéressés par un service consacré à l'information économique et financière. C'est un résultat impressionnant pour un domaine d'information aussi spécialisé, résultat qui démontre l'intérêt incontestable des francophones pour les affaires et l'investissement.

12430 Pour offrir un service répondant vraiment aux besoins des téléspectateurs, nous avons réuni TVA, BCE Média et Publications Transcontinental qui, ensemble, possèdent le savoir-faire et les ressources pour faire de LCN Affaires une chaîne crédible, innovatrice et taillée sur mesure pour les francophones.

12431 Notre programmation prévoit trois plages distinctes:

12432 En semaine, de 5h à 17h, les informations économiques et financières et l'actualité boursière seront renouvelées et commentées au fur et à mesure de l'évolution des marchés canadiens et internationaux, incluant une revue des marchés et des commentaires d'analystes dont l'expertise, les connaissances et l'art de vulgariser sont reconnus dans le milieu francophone.

12433 Le soir, de 17h à minuit, une programmation informative, mais moins formelle, favorisera l'interaction avec les téléspectateurs, qui pourront participer par téléphone ou par Internet, et comprendra des bulletins d'informations économiques et financières. Chaque soirée aura son thème, comme les finances personnelles, l'emploi, l'entrepreneurship, et caetera.

12434 Le week-end, une programmation axée sur le thème de l'argent visera à divertir les téléspectateurs et à les informer en même temps.

12435 LCN Affaires utilisera plusieurs plateaux pour communiquer avec les téléspectateurs. Deux lignes ouvertes et des journalistes seront accessibles pour assurer un lien direct avec les abonnés. L'utilisation du direct assurera une mise à jour constante de l'information et sa communication rapide aux téléspectateurs. Un bandeau défilant au bas de l'écran donnera les cours d'action de différentes Bourses en temps réel. L'accès au site Internet et à des passerelles vers des sites spécialisés apportera une valeur ajoutée au service.

12436 Le contenu canadien de LCN Affaires sera d'au moins 85 pour cent. Nous prévoyons créer 40 emplois et consacrer plus de 35 millions de dollars à la programmation canadienne, soit plus de 60 pour cent des dépenses totales de programmation.

12437 Les partenaires de LCN Affaires sont déterminés à offrir aux francophones une information économique et financière de première qualité, qui soit utile, éducative, intéressante et accessible pour tous les intéressés. Nous vous demandons donc d'autoriser LNC Affaires comme service de catégorie 1.

12438 Ce service répond vraiment à un besoin; il repose sur un partenariat solide; il donnera une très grande priorité au contenu canadien; et il sera un outil d'éducation financière et de développement économique pour les francophones.

12439 Merci.

12440 M. LAMARRE: Nous allons maintenant visionner un petit vidéo sur la chaîne EXIT, et par la suite Elizabeth Deschamps nous présentera la chaîne.

--- Présentation vidéo / Video presentation

12441 Mme DESCHAMPS: L'attachement aux célébrités et aux personnalités du Québec est une réalité incontestable. Nos artistes suscitent l'admiration, parfois la controverse, mais elles exercent toujours un attrait fascinant sur les téléspectateurs.

12442 EXIT propose d'offrir aux téléspectateurs un rendez-vous exclusif avec tous nos artistes locaux et les célébrités internationales. EXIT assouvira cette soif des téléspectateurs d'en savoir toujours plus!

12443 Qui dit artiste ou personnalité dit aussi de nos jours "top model", car la mode est devenue une partie intégrante du show business, synonyme de rêve et de glamour. EXIT propose donc de jumeler ces deux concepts gagnants que sont le star system et la mode.

12444 Le dynamisme de notre star system au Canada français est contagieux. Les galas impliquant les artistes et célébrités se multiplient sur nos écrans télé depuis quelques années. À titre d'exemple des plus impressionnants, le dernier gala MétroStar a obtenu un auditoire record de 2 400 000 téléspectateurs. Pensons également au gala des Jutra, à la Griffe d'Or ou au Gala de l'ADISQ. Ces émissions méritent des auditoires importants à chaque diffusion, en plus de susciter la curiosité des téléspectateurs voulant connaître l'envers du décor et les secrets des coulisses.

12445 L'intérêt pour le genre proposé par EXIT se vérifie également par la très grande popularité des magazines et revues traitant des artistes d'ici et d'ailleurs, de la mode et de la beauté. Neuf des 15 magazines francophones les plus lus ont un contenu s'apparentant à celui de la chaîne EXIT. Chaque semaine, c'est presque 3 millions de consommateurs qui lisent sur les artistes, sur le show-business, la mode et la beauté.

12446 Rappelons que 7 Jours, qui porte sur l'actualité artistique, est le magazine de langue française le plus lu au Canada avec plus de 1 million de lecteurs chaque semaine. Au Québec, au cours d'un même mois, une femme sur deux, âgée entre 18 et 49 ans, lit 7 Jours.

12447 Partout dans le monde, la formule que propose EXIT est en essor: Aux États-Unis, la chaîne E! est maintenant disponible dans plus de 60 millions de foyers; au Canada anglais, STAR TV a pris son élan en 1999; enfin, aux États-Unis et dans la plupart des pays latins d'Europe, c'est la presse artistique qui est le plus lue, comme en témoignent des magazines tels que People, In Style, Paris Match, Gala et Hola.

12448 EXIT sera une formidable vitrine de promotion de l'industrie du divertissement et de la mode au Canada français. Chaque jour, 24 heures par jour, EXIT proposera une grille dynamique, variée et contemporaine de nouvelles artistiques d'ici et d'ailleurs, de mode, de beauté et de design.

12449 Différentes émissions assureront la couverture complète des événements mondains importants dans la vie des célébrités: les tournages de films en cours, les mariages de célébrités, leurs bonheurs, leurs déceptions et toutes les anecdotes et détails dont le public raffole. De plus, EXIT présentera les dernières créations des designers et des griffes internationales, et nous tiendra en haleine sur la vie frénétique des top models.

12450 La production de la grille de EXIT s'appuiera sur un heureux mariage de production indépendante, de production interne et d'acquisitions étrangères. EXIT offrira un contenu canadien de 50 pour cent dès la première année de sa licence. La production indépendante se verra confier certaines émissions comme Urgence Beauté, Maison de Rêve et Sur le Plateau. EXIT consacrera la très grande majorité de son budget programmes à la programmation canadienne, soit plus de 37 millions.

12451 EXIT offre une alternative canadienne de langue française de qualité pour les téléspectateurs qui ont un appétit insatiable pour tout ce qui entoure le star system, la mode, la beauté et le design. Pour ces raisons, nous pensons que ce service mérite une place dans le bouquet des services numériques que vous autoriserez.

12452 M. LAMARRE: Merci.

12453 Je vous invite maintenant à visionner un vidéo sur Game One, et par la suite j'inviterais Nicolas Bélanger à nous faire la présentation.

--- Présentation vidéo / Video presentation

12454 M. BÉLANGER: À l'heure actuelle, les recettes de jeux vidéo en Amérique du Nord sont en train de dépasser les recettes générées par les droits d'entrée au cinéma.

12455 Le marché des jeux vidéo connaît une croissance fulgurante. Plus de 1,8 millions de Canadiens de langue française possèdent un système de jeux vidéo; plus de 600 000 francophones jouent à des jeux vidéo à tous les mois. L'internet exerce un attrait de plus en plus grand sur les jeunes comme moyen de divertissement. Il s'agit là d'un véritable phénomène de société dont la télévision ne peut plus faire abstraction.

12456 Game One est une chaîne qui pourrait davantage fidéliser les jeunes à la télévision par la complicité qu'elle veut développer avec l'Internet.

12457 Le principal défi de Game One sera de fédérer les amateurs de jeux vidéo à l'intérieur de communautés virtuelles identifiées à notre chaîne. Game One fait le pari d'opérer une fusion audacieuse entre l'Internet et la télévision en adaptant le contenu de ses émissions aux deux médias. Une chaîne de jeux vidéo sera un véhicule idéal pour le développement de la télévision interactive.

12458 TVA s'est donc associé à Game One France, qui exploite une chaîne de jeux depuis 1998, pour développer une proposition originale.

12459 Je laisse mon collègue, Stéphane Éthier, vous en donner les points saillants.

12460 M. ÉTHIER: En tenant compte de l'expérience de Game One en France, nous avons préparé une grille de programmes adaptés à notre marché. La grille comprend un minimum de 50 pour cent de contenu canadien dès la première année. La presque totalité du budget de programmation pour les 1 076 heures originales prévues est consacrée à la programmation canadienne.

12461 Des magazines en semaine présenteront les nouveautés sorties sur le marché, prodigueront des astuces et conseils pour améliorer la performance des joueurs ou évalueront le matériel disponible en magasin. La grille prévoit un rendez-vous avec les joueurs qui interviennent en ondes par Internet ou par téléphone et partagent des expériences ou des stratégies.

12462 Une émission quotidienne propose un véritable guide de référence pour l'utilisation optimale d'un jeu. Deux palmarès des jeux les plus populaires sont prévus dans la grille, car Game One veut devenir le baromètre de ce secteur en mutation constante. Toute la gamme des intérêts et des aptitudes dans le domaine des jeux vidéos sera représentée à Game One, pour satisfaire les cracks, tout autant que les amateurs occasionnels ou même les profanes, sans parler des parents.

12463 Game One est un service qui vise les jeunes adeptes de l'Internet et des jeux vidéo qui pourront trouver un service qui répond à leurs aspirations.

12464 Game One présente un caractère novateur en faisant le pari de marier l'internet et la télévision interactive. Ses partenaires possèdent l'expertise et les ressources pour relever ce défi.

12465 Les émissions produites par Game One Canada bénéficieront d'un rayonnement international, puisqu'elles seront reprises à leur tour sur la chaîne européenne.

12466 La synergie entre le service de langue anglaise et le service de langue française permet de proposer un tarif de gros peu élevé, soit 60 cents par mois, ce qui fait de Game One un complément parfait dans un bouquet de services qui devrait être composé pour plaire à chaque membre de la famille.

12467 Je cède maintenant avec plaisir la parole à Daniel Lamarre, pour la conclusion.

12468 M. LAMARRE: En conclusion, nous croyons que l'éventail de services que nous proposons est attrayant pour la composition d'un bouquet de services de nature à stimuler l'abonnement au mode numérique qui permettra à chaque membre de la famille de satisfaire ses goûts.

12469 Nos propositions ont été développées avec les meilleurs experts dans chaque genre; elles sont pertinents et bien ciblées. Notre expérience de marketing assurera la promotion et la notoriété de ces nouveaux services. Habitués à la concurrence, nous sommes très bien placés pour accepter les risques inhérents à l'univers numérique et soutenir nos engagements.

12470 Notre recette de succès à TVA est simple: nous ne lésinons pas sur la qualité et la pertinence de nos émissions canadiennes auxquelles nous consacrons la très grande majorité de nos budgets de programmes. C'est pourquoi nous sommes très à l'aise avec les critères de sélection que le Conseil a identifiés dans son appel de demandes pour des services numériques.

12471 Ce sont ces mêmes critères qui nous ont permis de développer une complicité enviable avec notre public: des émissions attrayantes, originales, majoritairement canadiennes et donnant la place qui leur revient à nos artistes et artisans.

12472 Nous sommes en interaction constante avec notre public. La technologie numérique nous permettra dans un proche avenir, nous le souhaitons, de réaliser les projets incubés dans notre laboratoire d'interactivité depuis plus de dix ans. Nous sommes prêts à vous le démontrer.

12473 Merci de votre attention. Nous sommes prêts à répondre à vos questions.

12474 LA PRÉSIDENTE: Merci, Monsieur Lamarre, et vos collègues.

12475 Nous allons procéder à peu près de la même façon, c'est-à-dire des questions générales et ensuite des questions spécifiques à chacune de vos demandes.

12476 Je me permettrai, lorsque c'est possible, de vous demander si vous prêts à entériner vos commentaires dans certains secteurs, pour ne pas tout répéter en français, et qu'on puisse à ce moment-là considérer les mêmes réponses pour vos services en français. Lorsqu'il y a une différence, évidemment vous vous sentirez très à l'aise de me l'indiquer, pour que le procès-verbal exprime justement vos commentaires et vos positions vis-à-vis le marché francophone, que nous comprenons comme bien différent.

12477 Au niveau des critères de sélection, par exemple, est-ce que l'ordre de priorité que vous nous avez donné ce matin pour vos services anglophones serait inversé, changé, au Canada français? Est-ce qu'il y aurait d'autres critères parmi ceux que le Conseil avait dans son Avis Public -- par exemple, abordabilité, le caractère raisonnable du plan d'affaires, et caetera -- qui devrait s'insérer aussi ici ou prendre une importance différente?

12478 M. LAMARRE: Je pense que ce que nous avons dit en anglais ce matin demeure vrai en français cet après-midi. Le seul point sur lequel j'insisterais évidemment est que nous sommes dans un marché qui est beaucoup plus exigu, alors c'est certain pour nous, au Québec, on devra faire des efforts encore plus considérables en termes de programmation et de marketing pour pouvoir arriver avec des plans d'affaires qui sont correctes.

12479 LA PRÉSIDENTE: Mais les critères restent les mêmes, que d'abord le contenu canadien et l'attrait et la diversité de la programmation. Alors, la signification de l'ordre de priorité de ce critère reste à peu près...

12480 M. LAMARRE: Ils restent exactement les mêmes, madame.

12481 LA PRÉSIDENTE: Évidemment, le prix, et caetera, doit être plus élevé pour un service semblable, à cause du marché, comme vous l'avez mentionné, qui est plus étroit, plus exigu.

12482 La mise en oeuvre. Est-ce que vous partagez l'opinion exprimée par pratiquement toutes les requérantes, incluant vous ce matin, que le Conseil doit continuer à exiger une mise en marché dans un délai quelconque?

12483 M. LAMARRE: Oui. Tout à fait.

12484 LA PRÉSIDENTE: Et vous continuez à trouver important que les services soient lancés en même temps?

12485 M. LAMARRE: C'est fondamental.

12486 LA PRÉSIDENTE: Dans vos demandes, si je me réfère, par exemple, à la demande de EXIT, qui est à la page 10 de votre Annexe 1, et vous le mentionnez à plus d'un endroit, que vous êtes d'avis que EXIT -- et évidemment ça peut être une offre de vos services -- devrait être autorisé comme service de Catégorie 1 et faire l'objet d'une offre dans un volet, qui pourrait regrouper en plus les chaînes Télé Ah! Ah! et la chaîne Affaires.

12487 Évidemment, si nous n'étions pas aussi généreux que ça et que le volet avait une allure différente, quelle serait votre attitude à ce moment-là en ce qui concerne la mise en marché et l'assemblage?

12488 M. LAMARRE: Comme vous l'avez bien perçu par le document qu'on vous a transmis, on aime beaucoup l'idée d'un volet TVA. Évidemment, s'il y a un assemblage différent qui doit être fait pour des raisons que nous pourrions respecter, à ce moment-là nous serions très ouverts.

12489 LA PRÉSIDENTE: Puisque vous avez mentionné que vous avez eu un peu plus d'optimisme -- pas d'effronterie -- de suggérer ce volet, ce que les requérantes à qui j'ai posé des questions à date n'ont pas fait...

--- Rires / Laughter

12490 LA PRÉSIDENTE: ...est-ce qu'il y aurait un changement au niveau de vos engagements? Quelles sont les conséquences si, de fait, vous n'aviez qu'une licence?

12491 M. LAMARRE: Il n'y en aurait pas, Madame la Présidente.

12492 LA PRÉSIDENTE: Ou alors il n'y a pas... vous avez même dit que dans le cas de 13e Rue, ce lien entre vos demandes au niveau des prévisions financières et du plan d'affaires n'existe pas.

12493 M. LAMARRE: Exact.

12494 LA PRÉSIDENTE: Il s'agirait, à ce moment-là, de vous entendre avec les heureux gagnants de licences pour faire cette mise en marché en même temps.

12495 M. LAMARRE: Tout à fait, et nous sommes...

12496 LA PRÉSIDENTE: Avec combien de millions cette fois-ci?

--- Rires / Laughter

12497 M. LAMARRE: Nous sommes confiants que...

12498 LA PRÉSIDENTE: Parce que vous aviez établi ce matin -- je crois que vous l'avez fait dans celle-ci aussi...

12499 M. LAMARRE: Oui.

12500 LA PRÉSIDENTE: ...une somme pour la mise en marché, qui évidemment s'amenuise si vous avez seulement une licence au lieu de quatre.

12501 M. LAMARRE: Exactement. Et je pense que la force de frappe de TVA au Québec dans ce cas-ci serait particulièrement utile, non seulement à nous mais à tous les autres membres de l'industrie. Et je réitère ce que j'ai dit ce matin, l'importance que les distributeurs et tous les détenteurs de licences travaillent main dans la main pour arriver avec une approche marketing concertée, parce que le défi en numérique sera d'autant plus grand que le Québec est un marché, comme j'ai dit tout à l'heure, beaucoup plus exigu.

12502 LA PRÉSIDENTE: Nous avons discuté plus tôt, dans le contexte de 13e Rue, de l'indication que vous nous donnez, dans toutes vos demandes de langue française, que vous ne feriez la mise en marché que lorsqu'il y aurait un seuil quelconque d'abonnés d'atteint. Est-ce que je peux conclure que nous rayons cela des demandes qui sont devant nous?

12503 M. LAMARRE: Tout à fait.

12504 LA PRÉSIDENTE: Est-ce que c'est basé sur le fait que vous croyez que ce seuil sera atteint, de fait, en septembre 2001, ou est-ce que s'il n'y a que 400 000 abonnés numériques, vous allez lancer quand même, en septembre 2001?

12505 M. LAMARRE: Nous sommes convaincus que ce montant sera atteint en septembre 2001, mais nous le lancerons de toute façon en septembre 2001.

12506 LA PRÉSIDENTE: Si ce n'est pas atteint?

12507 M. LAMARRE: Exact.

12508 LA PRÉSIDENTE: Je remarque, par exemple, sans aller dans les demandes spécifiques maintenant, que dans le Game One, le sondage CROP, si je me souviens bien -- vous avez quelqu'un de chez CROP avec vous ici, qui me corrigera si je fais erreur...

12509 M. LAMARRE: Nous avons M. Giguère.

12510 LA PRÉSIDENTE: ... qu'il n'y avait que 9 pour cent des gens "très intéressés", mais vous comptez 30 pour cent de pénétration, je crois, du seuil d'abonnés la première année: "Très intéressé à s'abonne à Game One"?

12511 M. GIGUÈRE: Bonjour, madame.

12512 Effectivement, il y a 23 pour cent des gens qui se sont manifestés comme étant intéressés au concept. C'est sûr que ce 23 pour cent là qu'on cite ici est le total des gens qui se disent "très intéressés" et "assez intéressés" au concept.

12513 Nous, dans...

12514 LA PRÉSIDENTE: Mais j'avais raison que c'est 9 pour cent "très intéressés"?

12515 M. GIGUÈRE: Tout à fait.

12516 LA PRÉSIDENTE: Je voudrais que vous réconciliez ça, soit vous ou M. Lamarre, avec un plan d'affaires basé sur une pénétration de 30 pour cent d'un seuil d'abonnés qui n'atteindra peut-être même pas 525 000 abonnés.

12517 M. LAMARRE: Je vais donner un commentaire général, et je demanderais à Serge d'être un peu plus spécifique.

12518 Mon commentaire général serait de dire que dans le cas de Game One, il est évident que nous misons beaucoup sur la synergie que nous pourrions avoir entre le Canada anglais et le Canada français. C'est notre prémisse de base.

12519 Je demanderais à Serge de rajouter.

12520 M. BELLEROSE: Deux points, et je recéderai aussi la parole à Alain Giguère, qui brûle d'envie de compléter son information, j'en suis persuadé.

12521 LA PRÉSIDENTE: Avant de procéder, ne soyez pas malheureux, Monsieur Giguère, j'ai une autre question pour vous!

--- Rires / Laughter

12522 M. BELLEROSE: En fait, Madame la Présidente, depuis ce matin qu'il brûle d'envie de pouvoir être questionné!

12523 Il y a plusieurs aspects à considérer. Nous posons l'hypothèse qu'il y aurait une mise en marché en assemblage, et que cet assemblage-là sera constitué d'un nombre suffisamment élevé de services complémentaires qui viendront offrir une offre enrichissante, et à l'intérieur duquel assemblage Game One se retrouverait.

12524 On a peut-être un autre élément par rapport au sondage. Il faut savoir qui est sondé, qui a donné les réponses également. Par rapport au groupe cible de Game One, c'est un élément qui doit entrer en considération.

12525 Alain.

12526 M. GIGUÈRE: Oui. Merci.

12527 Effectivement, il y avait deux éléments à la réponse.

12528 Le premier est que l'on trouverait cela extrêmement sévère de ne considérer que les gens qui ont dit qu'ils étaient très intéressés au concept, le 9 pour cent, dans la mesure où ils ont répondu au téléphone à une question un peu abstraite. Ils ne pouvaient pas voir la sophistication technique du produit qu'on avait à leur proposer.

12529 Mes collègues de TVA ici, de Game One, se sont engagés à de très hauts standards de qualité, et ça se communique très difficilement au téléphone. Donc, ne considérer que les "très intéressés", on trouvait ça un peu sévère, et c'est pour cela que nous avons regardé l'ensemble des gens.

12530 Ceci dit, ce 23 pour cent là est le 23 pour cent des gens qui ont été sondés, parce qu'on avait une espèce d'omnibus, un sondage dans lequel on a testé plusieurs concepts, et le concept de Game One a été contesté dans ce contexte-là.

12531 On parle à tous les Canadiens de 18 ans et plus -- à tous les Canadiens français de 18 ans et plus. Si on isole les 18-34 ans qui sont, si vous voulez, le groupe ciblé par ce concept, on monte, si vous voulez, à 36 pour cent de la population de groupe cible qui est intéressé. Donc, vous avez un jeune sur trois qui se dit intéressé à ce concept-là. Donc ça élargit, si vous voulez, sensiblement le marché potentiel auquel on s'adresse.

12532 Il est un peu normal d'avoir des chiffres de cette taille-là compte tenu, si vous voulez, de la niche dont on parle. C'est un concept qui est quand même niché, donc on a un tiers de la population ciblée qui s'y intéresse. Il me semble que les chiffres sont assez optimistes, d'un point de vue de sondeur.

12533 LA PRÉSIDENTE: Monsieur Giguère, je suis loin d'être une experte en sondages et je n'ai avec moi qu'un sommaire de votre sondage, bien que je l'ai vu, mais je n'étais pas assez forte pour transporter tout ça ici aujourd'hui.

12534 Je vais vous poser une question basée sur les conclusions qu'en ont tirées ceux qui ont préparé la demande. Ce n'est peut-être pas tout à fait juste pour vous, si par hasard il y avait une erreur.

12535 J'examine maintenant l'Annexe 1, à la page 10 de EXIT, par exemple, où on tire les conclusions du sondage CROP, qui nous intriguent. Ce ne sera pas très compliqué pour vous, je suis certaine.

12536 On dit:

"Si EXIT était offert séparément, 16 pour cent des Canadiens francophones seraient prêts à y abonner leur foyer à un coût mensuel de 3 $ ou plus."

12537 Vous avez, en essayant d'établir l'intérêt des consommateurs à payer, 6 pour cent qui sont prêts à s'abonner à 4 $, 6 pour cent à 3,50 $, et 4 pour cent à 3 $, mais vous cumulez ces trois chiffres pour nous dire que 16 pour cent des Canadiens francophones seraient prêts à s'abonner à 3 $ ou plus.

12538 Ma façon simplistique d'examiner cela est de dire que ce n'est pas possible de cumuler, parce que ceux qui étaient prêts à payer 4 $ étaient aussi prêts à payer 3,50 $. Donc, ce sont les mêmes francophones qui sont sondés. Ça se répète dans toutes les demandes, avec des chiffres un peu différents, et ça donne l'impression qu'en cumulant, vous avez plus de gens prêts à s'abonner à 4 $ qu'à 3,00 et à 3,50 $ Est-ce que je comprends mal?

12539 M. GIGUÈRE: Ce n'est pas tout à fait...

12540 LA PRÉSIDENTE: C'est M. Lamarre qui a fait erreur?

--- Rires / Laughter

12541 M. GIGUÈRE: Je n'oserais pas faire une telle affirmation ici, mais la méthode, du moins, dans le sondage, qui a été utilisée, est lorsqu'on nous disait qu'il était prêt à payer 4 $ pour le service, on ne lui redemandait pas s'il était prêt à payer 3 $ pour le même service. On assumait que, bon, à 4 $ on le prenait.

12542 On pouvait partir de 5 $, mais 4 $, 3 $, 1 $, et ensuite on peut faire l'inverse. Mais ceux qui disent qu'ils paieraient au moins un dollar, on les prend, et ensuite on prend ceux qui diraient qu'ils paieraient au moins deux dollars, on peut les additionner aux premiers. On a fait le cumul inverse ensuite, pour arriver à un maximum de personnes.

12543 J'imagine que c'est cette logique là que vous avez présentée dans les rapports que vous avez présentés au Conseil.

12544 LA PRÉSIDENTE: Je suis d'avis que ce n'est pas la même personne, mais c'est la même base de questions. C'est un peu bizarre, n'est-ce pas, d'avoir plus de gens qui sont prêts à payer 4 $ que de gens qui sont prêts à payer 3,50 $?

12545 M. GIGUÈRE: Comme tout résultat de sondage, Madame, il y a des marges d'erreurs. Il peut y avoir un certain nombre d'incohérence; ce n'est pas une science exacte.

12546 Je dis toujours que quand on vous donne des résultats de sondages, on vous dit qu'il est minuit -- il est peut être minuit moins quart, il est peut-être minuit et quart, mais il n'est pas 6 heures du matin. Donc, il y a une certaine imprécision. Il y a un clair obscur autour de chacun de nos chiffres, mais si on les additionne et si on les cumule les uns par rapport aux autres, je pense que là le total devient fiable, lui.

12547 LA PRÉSIDENTE: Cette façon de cumuler, je perdrais des années en cumulant....

--- Rires / Laughter

12548 LA PRÉSIDENTE: Parce qu'on peut cumuler n'importe quoi!

12549 M. GIGUÈRE: Est-ce que je dois comprendre que je cumule?

12550 LA PRÉSIDENTE: Si jamais mon mari décide de se chercher une femme plus jeune, je vous appelle!

12551 M. GIGUÈRE: Ça me fera plaisir, Madame.

--- Rires / Laughter

12552 LA PRÉSIDENTE: L'interactivité, maintenant.

12553 Vous proposez le développement d'un site internet complémentaire, et caetera. Serait-il juste de conclure que l'utilisation de l'interactivité et les réponses qui sont les mêmes que celles de ce matin dans ces services-là, que vous allez avoir l'utilisation de l'internet au début, et que vous allez être à l'affût d'évolutions et d'usages des modes évoluées?

12554 M. LAMARRE: Madame la Présidente, si je veux vous épargner une demi-heure de présentation, je me contenterai de vous dire que tout ce qui est...

12555 LA PRÉSIDENTE: Je vous ennuie?

12556 M. LAMARRE: Non. Je crains, moi, de vous ennuyer, parce qu'on a déjà fait cette présentation ce matin.

12557 Je pense que tout ce qui a été dit par notre équipe d'experts ce matin -- Gilles Lioret, Stéphane Éthier, Nicolas Bélanger -- et ce que André Provencher vous a expliqué, l'intégration avec la programmation, tout ce qu'on vous a expliqué pour les services de langue anglaise serait la même chose en langue française, oui.

12558 LA PRÉSIDENTE: Et incluant une connaissance de cette nouvelle loi qui sera en vigueur bientôt.

12559 M. LAMARRE: Et dont nous nous conformerons, bien évidemment.

12560 LA PRÉSIDENTE: Est-ce qu'il y a un de vos services où vous trouvez que l'interactivité sera plus importante pour rendre le service attrayant?

12561 M. LAMARRE: Je pense qu'il est assez clair que pour Game One l'interactivité va être omniprésente.

12562 Game One, dans nos démarches, est devenu contagieux, et nous a inspiré beaucoup d'applications sur nos autres services. Alors je dirais que, oui, Game One risque d'être un peu plus interactif, mais je pense qu'avec la bande d'experts qu'on a maintenant, vous pourriez parier fort que sur tous nos services, l'interactivité sera omniprésente.

12563 Comme nous vous l'avons dit ce matin, ça va devenir une valeur ajoutée des services que nous, on va offrir.

12564 M. BELLEROSE: Madame la Présidente, j'ajouterais que LCN Affaires aussi sera sans doute un des premiers services, outre Game One, qui pourra bénéficier des premières capacités accrues d'interactivité.

12565 Il y a déjà des discussions préliminaires pour des services existants avec certains distributeurs qui sont en train de lancer des services, mais nécessairement LCN Affaires pourra bénéficier aussi de ça.

12566 LA PRÉSIDENTE: Nous avons parlé, de longue haleine ce matin, de chacune des demandes de langue anglaise et du calcul de la moyenne des dépenses annuelles consacrées à la programmation canadienne, et du fait qu'elle ne correspondait pas nécessairement à nos calculs, selon la méthode traditionnelle utilisée jusqu'à maintenant par le Conseil. C'est le cas dans vos demandes francophones.

12567 Est-ce que votre position est la même, qu'en utilisant l'Annexe 8 pour déterminer les revenus et déterminer les dépenses à la programmation canadienne, sur les sept ans on obtient un pourcentage, et que vous seriez satisfait de cette méthode si on y ajoutait une flexibilité d'au moins 10 pour cent d'année en année, pour permettre une sous-dépense une année et une dépense excédentaire l'année suivante, pour en arriver, à la fin, à la somme totale?

12568 M. LAMARRE: Tout à fait.

12569 Me CÔTÉ: Est-ce que je peux ajouter, Madame le vice-présidente, comme on l'a mentionné ce matin, que cela est dans l'hypothèse où le Conseil n'accepterait pas notre demande de flexibilité totale pour un premier terme de licence, demande qui, dans le marché francophone, a été faite également.

12570 Donc c'est dans le contexte où, si le Conseil, dans sa sagesse, en vient à déterminer qu'il faut une formule pour fixer un pourcentage de dépenses en programmation canadienne, la formule qui a été discutée serait appropriée.

12571 LA PRÉSIDENTE: Vous venez d'ajouter le marché francophone, que nous connaissons tous comme plus exigu, plus étroit, plus difficile, mais vous avez fait la même revendication ce matin.

12572 Est-ce que vous avez quelque chose à ajouter, que ce serait peut-être plus valable de faire ces revendications-là dans le marché francophone mais pas dans le marché anglophone?

12573 M. LAMARRE: On l'a fait plus fortement en français.

12574 LA PRÉSIDENTE: Très bien.

12575 Monsieur Bureau, préparez-vous, c'est lui qui vous pose des questions!

--- Rires / Laughter

12576 LA PRÉSIDENTE: Nous avons aussi discuté avec toutes les requérantes de la production indépendante et du besoin de s'en inquiéter et, si oui, comment on définissait un producteur indépendant.

12577 Est-ce que vous avez quelque chose à ajouter vis-à-vis la production indépendante au Canada français, ou dans le marché francophone? Étant plus exigu, est-ce que vous êtes toujours d'avis que c'est une bonne idée, au niveau réglementaire, de s'inquiéter de cet aspect de dépenses de programmation, qui inclurait des producteurs indépendants non associés à la requérante ou à ses partenaires?

12578 M. LAMARRE: La position que nous avons exprimée ce matin demeure toujours valable pour le marché francophone. La notion des genres est une notion qui est importante pour nous, comme on l'a dit ce matin, et c'est encore plus vrai, croyons-nous, dans le cas d'un canal comme le Canal Humour où Juste Pour Rire, qui est un producteur dominant dans les contenus francophones, est une entreprise apparentée. Donc, dans ce sens-là la flexibilité qu'on a exprimée ce matin pour les genres est tout aussi vraie, et encore particulièrement vraie dans le cas du Canal Humour.

12579 LA PRÉSIDENTE: Vous restez tout de même d'avis que ça peut être une inquiétude.

12580 Justement, dans la demande de Ha! Ha!, celle que vous venez de mentionner, où vous parlez de sommes pour les producteurs indépendants, vous-même vous référez au fait que vous seriez prêt à déposer au Conseil un rapport de la production indépendante et -- je crois que j'utilise votre vocabulaire -- "non liée à son actionnariat". Donc, vous reconnaissez le besoin d'avoir un certain contrôle réglementaire sur cet aspect-là?

12581 M. LAMARRE: Nous le reconnaissons.

12582 LA PRÉSIDENTE: Et vous définissez "non liée à votre actionnariat" comme vous l'avez fait en anglais.

12583 M. LAMARRE: Exactement.

12584 LA PRÉSIDENTE: Est-ce que vous pouvez me rassurer que lorsque vous parlez des petits câblos auxquels vous offririez le service pour distribution en mode analogique, et que vous y indiquez des revenus, dans l'Annexe 15, qui vont en diminuant vers zéro, qu'il s'agit ici des petits câblos dont le Conseil a parlé dans son Avis Public?

12585 M. BELLEROSE: Tout à fait, Madame la Vice-Présidente.

12586 LA PRÉSIDENTE: Maintenant, une question qu'on ne vous a pas posée dans les questions pour le marché anglophone ou pour les demandes de langue anglaise.

12587 Il s'agit ici du fait que le Conseil, dans son Avis Public, s'est dit prêt à discuter avec les parties de la question de l'apport que les services étrangers de langue française, ou des services non canadiens de langue française, pourraient avoir à mousser ou à compléter l'offre des services spécialisés dans le marché francophone. Nous aimerions entendre votre avis là-dessus.

12588 Est-ce que le Conseil devrait se pencher peut-être différemment vers le marché francophone, pour essayer de compléter l'offre avec des services étrangers?

12589 M. LAMARRE: J'aurais trois commentaires à ce sujet.

12590 Le premier est que nous avons, comme beaucoup d'autres diffuseurs, une préoccupation de droits, parce qu'on veut s'assurer qu'on n'hérite pas, au Canada français, d'émissions dont nous détenons les droits sur le même territoire. Donc ça, je pense que c'est un enjeu auquel le Conseil se doit d'être sensible.

12591 La deuxième préoccupation est de dire qu'il est impératif que la priorité soit donnée, bien sûr, aux services canadiens d'abord, en fonction de la capacité.

12592 À partir de ces deux notions-là bien entendues et bien comprises, on a toujours, à TVA, été prêts à faire face à la concurrence.

12593 LA PRÉSIDENTE: Absence, dans le sens de problèmes de droit qui seraient limitant pour les diffuseurs comme vous et comme d'autres titulaires, est-ce que vous y voyez simplement quelque chose avec laquelle vous devriez vivre, si nous décisions de le faire, ou si ce serait un pas qui serait positif pour vous pour aider l'offre ou la distribution ou l'acheminement vers le numérique?

12594 M. LAMARRE: Nous, notre position est une position de dire que l'attrait pour les consommateurs va être prioritairement et principalement sur les services d'ici, avec le contenu d'ici. C'est la position que TVA a toujours défendue, et que nous maintenons.

12595 LA PRÉSIDENTE: Il est fort possible que Mme Bertrand voudra vous poser d'autres questions sur ce sujet, où elle s'y connaît plus que moi. En attendant, je vous pose ma dernière question générale, qui est de vous demander si la réponse est la même, si je vous demande si vous proposez être équipé pour permettre la diffusion de services vidéos descriptifs, à mesure qu'ils se développent.

12596 M. LAMARRE: Oui.

12597 LA PRÉSIDENTE: Alors, voilà.

12598 Madame Bertrand...

12599 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Je ne suis pas sûre que j'ai plus d'expertise que vous, Madame la Présidente, mais...

12600 Dans l'univers numérique, on a beaucoup parlé de l'importance de l'attrait. Je comprends très bien l'importance de protéger les droits, ça, il n'y a pas de doute, c'est très important, mais dans la mesure où, pour le consommateur, l'univers numérique permet des bouquets, pas simplement avec une seule couleur, il peut y avoir plusieurs couleurs, mais quand même avec des nuances qui sont dans des dégradés, et à ce moment-là d'avoir accès à des contenus qui viennent compléter l'offre québécoise ou canadienne.

12601 C'est très important, c'est évident, dans la télévision de langue française, ce qui a été le grand succès auprès des téléspectateurs ce sont les contenus originaux de langue française canadienne. Là n'est pas la question.

12602 Dans la mesure où on essaie d'intéresser le téléspectateur à acheter un bouquet de programmes et qu'on ne peut pas non plus penser qu'on va pouvoir indéfiniment multiplier les contenus canadiens de la même manière, parce que le bassin est plus petit, est-ce que le complément par des chaînes de langue française étrangères ne serait pas un plus? C'est là où ce n'est pas clair pour nous.

12603 Je comprends très bien la question des droits, et certainement que le Conseil, par tous les gestes qu'il a posé dans le passé, reconnaît ça. Il n'y a pas de doute là.

12604 M. LAMARRE: Vous excuserez, Madame la Présidente, ma gourmandise. Mais comme on a quelques demandes devant vous, c'est sûr que nous sommes très préoccupés de nous assurer que les demandes que nous présentons d'abord pourrons trouver des modes de distribution.

12605 Alors, vous m'excuserez mon égoïsme mais je pense que pour nous, c'est la priorité prioritaire. En présumant que le Conseil ait satisfait notre gourmandise et que nous soyons face à un bouquet où nous pourrions rajouter des services complémentaires, bien à ce moment-là, nous ferions preuve d'une ouverture d'esprit.

12606 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Parce que la question pourrait être, comme ça s'est passé du côté anglophone, où il est entendu que pour soutenir le contenu original canadien, ça génère un prix à l'abonné un peu plus élevé, il va sans dire, pour que vous ayez un plan d'affaires qui, un jour, espérons-nous, permette une profitabilité.

12607 Alors, pour que le bouquet soit d'ordre -- d'un prix raisonnable, on peut se poser la question, est-ce que ça ne pourrait pas aider d'avoir des services complémentaires étrangers qui eux seraient amortis déjà dans leur propre marché et qui, lorsqu'ils s'en viennent dans nos marchés, seraient à plus faible prix et conséquemment, je vais prendre... Si on prenait deux services, un qui, vous proposez à 1,50 $. Si pour 25 cents de plus on peut en faire un à 1,75 $, bien on a peut-être plus de chance de vendre le bouquet.

12608 C'est l'esprit dans lequel nous posons la question.

12609 M. LAMARRE: Bien, écoutez, je vous réitère qu'on ferait preuve d'ouverture d'esprit encore une fois. Et j'aimerais, peut-être par souci d'équité, permettre à un de nos partenaires qui est plus préoccupé par cette question-là en distribution, peut-être à Paul Racine, d'ajouter un complément de réponse.

12610 M. RACINE: Merci, Daniel.

12611 Je pense, madame, qu'en effet, dans le domaine numérique, comme, d'ailleurs, dans le domaine analogique, il est possible maintenant, les technologies le permettent, les moyens de transport des signaux le permettent d'avoir des signaux étrangers à relativement bas prix. Il est important que les questions de droits soient réglées. On est d'accord avec ça. Il est important aussi que ça ne soit pas directement en concurrence avec des produits qui sont offerts au Canada.

12612 Mais nous pensons que, notamment, dans un univers numérique, les gens vont vouloir des choses différentes, des choses auxquelles ils n'ont pas accès. Et dans le cas de l'univers analogique, bien on voit aujourd'hui qu'il est nécessaire un peu d'embellir l'offre et puis on va le faire, je crois, avec un signal anglophone parce qu'il n'y en avait pas de francophone étranger de disponible.

12613 Alors dans l'univers numérique où il y a plus de place, dans des circonstances nouvelles qui permettent d'offrir des signaux étrangers plus nombreux, choisis, non pas choisis au hasard parce qu'ils nous tombent sur le territoire canadien puis on les prend tels qu'ils arrivent, mais choisis. Avec un certain contrôle, je pense que ça peut en effet enrichir, ça peut intéresser une portion de la population et ça peut contribuer à aider l'effort de marketing des nouveaux produits.

12614 Mais je sais que nous aurons l'occasion d'y revenir séparément plus en longueur dans quelques jours.

12615 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Est-ce que cette hypothèse-là devrait être considérée dans l'univers numérique seulement?

12616 M. RACINE: Je crois que, pour la même raison qui pousse ceux qui font ces demandes devant vous aujourd'hui à dire que pour les petits câbles, ça pourrait être utile d'avoir accès à plus de contenu francophone, je pense que ça s'applique aussi à certains produits étrangers. Il y a plusieurs petits câbles qui cherchent désespérément toutes sortes de produits étrangers et qui prennent avec avidité ceux qui leur sont disponibles, même si ce ne sont pas les produits idéaux.

12617 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Donc, ça pourrait être numérique et analogique.

12618 M. RACINE: C'est ça.

12619 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Merci beaucoup.

12620 LA PRÉSIDENTE: Nous passons maintenant à la demande de Game One.

12621 La première question, évidemment, sera encore cette question de la description du service pour cerner un peu de quoi on parle.

12622 Nous avons parlé de Game One en anglais, et le même problème se développe, ou pourrait se développer, que le service défini comme un service consacré aux jeux vidéo pourrait, tôt ou tard, devenir qu'un service de jeux vidéo genre Sega plus moderne.

12623 Alors je me demande... Vous-mêmes, vous parlez, par exemple, à l'annexe 1, au paragraphe 5, d'une chaîne spécialisée consacrée exclusivement au domaine des jeux vidéo. J'essayais de penser comment cerner l'avantage et je me demandais si on ne pourrait pas suggérer le service Game One traitant de jeux vidéo. Mais je conclus qu'en français comme en anglais, il y aura, de fait, des jeux vidéo.

12624 Est-ce que vous seriez prêts à accepter une certaine limite de jeux pour que les autres catégories de programmes qui concernent les jeux...

12625 M. LAMARRE: Madame la Présidente, nous serions prêts à accepter la même limitation que nous avons faite ce matin en anglais, c'est-à-dire 15 pour cent.

12626 LA PRÉSIDENTE: Merci.

12627 La roue de programmation, encore une fois, je ne crois pas que votre grille horaire dépasse 18 heures.

12628 M. LAMARRE: C'est la même chose qu'en anglais; 24 heures.

12629 LA PRÉSIDENTE: Alors il y aura une répétition.

12630 M. LAMARRE: Exact.

12631 LA PRÉSIDENTE: Dans la lettre de lacunes, vous avez, au niveau des catégories -- j'ai oublié de vous poser cette question -- vous avez ajouté les documentaires de longue durée.

12632 Est-ce que vous pouvez m'expliquer quel genre de documentaires de longue durée s'inséreraient dans ce genre de service?

12633 M. BELLEROSE: Ce serait essentiellement sur la thématique de jeux vidéo, Madame la Présidente.

12634 LA PRÉSIDENTE: Et ça pourrait être un documentaire assez -- d'une durée...

12635 M. BELLEROSE: Oui, c'est l'intention. C'est ça. C'est le but derrière la demande.

12636 LA PRÉSIDENTE: Ça pourrait être, par exemple, la formulation d'un jeu, où on décortiquerait un jeu spécifique?

12637 M. LIORET: Oui. Si je peux me permettre de vous faire part un peu de notre expérience en France.

12638 Il faut savoir que la production des jeux vidéo représente une production très, très importante en terme de ressources et en temps. Elle se compare tout à fait à la production d'un film.

12639 Par conséquent, ça nous donne des sujets de matière première éditoriale très importante pour parler des "making-offs" ou des "previews" de ces jeux vidéo qui donnent des sujets qui sont de véritables documentaires de 30 minutes, voire une heure quelquefois, sur des titres bien particuliers. Et ce type de matière première se développe de plus en plus, compte tenu de la qualité des productions des jeux vidéo atteinte aujourd'hui.

12640 M. ETHIER: Si je peux compléter. On pourrait aussi souligner que dans la mesure où l'industrie du jeu vidéo et du multi-média permet aussi la création d'une foule de nouveaux emplois, et en fait, dans des métiers, des professions qui n'existaient pas, il y aurait certainement un intérêt là encore pour décrire ces métiers et ces professions-là qui sont mal connus et qui pourraient justement intéresser des jeunes qui sont des téléspectateurs de Game One à se diriger vers ces métiers et ces emplois-là.

12641 LA PRÉSIDENTE: Alors le test de la pertinence de ces documentaires serait qu'ils doivent être consacrés au traité de jeux vidéo.

12642 M. LAMARRE: Tout à fait.

12643 LA PRÉSIDENTE: Au niveau du contenu canadien, c'est vraiment dans Game One -- j'ai, par erreur, attribué ce commentaire à 13ème Rue il y a un moment -- où, bien que vous n'ayez comme engagement que 50 pour cent de contenu canadien, la grille horaire que vous nous avez proposée a une proportion de contenu canadien à plus de 80 pour cent.

12644 M. BELLEROSE: Tout à fait. L'engagement est de 50 pour cent, mais la proposition initiale -- et on peut prévoir même que dans les prochaines années, le contenu sera profondément canadien, majoritairement, même plus largement canadien.

12645 Cependant, compte tenu du partenariat que nous avons avec Game One, il est possible que nous voulions intégrer davantage de contenu étranger éventuellement. Mais le projet comme tel repose vraiment sur une production résolument canadienne, destinée au marché anglophone et au marché francophone. C'est l'idée.

12646 LA PRÉSIDENTE: Est-ce que cette grille horaire est une réflection de ce qu'il y aura à l'antenne la première année, la cinquième année?

12647 M. BELLEROSE: Non, la première année, tout à fait.

12648 LA PRÉSIDENTE: La première année.

12649 M. BELLEROSE: Oui.

12650 LA PRÉSIDENTE: Alors vous êtes satisfaits qu'il sera possible d'atteindre un contenu canadien de plus de 50 pour cent dès la première année.

12651 M. BELLEROSE: Oui, c'est fortement prévisible. Exactement, oui.

12652 LA PRÉSIDENTE: Monsieur Lioret, maintenant, il ne faut pas que vous écoutiez cette question et surtout pas la réponse.

--- Rires / Laughter

12653 LA PRÉSIDENTE: Au niveau des contenus étrangers, est-ce que Game One en France sera votre seule source d'acquisition de contenu?

12654 M. BELLEROSE: Non. Premièrement, nous allons développer des contenus nous-mêmes au Canada pour la...

12655 LA PRÉSIDENTE: Non, j'ai dit étrangers.

12656 M. BELLEROSE: Ah, étrangers. Pas nécessairement. L'entente avec Game One n'exclut pas que nous puissions accéder à des contenus autres que ceux de Game One.

12657 LA PRÉSIDENTE: Ça va, Monsieur Lioret?

12658 M. LIORET: Qu'est-ce qu'il a dit?

--- Rires / Laughter

12659 LA PRÉSIDENTE: Au niveau des dépenses, le personnel a fait un calcul de 39 pour cent. Vous accepteriez 39 pour cent comme condition pour Game One avec le caveat de flexibilité minimal de 10 pour cent.

12660 M. BELLEROSE: Avec les mêmes remarques que Francine, oui, tout à fait, oui.

12661 LA PRÉSIDENTE: Et maintenant, à la production indépendante, vous nous parlez d'engagement de production indépendante...

12662 M. BELLEROSE: Il n'y a pas d'engagement de production indépendante, Madame la Présidente.

12663 LA PRÉSIDENTE: Non, mais vous avez un engagement d'en faire, non?

12664 M. BELLEROSE: Pas dans Game One, Madame la Présidente. C'est, somme toute, la même réponse qui s'applique à celle donnée ce matin, que c'est pour des raisons de synergie et que nous avons un module de production pour l'ensemble de la grille.

12665 LA PRÉSIDENTE: Ah oui, justement. Vous dites que vous ne pouvez pas prendre d'engagement à l'égard des producteurs indépendant. Et ça, ce sera pour la période de la licence.

12666 M. BELLEROSE: Tout à fait, Madame la Présidente. Il faut comprendre --

12667 LA PRÉSIDENTE: J'avais lu ce commentaire comme disant : nous ne pouvons pas prendre d'engagement, mais...

12668 M. BELLEROSE: En fait, nous ne souhaitons pas prendre d'engagement. Nous n'excluons pas la possibilité d'acquérir ou de développer avec des producteurs indépendants, éventuellement, des produits et des émissions, mais nous ne souhaitons pas prendre quelque engagement que ce soit à cet égard-là, compte tenu que nous voulons maintenir un taux bas, d'une part, et que ce projet-là est lié, comme je l'ai dit plus tôt, à l'existence également de la chaîne anglophone qui permet des économies de coût importantes pour la chaîne francophone et que, dans le contexte de mise en marché particulière du Québec, nous croyions que, pour un produit comme Game One, il était impératif de maintenir un taux plus bas.

12669 LA PRÉSIDENTE: Alors ce n'est pas seulement une question de ne pas vouloir vous lier à un pourcentage, c'est que vous considérez qu'au départ au moins la production sera...

12670 M. BELLEROSE: Au départ, ça va être vraiment plus économique, moins cher de générer des contenus en les confiant à la chaîne elle-même.

12671 LA PRÉSIDENTE: Alors à moins que mes collègues aient des questions... Conseiller juridique?

12672 Me STEWART: Merci, Madame la Présidente. J'ai des questions de clarification. Si Game One anglais ne reçoit pas de licence ou reçoit une licence de catégorie 2, quel sera l'impact sur le tarif de gros de Game One français?

12673 M. BELLEROSE: Game One français, à 60 cents par abonné, tel que nous le proposons, ne peut se faire que si Game One anglais est lancé sur le marché anglophone en catégorie 1.

12674 Me STEWART: Et si le service anglais n'a pas de licence, est-ce que le tarif...

12675 M. BELLEROSE: Il faudrait nécessairement, si nous avions une licence de catégorie 1 de Game One en français, réviser à la hausse le tarif de façon particulièrement importante, et ça pourrait remettre nécessairement, à ce moment-là, en question son assemblage avec d'autres canaux.

12676 Me STEWART: Merci.

12677 LA PRÉSIDENTE: Alors nous passons maintenant à Exit, que vous décrivez... Vous ne vous sentez pas bousculé, là, j'espère. Non?

12678 Alors les catégories de programmation Exit. Vous avez la catégorie 2, qui est documentaires de longue durée, 7, c'est émissions spéciales, miniséries ou longs métrages pour la télévision, et 10, jeux questionnaires. Expliquez-moi comment vous insérez ces catégories dans ce genre de service, qui est un service style de vie portant sur le monde artistique et la mode.

12679 M. LAMARRE: Excusez-nous, Madame la Présidente, c'est probablement la fatigue de fin de journée, est-ce que vous pourriez répéter votre question, s'il vous plaît?

12680 LA PRÉSIDENTE: Bon. Là, maintenant, vous m'inquiétez. Non, non, c'est bien ça.

12681 Vous avez ajouté des catégories, 7C, émissions spéciales, miniséries, longs métrages, 10, jeux questionnaires, et 2B, des documentaires de longue durée. Alors la question qui est soulevée, évidemment, est comment vous insérez ce genre de programme dans Exit, qui est un programme style de vie sur le monde artistique et la mode et, évidemment, c'est toujours un peu de la perspective : est-ce qu'il y a un danger qu'on reproduise la même programmation qu'on a déjà dans le marché?

12682 M. BELLEROSE: L'idée, essentiellement, d'après ce que je comprends, c'est qu'il pourrait y avoir des concepts tournant autour du monde artistique, qui pourraient être développés dans une dynamique de jeu.

12683 Jacques Dorion pourrait peut-être compléter ma réponse.

12684 M. DORION: Oui. À vol d'oiseau, ce ne sont pas des catégories dominantes dans la licence, sauf que, comme l'a dit Serge, si vous regardez le format, par exemple, MTV, aux États-Unis, ou VH1, format qui rejoint cette cible, il y a beaucoup, pas beaucoup, mais dans la grille il y a une ou deux émissions parfois qui vont d'insérer, qui sont des jeux questionnaires avec des vedettes, qui font appel aussi aux téléspectateurs.

12685 LA PRÉSIDENTE: Si le Conseil le jugeait important, quelle limite est-ce que vous seriez prêt à accepter à ces catégories, qui sont celles qui peuvent soulever, évidemment, la question : est-ce qu'on aura beaucoup de films, est-ce qu'on aura beaucoup de longs métrages de séries dramatiques, etc.?

12686 M. LAMARRE: Quinze pour cent, Madame la Présidente.

12687 LA PRÉSIDENTE: De ces trois? Qui incluraient ces trois catégories : jeux, 7C et aussi 2 B, documentaires de longue durée.

12688 M. LAMARRE: J'avais compris que votre question, Madame la Présidente, portait sur les jeux. Là, vous englobez les trois?

12689 LA PRÉSIDENTE: Bien, je mettais un peu l'accent sur le fait des films et des documentaires de longue durée qui pourraient, vu la largeur de la définition d'un style de vie, pourraient donner une allure au service qui serait une duplication de ce qu'on connaît déjà.

12690 M. BELLEROSE: On pourrait accepter 15 pour cent sur les jeux et 15 pour cent sur le cinéma.

12691 LA PRÉSIDENTE: Quinze pour cent pour émissions spéciales, miniséries ou longs métrages pour la télévision.

12692 Quinze pour cent, si vous aviez 15 pour cent jeux questionnaires, de quoi ça aurait l'air?

12693 M. BELLEROSE: Nous admettons que c'est beaucoup, parce que l'intention n'est pas de faire des jeux questionnaires, Madame la Présidente.

12694 LA PRÉSIDENTE: Alors si on avait 15 pour cent pour les --

12695 M. BELLEROSE: On veut seulement se garder l'ouverture, si nous avons un concept intéressant qui peut trouver place dans la grille et convenir parfaitement au format, de le faire, tout simplement.

12696 LA PRÉSIDENTE: Alors 15 pour cent pour les trois, ce serait raisonnable.

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12697 LA PRÉSIDENTE: Puisque vous n'allez pas faire de jeux.

12698 Me CÔTÉ: Là, c'est la technique de monsieur Giguère que vous prenez. C'est cumulatif.

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12699 LA PRÉSIDENTE: Alors pensez-y. Repensez-y. Les jeux questionnaires, c'est difficile à concevoir. Le reste, vous voyez, évidemment, quelle est l'inquiétude qui peut être soulevée.

12700 M. LAMARRE: On comprend bien votre inquiétude.

12701 LA PRÉSIDENTE: Et longs métrages --

12702 M. LAMARRE: On comprend bien votre inquiétude. Sachez que, pour les jeux questionnaires, pour nous, c'est marginal dans la grille. Alors ce n'est pas...

12703 LA PRÉSIDENTE: On les enlève.

--- Rires / Laughter

12704 LA PRÉSIDENTE: On peut les enlever.

12705 M. LAMARRE: Tout à fait, Madame la Présidente, si ça vous vous sentez plus... Si ça peut amener un niveau de confort au Conseil, on pourrait effectivement les enlever.

12706 LA PRÉSIDENTE: Dans cette demande-ci, vous avez, je crois, une somme pour la production indépendante. De six millions? J'essaie de retrouver où j'ai... Oui? On dit oui.

12707 Me CÔTÉ: Une somme de six millions.

12708 LA PRÉSIDENTE: De six millions. Et cette somme serait à la disposition de producteurs indépendants, selon la définition. C'est une somme qui fait partie des dépenses aux émissions canadiennes ou si elle est partie inhérente du calcul. Et ce calcul de 40 pour cent, vous avez la même réponse que précédemment, avec la discussion que nous avons eue, comment arriver au pourcentage et comment l'appliquer.

12709 M. LAMARRE: Tout à fait.

12710 LA PRÉSIDENTE: Et ce service sera aussi basé sur une roue de programmation qui sera diffusée la nuit, même si nous n'avons que 18 heures dans la grille horaire.

12711 M. LAMARRE: Oui. Exact.

12712 LA PRÉSIDENTE: Et voilà.

12713 Monsieur le conseiller juridique.

12714 Me STEWART: Merci. Seulement une petite question, Madame la Présidente. Combien d'heures de production originale canadienne entendez-vous diffuser à l'antenne de Exit à chaque année de radiodiffusion?

12715 M. BELLEROSE: Je vais permettre à Jacques Dorion de fournir la réponse.

12716 M. DORION: Il y a 800 heures de programmation originale, 790 heures à 800 heures de production originale. Et en contenu canadien, on en compte au-delà de 400, à peu près 435, soit 54 pour cent.

12717 Me STEWART: Merci.

12718 Merci, Madame la Présidente.

12719 LA PRÉSIDENTE: Nous passons maintenant à la Télé Ha!Ha!. Encore une fois, nous avons... Oui, je pense que ce chaland m'avait l'air un peu... Plutôt pour votre service suspense. Il avait l'air un peu...

--- Rires / Laughter

12720 LA PRÉSIDENTE: Il avait l'air moins drôle que affolant.

--- Rires / Laughter

12721 LA PRÉSIDENTE: Là, ça y est, monsieur Rozon ne m'embauchera jamais.

--- Rires / Laughter

12722 LA PRÉSIDENTE: Je n'ai pas assez de sens de l'humour.

12723 La nature du service, à 7.2. Alors un service dédié à l'humour et à la comédie, dont les émissions s'inscrivent dans les catégories analyses et interprétations, reportages et actualités, variétés, séries comiques, évidemment, émissions spéciales, miniséries ou longs métrages pour la télévision, jeux questionnaires, émissions d'intérêt général. Comment analyses et interprétations, par exemple, comment ce sera traité dans un canal sur l'humour?

12724 M. BELLEROSE: Jacques Dorion va répondre à cette question, Madame la Présidente.

12725 M. DORION: Je n'ai malheureusement pas la réponse, Madame la Présidente. Je demanderais peut-être à madame Giroux, qui a tous les codes.

12726 Mme GIROUX: Il y a une émission --

12727 LA PRÉSIDENTE: Oui. J'examinais simplement les catégories pour vous entendre sur jusqu'à quel point le tout s'insérerait dans un service dédié à l'humour et à la comédie, par exemple, reportages et actualités.

12728 MME GIROUX: En fait, il y a une seule émission qui est traitée dans cette catégorie, l'émission C'était meilleur hier, où on traite de la nouvelle d'hier d'une façon humoristique. C'est la seule.

12729 LA PRÉSIDENTE: Et dans la catégorie reportages et actualités, comment on en traiterait dans un canal sur la comédie?

12730 MME GIROUX: En fait, c'est une émission qu'on a d'un café studio qui est en direct. C'est des capsules de trois minutes qui reviennent à toutes les heures et qui sont diffusées 24 heures par jour.

12731 LA PRÉSIDENTE: Et qui, encore une fois, auraient un aspect de comédie.

12732 MME GIROUX: Oui. Toujours.

12733 LA PRÉSIDENTE: Vous nous avez donné, je crois, plus tôt, pour d'autres services, le nombre d'heures de production original, est-ce que vous pouvez le faire?

12734 M. BRIÈRE: Oui. Je vais répondre à cette question-là.

12735 D'abord, on a 1070 heures de production originale, 524 heures de production typiquement canadienne.

12736 LA PRÉSIDENTE: Et les reprises, avez-vous fait un calcul?

12737 M. BRIÈRE: Le taux va être entre quatre et six durant l'année.

12738 LA PRÉSIDENTE: Évidemment, vous aurez la roue aussi qui...

12739 M. BRIÈRE: Exactement.

12740 LA PRÉSIDENTE: ...pendant la nuit, mais il y a quand même... Tout sera répété deux fois pendant la journée.

12741 M. BRIÈRE: Exactement.

12742 LA PRÉSIDENTE: Et ce sera exactement la même roue répétée, où il n'y aura pas de...

12743 MME GIROUX: Non. Ce ne sera pas toujours la même roue.

12744 LA PRÉSIDENTE: Pas nécessairement dans le même ordre.

12745 MME GIROUX: Non. Non. On y va avec le potentiel d'auditoire disponible pour l'émission.

12746 LA PRÉSIDENTE: Dépendant de l'heure.

12747 MME GIROUX: Oui.

12748 LA PRÉSIDENTE: Mais tout sera répété, évidemment, pour pouvoir avoir des heures.

12749 MME GIROUX: Oui.

12750 LA PRÉSIDENTE: L'ordre dans lequel ce sera fait ne sera pas nécessairement le même.

12751 MME GIROUX: Non. Il ne sera pas le nôtre.

12752 LA PRÉSIDENTE: C'est, je crois, le cas dans les services spécialisés en ce moment.

12753 M. BELLEROSE: Tout à fait, Madame la Présidente.

12754 LA PRÉSIDENTE: Pour pouvoir atteindre les auditoires visés, évidemment, selon l'heure de la journée et l'intérêt.

12755 La production indépendante, vous vous engagez, je crois, à 20 millions aux indépendants?

12756 M. BRIÈRE: Exactement. Nous avons déposé un montant de 20 millions de dollars pour la durée de notre licence.

12757 LA PRÉSIDENTE: Et cet argent-là pourrait être accessible selon la formule dont nous avons parlé.

12758 M. BRIÈRE: Tout à fait.

12759 LA PRÉSIDENTE: Alors monsieur de Rozon Films était bien à l'écoute.

--- Rires / Laughter

12760 M. BRIÈRE: Il était parfaitement au courant, oui.

12761 LA PRÉSIDENTE: Mais vous restez du même avis qu'il y a avantage à rendre certains de ces montants d'argent là disponibles à des producteurs qui ne sont pas liés à votre actionnariat.

12762 M. BRIÈRE: Tout à fait.

12763 LA PRÉSIDENTE: Vous y voyez un avantage ou vous allez chercher quelqu'un qui pourra faire mieux que monsieur Rozon?

12764 M. ROZON: Ce n'est pas difficile!

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12765 M. LAMARRE: Je pense qu'il y a deux points là-dessus. Évidement, vous comprendrez dans les circonstances, que je vais affirmer haut et fort qu'il est à peu près impossible de produire des productions humoristiques au Québec meilleures que celles de M. Rozon.

12766 Mais il y a deux points. Je pense que ça va permettre à d'autres maisons de production de faire de l'humour, mais ça n'exclut pas, même si Productions Rozon est affiliée, qu'on va utiliser également ses services dans les limites qui sont là. Mais on va le faire, sans aucun doute. On ne veut pas se priver d'une source d'alimentation non seulement aussi prestigieuse mais aussi bien reconnue au Québec.

12767 LA PRÉSIDENTE: Et encore une fois, selon les barèmes que nous avons discutés avec vous plus tôt.

12768 M. LAMARRE: Tout à fait.

12769 LA PRÉSIDENTE: Aux dépenses aux émissions canadiennes, vous accepteriez le 50 pour cent calculé par le personnel selon les mêmes critères discutés plus tôt.

12770 M. BRIERE: Tout à fait.

12771 LA PRÉSIDENTE: Vous accepteriez d'emblée cette...

12772 M. BRIERE: Exactement, Madame.

12773 LA PRÉSIDENTE: Questions, monsieur le conseiller juridique?

12774 Me STEWART: Seulement une petite question, Madame la Présidente.

12775 Vous mentionnez dans votre demande, vous faites référence à un mécanisme permettant de garantir que les autres producteurs indépendants auront une chance équitable.

12776 Est-ce que vous pourriez fournir au Conseil des détails sur ce mécanisme, ou est-ce que cela diffère de ce que vous avez dit précédemment?

12777 Me COTE: En fait, ce que nous avons dit dans la demande, c'est qu'on reconnaît qu'il n'y a pas beaucoup de maisons de production au Québec qui sont spécialisées dans le genre humour et qu'on a quand même identifié une enveloppe pour les producteurs indépendants pour que ça puisse effectivement avoir un effet de levier et développer d'autres maisons de production.

12778 Nous avons également proposé, si le Conseil le désire, de produire un rapport faisant état des maisons de production autres que les maisons affiliées Firme Rozon avec lesquelles Télé Ha! Ha! aurait fait affaires au cours de la licence ou au cours d'une année de radiodiffusion. C'était l'objectif.

12779 Me STEWART: Donc, cela constitue le mécanisme que vous prévoyez.

12780 Me COTE: Oui, voilà.

12781 Me STEWART: Merci beaucoup. Merci Madame la Présidente.

12782 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: J'ai une question. Je me demandais ce que c'était Ciné Navet.

--- Rires / Laughter

12783 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Parce que l'attrait, c'est le premier critère, ce n'est pas rassurant!

--- Rires / Laughter

12784 M. ROZON: J'aimerais bien l'expliquer, curieusement. Ciné Navet, c'est une... Il y a tout un engouement actuellement chez les jeunes pour les films de série B. On le voit avec Fantasia qui joue à guichet fermé pendant trois semaines à Montréal dans un cinéma qui commence très tôt le matin, des salles de 1 000 places vendues.

12785 Et nous, l'idée, c'est de présenter des films de série B, des films qui, dans le fond, à cause des ratages deviennent drôles, mais de changer les dialogues en utilisant des équipes d'improvisation qui verront les films la veille et qui doubleront les textes en direct à la radio en même temps. Et ça peut se passer par région en plus.

12786 Donc, c'est une façon, un peu, de présenter ça original.

12787 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: Je voudrais vous dire qu'on peut, dans les moments où madame Wylie ne fait pas d'audience, on sera ravi de pouvoir vendre -- elle est sous contrat avec le CRTC, par exemple.

--- Rires / Laughter

12788 LA PRÉSIDENTE: Ma description de tâches vient d'être modifiée.

--- Rires / Laughter

12789 M. ROZON: On se rapproche!

12790 LA PRÉSIDENTE: Est-ce que ça me permet une augmentation de salaire, Madame la Présidente?

12791 LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL: On va négocier ça si on donne une licence. On verra.

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12792 LA PRÉSIDENTE: Alors maintenant, c'est moins drôle, c'est le Canal Affaires.

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12793 LA PRÉSIDENTE: Encore une fois, la nature du service, vous allez comprendre pourquoi on s'y attarde puisqu'on a décidé d'avoir un contexte de distribution où nous ne donnerons de licence de Catégorie 1 seulement dans un genre. Donc, nous nous attardons évidemment à la nature du service avec tous les requérants pour s'assurer que nous ne donnons pas un permis qui se transformera en quelque chose qui existe déjà. Alors il y a les mêmes inquiétudes dans le choix des catégories.

12794 Mais avant de passer à cette question-là, si je comprends bien, votre service aura une allure tout à fait différente le samedi et le dimanche.

12795 M. BELLEROSE: Tout à fait, Madame la Présidente. La chaîne LCN Affaires s'apparentera davantage à une chaîne d'information continue dédiée à l'information économique et financière la semaine, et la fin de semaine, elle élargira, compte tenu de la nature particulière de l'information économique et financière -- il faut comprendre que les marchés boursiers sont fermés les samedis et dimanches -- et compte tenu de l'expérience qu'on a vécue, qu'on a constatée.

12796 Lorsqu'on regarde dans le marché ce qui existe, au Canada comme à l'extérieur, on constate que les créneaux de fins de semaine sont relativement pauvres en terme de programmation sur ces chaînes-là.

12797 Alors nous avons réfléchi et nous nous sommes dits, qu'est-ce que nous pouvons faire. Notre réponse a été de dire, élargissons la thématique de l'argent la fin de semaine en ouvrant des créneaux pour des magazines, du documentaire et nous avons même intégré une case cinéma sous la thématique de l'argent et de la réussite, ce qui explique les catégories demandées.

12798 LA PRÉSIDENTE: Maintenant, vous avez, par exemple, la Catégorie 9, variété qui est décrite comme dans nos avis ou dans nos règlements comme des émissions composées principalement plus de 50 pour cent de prestation qui comprendrait prestation musicale, comique, des numéros de chant, de danse, d'acrobatie, de sketchs comiques, de monologues et de magie. Bien, arrivée à magie, les affaires, je me suis dit, mais c'est pas si mal. Mais le reste!

--- Rires / Laughter

12799 M. BELLEROSE: Madame la Présidente, il y a peut-être une erreur qui s'est glissée dans nos dossiers, à tout le moins -- du moins en réplique, on peut éliminer cette catégorie-là.

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12800 LA PRÉSIDENTE: Non, elle est bien là, à 7.1. Alors on l'élimine.

12801 M. BELLEROSE: On l'élimine. C'est sans doute une erreur.

12802 LA PRÉSIDENTE: Et ça ne sera pas nécessaire de faire des calculs de pourcentage. Ça va bien.

12803 Maintenant, les longs métrages. Vous indiquez que vous avez l'intention de diffuser des longs métrages, qui serait la catérogie 7(c), émissions spéciales, miniséries ou longs métrages pour la télévision.

12804 Ce serait possiblement en période de grande écoute?

12805 M. BELLEROSE: Pas du tout, Madame la Présidente. Les cases cinéma sont réservées à la fin de semaine dans la grille proposée.

12806 LA PRÉSIDENTE: Seulement en fin de semaine. Vous seriez prêts à accepter cette limite-là.

12807 Et combien de longs métrages, disons, par semaine, ou d'émissions de...

12808 M. BELLEROSE: En fait, nous avons mis une case par jour, les samedis et dimanches, qui est reprise le soir. Donc, deux créneaux, mais il y a un mécanisme de reprise évidemment, comme dans toutes les chaînes spécialisées.

12809 LA PRÉSIDENTE: Et vous n'auriez pas de problème à ce que cette catégorie-là soit limitée aux weekends.

12810 M. BELLEROSE: Pas du tout, Madame la Présidente.

12811 LA PRÉSIDENTE: Et 9 disparaît. Alors vous n'avez pas à expliquer pourquoi vous l'avez insérée.

12812 Maintenant, la roue de programmation, même réponse. Il y aura répétition pendant la nuit.

12813 M. BELLEROSE: Non, la nuit, nous aurions la diffusion de LCN avec un bandeau diffusant de l'information économique.

12814 LA PRÉSIDENTE: Vous allez répéter LCN pendant la nuit intégralement.

12815 M. BELLEROSE: Bien, intégralement. Ça ne sera pas la même... L'information sur l'écran principal sera la même, l'information fournie en bandeau, parce que vous savez que LCN diffuse un bulletin principal et également, complète son information avec un bandeau de bas d'écran qui offre une programmation complémentaire. On diffuse de l'information de météo, des manchettes, des résultats sportifs.

12816 Dans le cas de LCN Affaires, ce serait un bandeau totalement distinctif qui serait totalement dédié au mandat de la chaîne qui sera donc de l'information économique financière. Les bourses étrangères.

12817 C'est particulièrement intéressant de pouvoir diffuser la nuit les résultats des bourses sur les marchés asiatiques, par exemple. Donc, il y aura une information fraîche disponible même la nuit.

12818 LA PRÉSIDENTE: Ce qui me fait poser la question, quelle synergie voyez-vous avec LCN en général?

12819 M. BELLEROSE: Plusieurs synergies. LCN Affaires va d'abord bénéficier de l'expérience assez remarquable vécue par LCN. LCN existe depuis maintenant trois ans. Il a été lancé avec un modèle complètement repensé. L'utilisation de la technologie numérique, redéfinition des façons de faire avec multifonctionnalité de certaines tâches, notamment au niveau des techniciens et des journalistes.

12820 Cette expertise-là qui a été développée avec beaucoup de succès, qui a donné des résultats très intéressants en terme de réussite pour LCN seront mis à profit sur la chaîne LCN Affaires.

12821 La programmation de LCN Affaires va être distincte, mais les façons de faire de LCN Affaires vont largement s'inspirer en terme de modèles du succès que connaît LCN.

12822 Les ressources qui vont être affectées à LCN Affaires sont aussi des ressources qui sont spécifiquement dédiées à la station, compte tenu

de la nature même de la chaîne qui requiert donc une forme de spécificité et de spécialisation. Mais en même temps, il y aura des synergies dans la mesure où il y aura des ressources existantes à LCN, ou même à la salle de nouvelles de TVA qui pourraient être mises à contribution pour enrichir le mode de fonctionnement.

12823 J'ajouterais à ça que, évidemment, le partenariat qu'on a développé va permettre d'aller au-delà de la synergie possible avec LCN. Nous avons prévu dans notre plan, dans notre projet, des points directs, notamment au journal Les Affaires qui est un élément très, très important, parce que LCN Affaires va pouvoir aussi bénéficier outre de l'expertise du personnel qui sera embauché spécifiquement pour lancer la chaîne, de l'expertise de l'équipe de Jean-Paul Gagné notamment, et en plus du journal Les Affaires et de tous les journalistes qui sont là-bas, et également du Web-FIN qui est le site spécialisé en information économique de NETgraphe.

12824 LA PRÉSIDENTE: Est-ce que je dois comprendre à ce moment-là qu'il n'y aura pas pendant la journée de programmation qui sera et à LCN tel quel et au Canal Affaires?

12825 M. BELLEROSE: Non. Ce qui peut se produire c'est que LCN produise des capsules -- c'est d'ailleurs proposé dans la grille -- de résumés d'informations d'une minute, par exemple, qui pourraient être intégrées à l'intérieur de la programmation plus spécialisée de LCN Affaires et on pourrait imaginer aussi qu'à l'inverse LCN Affaires puisse produire des capsules pour les fins de LCN.

12826 LA PRÉSIDENTE: Mais il n'y aura pas, par exemple, de programmation de plus longue haleine sur les Affaires?

12827 M. BELLEROSE: En simultané pas du tout, pas du tout.

12828 PRÉSIDENTE: Qui soit répétée à LNC?

12829 M. BELLEROSE: Non, parce que les mandats sont quand même différents. Les deux évoluent dans l'information mais LCN Affaires dans un champ d'activités plus spécialisées.

12830 PRÉSIDENTE: Encore une fois, vous aviez proposé de vous engager -- au paragraphe 5.2 de votre Annexe 1, vous vous êtes engagés à consacrer plus de 60 pour cent de votre budget programmation aux dépenses en programmation canadienne.

12831 Si nous faisons le calcul selon la formule dont nous avons discuté, il s'agirait de 52 pour cent. Est-ce que ça serait acceptable dans...

12832 M. BELLEROSE: La formule?

12833 LA PRÉSIDENTE: Avec la même perspective que nous y avons...

12834 M. BELLEROSE: Oui, tout à fait, Madame la Présidente.

12835 PRÉSIDENTE: Selon les chiffres que vous nous avez déposés aux annexes 8.

12836 Maintenant la dernière question, vous avez de la chance, c'est pour M. Giguère.

--- Rires / Laughter

12837 Est-ce que j'ai raison que votre sondage révèle que seulement 7 pour cent des parties qui ont participé se sont déclarées très intéressées.

12838 M. GIGUÈRE: Dix pour cent.

12839 LA PRÉSIDENTE: Pardon?

12840 M. GIGUÈRE: Dix pour cent, Madame.

12841 LA PRÉSIDENTE: Dix pour cent.

12842 M. GIGUÈRE: Vous ne voulez pas que je vous répète ce que je vous ai dit tout à l'heure.

12843 LA PRÉSIDENTE: Non. Maintenant j'allais demander à M. Lamarre quel réconfort il trouve dans ce 10 pour cent-là considérant le nombre d'abonnés et la pénétration qui, je crois, allait être...

12844 M. BELLEROSE: Trente pour cent au démarrage.

12845 LA PRÉSIDENTE: Trente pour cent au démarrage pour pouvoir arriver à votre plan d'affaires.

12846 MR. LAMARRE: Je suis extrêmement confortable. Quand je vois le succès des publications transcontinentales dans le secteur des affaires qui est en croissance, je dois vous dire que je suis convaincu qu'on va avoir rapidement un niveau de succès.

12847 L'autre chose qui est intéressante, c'est qu'on voit que le secteur des affaires est un secteur qui est en croissance, mais aussi l'intérêt des gens pour la chose économique et pour l'argent, quand on voit le nombre de personnes aujourd'hui qui s'intéressent au marché boursier, il n'y a pas de doute pour nous qu'on connaîtra énormément de succès. Et je pense que c'est une lacune lorsqu'on voit la présence au Canada anglais d'une chaîne d'affaires et lorsqu'on voit aux États-Unis comment les grands réseaux se lancent à grand renfort dans le secteur des affaires.

12848 On pense que peut-être on ne fait pas preuve de grande originalité, mais de voir le succès qu'ils ont eux, ce format-là au Québec, allié au succès de Transcontinental, me donne un très, très fort niveau de confort.

12849 LA PRÉSIDENTE: Je n'ai pas fait erreur, Monsieur Giguère. C'était simplement pour voir si vous portiez toujours attention.

--- Rires / Laughter

12850 M. GIGUÈRE: Est-ce que je peux ajouter qu'il y a 25 pour cent de la population qui paierait trois dollars et plus pour ce service-là aussi dans le même sondage.

12851 LA PRÉSIDENTE: Ça, c'est sans même faire le cumul.

12852 M. GIGUÈRE: Bien là, non, là, je l'ai fait le cumul. Là, je l'ai fait. C'est avec le même type de cumul que tout à l'heure.

12853 LA PRÉSIDENTE: Mais pas à l'inverse.

12854 M. GIGUÈRE: Bien, j'ai commencé par leur demander s'ils paieraient quatre dollars, ensuite trois dollars cinquante, ensuite trois dollars et ensuite, je cumule.

12855 LA PRÉSIDENTE: Est-ce que mes collègues ont des questions? Monsieur le conseiller juridique?

12856 Me STEWART: Merci.

12857 Vous n'avez pas mentionné les coûts pour votre site web dans votre demande. Est-ce que vous pouvez expliquer pourquoi?

12858 M. BELLEROSE: Les coûts sont intégrés à l'intérieur des budgets d'opérations du service.

12859 Me STEWART: Merci.

12860 M. BELLEROSE: Marc peut peut-être fournir des informations complémentaires, mais une bonne partie des coûts de LCN Affaires repose sur des frais parce qu'on monte une véritable salle de nouvelles.

12861 Alors à l'intérieur, donc une bonne partie des budgets qui sont alloués en dépenses de programmation sont vraiment des sommes d'argent pour faire fonctionner un service d'information et à l'intérieur de ces coûts-là, il y aura le fonctionnement du site web.

12862 Me STEWART: Très bien. Merci.

12863 LA PRÉSIDENTE: Monsieur Lamarre ou vos collègues, est-ce que vous avez des secteurs où vous n'avez pas eu l'opportunité de vous exprimer?

12864 M. LAMARRE: Oui, madame...

12865 LA PRÉSIDENTE: Vous vous sentez bien? Oui, allez-y.

12866 M. LIORET: Si je peux me permettre d'apporter en une petite minute trois précisions que nous n'avons pas abordées autour du projet Game One puisque c'est ma deuxième séance et après ce matin, je suis donc ravi d'être là à nouveau cet après-midi.

12867 LA PRÉSIDENTE: Vous n'allez pas vous mettre à nous poser des questions.

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12868 M. LIORET: Je ne vous pose aucune question, je vous promets.

12869 Non, je voulais simplement dire combien il était important pour nous que le lancement de Game One puisse être effectué simultanément en version anglophone et francophone, que le marché du jeu vidéo est un marché global par définition, par excellence ou qui nécessite donc une action, une stratégie globale, mais des actions locales dans chaque territoire, dans chaque pays, dans chaque langue. Et le lancement de Game One repose sur des économies d'échelle en termes de production qui à elles seules justifient la présence de la chaîne.

12870 Donc, tout cela justifie le lancement simultané en version anglophone et en version francophone de la chaîne.

12871 La deuxième précision rapide que je voulais apporter à notre dossier, c'est que Game One est la chaîne des jeux vidéos, de tous les jeux vidéos. Elle s'adresse à tous les acteurs des jeux vidéos, à tous les éditeurs qui sont déjà aujourd'hui en France et plus largement en Europe, des partenaires actifs, des acteurs actifs de la chaîne et nous comptons bien développer cette expérience ici, également sur un territoire canadien.

12872 Ma troisième et dernière petite intervention, je réaffirme la démarche objective qui nous a conduits Game One à choisir notre partenaire TVA pour lancer ce projet sur le territoire canadien et à qui est lié justement au partage de cette stratégie de marque que nous voulons développer, nous voulons imposer Game One comme étant la marque média du jeu vidéo, la marque média télévision numérique, jeux vidéos et il nous a semblé que cette stratégie était tout à fait comprise et partagée par le groupe TVA qui nous apporte en plus son savoir-faire important en termes d'interactivité.

12873 Je vous remercie.

12874 M. LAMARRE: Alors, Madame la Présidente, par un souci de respect pour vous tous et pour votre staff, je pense que je résumerai simplement ma pensée en vous disant que le secteur des canaux spécialisés est extrêmement important dans le déploiement du groupe TVA. On a assisté au cours des derniers mois à la création de très grands groupes au Canada anglais. On assiste à une consolidation dans le marché et pour continuer à tirer notre épingle du jeu de façon importante, on pense que d'avoir des canaux spécialisés au Canada français et au Canada anglais nous permettra de continuer notre croissance.

12875 Et nous sommes particulièrement fiers d'avoir regroupé le type de partenariat que nous avons regroupé et d'amener de nouveaux partenaires, de nouveaux entrants dans l'industrie.

12876 Alors sur ce, je vous remercie beaucoup de votre collaboration et surtout de votre patience aujourd'hui.

12877 Merci.

12878 LA PRÉSIDENTE: Et nous vous remercions également pour votre coopération. C'est une longue journée. Nous vous remercions. Vous êtes sans doute fatigués. Nous, non, nous avons l'habitude.

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12879 LA PRÉSIDENTE: Et évidemment, nous sommes de plus en plus jeunes depuis que nous avons parlé à Monsieur Giguère.

--- Rires / Laughter

12880 LA PRÉSIDENTE: Nous allons prendre une pause de 15 minutes. Nous allons proposer possiblement à Monsieur Bureau la possibilité d'attendre à demain matin pour entendre ses demandes.

12881 Alors nous reviendrons après la pause de 15 minutes pour avertir selon ce qu'il préfère. Nous allons travailler jusqu'à 20 h 00 ce soir ou jusqu'à 20 h 00 demain soir.

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12882 THE CHAIRPERSON: We will be back in 15 minutes.

12883 Nous reprendrons dans 15 minutes.

--- L'audience se termine à 1738, pour reprendre le

vendredi 18 août 2000 à 0830 / Whereupon the

hearing adjourned at 1738 to resume on Friday,

August 18, 2000

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